Vengeance

 

 

Partie 1, chapitre 1

 

Harm et Mac avaient mis à exécution le deal qu’ils s’étaient fixé, il y a 4 ans de ça maintenant. Depuis que le Colonel avait quitté et divorcé du Capitaine de Corvette Mic Brumby, elle menait une vie épanouit avec l’homme qu’elle aimait depuis toujours. Sarah avait mis au monde une petite fille. Avec le Capitaine, ils s’étaient longuement chamaillés pour savoir quel prénom ils allaient donner à leur bébé. Mac adorait le prénom Lou, alors qu’Harmon préférait Andréa. Du coup, lorsque la petite arriva et que l’infirmière demanda quel était le prénom de l’enfant ( elle devait l’inscrire sur le petit bracelet pour la nurserie), les deux amoureux répondirent simultanément Lou et Andréa. Du coup, l’infirmière marqua sur le bracelet d’identification le prénom suivant : Lou-Andréa. C’est ainsi que leur fille se prénomma, et ils trouvèrent que l’association des deux noms sonnait plutôt bien.

 

 

Maison Mackenzie – Rabb

Ouest de Georgetown

Washington D.C, VIRGINIE

 

Après la naissance de Lou-Andréa, Harm et Mac avaient décidé de vendre leurs deux appartements, de façon à pouvoir s’acheter une maison en commun. Cela faisait 3 ans qu’ils y habitaient avec leur fille. Leur maison avait deux étages. Le rez - de- chaussée était aménagé d’une grande cuisine, d’une salle à manger/salon, d’un bureau, d’une petite salle de bain avec toilettes. Le premier étage comprenait la chambre du Capitaine et du Colonel, une chambre d’ami, une salle de bain et d’une pièce qui faisait office de penderie. Le linge y était rangé ainsi que la planche à repasser. Le second étage était consacré à Lou-Andréa. Il y avait sa chambre, une salle de bain ( encore !), une salle de jeu, et pour finir d’une autre pièce vide pour l’instant, ce qui laissait penser qu’ils avaient prévu d’avoir d’autres enfants. Leur fille s’épanouissait à merveille. Elle était très intelligente et ne faisait en aucun cas son âge. Non, on lui aurait donné cinq ans, peut être six. Le fait aussi qu’elle soit plus grande que les petites de son âge renforçait cette impression. Elle avait sauté une classe et était en moyenne section de maternelle. Mais plus que tout, ce qu’elle aimait c’était les avions. Il y avait un an de cela, alors que Mac et Harm avaient réussi à avoir un week-end plutôt tranquille, le Capitaine avait décidé de l’emmener au port de Norfolk, où le porte-avions USS Washington était amarré. C’est alors que comme son père avait fait pour lui, il la plaça dans un coque pite du Tomcat F14. La petite avait été émerveillée et n’avait cessé de poser des tas de questions à ses parents sur le chemin du retour. Son père était fier de pouvoir répondre à ses questions, et Mac sut alors que sa fille était infectée du virus " devenir pilote ".

Il était 7 h 30 de matin et on était samedi 13 juillet. Alors que Sarah et Harm essayaient de profiter de leur seule matinée pour être un peu tranquille tous les deux, ils entendirent un bruit de petits petons marcher sur le parquet. La poignée se tourna, et Lou-Andréa apparut avec son nounours, toute décoiffée, dans sa chemise de nuit mauve. Elle s’avança vers le lit de ses parents et monta dessus. Elle alla se placer entre son père et sa mère à qui elle fit un bisou.

_ J’ai pas le droit au bisou moi ? demanda Harm un peu vexé.

_ Si, bien sûr.

Elle lui fit un énorme bisou sur la joue.

_ Maman, j’ai faim.

_ Ah, tu es bien comme ta mère !! Tu as toujours l’estomac dans les talons, répliqua Harm.

_ Non mais dis donc chéri, tu exagères un peu là ! lança Mac avec un petit regard.

_ Tu n’as qu’à descendre et allumer la télé le temps que j’arrive. Je vais passer une robe de chambre ma puce.

_ Voui, d’accord.

Elle descendit du lit comme une fusée.

_ Et ne cours pas dans les escaliers, crièrent ses parents en chœur.

Sarah poussa les couvertures au pied du lit, s’assit au bord du lit, mais au moment de se lever, Harm l’attrapa par les hanches et l’attira vers lui.

_ Tu me fais la tête ?

_ Non, pourquoi ?

_ Parce que normalement, lorsque tu te lèves j’ai droit à un long et tendre baiser de ma petite femme. Mais ce matin je n’y ai pas eu droit.

_ C’est parce que je ne veux pas laisser Lou-Andréa seule en bas.

_ Dis plutôt que tu as faim, toi aussi, dit-il pour la charrier.

_ Oui, j’ai faim, mais pas de nourriture. En disant ceci elle lui lança un autre regard qui voulait en dire long sur ses intentions.

Il s’allongea sur elle, et l’embrassait longuement quand la miss entra dans leur chambre.

_ Lou-Andréa, on t’a déjà dit de frapper avant d’entrer, rétorqua sa mère.

_ Pourquoi ?

_ Mais enfin ma puce, papa et maman ont envie d’être un peu seuls. Tu peux comprendre ?

_ Oui, mais…

_ Pas de mais, lança son père.

_ C’est qui Mic ?

La question tomba comme ça. Le Capitaine et le Colonel se regardèrent.

_ Qui est-ce qui t’a parlé de Mic ?

_ C’est le répondeur.

_ Le répondeur ?

Harm se leva ainsi que Mac.

_ Explique-toi Lou, lança sa mère.

_ J’ai appuyé, mais sans faire exprès, sur le bouton du répondeur, et j’ai entendu un message de Mic.

Ni une, ni deux, Harm prit sa fille dans ses bras, et suivit Sarah à l’étage inférieur. Le bouton rouge du répondeur clignotait encore et Harm appuya sur réécouter. Après que la bande se soit remise au début, ils purent entendre :

" Salut Sarah, c’est ton ex-mari, Mic. Je suis à Washington pour un temps indéterminé. Je sais tout de toi et de ta chère petite famille… J’ai souffert de ton départ, et je ne t’ai toujours pas pardonné. Tu vas me le payer. A bientôt. "

 

 

Chapitre 2

Quel choc… Sarah avait les larmes aux yeux. Elle redoutait déjà ce que ce Capitaine était capable de faire. Elle se souvint subitement de ce fameux soir….

 

FLASHBACK

C’était avant qu’Harm vienne rendre visite à Mac pour cette affaire de crash. Le gouvernement australien avait organisé une soirée de charité pour les orphelins des officiers et des sous – officiers de l’armée de ce pays. Mic y était invité et comme Sarah était sa femme, il lui avait demandé de l’accompagner. Elle avait accepté car elle se souvenait que Chloé était une de ces orphelines. Lorsqu’ils arrivèrent à la soirée, de nombreux mâles regardèrent intensément Mac qui avait mis une robe pourpre. Brumby n’aimait pas ça du tout et il ne lâcha Mac de la soirée. Sauf au moment où son supérieur hiérarchique lui avait demandé de l’accompagner car il voulait lui présenter le nouveau Général. Sarah était donc restée seule dans son coin. Un jeune quartier maître s’était alors avancé et avait commencé à lui parler. Sans le faire exprès il trébucha et il renversa malencontreusement son verre de champagne sur la robe de Mac. Brumby avait de loin assisté à la scène et il avait cru que l’homme avait touché sa femme. Il laissa en plan l’Amiral, et le Général à qui il parlait et alla cogner d’un crochet droit le quartier maître qui tomba à terre. Il prit alors Sarah par le bras et ils partirent de la soirée.

Elle se souvenait encore des paroles qu’ils avaient échangées :

_ Non mais qu’est ce qui te prends Mic ? Tu te sens bien ?

_ Cet homme était entrain de te peloter et toi tu le défends ?

_ Il a renversé son verre sur moi Mic !

_ Non il te touchait…

_ Mais ça va pas ma parole ? ! Tu as trop bu.

_ Tu es ma femme Sarah, tu m’appartiens, tu comprends ? Tu es à MOI.

FIN DU FLASHBACK

 

Ces mots résonnaient encore et encore dans sa tête. Harm la regardait et il vit qu’elle revivait un terrible moment. Pour ne pas inquiéter leur petite fille, ils firent comme si de rien n’était et ils prirent un bon petit déjeuner. Sarah prit Lou-Andréa dans ses bras et l’emmena au bain, pendant que son père allait faire ses six kilomètres quotidiens.

Pendant que l’eau coulait, et en attendant que la baignoire soit remplie, Lou-Andréa questionna à nouveau sa maman qui choisissait les vêtements qu’allait mettre sa fille.

_ Maman c’est qui Mic ?

_ Chérie, c’est une histoire compliquée.

_ Oui mais c’est qui Mic ?

_ N’insiste pas ma puce.

_ Pourquoi ?

_ Parce que.

_ Mais parce que quoi ?

_ Monte dans ton bain et pendant que tu te laves, je vais t’expliquer.

La petite monta dans la baignoire, s’assit et elle semblait prête à écouter sa mère.

_ Raconte Maman, s’il te plait…

_ Avant que je me marie avec ton papa et bien avant que nous t’ayons, je vivais dans un pays très loin de Washington…

_ … Où ?

_ Dans un pays qui s’appelle l’Australie. Il y a plein de kangourous là – bas. Je vivais donc dans ce pays avec un autre homme. C’est lui Mic.

_ Pourquoi tu es partie de l’Australie ?

_ Chérie, tu es encore petite et je n’aime pas parler de cette histoire. Quand tu seras plus grande, je t’expliquerai. Tout ce que j’ai à te dire c’est que Mic est méchant quand il est en colère. Et quand il a téléphoné, il était en colère. Bon maintenant, petite curieuse, dépêches toi.

_ Voui.

Lorsqu’ Harmon rentra, sa fille jouait dans sa salle de jeux. Il descendit donc à l’étage qui lui était destiné et trouva sa femme sous la douche. Il attendit qu’elle ait fini.

_ Alors Flyboy, tu as perdu quelque chose ?

_ Oui, toi Marines’.

Et il la prit dans ses bras et l’embrassa.

_ Harm, tu sais que je t’aime….

_ Non, je ne le savais pas, répondit –il en blaguant.

Le ventre de Mac fit un énorme bruit.

_ Tu as encore faim ? répliqua Harm surpris.

_ Oui, de toi….

Il la tint dans ses bras et la porta jusque dans leur chambre. Avec son pied, il ferma la porte et il l’allongea sur leur lit. A cet instant un cri perçant raisonna dans toute la maison. C’était Lou-Andréa qui hurlait…

Harm monta quatre à quatre les marches de l’escalier en colimaçon et lorsqu’il arriva dans la salle de jeux, sa fille n’était plus là…

Mac arriva 30 secondes après et constata, effarée, que l’on venait d’enlever la prunelle de ses yeux.

 

 

Chapitre 3

 

La fenêtre était grande ouverte… Le vent soufflait sur les rideaux de mousseline blanche, les gonflant ainsi… Lou-Andréa n’était plus là. Le Capitaine se précipita vers la fenêtre ouverte et il vit une voiture de couleur gris métallisé qui démarrait sur les chapeaux de roues. L’homme qui avait enlevé la petite fille était passé par l’échelle de secours. Cette échelle était obligatoire, pour les maisons de deux étages et plus, pour des normes de sécurité. Sarah ne disait rien. Lorsqu’ Harm se retourna, il eut juste le temps de la rattraper avant qu’elle ne s’écroule par terre. Elle venait de s’évanouir.

Quand le Colonel revient à elle-même, elle crut une fraction de seconde que ce qu’elle avait vécu, n’était qu’un cauchemar, mais lorsqu’elle vit les yeux de son mari, elle comprit alors que tout ceci était réel.

Ils décidèrent de parcourir la ville à la recherche de cette fameuse voiture. Mac ne put prendre le volant, elle tremblait tellement qu’elle aurait causé un accident. Ils firent dix fois le tour de la cité, en vain. Tout à coup Mac dit à Harm :

_ C’est Mic.

_ Quoi Mic ?

_ C’est lui qui a enlevé notre bébé. J’en suis sûre. Rappelle-toi le message sur le répondeur.

_ Je vais lui casser la figure. S’il touche un cheveu de ma fille, je le tue.

Ils prirent la décision de se rendre chez leur ami, et leur supérieur hiérarchique, l ‘Amiral Chegwidden, pour leur dire qu’ils avaient besoin d’aide.

 

 

12 h 57 G. M. T

Résidence de l’Amiral Chegwidden

Washington DC, VIRGINIE.

 

 

Mac frappa à la porte. Ils pouvaient entendre de la musique classique à l’intérieur de l’appartement. La porte s’ouvrit.

_ Harm, Mac, mais qu’est ce qui vous arrive ? Est - ce que ça va ?

_ Amiral, notre bébé…et Sarah s’écroula en pleurs.

_ Entrez, ne restez pas là. Dites moi ce qui se passe.

_ Amiral, on a kidnappé Lou – Andréa il y a 3 heures environ.

_ Comment est-ce arrivé ?

_ Elle était dans sa salle de jeux, elle s’amusait avec sa poupée. Je revenais de mon jogging, je suis monté la voir, et tout semblait normal. Je suis redescendu prendre une douche. Lorsque je suis sorti, nous avons entendu un cri… On venait de l’enlever…

_ Avez-vous vu quelque chose ?

_ Oui, Harmon a vu une voiture de couleur grise partir à toute vitesse.

_ Ecoutez, rentrez chez vous et essayez de vous reposer. Peut être que le ravisseur va vous demander une rançon.

_ On sait déjà qui l’a enlevée.

_ Ah oui ? demanda AJ complètement retourné par la nouvelle.

_ C’est Mic, répondit Mac.

_ Mic ? Mic Brumby ? Mais qu’est ce qui vous fait dire ça ? Il est en Australie.

_ On non, Monsieur, il est revenu à Washington. Nous avons reçu un appel et il a laissé un message sur le répondeur en disant qu’il n’avait pas oublié comment Sarah l’avait laissé et qu’il ne lui avait toujours pas pardonné et…

_ Et…

_ Et qu’elle le paierait cher, finit le Colonel.

_ Rentrez chez vous, j’appelle Webb tout de suite et je vous attends demain à mon bureau à 7 h 00 pour que les recherches puissent commencer.

 

 

Maison Mackenzie – Rabb

Ouest de Georgetown

Washington D.C, VIRGINIE

 

La nuit était tombée. Aucun appel. Sarah buvait café sur café, et ne cessait de pleurer. Harm tournait en rond, faisait les cent pas. Il n’arrêtait pas de monter descendre. Ils allèrent se coucher sans même manger. La nuit promettait d’être longue.

Mac s’était enfin endormie après trois heures de bougeotte. Harm, quant à lui, n’y arrivait pas. Il quitta le lit et se dirigea vers la chambre de sa fille. Il s’agenouilla vers le petit lit, et prit dans ses bras le nounours qui lui servait de Nin-Nin, et s’effondra en larmes. Quelques minutes après Sarah arriva vers son mari. Elle le prit dans ses bras. C’était la troisième fois en onze ans qu’elle le voyait pleurer. La première fut en Russie, où il avait appris la mort de son père. La seconde fois fut lorsqu’il vit Lou-Andréa pour la première fois de sa vie.

_ Sarah, c’est de ma faute. J’aurai dû rester avec elle dans la pièce.

_ Non, Harm, c’est n’est la faute de personne. On ne pouvait pas savoir. Qui aurait pu prévoir que Mic ferait ça ?

_ J’espère qu’il ne lui fera pas de mal.

_ Je ne sais pas. Avec Brumby, on ne peut pas savoir. Surtout qu’il sait que Lou-Andréa est le fruit de notre amour et ça je sais qu’il ne supporte pas.

Après ces quelques paroles échangées, ils s’allongèrent tous les deux sur le lit de leur enfant, et s’endormirent dans les bras l’un de l’autre.

 

 

Partie 2, chapitre 1

 

7 h 00 G. M. T

Quartier Général du JAG

Falls Church, VIRGINIE

 

Harm et Mac avaient passé une nuit épouvantable, et leur mine était exécrable, mais cela pouvait se comprendre. Leurs amis, Bud et Harriet étaient déjà là. L’Amiral les avait prévenus. Ils étaient le parrain et la marraine de la petite Lou-Andréa, et le fait qu’elle ait été kidnappée leur fit très mal. Ils imaginaient la douleur que cela pouvait crée, en pensant à leur fils et à la petite fille qu’ils avaient définitivement perdue.

Après un briefing que l’Amiral donna dans la salle de conférence pour donner les recommandations de Webb, qui étaient déjà sur le terrain, il demanda à tous les officiers de reprendre le travail, malgré les difficultés de concentration. Mais des soldats avaient besoin d’être défendus. Les équipiers retournèrent chacun dans leur bureau, et se mirent péniblement à la tâche.

Harriet se dirigea vers le bureau de Mac et frappa doucement à la porte :

_ Est- ce que je peux entrer Madame.

_ Oui, bien sûr Harriet.

_ Voudriez-vous venir déjeuner avec moi ?

_ Non, merci Harriet, je n’ai pas très faim.

_ Je peux comprendre Mac, mais vous devez manger. Vous n’avez rien avalé depuis hier soir, je suppose. Bud et Harm vont aller prendre un repas ensembles, entre hommes. Alors venez, je vous en prie.

_ Bon… D’accord Harriet.

 

 

 

Au Mc Murphy’s

Restaurant-Bar

Falls Church, Virginie.

 

 

Les deux amies n’échangeaient que quelques mots, et Sarah ne mangeait pas. Elle se contentait de remuer avec sa fourchette les frites et la salade. Elle, qui d’habitude se jetait sur la nourriture… Tout à coup le téléphone cellulaire du Colonel sonna.

 

_ Allô ?

_….

_ Où est ma fille ?

_….

_ Je veux lui parler.

_….

_ Ne raccroche pas Mic.

_….

_ Allô ? Allô ?

 

Mac n’avait même pas eu le temps de claper le rabat de son portable, que les questions de son amie arrivèrent :

_ C’était Mic ? Comment va notre filleule ?

_ Je ne sais pas. Il veut que je le rencontre demain et que je lui apporte trois billets d’avion pour l’Australie.

_ Mais qu’est ce qui lui prend ?

_ Je ne sais pas je vais appeler Harm tout de suite.

_ Et moi je file au QG, pour prévenir Webb et l’Amiral. Ils vont mettre votre ligne sur écoute.

_ Oui bonne idée.

_ Ne vous inquiétez pas Sarah, je suis sûre que Lou va bien.

Harriet sortie de table en quatrième vitesse et se dirigea vers le QG. Mac composa le numéro de portable de son mari.

_ Harm, c’est moi, chéri.

_…..

_ Non, enfin oui, je viens de recevoir un appel de Mic. Il faut que je te voie immédiatement. On se retrouve au bureau.

_…..

_ A toute suite.

_…..

_ Oui moi aussi je t’aime bébé.

 

 

Quartier Général du JAG

Bureau de l’Amiral Chegwidden

Falls Church, VIRIGINIE.

 

L’Amiral attendait que Webb arrive. Mac ne peut se retenir de pleurer. Elle savait pourquoi elle devait apporter trois billets d’avion. Elle savait que Mic voulait qu’elle retourne en Australie. Il avait dit un jour, que si jamais elle le quittait pour un autre homme, il réussirait toujours à la faire revenir vers lui.

_ Colonel, est – ce que ça va ? demanda AJ.

_ Je…pensais à ma fille. Excusez –moi.

Elle sortit en courant de la pièce et se dirigea vers les toilettes. Harm demanda l’autorisation de sortir pour rejoindre sa femme et le supérieur hiérarchique le lui accorda.

Mac était dans les WC, et Harm pouvait l’entendre pleurer. Il hésita à entrer mais il ne pouvait se résoudre à laisser souffrir la femme qu’il aimait. Cela lui fendait le cœur. Il poussa donc la porte et la pris dans ses bras. Mais elle le repoussa :

_ Je n’aurai jamais dû quitter Mic. Tu as raison, c’est de ta FAUTE si notre fille a disparu. Tu aurais dû la surveiller, jouer avec elle, au lieu de venir me rejoindre….

Elle partit en courant à nouveau, alors que les mots qu’elle venait de prononcer, résonnaient encore dans toute la pièce. Le Capitaine s’effondra à son tour, face à cette impuissance.

Presque tout le JAG avait assisté, " par procuration ", à la scène, car ils avaient entendu ce que le Colonel avait dit. L’Amiral ordonna à Harmon de quitter le QG et de rentrer chez lui.

 

 

Maison Mackenzie – Rabb

Ouest de Georgetown

Washington D.C, VIRGINIE.

 

 

Il était maintenant 22 heures et Mac n’était toujours pas revenue. Son portable était coupé et Harm en avait marre de tomber sur sa messagerie, qu’il connaissait par cœur. Il ne pouvait plus tenir en place, et comme à son habitude, lorsqu’il est stressé et inquiet, il tournait en rond dans la maison. Il se décida donc à sortir pour rechercher Sarah. Il ne voulait pas perdre non plus la femme qu’il aimait.

Après avoir fait quinze fois le tour des endroits où il pensait qu’elle serait, il se rendit chez ses amis, les Roberts. IL se souvint alors du jour où Harriet était venue lui parler. C’était peu de temps après la mort de leur deuxième enfant. Bud n’arrivait pas à faire son deuil, et Harriet ne pensait pas survivre à cette terrible perte. Mais le Capitaine Rabb avait été là quand elle avait eu besoin de lui. Alors cette fois – ci, c’est lui qui avait d’eux.

 

 

Domicile des Roberts

Washington DC, VIRGINIE.

 

 

Il monta les escaliers avec une lenteur qu’il ne connaissait pas. En arrivant devant la porte d’entrée de l’appartement, il pouvait entendre les rires de son petit filleul, AJ. Il appuya deux fois sur la sonnette. Bud alla ouvrir.

_ Monsieur ?! Ca ne va pas ?

_ Je…suis désolé, je vais repartir.

_ Tonton Harm, regarde j’ai un nouveau train… clama AJ qui avait maintenant 7 ans, tout heureux de voir son parrain.

_ Entrez Harm, dit Harriet. Bud met AJ au lit. De toute façon, il est tard.

_ Je ne voudrais pas vous déranger Harriet.

_ Asseyez - vous, je vais vous faire du café.

Pendant qu’Harriet se dirigeait dans la cuisine, il s’assit sur le sofa. Une minute après, AJ arriva en pyjama, pour dire bonsoir à sa mère et à son parrain.

_ Bonne nuit tonton.

_ Bonne nuit AJ, fais de beaux rêves.

_ Tu sais tonton, je suis sûre que Lou va bien et quand elle sera avec nous, je veux que tu m’emmènes faire un tour d’avion avec elle. Je t’aime mon parrain.

_ Je t’aime aussi mon petit.

Après un gros câlin et un énorme bisou, il se dirigea vers sa chambre et ferma la porte.

_ Harm, qu’est ce qui ne va pas ? Où est Sarah ?

_ Je n’en sais rien Harriet. En deux jours, j’ai perdu ma femme et ma petite fille.

Les larmes coulaient.

_ Je suis sûre que mac va bien, lança Bud. Vous savez elle a dit ça sous l’inquiétude.

La sonnette retentit une seconde fois. Harriet se leva et alla ouvrir la porte. Le Colonel apparut, les cheveux ébouriffés, et les yeux gonflés et rouges par les pleurs.

_ Sarah… dit Harm en se levant et en s’approchant d’elle.

_ Je… je suis désolée, j’ai été odieuse avec toi. Je ne pensais pas un mot de ce que je te disais.

_ J’ai eu si peur. J’ai été à tous tes endroits habituels. Mais où étais – tu ?

_ Au mur… Vers ton père. J’ai parlé au mur et à ton père j’avais besoin de me défouler…

_ Viens dans mes bras. Je t’aime mon amour.

 

Harriet et Bud assistaient à la scène de retrouvailles. Le petit AJ observait lui aussi cette même scène, et après que Harm eut fini d’embrasser Mac, le jeune garçon courut dire bonsoir dans les bras de se marraine.

_ Tata…

_ Hey ! Coucou AJ.

_ Tu ne devrais pas être entrain de dormir jeune homme ?, lança son père.

_ Oh papa, encore cinq minutes. S’il te plaît, s’il te plaît.

_ Bon… d’accord. Ta mère et moi nous allons aller dans la cuisine refaire du café, mais quand nous reviendrons tu devras aller te mettre au lit, pour de bon cette fois.

_ Merci, maman, merci papa.

Ses parents prirent la direction de la cuisine. Mac et Harmon s’assirent sur le canapé et AJ s’assit sur les genoux de sa marraine.

_ AJ, veut q’on aille faire un tour d’avion avec Lou-Andréa quand elle sera rentrée, dit le Capitaine.

_ Oui, je suis d’accord.

_ Je veux pas aller au lit, déclara l’enfant.

_ Comment ça ? Tu entends chéri, notre filleul ne veux pas aller se coucher.

_ Je crois, lança Harm, qu’il faut lui faire…. La chatouille…

_ Oh non, pas la chatouille tonton.

Pendant ce temps, Bud revint de la cuisine.

_ Allez mon fils au lit. Dis bonsoir à ton parrain et à ta marraine.

_ Bonsoir parrain, bonsoir marraine.

_ Salut dirent – ils en chœur.

Le petit couru jusque dans sa chambre et ferma la porte de celle-ci. Soudain, le portable de Mac sonna.

_ Allô ?

_…..

_ Lou-Andréa ? Mon bébé est ce que ça va ?

_……

_ Comment tu as fait pour appeler ?

_…..

_ C’est bien ma puce. Dis moi tu es ou.

_…..

_ Loin de ta maison. Oui je te passe ton papa.

_ Allô, ma puce c’est papa.

_…….

_ Je sais, n’est pas peur. Allô ? Lou- Andréa ?

La petite avait raccroché.

Harriet s’était précipité dans son salon pour en savoir plus. Mac prit la parole.

_ Elle m’a dit qu’elle était loin de la maison, qu’elle était dans un grand truc noir et moche ( ça c’est typique des enfants lorsqu’ils décrivent une chose !) et qu’elle entendait des klaxons. Elle a pu nous appeler parce que Mic la laisse libre de marcher. Il était partit là, et il avait oublié son téléphone. Elle m’a dit ensuite, qu’elle avait appuyé sur un bouton et que ça avait marché. Elle a eu de la chance.

_ Et à moi elle a dit qu’elle avait peur de lui, qu’elle voulait rentrer à la maison, puis ensuite ça a raccroché.

Ils burent une tasse de café et le Capitaine de Vaisseau et le Colonel partirent.

 

 

 

Maison Mackenzie – Rabb

Ouest de Georgetown

Washington D.C, VIRGINIE.

 

 

Quinze minutes plus tard, la clé tournait dans la serrure. Harm et Sarah montèrent se coucher.

_ Sarah…

_ Oui ?

_ Je sais que le moment est mal choisi, tu vas peut-être penser que je suis un égoïste, mais sache que ce n’est parce notre fille n’est pas là que je vais te demander….

_… Harm ne tourne pas autour du pot, s’il te plaît.

_ Je… Je… voudrais un autre bébé.

Mac le regarda. Elle savait très bien qu’il ne lui demandait pas cet enfant à cause du kidnapping de Lou, mais parce qu’il en avait envie depuis plus de deux ans. Ses yeux brillaient comme des joyaux. Elle aussi avait envie d’un autre enfant.

_ Harm, comment te dire ça….

_ Laisse, j’ai compris, je comprends très bien que tu n’en veuilles pas d’autre. Ce n’est pas dramatique…

_ Non, c’est pas ça, chéri ! Je voulais te dire que moi aussi j’en veux un autre, mais je préférerai attendre que notre fille revienne.

_ C’est vrai ? Tu veux bien qu’on fasse un autre bambin ? Oui je peux attendre le temps qu’il faut. Je t’aime Sarah.

Il l’attira vers lui, et ils firent un gros câlin. Le lendemain matin, c’est le portable de Mac qui réveilla tout le monde. Comme Webb, le lui avait demander, elle brancha son portable sur bande enregistreuse et appuya sur le bouton play avant qu’elle ne décroche. Ce système permettait à l’équipe de la CIA de repérer l’endroit d’où l’appel était passé. La seule chose qu’elle devait faire, c’était le garder en ligne plus de 45 secondes. Elle avait déjà prévu comment.

_ Allô …

_ C’est Mic, Sarah.

_ Mic, comment va mon bébé ?

_ Bien, elle n’arrête pas de chialer, mais ça va. Tu as les billets pour l’Australie.

_ Oui, je les ai réservés.

_ Tu iras les chercher à l’aéroport, ensuite tu les mets dans une enveloppe, que tu vas déposer sur notre banc au jardin du Potomac. Tu as bien compris ? Et surtout pas de coup en dessous Sarah. Je ne veux pas que ton héros de mari te suive.

_ Je quitte Harm. Je reviens avec toi. Ma fille est plus importante que tout, et tu me manques.

_ Ne joues pas à ça avec moi.

_ C’est la vérité Mic, je te le promets.

_ Sarah, je t’avais bien dis que tu étais à MOI.

_ Oui.. je le sais.

_ C’est bien, à toute à l’heure alors. 14 h 00 précise.

_ Je peux parler à ma fille s’il te plaît ?

_ Non, tu la verras tout à l’heure.

Il raccroche. La conversation avait duré 46 secondes. C’était juste, mais 30 secondes après qu’elle ait re-claper le rabat du portable, le téléphone fixe sonna. Harm décrocha, il n’en revenait toujours pas.

_ Rabb.

_ …..

_ A Norfolk ?

_ …..

_ Oki merci Clay.

Harm raccrocha à son tour. Avant même, qu’il ne prit la parole, le Colonel donna ses explications.

_ Je ne vais pas retourner avec lui, mon amour. C’était pour le jeu. Je t’aime et je sais que comme ça il se méfiera moins. Qu’as-tu appris ?

_ Mic est dans un entrepôt de la marine à Norfolk. Comme il vient en voiture pour 14 h 00 à Washington, et qu’à ce moment même il est…

_ …. 8 h 53 et 44 secondes.

_ Merci ( petit sourire d’Harm) nous pouvons le neutraliser. Je pars en avion dans 30 minutes. Toi tu restes ici au cas où il rapellerait.

_ Non je viens avec toi. Je te signale au passege que je suis un Marines’ et que je veux absolument être là quand ma fille sera libérée.

_ C’est hors de question, chérie. Et ne discutes pas, il n’y a que toi qui puisse contrôler ce Capitaine " brise-miche ", ce voleur d’enfant.

Il avait raison. Mais elle n’aimait pas l’idée de laisser Harm aller seul avec les agents de la CIA.

 

 

Chapitre 2

 

Webb et toute la clique arrivèrent trois quart d’heure plus tard à Norfolk. L’avion privé avait mis plus longtemps que prévu mais il leur restait encore un peu moins d’une heure pour appréhender Mic.

Harm resta avec Clay, qui donnait l’ordre aux forces spéciales de se déployer autour du hangar. En deux minutes tout le monde était prêt.

Le signal de Webb fut donné et en un temps record, Mic était entre les bras de la justice. Il hurlait, s’égosillait, et en passant devant le Capitaine, il lui crasha dessus. Deux autres officiers sortirent de l’entrepôt. Mais ils dirent à Clayton qu’il n’y avait aucune trace de la petite. Harm crut devenir fou. Il se jeta sur son ennemi, et tout en le secouant de toutes ses forces, lui demanda où sa fille était. Brumby répondit qu’il l’avait tuée. Harm poussa un cri si fort qu’il se brisa une corde vocale. Comment allait-il annoncer ça à sa femme.

Sur ordre de Webb, deux jeunes gens prirent Harm par le bras et le mirent dans l’avion en destination de Washington.

L’avion décolla et Webb resta là devant le hangar ou en moins de dix minutes, ses hommes avaient capturé le kidnappeur. Impuissant devant ce qui venait de se passer et comme par intuition il retourna dans l’entrepôt où il voulut fouiller dans les moindres recoins de façon retrouver le corps éventuel de la jeune Lou-Andréa.

 

 

 

Maison Mackenzie – Rabb

Ouest de Georgetown

Washington D.C, VIRGINIE.

 

 

Mac attendait depuis presque deux heures dehors. La voiture où Harmon était, arriva et de gara devant leur maison. Sarah courut vers lui, espérant revoir son enfant. Elle ne la voyait pas, mais elle pensa qu’elle s’était endormie sur le siège de l’auto en position allongée. Le Capitaine sortit, seul.

_ Harm, où est Lou-Andréa ?

_ Il…. l’a ….

_ NNNNNNNOOOOOOOOONNNNNNNN

 

 

 

Chapitre 3

 

Webb avait fouillé tout le bâtiment. Il allait partir, quand tout à coup, il entendit une toute petite voix. Il cria alors de parler plus fort de façon à ce qu’il puisse repérer le coin d’où venait le son. Il trouva alors, un escalier caché derrière un tas de caisses, qui menait dans les sous-sol de l’entrepôt. Il descendit prudemment, et il finit par retrouver la jeune Lou-Andréa, qui hurlait. Il la prit dans ses bras et vérifia qu’elle n’avait rien. Il appela de son portable son ami, qui les conduire à l’aéroport, où un avion les attendait déjà. Il savait qu’il était méchant de ne rien dire à Mac ni à Harm mais il avait choisi de leur faire une belle surprise.

 

 

Maison Mackenzie – Rabb

Ouest de Georgetown

Washington D.C, VIRGINIE.

 

Le colonel et le capitaine étaient effondrés. Ils ne pouvait pas croire que leur fille était décédée. Tuée par vengeance par l’ex-mari de Sarah. Cet arrogant d’australien savait bien dissimuler sa folie.

On frappa à la porte. Harm ne voulait pas aller ouvrir et Mac non plus.

_ C’est Clayton. Il faut que je vous voie absolument. C’est très important.

_ Laissez-nous Webb, s’il vous plaît.

_ Ouvrez ou j’enfonce la porte.

Harmon se leva du sofa et alla ouvrir.

_ Qu’est ce que vous voulez Webb ?

_ Je crois que….

_ Papa, maman…. Hurla la petite.

Sarah n’en croyait pas ses oreilles et Harm regarda sa fille.

_ Elle n’est pas morte. Mic l’avait enfermé dans les sous-sols du hangar.

_ Oh mon bébé, lança le père.

Lou-andréa sauta au cou de son père puis de sa mère. Devant la scène si émouvante, Clay se retira sans rien dire. Il savait que ses amis le remercieraient plus tard. Il tira la porte derrière lui, sans faire un bruit.

_ Lou est ce que tout va bien ma chérie ? tu as bobo nul part ? demanda Mac inquiète.

_ Non j’ai pas bobo. Papa j’ai faim !

Harm et Mac se regardèrent et se mirent à rire.

 

 

Epilogue

 

Après ce petit incident, le couple eut un autre enfant. Un garçon cette fois-ci. Lou-Andréa était fière de son petit frère, Tom. Et comme l’avait prédit sa mère, la jeune fille devint pilote dans l’aéronavale et suivit les traces de son père. Tom devint avocat en suivant lui, les traces de sa mère.

 

Et pour conclure, après 15 ans de loyaux services l’Amiral Chegwidden prit une retraire bien méritée, et désigna comme Juge Avocat Général…. Harm et Mac.