05/01/04
18 h
petite route entre Falls Church et l'appartement du lieutenant Singer
''Je n'aime pas du tout cette route''. Songeais-je.
Je m'appelle Loren Singer et je suis lieutenant dans la NAVY. Je viens de quitter
le jag et je suis dans ma voiture pour rentrer chez moi. Entre le bureau et la
maison, je dois passer par une toute petite route sombre entourée de bois.
En plus ce soir, il fait particulièrement mauvais,
il pleut à verse et mes essuies-glaces ne fonctionnent pas assez vite
pour chasser l'eau de mon pare-brise.
Soudain le moteur de ma voiture commence à faire de drôle de bruit,
je vois
mes phares diminuer d'intensité et puis tout d'un coup, plus rien, mon
moteur vient de s'arrêter. Je me retrouve au beau milieu d'une foret avec
ma
voiture en panne. Je commence à paniquer.
''Hé, m., qu'est que j'ai fait pour mériter ça !''
Je sors mon portable pour appeler un garagiste.
''Pas de réseau, ce n'est pas vrai'
Je sors de ma voiture pour être sure que si une voiture passe, elle me
verra
et qu'elle s'arrêtera pour m'aider.
05/01/04
18 h 30
Au même endroit
Cela fait une demi-heure que j'attends sous la pluie et encore aucune
voiture n'est passée. Soudain, j'aperçois les phares d'une voiture
qui
approche. Je commence à faire de grands signes pour que le conducteur
me
voit. La voiture ralentit et se gare juste derrière la mienne. Le conducteur
sort et je reconnais mon supérieur, le capitaine Rabb.
-Je peux vous aider lieutenant ? demande-t-il
-Monsieur, ma voiture est tombée en panne et je ne sais pas quoi faire
!
Dis-je en éclatant en sanglot sous la pression.
Le capitaine Rabb ne sait pas quoi faire, il faut dire que je n'ai pas
l'habitude de me mettre à pleurer.
-Calmez-vous, Loren, je vais regarder si je peux faire quelque chose. Vous
m'ouvrez le moteur ? me répond-t-il.
-Oui, monsieur.
Je lui ouvre le moteur pour qu'il puisse regarder. Au bout de quelques
minutes il revient vers moi.
-Il faut l'amener au garage, je ne sais rien faire. Me dit-il.
Je suis toute trempée et je me sens soudain très fatiguée,
je dis alors au
capitaine :
-D'accord !
Il retourne à sa voiture et vient la garer devant la mienne, il sort un
câble de son coffre et attache nos deux voitures ensemble.
-Voilà, lieutenant, on va aller jusqu'au prochain garage. Me dit-il
Il met sa voiture en marche et nous partons.
05/01/04
19 h 30
Garage
Le capitaine et moi sortons du garage où je ne pourrai récupérer
ma voiture
que le lendemain.
-Vous voulez que je vous dépose, lieutenant ? me demande-t-il
-Merci, monsieur.
Nous montons dans sa voiture et il démarre. Arrivé chez moi, je
me rends
compte que j'ai laissé les clés de mon appartement dans ma voiture.
-Vous n'avez qu'à venir chez moi ce soir ? me propose le capitaine
Je n'aimais pas du tout cet homme il y a encore deux heures et maintenant il
me propose de venir passer la nuit chez lui. Après tout, pourquoi pas,
je ne
vais pas passer la nuit dehors. Il me propose un toit, profitons-en.
-Je veux bien, monsieur. Lui répondit-je avec un grand sourire.
05/01/04
20 h
Appartement de Harm
-C'est gentil à vous de m'accueillir pour la nuit, monsieur.
-Chez moi vous pouvez m'appeler Harm ! Me répond-t-il en souriant et il
ajoute : Vous voulez prendre une douche ?
-J'aimerais bien monsieur.
-Ok. Me dit-il en m'emmenant vers la salle de bain.
J'entre dans la douche et laisse couler l'eau chaude longtemps. Après
la
pluie, une douche chaude ça fait vraiment beaucoup de bien. En sortant
de la
douche, je remarque une robe de chambre qui pend au mur. Comme mon uniforme
est trempé, je la passe et je sors de la salle de bain. Harm est dans
la
cuisine entrain de faire à manger.
-Ca sent bon ici. Dis-je en approchant.
-C'est lundi, c'est raviolis. Me répond-t-il en riant. J'espère
que vous
aimez. Ajoute-t-il.
Je le regarde en train de faire la cuisine et je me rends compte que c'est
un bel homme. Depuis le temps que je travail avec, j'étais tellement entrain
de le haïr que je n'aie pas vu qu'il était très mignon. Il
a des yeux si
bleu, et son sourire est magnifique. Je sens naître en moi un sentiment
que
je n'ai jamais eu pour un de mes supérieurs et que je n'aurais jamais
pensé
avoir pour Harm. Je sens que je tombe amoureuse de lui. Il lève les yeux
et
croise mon regard, je me sens rougir de m'être fait prendre à le
regarder.
Alors pour avoir une contenance, je me lève et fais un tour dans
l'appartement. Je sens le regard du capitaine sur moi, je me demande ce
qu'il pense. Je sais bien qu'il ne m'apprécie pas très fort, même
pas du
tout, qu'il pense que je suis une petite emmerdeuse qui fait tout pour
arriver à ses fins. Mais je me demande ce qu'il pense de moi maintenant.
Oh!
Après tout, pourquoi est ce que ce qu'il pense m'est important.
-Vous venez manger ? demande-t-il.
-J'arrive.
Nous nous asseyons à table et il nous sert. Nous mangeons en silence en
regardant chacun dans nos assiettes.
-Vous aimez ? me demande-t-il
-Oui, c'est très bon. Répondis-je avant de retomber dans le silence.
Quand nous avons fini de manger, il se lève pour débarrasser la
table. Je le
suis du regard
'' C'est vrai qu'il est vraiment pas mal, s'il n'était pas mon supérieur
.''
-Vous voulez du café, Loren ?
Sa question me fait retomber sur terre.
-Heu. Non merci, le café m'empêche de dormir.
Mais pourquoi, je lui raconte ça. Il n'a pas besoin de le savoir.
-Un thé peut être ? dit-il
-Oui, d'accord, je veux bien un thé.
Pendant qu'il prépare le thé, je continue mon tour de l'appartement.
J'entre
dans sa chambre et découvre une paire de gants de boxe sur le dessus d'une
armoire.
-Vous faites de la boxe, Harm ? questionnais-je en lui montrant les gants.
-Non, pas du tout. C'est une paire que Mic Brumby m'a offerte un jour, pour
que le combat ne sois pas déloyal a t-il dit. Répond-t-il en souriant.
Peut
être qu'il croyait que j'allais me battre avec lui. Continu-t-il et puis
il
me demande : Pourquoi, vous faites de la boxe, vous ?
-J'en ai fait quand j'étais plus jeune, j'habitais dans un quartier où il
fallait savoir se défendre.
Mais pourquoi, je lui raconte ma vie. Peut être que le sourire enjôleur
qu'il me fait y est pour quelque chose. Je remets les gants où je les
ai
trouvés et retourne vers le bar. Je m'assoie sur un des tabourets et Harm
me
tend ma tasse de thé.
-Merci. Lui dis-je en prenant ma tasse.
-Vous savez, Loren. Vous devriez vous laisser aller de temps en temps. Me
dit-il tout d'un coup.
-Pourquoi me dites-vous ça, capitaine ? demandais-je sur la défensive.
Il me sourit et répond :
-Parce que je trouve que vous êtes très tendue, ça vous gène
d'être ici ?
-C'est que ce n'est pas tous les jours que je me retrouve en robe de chambre
dans l'appartement d'un de mes supérieurs. Lui dit-je sèchement
pour ne pas
faire ressortir mes sentiments qui sont entrain de naître pour lui.
-La vérité est ailleurs, Loren. Me dit-il en s'approchant de moi.
Il s'assied sur le tabouret à coté de moi et je me sens rougir.
Je n'ose pas
le regarder de peur qu'il lise dans mes yeux.
-Pourquoi avez-vous peur de moi ? demande-t-il
Je lève les yeux sur lui et ce que je vois me surprend. Il a l'air lui
aussi
d'avoir envie de moi.
-Je n'ai pas peur de vous, Harm. Répondit-je tout doucement.
Il se lève alors et commence à masser mes épaules tendues.
Ca fait vraiment
du bien, il est très doué pour cela. Il revient ensuite s'asseoir
près de
moi et commence à caresser ma joue. Je n'ose plus respirer. Puis, je me
penche vers lui et pause mes lèvres sur les siennes. Et nous nous
embrassons.
''Oh, bravo, Loren ! Tu deviens folle, tu es entrain d'embrasser le
capitaine Rabb''
A bout de souffle, nous nous séparons. Il pause, alors son front sur le
mien
et me regarde dans les yeux. Et tout d'un coup, je me mets à pleurer.
Harm
me prend dans ses bras et me berce.
-Chut, Loren. Ne pleurez pas. Je ne voulais pas vous rendre triste.
-Je suis désolé, Harm. C'est toute la pression de cette panne et
puis. Je
pense que je devrais aller me coucher.
-Ok, vous allez prendre mon lit et moi je dormirai sur le canapé. Me dit-il.
Il m'amène jusqu'à son lit.
-Bonne nuit, Loren. Me dit-il
-Bonne nuit, Harm.
Et au lieu de partir, il se penche vers moi et m'embrase encore une fois.
06/01/04
04 h
Appartement de Harm
''Je suis sur la route et ma voiture est tombée en panne. Une voiture
s'arrête pour m'aider mais la personne qui en sort est un homme qui
ressemble de très près à un monstre. Il sort une arme de
sa voiture. J'ai
peur et je me mets à courir mais je prends mon pied dans une racine et
je
tombe.''
-Loren, réveille-toi ! LOREN.
Je me réveille en sursaut et je mets quelques instant à me rappeler
où je
suis. Je me retourne et tout me revient en mémoire. La soirée d'hier,
la
panne, le capitaine Rabb.
-Harm ! sursautais-je
-Loren, ça va ?
-Oui, . Répondis-je mais je ne dois pas le convaincre car il me le redemande
:
-Tu es sur que ça va ?
-Harm, qu'est qu'on a fait ? Nous sommes sous le même commandement et nous
n'avons pas le même grade. Nos carrières. Harm, je.
Je ne sais pas quoi lui dire, moi-même je doute de mes arguments. Je sais
bien que s'il me le redemande, je tomberai de nouveau dans ses bras. Il est
tellement merveilleux. Il doit voir mes doutes car il essaye de me rassurer.
-Ne t'inquiète pas. Je suis sur qu'il y a une solution.
-Oui, mais demain qu'allons-nous faire au bureau ?
-Demain est un autre jour ! Me dit-il. Et puis, je pourrais me faire muter
ailleurs, tu sais !
-Oh, Harm. Je. je.
Je ne trouve pas mes mots pour lui dire ce que je ressens
-Je t'aime, Loren. Me dit-il tendrement. Je me suis rendu compte ce soir que
tu n'étais pas la personne que tu voulais montrer. Tu es une personne
douce,
tendre et aussi vulnérable quelque fois. Me dit-il avec un sourire.
-Harm, je t'aime aussi.
Sur ces paroles, il m'embrasse mais je ne me sens pas bien à près
mon
cauchemar, il le sent et s'inquiéte :
-Loren, je t'ai dit qu'on trouverait une solution. Qu'est qu'il ne va pas ?
-C'est à cause de mon cauchemar.
-Tu veux m'en parler ?
-Je me suis revue sur la route à coté de ma voiture quand tu es
arrivé mais
ce n'était pas toi qui sortais de l'auto mais un type venu pour me tuer.
Je
n'arrivais pas à m'enfuir. Dit-je en me glissant plus près de lui
dans ses
bras.
-Je connais un très bon remède aux cauchemars ! Me dit-il.
-Ha oui ?
-Oui, quand je faisais des cauchemars, ma mère me donnait une banane.
C'est
un remède de grand-mère, je te l'accorde, mais ça marche.
-Un régime de banane contre les cauchemars ? me moquais-je un peu de lui.
-Oui ! Attend.
Il se lève et revient quelques secondes après avec deux bananes.
Il m'en
tend une et mange la deuxième.
-C'est vrai que je me sens mieux maintenant. Lui dit-je après avoir fini
la
mienne
Sur ce, nous éclatons tous les deux de rire.
-Arrête de te moquer de moi. Je vois bien que tu te sens mieux! Me dit-il
en
s'approchant de moi pour me prendre dans ses bras.
Après cela nous nous sommes endormis heureux de s'être trouvé même
si nous
avions devant nous de nombreuses difficultés à traverser avant
d'avoir le
bonheur tout entier.
Fin