Réception d’un hôtel

Harm, Mac et Bud sont en mission en Afganistan pour une semaine. Ils sont à la recherche de chambres d’hôtel.

Harm :  " Bonjour. Auriez-vous trois chambres individuelles à disposition ?

Réceptionniste : Patientez un instant s’il vous plaît. Je vais voir ce qu’il me reste. "

Mac s’adressant à Bud et Harm : " Vous m’excusez un instant, j’ai quelques affaires à régler. "

Bud : Bien sûr. Nous allons garder un œil sur votre valise.

M : Merci.

Mac s’éloigne et demande à une hôtesse le chemin des toilettes. Elle se dirige ensuite dans la direction indiquée. Harm s’apercevant du chemin qu’elle suivait s’exclame en riant.

H : Des affaires à réglée ? ! … Bien sûr ! ! !

Le réceptionniste revient.

R : Je suis désolé mais il ne reste que deux chambres dont une avec un lit double.

H : Et bien… nous allons faire avec !

Harm paie la caution sous le regard ahuri de Bub. Il prend les clefs et fait signe à Bud de le suivre vers un banc. Ils s’assirent et Bud regarde toujours Harm fixement.

H : Qu’y a-t-il, Lieutenant ?

B : Pourquoi avez-vous pris ces deux chambres alors qu’il reste encore de nombreux hôtels dans la ville… et dans lesquels nous ne sommes pas encore allés ?

H : Ecoutez, nous sommes en pleine période touristique et nous cherchons trois chambres pour une semaine… nous pouvons déjà être content d’en avoir trouvé deux !… Il ne reste plus qu’à décider qui dormira avec qui !

Il regarde Bud avec insistance. Celui-ci comprenant à quoi Harm faisait allusion coupe tout de suite.

B : N’y penser même pas Capitaine ! Il est hors de question que je dorme avec le Colonel…. si Harriet l’apprend elle me tue et pense qu’elle serait même capable de tuer le Colonel !…

H : Exact. Je ne veux pas être à l’origine d’un problème conjugal. Bon, il ne reste qu’une solution….

B : … sauf votre respect, je n’ai pas vraiment envie de passer une semaine avec vous dans un lit. Et puis, vous ne dormirez pas bien car il paraît que je ronfle. Il regarde Harm d’un air victorieux sachant que celui-ci ne voulait pas faire chambre commune avec Mac.

B : Et bien… l’affaire est réglée ! Vous dormirez avec le Colonel !…

H : Non !… vous avez raison nous allons chercher un autre hôtel.

B : et perdre plus de la moitié de notre caution… je vous signal que niveau financier nous un peu restreins, donc si l’on pouvait éviter de gaspiller l’argent …. Et puis, je ne comprends pas, ce ne serait pas la première fois que le Colonel et vous avez à dormir ensemble, et jusque là ça ne vous avait causé aucun problème !

H : Ce n’est pas la même chose… Mac est avec Web à présent.

B : Mais si ça ne la dérange pas ! Attendez, la voilà !

M : Ah vous voilà ! Alors ces chambres ?

B : Il n’en restait que deux. Vous allez devoir faire chambre commune avec le Capitaine.

Mac regarde amusée Harm et Bud.

M : Très bien allons y ! ! §

 

 

 

 

 

Le même hôtel, 3ème étage.

M : Je crois que c’est ici que nos chemin se sépare Bud. Nous sommes dans la chambre 322, donc s’il y a un problème… n’hésitez pas !

B : Très bien, bonne soirée. Capitaine, Colonel. Il part

Harm et Mac entrent dans leur chambre. Harm était resté silencieux. Il ferme la porte le regard dans le vague.

M : Harm, qu’y a - t - il ?

Cette question le ramena brutalement à la réalité.

H :Pardon ?

M : Ne faites pas semblant de ne pas avoir compris. Que se passe-t-il ? Cela va faire un quart d’heure que vous n’avez pas dit un mot… ça ne vous ressemble pas !

H : Je réfléchissais…

M : A quoi ?… si ce n’est pas indiscret.

H :Je repensais à la dernière fois que nous avons partagés une chambre tous les deux… et que depuis, les choses ont bien changées…

M : Harm… Peut on mettre Washington et tout ce qui passe de côté ? Arrêtons d’y penser et profitons du moment présent. D’accord ? ?

H : D’accord… dit-il en soupirant

Chambre d’hôtel, 23h30.

Harm est couché et lit. Mac sort de la salle de bain en nuisette. Ses cheveux encore mouillés laissent quelques goûtes d’eau coulées le long de sa nuque. Harm, l’ayant entendu sortir, ferme son livre et la regarde intensément. Mac, apparemment mal à l’aise,se déplace vers une chaise afin d’y déposer ses vêtements, comme si son mouvement allait effacer le regard de Harm sur elle. Elle se dirige vers le lit ete s’introduit délicatement dans les draps. Elle décide de rompre le long silence qui s’était installé et qui devenait embarrassant.

M : Je peux éteindre la lumière ?

Harm ne cessait de la dévisagé.

H : euh… bien sûr ! J’ai fini. dit il en montrant son livre.

Mac éteint la lumière et s’enfonce dans les draps à l’extrémité du lit.

H : Mac, je sais que dans cet hôtel la température ne risque pas d’être négative mais…rien ne vous oblige à rester si éloignée de moi.

M : Oh, je sais bien…. mais disons que cette fois-ci c’est moi qui ait besoin de mon espace ! Dit-elle en se mettant dos à Harm. Celui-ci la regarde déçu.

Au fur et à mesure que la nuit avance, Mac se rapproche de Harm et finit pelotonnée contre lui. Le contact de son corps réveilla Harm qui resta longtemps à la regarder dormir puis déplaça délicatement la mèche qui cachait ses si joli yeux endormis. Mac, à présent réveillée, gardait les yeux fermés afin de mieux savourer cet instant de tendresse. Elle se serra un plus dans les bras de Harm et une chose en entraînant une autre, leurs souffles se mélangèrent puis leurs lèvres entrèrent en contact et ils échangèrent un long et langoureux baiser. Harm la saisit délicatement par les hanches, faufile ses mains sous sa nuisette, mais Mac l’arrête brusquement.

M : Non, Harm…je ne peux pas faire ça…

H : Faire quoi ? ! dit-il étonné.

M : Faire ce que je n’ai jamais admis qu’on me fasse. Il eu un silence. " Tromper ! "

Harm tout de suite comprit qu’elle faisait allusion à Web. Il se débarrassa des draps et enfila rapidement son jean.

H : Très bien, j’ai compris ! J’avais bien dis à Bud que c’était une mauvaise idée !…

M : Mais Harm ! Ne le prenez pas comme ça, je vais….

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase, Harm avait déjà claqué la porte.

 

 

 

 

Appartement de Mac, Washington, même nuit.

Mac se réveilla en sursaut, tout en sueur. Tout cela n’était qu’un rêve…ou peut-être était-ce l’une de ces prémonitions ?…Ce dont elle était sûre c’est que le battement rapide et saccadé de son cœur était lui bien réel. Ce même battement qu’elle ressent à chaque fois qu’Harm et elle évoquent la question du " NOUS ". Déconcertée et perdue dans ses pensées, elle décroche le téléphone et compose un numéro.

[ Appartement de Harmon Rabb, Coates à l’appareil. ]

M : Coates ? ? !  Mais que faites vous chez Harm ?

[ Désolée Madame, mais qui êtes vous ? ]

M : ah oui, désolée. C’est le Colonel ! Est-ce que le Capitaine est là ?

[ Il est sorti. C’est pour ça que je suis là, je garde Mattie ]

M : Ah… très bien. Je suis désolée de vous avoir réveillé.

[ Ne vous inquiétez pas je l’était déjà depuis longtemps ! Voulez-vous que je dise au Capitaine que vous avez appelé ? ]

M : Non. euh… ce n’est pas la peine. Merci. A plus tard.

Elle raccroche et est encore plus déroutée qu’avant d’avoir décroché pour téléphoner. Ce coup de téléphone et cette conversation avec Coast lui rappela un élément important qui s’était ajouté à leur soi disante relation… Harm avait adopté Mattie, et bien qu’elle soit adorable et très mure pour son âge, Mac savait bien qu’elle risquait de compliquer encore plus les choses entre eux. Puis, une autre pensée lui vint. Où pouvait-il être à une telle heure ? Mais surtout, avec qui pouvait-il être ? Cette pensée l’obséda tout le reste de la nuit et l’empêcha de se rendormir.

Le lendemain matin au JAG.

AJ : Vous me paraissez bien fatiguée Colonel. Est-ce que tout va bien ?

M : Oh oui, ne vous inquiétez pas. C’était juste une petite insomnie passagère mais je rattraperai le sommeil perdu sur mon week-end, Amiral. dit elle comme si elle essayait de se faire pardonner.

AJ : Je l’espère bien ! Mais en fait, savez-vous où est l e Capitaine ?

M : Je n’en ai aucune idée. Une chose est sûre c’est qu’il n’est pas chez lui car l’ai appelé hier soir.

AJ : Je sais bien. Il m’a laissé un message disant qu’il devait s’absenter environs une semaine. Et voyez-vous, cela ne m’enchante guère car nous allons être débordés… d’ailleurs voici vos dossiers ! il lui dépose une pile de dossiers sur les bras.

AJ : Et voici ceux que vous allez devoir régler à la place du Capitaine. Il lui dépose une pile de dossiers supplémentaire.

M : Mais Amiral, je suis déjà…

AJ : Il n’y a rien à dire ! Vous n’aurez qu’à vous arrangez avec le Capitaine !

Mac prend congé et marmonne dans sa barbe.

M : Ouais…. vous pouvez compter sur moi !….

Appartement de Mac, 3h00 du matin.

Mac est dans lit. Toujours endormie, elle sent le contact de lèvres avec les siennes. Elle est à présent dans un état de demi-sommeil et dans son rêve le visage de l’homme qui l’embrasse est celui de Harm. Celui-ci dépose ses mains sur ses hanches puis les remonte délicatement. Voulant faire durer le plaisir et surtout ne voulant pas paraître soumise, Mac stoppe les mains et les yeux tout en souriant. Mais, lorsque ceux-ci firent ouverts, ce n’est pas le visage de Harm qu’elle aperçut, mais celui de Web. Sa volonté d’arrêter ces mains baladantes pour pouvoir savourer le moment c’est soudain transformée en un sentiment de dégoût. Webb était toujours sur elle, souriant.

M : Clayton ? !

W : Et bien oui !Qui veux-tu que ce soit d’autre ? ! dit-il tout en essayant de dégager ses mains.

Mac ne céda pas.

M : Non… je commence tôt demain et il ne me reste pas beaucoup de temps à dormir.

W : Oh voyons !… Laisse-toi aller, cela va faire plus d’une semaine qu’on ne s’est pas vu… il devient très insistant.

M : Je t’ai dis NON !… je n’ai pas envie.

W : Mais pourquoi ? Aller… viens ! il essai de lui retirer sa nuisette.

Mac ne supportant plus son insistance le gifle.

W : Mais qu’est-ce qui te prends ? !

M : Je t’ai dis que je n’avais pas envie et j’aurai apprécié que tu respecte ma décision. Mais puisque c’est comme ça, si tu n’es pas capable de penser à ce que je veux MOI, je crois que tu peux t’en aller ! ! !

W : Enfin… ne le prends pas comme ça ! il tente de l’embrasser mais elle esquive.

M : Et en même temps, tu peux me rendre mes clefs !… d’ailleurs je ne me souviens pas te les avoir un jour données ! !

W : Mais…

M : …il n’y a pas de MAIS ! C’est fini, un point c’est tout. SORS !

Bureau de Mac, 2 jours plus tard.

Harm et Mac discutent des affaires que Mac a réglé à sa place.

M : Et voilà le dernier ! Sachez que ce n’était pas de la tarte pendant votre absence. L’Amiral était remonté à bloc et j’ai dû faire nocturne quasiment tous les soirs de la semaine !… dit-elle sur un air qui lui fait comprendre qu’il lui doit une fière chandelle.

H : Je vous remercie. Je ne sais ce que j’aurai pu faire sans vous !

M : Rien sans doute ! !dit-elle en riant. Mais en fait, où étiez-vous ?

H : Je….

Il est interrompu par le téléphone qui sonne. Mac lui fait signe de l’excuser. Elle décroche.

M : Colonel Mackenzie.

[ Colonel, c’est Coates. Je suis désolée de vous dérangez mais Mr Webb est en ligne. ]

M : Dites lui que je suis occupée et que je ne peux pas répondre.

[ Mais Colonel, il vous a déjà laissé une dizaine de messages et cela va faire la cinquième fois que vous me dites de lui dire que vous êtes occupé… ]

M : Très bien, je vais changer le message puisque ça a l’air de vous déranger. Dites lui que si je ne lui réponds pas c’est que je ne veux plus lui parler ! Merci.

Elle raccroche et regarde Harm comme de rien était.

H : De qui s’agissait-il ?

M : Pardon ?

H : La personne a qui vous ne voulez plus parler.

M : Euh… Webb. Donc vous disiez ?

Harm ignore la question et enchaîne.

H : Vous vous êtes disputés ?

M : Et depuis quand cela vous intéresse-t-il de savoir où en est ma relation avec Webb ?

H : Et bien… même si cela ne m’enchante pas de vous voir avec lui, je veux que vous soyez heureuse et si c’est avec lui… il prononce ces mot comme s’ils lui arrachaient la bouche.

Ils se regardent en silence. Mac baisse la tête et se plonge dans un dossier puis elle dit.

M : Nous avons rompu.

H : euh… désolé.

M : oh, vous n’avez pas à l’être. Vous venez de dire que vous vouliez que je sois heureuse… et je sais que ce ne sera pas avec lui.

Elle lui lance un regard qui veut tout dire.

Un moi plus tard, vendredi, parking du JAG.

Harm et Mac discutent d’une affaire. Soudain, Mac aperçoit Webb qui l’attend près de sa voiture.

M : C’est pas vrai ! Ne voudra-t-il donc jamais comprendre ? ! ! Harm, pouvez-vous me rendre un immense service ?

H : Euh… oui.

Elle paraissait mal à l’aise de devoir se prononcer.

M : Pouvez-vous être pendant quelques instant mon… compagnon ?… Peut-être arrêtera-t-il de…

Elle n’avait même pas fini sa phrase qu’il lui prenait déjà le visage dans les mains et l’embrassa. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, Mac regarda Harm surprise mais celui-ci n’y prêta pas attention et l’incita à se diriger vers leurs voitures respectives, là où se trouvait Webb. Elle le suivit ne sachant que dire. Lorsqu’ils furent assez prêt de Webb, Harm le salua et lança à Mac.

H : Ce soir, 19h30 à la maison… tu n’as qu’à amener le vin !

Mac acquiesça d’un signe de tête, elle était restée perplexe. Il lui ouvre la portière et la quitte avec un grand sourire.

Vendredi soir, 19h29, appart de Harm.

Mac frappe à la porte, une bouteille de vin à la main. A sa surprise, ce fut Mattie qui lui ouvrit. Elle resta cloué sur place ne comprenant pas ce qu’il se passait.

Ma : Et bien… Entrez ! Harm est dans la cuisine.

M : Bonsoir… dit-elle perturbée. Elle entre. Mattie la débarrasse de son manteau et de son sac et lui répète qu’Harm est dans la cuisine. Ne voulant pas se le faire répéter une troisième fois, Mac se dirige vers la cuisine.

M : Bonsoir…

H : Oh, salut ! Je suis vraiment désolé mais Mattie était sensée dormir chez une amie ce soir et cette amie…

M : … ce n’est rien. Je me doutais bien qu’elle serait là et c’est tout à fait normal puisqu’à présent vous êtes son tuteur. Et à vrai dire, si elle n’avait pas été là je me serai inquiété quant à vos qualités de garder l’œil sur votre… fille ! dit-elle avec un petit rire qui lui permettait de cacher le fait qu’elle mentait, car, il était vrai qu’elle espérait se retrouver en tête à tête avec Harm.

H : Merci… mais je m’excuse comme même…

M : Vous pouvez toujours, mais ça n’y fera rien ! ! Est-ce que je peut faire quelque chose pour vous aidez ?

H : euh… le repas est bientôt prêt, mais si vous voulez vous rendre utile vous pouvez commencer à mettre la table. dit-il en lui montrant un tas d’assiette.

M : A vos ordres !

Salon de Harm.

Mac dispose les assiettes sur la table. Harm arrive et pose les verres. En passant derrière Mac, il plaça sa main sur sa nuque et la descendit lentement vers le bas du dos en une caresse, ils se regardent tendrement. Mattie est témoin de la scène et comprend qu’elle est de trop.

H : Mattie, à table !

Ils sont à présent tous les trois installés. C’est le moment du dessert.

H : Qu’est-ce qu’il y a à la télé ce soir ?

Ma : Oh rien. Je pense que je vais me coucher tôt ce soir… dit-elle en voulant les laisser seuls le plus tôt possible.

M : Tu rigoles ! Il y a ce film dont tu m’avais parlé la dernière fois !… et tu mourrais d’envie de le voir !

Ma : C’est vrai, mais… je ne voudrais pas vous déranger. dit-elle génée.

M : Mais pas du tout ! Ecoute, tu ne nous dérange pas et au contraire, ça me fait plaisir que tu sois là et puis… moi aussi j’ai très envie de le voir ce film ! dit-elle en souriant. D’ailleurs, vas-y, le film va commencer ! On te rejoint le temps de débarrasser la table…

Salon, aux environs de 23h00

Harm, Mac et Mattie sont installés devant la télé. Mattie , assise dans un fauteuil, s’était endormi. Harm et Mac étaient installés sur le canapé. Harm assis à l’extrémité de celui-ci et Mac qui était allongée les jambes pliées sur la parti restante s’était également endormie. Ce fut le générique de fin qui la réveilla. Ne voulant pas montrer qu’elle avait dormi, elle fait un commentaire sur le film.

M : Vraiment pas mal comme film ! dit-elle en amenant les tasses de café dans la cuisine.

Harm la suit.

H : Enfin… vous voulez dire la moitié que vous avez vu n’était vraiment pas mal !… dit-il en souriant.

M : Qu’insinuez-vous ? Si c’est que j’ai dormi, vous vous trompez !

H : Oui bien sûr ! Vous fermez juste les yeux pour vous relaxez, c’est ça ?

M : Tout à fait ! Dit elle en claquant la porte d’un placard, comme pour montrer qu’elle était véxée.

H : Mac…ne vous énervez pas pour ça ! On ne va pas encore se disputer pour une raison aussi futile…

M : oui… vous avez raison ! C’est qu’on a pris l’habitude…

H : Une habitude qu’il serait peut-être bien que l’on perde…

Ils se regardèrent intensément et il y eu un long silence. Mac en vint à le rompre.

M : Bon… je vais y aller !

H : Déjà ? ?

M : Ecoutez, il est déjà plus de 23h et le temps que je rentre chez moi il sera largement minuit. Et personnellement, je trouve que c’est bien assez tard ! elle prononce ces mots tout en enfilant son manteau et en prenant son sac. Elle se dirige vers la porte. Harm l’accompagne et appuie sur la poignée. Ils se retrouvent face à face et échangent un doux baiser. Aucun des deux n’avait envie que ce baiser se termine mais le moment crucial où leurs lèvres durent se séparer arriva. Harm tenait à présent Mac serrez dans ses bras. Ils échangèrent un regard et pensaient tous les deux à la même chose.

H : Mac… Restez.

Elle le regarde et savait qu’elle n’arriverait à cacher à personne qu’elle avait une envie folle de rester. Cependant, elle en répondit autrement.

M : Je ne pense pas que se soit une très bonne idée car nous savons tous les deux comment ça risque de finir. Et puis… je ne pense pas que ce soit le bon moment. Elle montre Mattie endormi dans le salon d’un signe de tête.

H : Vous avez sans doute raison…

Mac, qui ne voulait pas qu’Harm interprète mal ses paroles, enchaîne.

M :Mais ne vous inquiétez pas… je me souviendrai de l’invitation.

Elle le regarde avec un grand sourire et s’en va. Lui, la regarde partir jusqu’à ce qu’elle disparaisse au croisement du couloir. Même après qu’elle soit sortie de son champs de vision, il continuait de scruter le couloir en espérant la voir réapparaître. Ce fut Mattie qui le ramena alors à la réalité.

Ma : Moi je vote pour Mac !

H : Mais, de quoi tu parles ?

Ma :Et bien, si un jour il faut qu’il y ait une Mme Rabb et bien je préfère Mac à toutes celles que j’ai déjà pue rencontrer.

H : Ce ne serait pas parce qu’elle aime le même genre de film que toi et… que c’est en quelque sorte grâce à elle que tu peux rester avec moi ?

Ma : Sans doute un peu, mais aussi parce que c’est la seule qui se souvient de mon prénom et puis… c’est la seule à qui tu as demandé de rester dès le premier soir alors que j’étais là…

H : Ce n’est pas la même chose ! Tu sais très bien que je connais Mac depuis 8 ans et quasiment aussi longtemps que je l’…. il s’interrompt d’un coup.

H : De toute façon ça ne te regarde pas et tu devrais être couchée depuis longtemps maintenant !

Ma : Très bien puisque tu le prends comme ça ! Mais sache que c’est aussi la seule que tu regarde avec ses yeux là quand tu lui parle… Il faudrait peut-être un jour que vous avaliez votre orgueil tous les deux ! dit-elle en claquant la porte de sa chambre. Elle laisse Harm songeur, sachant qu’elle avait raison.

Lundi midi, JAG

Harm attend Mac dans son Bureau, Coates l’en averti.

C : Mme, le Capitaine Rabb vous attend dans votre bureau.

M : Tiens dont ! Quelle bonne surprise. Merci Coates.

Mac entre dans le bureau. Harm est assis face à son bureau.

M : C’est gentil de venir me dire bonjour !

H : euh… à vrai dire je venais pour discuter de l’affaire. dit-il géné.

M : Je le savais bien, je ne faisais que vous taquinez !… Mais je vous assure que j’essaie d’arrêter !… C’est très dur vous savez, pire que l’alcool !…

Il y eut un blanc suite à cette réflexion et Harm paraissait encore plus mal à l’aise.

M : Mauvaise comparaison, n’est-ce pas ?

Harm approuva d’un signe de tête. Voulant détendre l’atmosphère, Mac changea de conversation.

M : Bon, revenons à nos moutons ! Que me proposez-vous ?

Tout redevint normal, ils discutèrent, puis le ton monta… comme d’habitude !

Vendredi soir de la même semaine, JAG

Harm et Mac sont les derniers au JAG. Ils sont sur le point de partir et discutent sur le chemin de l’ascenceur.

M : Ah !… Je suis bien contente que cette semaine soit finie !

H : De même. Ca vous dit un petit resto pour évacuer tout notre stress accumulé cette semaine ?

M : Euh… je ne sais pas, je…

H : … Aller Mac ! C’est moi qui invite !

M : J’y comptait bien !… et puis, il est vrai que vous me devez encore une invitation.

Elle fait semblant de réfléchir à la proposition, histoire de le faire languir.

M : Très bien. Mais il faut que je passe chez moi pour prendre une douche avant !…

H : Mac… Etes-vous sûre que ce soit nécessaire ?

M : Bien sûr que oui ! J’ai passé ma journée à interroger des personnes dans un port de pêche… Je n’ai pas envie de sentir le poisson pourri au restaurant ! elle le regarde en souriant.

Appartement de Mac, une heure plus tard.

Mac est dans la salle de bain depuis plus de 20min. Harm commence à s’impatienter et toque à la porte de la pièce.

H : Mac ? ! !

Celle-ci ouvre la porte vêtu d’une simple serviette. La découvrant ainsi vêtu, il s’exclame :

H : Quoi ! Vous n’en êtes que là ? ! ! Je ne savais pas que les femmes étaient aussi longue à se préparer !

M : Vous m’étonnez. Vous ne connaissez pas ce fameuse rumeur qui est que les femmes peuvent passer plus d’une dans leur salle de bain tous les matins !

H : Excusez moi. Je reformule. Je ne savais pas que VOUS étiez si longue à vous préparer !

Mac se met face au miroir, Harm est juste derrière elle. Ils parlent à présent en se regardant dans le miroir.

M : Mais que croyez-vous, il en fallait du temps passé devant le miroir pour réussir à vous faire craquer. Et apparemment, je n’en ai pas passer assez puisqu’il m’aura fallu 8 ans pour y parvenir…

H : Oh… cela va faire longtemps que vous y êtes parvenu… et bien moins de 8 ans. Quel imbécile ne vous sauterait pas au cou et préférerait attendre… il prononce cette phrase sur un ton humoristique et en la prenant par les hanches. Il la regarde en souriant et continue.

H : Maintenant que je suis découvert, vous allez pouvoir cesser de vous admirer aussi longtemps…

Mac se retourne face à Harm.

M : Et bien non !… Car maintenant il faut que je vous garde !…

Elle le regarda longuement dans les yeux, ses doux yeux bleus dans lesquels il est plus facile de se noyer que dans un océan déchaîné. Elle se décida enfin à l’embrasser passionnément. Elle se serra dans les bras de Harm qui commença a dénoué le nœud de sa serviette…

Inutile de vous dire qu’ils n’allèrent pas au restaurant.

 

FIN