Partie 4
Lundi 04 novembre 2002
20h45 GMT
HOPITAL NAVAL DE BETESDA
MARYLAND
Mac avait été installée dans une chambre individuelle. Elle n’avait pas encore totalement récupéré. Sa blessure au niveau du bras s’était vite remise. Ce n’était pas le cas de celle à l’abdomen. Elle avait surestimé ses forces. Le retour au pays avait été aussi très éprouvant. Le résultat de cette semaine donnait un marine épuisé. Cela faisait à peine une heure qu’ils étaient arrivés. L’amiral et le sergent avaient pris congé pour qu’elle se repose, elle en avait besoin.
Cependant il y avait une chose qu’elle avait caché à l’amiral, c’était ses cauchemars et... Elle avait vu dans les yeux du soldat de première classe Miller l’envie de tuer, elle avait eu très peur, elle avait vu sa mort. La vie était trop courte pour attendre. Ce sont quelque part ces cauchemars qui avaient poussé Mac à parler à son supérieur.
Théoriquement elle devait sortir dans trois jours, elle avait hate, elle en avait assez des hopitaux.
Elle ne voulait voir personne, elle voulait simplement reprendre des forces.
De son côté Harm avait appris le rappatriement de Mac, mais vu l’heure les visites étaient impossibles, il n’avait pas réussi à avoir les heures d’arriver de l’avion. Il irait le lendemain après-midi, il arriverait bien à se libérer. Il ne la lacherait plus.
Mardi 05 novembre 2002
14h15 GMT
QUARTIER GENERAL DU JAG
FALL CHURCH, VIRGINIE
Le capitaine de frégate Harmon Rabb était arrivé le premier au Jag, il voulait cloturer ses dossiers afin de partir en fin de matinée. Il était excité à l’idée de voir la femme qu’il aimait. Il se concentrait sur la pile de dossiers lorsque Bud arriva et le salua. Il avait la mine réjouie, en fait tous avaient la mine heureuse, ils avaient tous appris le rétablissement du lieutenant colonel Mac Kenzy. Elle était vraiment appréciée au Jag.
Ce ne fut que vers 10h qu’il leva les yeux de ses feuilles, il avait bien avancé. Lorsque le téléphone, l’amiral le convoquait dans son bureau. Pourvu que ce ne soit pas une mission. Il la refuserait, il ne voulait plus attendre.
Il quitta son bureau et se dirigea vers celui de son commandant qui s’afférait sur des dossiers. Il avait eu un entretien avec le lieutenant Roberts et le capitaine Mattoni.
Il se trouvait à son bureau lorsque Harm se présenta au garde à vous.
-Fermez la porte, capitaine et asseyez-vous.
Harm s’installa dans le siège face à l’amiral
-capitaine, j’ai lu votre rapport sur votre cour martiale de Dallas. Vous lui avez épargné le peloton d’éxécution.
-oui, monsieur.
Harm se demandait pourquoi il se trouvait là, mais il était sur ses positions, il ne partirait pas en mission.
-capitaine, je vous ai fait venir ici pour vous parler du colonel Mac Kenzie.
-elle va bien, monsieur. Harm prit peur soudainement.
-oui, oui, elle a été admise à Bestesda hier dans la soirée. Elle devrait en sortir dans trois ou quatre jours…
L’amiral fixa dans les yeux Harm, il prit une longue inspiration et se lança :
--elle a demandé sa mutation dans le pacifique…Vu ses états de services, elle n’aura aucune difficulté à avoir le poste. Je la recommanderai de toute manière.
Harm devint blème à l’explication de l’amiral. Il ne comprenait pas. Il lui avait dit qu’il l’aimait avant de partir à Dallas. C’était par écrit mais il lui avait dit.
-monsieur, vous a-t-elle dit pourquoi elle désirait quitter le Jag ?
-non, elle m’a seulement dit qu’elle voulait quitter Washington. Elle ne m’a rien dit d’autre. Il faudrait que vous lui demandiez en personne.
-monsieur, avec votre permission, je voudrais me rendre à Bestesda dès cet après-midi.
-accordez, capitaine, rompez.
Harm quitta le bureau de l’amiral, passa par son bureau et grimpa dans sa voiture. Il avait deux heures de route à faire. Il eut tout le temps de réfléchir pendant le trajet. Il n’allait pas la perdre maintenant.
Lorsqu’il se présenta à l’hopital, Mac était en train de faire des analyses. Il l’attendit dans sa chambre. Il n’allait pas la laisser s’en sortir sans des explications.
Ce ne fut que deux heures plus tard qu’elle regagna sa chambre dans son fauteuil accompagnée d’une infirmière.
Pendant toute cette attente, Harm avait préparé ce qu’il allait lui dire mais quand il le vit, tout ce qu’il vit c’est la faiblesse de Mac. Elle était encore marquée par ses blessures.
Quant à elle, Mac savait qu’elle devrait faire face à Harm, mais elle ne s’attendait à ce que ce soit maintenant.
L’infirmière réinstalla Mac dans son lit et remis en place les deux perfussions. Elle les laissa seuls.
-bonjour Mac, vous nous avez une de ces peurs.
Harm jouait avec sa casquette, ce qui occupait ses mains.
-bonjour Harm.
Sa voix était émue, elle avait pris sa décision mais en le voyant, toute son assurance s’envola. Ils ne savaient plus quoi dire tous les deux et ils restèrent là un peu génés. Ils se regardaient droits dans les yeux.
-Mac, pourquoi demandez-vous votre mutation ?
-il y a un poste qui se libère. J’y pensai déjà depuis un petit moment. C’est une opportunité qu’il me faut saisir.
-Mac, dites-moi les vraix raisons, s’il vous plaît. Dit-il sur un ton plus haut.
-j’ai besoin de changer d’air, Harm, en répondant sur le même ton.
-je ne comprends pas
-vous comprenez pas quoi Harm !! Cria-t-elle presque
Le moment de vérité était arrivé. Ils avaient déjà abordé le sujet tous les deux mais aucun n’était libre. Mac allait se marier et ils se disaient «adieu ». Elle était fatiguée mais l’instant était proprice.
Harm était interloqué par la question de Mac, il se souvint alors de son regard le soir où elle était venue chez lui et qu’il l’avait vu avec Renée. A ce moment précis elle avait le même visage mais les traits un peu plus fatigués.
Mac s’était redressée sur son lit ce qui lui avait tiré des grimaces. Harm s’approcha du lit et lui replaça son oreiller. Cette proximité mettait mal à l’aise les deux militaires.
-Mac, reprit-il doucement, je ne comprends pas pourqoui vous voulait partir maintenant. Tous vos amis sont ici.
En voyant le visage de Mac, Harm compris qu’elle n’attendait pas cette réponse.
-Mac ce que je veux dire, c’est que … le mot que je vous ai laissé à mon départ pour Dallas, j’ai attendu votre réponse et vous êtes partie sans me la donner.
Mac fut surprise.
-quel mot ?
-celui que je vous ai laissé sur votre bureau.
Un nouveau silence s’installa. Mac décida de jouer carte sur table
-Harm, je n’ai pas eu votre message. Mais…
Harm allait prendre la parole.
-Harm, laissez-moi terminer s’il vous plaît. Lorsque je suis passée à votre appartement, je voulais clarifier la situation entre nous deux. Mic était reparti en Australie et je pensais…je pensais que vous aviez rompu avec Renée.
Elle lui fit signe de la main pour la laisser continuer
-je vous ai vu avec Renée et j’en ai souffert. Quand j’étais en Tunisie j’ai pris une décision à laquelle je vais me tenir… Harmon, j’ai trop souffert d’attendre et d’attendre encore. Vous vous souvenez sous le porche de l’amiral vous m’avez dit qu’il fallait attendre le temps qu’il faut. Mais je n’ai plus la force d’attendre. Vous ne preniez pas de décision alors je l’ai prise pour nous deux. Je vais prendre un nouveau départ loin de Washington et loin de …vous.
-Mac, je n’ai pas l’intention de vous laisser sortir de ma vie comme ça. Mac, je vous…
C’est à ce moment que Harriet et Bud firent leur entrée avec un gros bouquet de fleurs. Ils étaient si heureux de voir leur amie saine et sauve. Mais ils virent la mine des deux officiers.
-madame, nous pouvons revenir plus tard.
-non, Bud, je suis contente de vous voir. Harriet. Elle leur tendait les mains.
Harm était resté en retrait.
-je vais vous laisser, Mac, mais je reviendrai. Bonsoir les amis.
Ils le regardèrent tous les trois partirent, l’ambiance se déselectrisa. Les Roberts restèrent une petite heure et laissèrent le colonel se reposait. Elle semblait épuiser. Son face à face avec Harm l’avait vidé.
Son sommeil fut agité, elle se reveilla tôt et décida de sortir de ce maudit hopital dès aujourd’hui quitte à le faire contre avis médical.
Un dernier examen le matin rassura tout le monde. Les dernières analyses étaient excellentes. Elle avisa donc son médecin qu’elle quitterait l’hopital l’après-midi. Bien que le médecin s’exténua à lui démontrer qu’il valait mieux encore attendre le lendemain. Il rendit les armes devant l’entêtement du colonel. C’est la visite du sergent Gallindez qui lui permis d’échapper aux blouses blanches. Victor la raccompagna donc à son appartement. Il avait du mal à cacher son inquiétude.
-sergent,
-oui madame
-je ne vous ai pas encore remercié pour m’avoir sauver la vie.
Le sergent était étonné de la remarque de son colonel. Mac s’en aperçut.
-votre entrée dans le bureau de l’ambassadeur.
-oh ! Ça.
-oui ça répondit-elle avec un sourire.
-madame…je m’en veux.
-vous en vouloir pour quoi ? A son tour elle était étonnée.
-si vous avez été blessée…
-arrétez de culpabiliser, sergent. Ce n’est en rien votre faute. Vous étiez occupé avec Anderson.
-oui, madame
-je vais bien, sergent
-oui madame.
Le reste du retour à Georgetown se fit dans le silence.
Lorsque Harm se présenta à l’Hopital dans l’après midi, il eut la mauvaise surprise de s’apercevoir que le lieutenant colonel Mac Kenzie était parti une heure plus tôt. Il ne la lacherait pas, il repris sa voiture et se dirigea à son tour chez Mac.
Mac était heureuse de se retrouver enfin chez elle, en sécurité. Elle avait conscience que cela ne repoussait que de quelques heures l’inévitable.
Elle était épuisée, se dirigea directement vers sa chambre où elle s’allongea. C’est avec surprise, qu’elle s’endomit au bout de quelques minutes. Elle n’avait même pas pris le temps d’écouter ses messages.
Vers 20h, Harm sonna à sa porte. Elle émergea tout doucement et se leva. La personne à la porte insistait. Elle savait de qui il s’agissait, mais elle ne voulait pas l’affronter maintenant.
Il ne lacherait pas le morceau, elle lui ouvrit. Harm en uniforme, la casquette à la main lui faisait face. Il l’a vit, il l’avait réveillé.
-je suis désolé de vous réveiller Mac
-qu’est-ce que vous voulez, Harm ?
-entrez.
Elle s’écarta et le laissa entrer.
-vous voulez du café, moi j’en ai besoin.
-avec plaisir.
Elle se dirigea vers la cuisine. Harm connaissait bien son appartement. Son regard s’arrêta sur le répondeur téléphonique qui ne cessait de clignoter. Elle ne les avait pas écouté. Il posa sa casquette sur la table basse et s’assis dans le canapé.
Elle revint cinq minutes plus tard avec un plateau qu’elle posa sur la table. A son entrée Harm s’était levé et lui fit de la place.
-Mac pourquoi avoir quitté l’hopital si tôt ?
-Harm cela faisait onze jours que j’étais à l’hopital, je voulais me retrouver chez moi.
Elle but son café posément, il lui fallait encore cinq minutes pour se réveiller. Harm fit de même.
-Mac, commença-t-il doucement, je voudrais reprendre où nous en étions mardi.
-pour ma part, je vous ai tout dit, Harmon.
Elle n’employait son prénom intégral que pour lui signifier que l’affaire était close mais lui ne l’entendait pas de cette oreille.
-Mac, lorsque vous étes venus à mon appartement ce fameux soir, Renée venait juste d’arriver. Elle voulait reprendre notre relation…
Sarah posa sa tasse de café et se leva brusquement ce qui lui fit faire une grimace.
-Harm, cela ne me regarde pas et je ne veux pas en parler. S’il vous plaît partez, dit-elle en le regardant droit dans les yeux répondit-elle avec des trémolos dans la voix
-Mac, vous allez m’écouter, je ne veux pas vous perdre. Depuis mon crash, tous les souvenirs qui me reviennent vous concernent. Je ne vois que vous. Un jour vous m’avez dit que quoi qui puisse arriver, je ne vous perdrez jamais. Vous vous souvenez.
Il s’était levé et s’était rapproché d’elle.
-oui, je m’en souviens.
-Mac, lorsque je vous ai vu sur le palier, j’ai compris à quel point je tenais à vous. Et vous êtes partie.
-que vouliez-vous que je fasse, Harm ?
-je vous aime Mac, j’ai trop perdu de temps. Je veux que vous le sachiez. C’est ce que j’avais écrit sur le message que vous n’avez pas eu.
Ils étaient tous les deux debout près de l’entrée. Il s’était rapproché d’elle, il prit son visage entre ses mains et l’embrassa tendrement sur les lèvres.
Mac était surprise, elle ne s’attendait pas à cela. Prendrait-elle le risque ? N’était-il pas trop tard ? Elle était perdue.
Ils se séparèrent, Harm avait encore ses mains sur le visage de Mac, il la regarda droit dans les yeux. Il attendait. Avait-il trop attendu ? L’avait-il perdu ? Ils restèrent ainsi durant une éternité ce qui lui sembla. La balle était dans son cas. Mais rien ne venait.
-Mac…Mac…
Il prit sa casquette et parti. Elle n’avait pas bougé d’un pouce. Elle était comme figée. Elle avait ressenti un tel bien être lorsqu’il l’avait embrassé.
Harm attendit quelques instant derrière la porte et regagna son véhicule, il était perdu. Il lui avait dit, c’était à elle de prendre la décision. Il regagna son appartement. Le goût des lèvres de Mac en mémoire.
Quant à Mac elle avait besoin de réfléchir. Elle savait qu’elle l’aimait et qu’il l’aimait. Alors où était le problème ? Soudain, elle ressentit une violente douleur dans le ventre. Elle posa sa main sur sa blessure. Elle se retrouva à genou sur le sol, sa main était ensanglantée. La blessure s’était réouverte. La douleur était de plus en plus grande.
-non pas maintenant. Harm dit-elle dans un souffle
Elle rampa jusqu’au téléphone et composa le 911. Elle perdit conscience dans l’ambulance.
Elle se réveilla étendue dans une chambre d’hôpital. Le réveil se fit dans la douleur. Elle avait un pansement sur sa blessure. Elle avait du mal à reprendre ses repères. Elle était si fatiguée. Elle ne savait plus quel jour on était, ni l’heure qu’il était. Il faisait nuit dehors. Elle somnola jusqu’à l’arrivée d’une infirmière.
Elle ouvrit les yeux et tenta de parler mais elle n’y arriva pas tout de suite.
-bienvenue parmis nous colonel...
L’infirmière s’activa à vérifier les perfusions et le pansement de la blessure.
-…votre blessure s’est réouverte, vous avez du être recousu, vous êtes passé près de la mort.
-quel jour sommes-nous ? dit-elle dans un souffle
-vous êtes à l’hopital central de washington, madame on vous a ramené par ambulance hier.
-hier ?
-oui, hier soir ou devrai-je dire avant hier, nous sommes vendredi et il est 03 heures du matin. Vous êtes restée inconsciente depuis votre arrivée. Vous vous êtes surestimé, madame. Vous avez besoin de repos. De beaucoup de repos. Le medecin viendra vous voir tout à l’heure.
Elle referma les yeux et se rendormie immédiatement.
Quelques heures plus tard, le médecin lui assura qu’elle pourrait sortir dès lundi matin mais surtout la mis en garde contre toute envie de partir avant cette date.
Dans le milieu de l’après-midi elle contacta le Jag et eut l’amiral. Elle lui expliqua la situation sans lui préciser qu’elle se trouvait à l’hôpital. Et lui demanda de reprendre son service que dans l’après midi du lundi prétextant une excuse bidon.
D’un certain côté elle était heureuse de se trouver à l’hôpital, elle avait la possibilité de réfléchir. Elle ne savait pas quoi faire. Le reste de la semaine elle se reposa.
Lundi 11 novembre 2001
17h15 GMT
QUARTIER GENERAL DU JAG
FALLS CHURCH, VIRGINIE
Elle était arrivée en fin de matinée du Jag, elle avait réussi à grappiller quelques heures pour sortir plutôt de l’hôpital.
Dès son arrivée elle fut saluée par tout le monde. Les époux Roberts l’accompagnèrent à son bureau en discutant. L’ambiance était bonne enfant. Bud pris son air sérieux :
-Madame, je suis ravie de vous revoir ici, vous nous avez manqué.
-merci, Bud
-Madame, l’amiral m’a demandé de vous conduire à lui dès votre arrivée.
-alors allons-y Bud avec un grand sourire.
Elle se sentait bien, elle était entourée d’amis, elle était chez elle.
Ils arrivèrent tous les deux dans le bureau de l’amiral au garde à vous. Ce dernier était plongé dans de la paperasse. Il leva les yeux, et sourit à son colonel en la voyant. Il se leva et se dirigea vers elle.
-bienvenue au Jag, colonel.
-merci amiral.
-Vous pouvez disposer lieutenant… Asseyez-vous, Mac.
Elle s’installa dans le fauteuil face au bureau et l’amiral pris le siège à côté d’elle.
-Je ne vous attendai pas avant 14 h00, colonel.
-Je sais monsieur, j’ai pu me libérer avant et j’ai beaucoup de retard dans mes dossiers.
-comment allez-vous, Mac dit-il en la regardant droit dans les yeux.
-très bien monsieur, ma blessure est presque guérie.
-« presque » est bien le mot adéquat, Mac. Il se leva et repris sa place à son bureau.
Il prit son air sérieux et repris.
-l’hôpital central m’a téléphoné jeudi matin…
Mac blémit, elle n’avait prévenu personne de sa nouvelle hospitalisation.
-pourquoi ne nous l’avoir pas dit que votre blessure s’était réouverte !
-je ne voulais pas vous inquiéter amiral. Je vous ai prévenue dès que j’ai repris… des forces.
-vous êtes restée inconsciente 26 heures colonel.
-je m’excuse monsieur. J’avais présumé de mes forces…Mais maintenant je vais bien. Le médecin m’a permis de reprendre le service.
Les deux militaires restèrent un long moment silencieux.
-ne me refaites jamais ce coup, colonel.
-à vos ordres, amiral.
Ils avaient un léger sourire sur les lèvres.
-très bien, j’ai deux choses à vous dire, colonel. Cet après-midi à 16 h vous recevrez avec le sergent Gallindez la Blue star pour service rendu. L’ambassadeur Mac Kay en avait fait la demande au président, demande que j’ai appuyé.
-je n’ai fait que mon devoir, amiral.
-vous la méritez, Mac
-je vous remercie, monsieur.
-… la seconde chose concerne votre demande de mutation dans le Pacifique, j’ai préparer votre dossier mais nous verrons tout cela demain matin pour savoir si vous désirez toujours nous quitter.
-à vos ordres, amiral.
Elle se leva et se mis au garde à vous.
-rompez colonel, je vous attends à 15h45 en salle de conférence.
-à vos ordres.
Elle s’apprétait à quitter la pièce lorsque l’amiral l’a rappela.
-allez-y doucement Mac.
-oui, monsieur
Elle regagna son bureau avec un grand sourire. Elle jetta un coup d’œil dans le bureau de Harm. Personne ne s’y trouvait.
Elle quitta le Jag pour déjeuner en compagnie d’Harriet et de Bud. Ils étaient au courant de la remise de médaille et la félicita. Le sergent Gallindez se joignirent à eux alors qu’ils se trouvaient devant l’ascensseur.
Dès son retour elle se plongea dans ses dossiers avec Bud qui la mettait au courant des évolutions dans les dossiers et des nouvelles affaires. Elle ne vit pas Harm de toute l’après-midi.
A 15h45, elle entra dans la salle de conférence. Tous les officiers du Jag étaient présents un grand sourire sur les lèvres. Elle eut la surprise de voir l’ambassadeur Mac Kay dans la pièce qui discutaient avec l’amiral et le sergent artilleur Gallindez. Elle se dirigea vers le groupe saluant ceux qu’elle n’avait pas encore vus.
-Colonel, je suis ravi de vous revoir en pleine forme dit l’ambassadeur.
-je vous remercie votre excellence.
-avec l’accord de l’amiral et avec le votre, je voudrais que ce soit moi qui vous décore de la Blue star. Vous m’avez sauvé la vie. Et ce serait un honneur pour moi.
-je n’y vois aucune objection, cela dépend de l’amiral.
-moi de même monsieur l’ambassadeur, répondit l’amiral.
La discussion continua sur des sujets divers.
A 15h55, le Capitaine de frégate Harmon Rabb entra dans la pièce, l’amiral se dirigea directement vers lui.
-vous êtes en retard, capitaine.
-excusez-moi, amiral. J’ai été retenu au tribunal.
-vous m’expliquerez cela après la cérémonie.
Il le quitta et se dirigea vers l’estrade afin de prendre la parole.
Harm croisa le regard de Mac. Depuis des jours, il espérait un signe de sa part sans résultat. Il avait trop attendu et l’avait perdue. Ce sont les seules pensées qui lui trottaient dans la tête depuis le mercredi précédent. Il s’était à plusieurs reprises retenu de lui téléphoner. Il aurait voulu lui parler aujourd’hui mais une cour martiale l’avait retenue toute la journée.
Il n’avait pas bouger depuis son entrée. Il l’a fixait de son regard bleu. Elle lui avait sourit un instant avant de se tourner vers l’amiral qui prenait la parole. Il était plongé dans ses pensées. Mac était ses rêves, il n’arrivait pas à la chasser de ses pensées. Durant toute son absence il se demandait comment il avait fait pendant les cinq années pendant lesquels il avait travaillé avec elle. C’était sa meilleure amie, une collègue en qui il avait toute confiance, un bull dog en qui il placerait sa vie sans une hésitation. Elle était là devant lui, dans son uniforme impécable de lieutenant colonel des marines. Le discours de l’amiral avait commencé depuis quelques minutes, Harm ne s’en était même pas rendu compte, il comtemplait la femme qu’il aimait et qu’il avait perdu.
-Lieutenant colonel Mac Kenzie, Sergent artilleur Galindez veuillez approcher.
Les deux marines se mirent au garde à vous face à l’amiral et le salua.
-avant que soit remise les médailles, Monsieur l’ambassadeur Mac Kay voudrait dire quelques mots.
-Merci Amiral. Mesdames et messieurs, si je suis présent dans cette pièce aujourd’hui, c’est grâce au courage de ces deux militaires. Le lieutenant colonel Mac Kenzie et le sergent artilleur Gallindez ont risqué leur vie pour sauver la mienne. Alors que j’allais mourir, le sergent Gallindez a forcé la porte et le colonel Mac Kenzie m’a poussé. Elle a reçu une balle qui m’était destiné…
L’ambassadeur regarda l’assemblée très émue.
-…j’ai un très grand respect pour les forces armées, pour leur courage et leur sacrifice… Nous sommes ici réunis pour honorer deux marines qui ont fait preuve de courage, de persévérance et de professionnalisme, sans se soucier de leur propre vie…
L’ambassadeur se rapprocha des deux militaires toujours au garde à vous.
-…C’est pourquoi j’ai le grand honneur de vous décerner au nom du Président des Etats-Unis Lieutenant colonel Mac Kenzie la Blue star pour service rendue.
Il accrocha la médaille sur le revers de la veste de Mac. Elle le salua. Il lui serra la main en lui glissant en murmurant. « Merci, colonel ».
Les mêmes mots furent prononcés. Il agraffa une autre médaille sur le revers de celui de Victor Gallindez qui le salua à son tour.
Toute l’assemblée était au garde à vous lors de la remise de médailles.
Tous vinrent féliciter les décorés. Harm se rapprocha à son tour des deux militaires. Il avait atendu quelques minutes dans un coin. Il serra la main de Victor en le félicitant. Il tourna la tête et se retrouva face à Mac
-Félicitation colonel et bon retour au Jag.
Il avait employé le grade de Mac sans s’en rendre compte. Et le regard que lui lança Mac lui fit très rapidemnet comprendre son erreur.
-merci capitaine.
Ils étaient entourés de beaucoup de monde. Ils se regardaient dans les yeux sans pouvoir se quitter du regard. Aucun des deux ne pouvait dire quoique ce soit. Ce fut l’amiral qui mit fin à cet étrange «entretien ».
-félicitation colonel
-merci monsieur.
-capitaine, je voudrais vous voir dans mon bureau tout de suite.
-à vos ordres, amiral.
L’amiral entraina un peu à l’écart Mac
-Mac, je veux que vous rentriez chez vous vous reposer.
-je vais très bien monsieur, je vous assure.
-c’est un ordre, colonel. Je vous attends demain dans mon bureau à 10h.
-merci, monsieur.
Elle quitta la pièce lentement. Chacun avait repris son service. Elle se dirigea vers son bureau, s’y assis quelques instants. Elle quitta le Jag quinze minutes plus tard. Elle savait à ce moment précis ce qu’elle allait faire de sa vie. Elle était légère.
Mardi 12 novembre 2001
00h25 GMT.
APPARTEMENT DE MAC
GERGEOTOWN, WASHINGTON DC
Mac se trouvait dans sa cuisine en train de se préparer une tasse de thé. Elle portait un jean’s serré et une chemise blanche. Ses manches étaient repliés jusqu’au niveau de ses coudes. Sa chemise était ouverte donnant sur un tee shirt moulant. Ses cheveux étaient encore humides, elle n’était sortie de sa longue douche chaude que trente minutes plus tôt.
Dès son retour du Jag, elle avait téléphoné à Chloé pour la rassurer. Elle n’avait pas encore eu le temps de la prévenir de son retour aux Etats Unis. Elles discutèrent de tout et de rien pendant plus d’une heure.
Elle se remémorra sa discussion avec la jeune fille, de ses fous rires et se dirigea vers son salon. Elle posa le plateau sur sa table basse et s’apprétait à s’asseoir sur son canapé lorsqu’on frappa à sa porte.
Elle était un peu fatiguée, la reprise avait été plus dure qu’elle ne l’aurait pensé. Elle se dirigea lentement vers la porte et l’ouvrit
-bonsoir, vous êtes en avance.
Elle se décala pour laisser passer son visiteur qui entra dans l’appartemnt. Il le connaissait si bien, ils avaient si souvent planché sur des dossiers, si souvent discuté. Malgré tout, il était un peu hésitant.
Le capitaine de frégate Harmon Rabb Junior était en civil. Il n’y croyait plus. Il avait trouvé un message de Mac sur son bureau lui demandant de venir ce soir à 20h. il avait plus d’une demi-heure d’avance, il n’avait pas résisté. Il avait si hâte de la voir. Il attendait depuis plus d’un quart d’heure dans sa voiture.
-vous désirez un thé, Harm.
-avec plaisir.
Elle se dirigea vers sa cuisine, l’eau était encore chaude. Pendant ce temps, Harm avait enlevé son blouson et s’était assis sur le canapé. A peine assis, il se releva à l’entrée de Mac qui tenait un mug fumant de thé.
-je vois que vous avez eu mon message, Harm.
-oui, je voulais vous voir lorsque je suis sortie de chez l’amiral, mais vous étiez déjà partie.
-oui, l’amiral m’avait donné l’ordre de rentrer chez moi, répondit-elle avec un léger sourire.
-vous allez l’air fatigué, Mac. Peut-être que je devrai revenir un autre jour.
Il espérait de tout son être qu’elle n’acquiesse pas à sa demande, il avait tant attendu. Il était mal à l’aise. Un long silence s’installa entre les deux militaires qui savouraient leur thé.
-non, Harm, ça va aller et il est temps que nous ayons cette discussion…
Harm tenait son mug de thé dans les deux mains, ses avants bras étaient posés sur ses genoux. Il poussa un ouf de soulagement en entendant les propos de Mac mais il avait un peu peur de la suite.
« non, il ne faut pas reculer maintenant sinon tu la perdras pour toujours. » pensa-t-il.
Sarah pris une grande inspiration. Le moment de vérité était arrivé. Plus rien ne pourrait les empêcher de régler une situation qui perdurait depuis beaucoup trop longtemps. Durant son second séjour à l’hôpital elle avait eu le temps de réfléchir. Tous ces non-dits, ces regards langoureux… C’est dans un souffle qu ‘elle commença :
-Harm, je vous demanderai de ne pas m’interrompre, s’il vous plaît…
Harm l’a regarda dans les yeux, il allait dire quelque chose mais se ravisa. Mac jouait avec sa tasse.
-Harm, lorsque vous êtes passer me voir la dernière fois je vous en voulais…La veille de mon mariage, lorsque j’ai appris que vous vous étiez crashé avec « Skates », je ne pensais qu’à vous. Je me sentais coupable. Coupable de pas vous avoir dit « bonne chance ». Je vous avais fait une scène que je n’avais pas le droit de vous faire… Je me marriai le lendemain, mais j’ai cru mourir en apprenant votre disparition. Et Mic a compris…, je ne l’ai pas retenu et il est parti…
Harm écoutait attentivement ce que disait Mac. C’était la première fois qu’elle parlait de son mariage et de Mic. Il ne l’en aimait que plus.
-…Et j’ai attendu un signe de votre part, mais rien n’est venu. Au début j’ai mis cela sur le compte de votre convalescence. Puis les semaines sont passées. Je n’en pouvais plus de cette situation. Alors j’ai pris une décision en Tunisie…
Elle lui fit un signe de ne rien dire.
-…Je ne voulais plus revivre cela, j’avais trop souffert et je n’ai trouvé que cette solution pour trouver la paix de l’esprit…
Elle posa sa tasse sur la table basse, le moment le plus dur allait venir, elle allait se livrer corps et âme. Elle posa ses mains sur ses genoux. Elle regardait désormais devant elle, elle ne voulait pas voir son regard. Harm posa à son tour sa tasse et lui pris la main. Un frisson la parcoura tout le corps. Ce simple geste, ce simple contact lui faisait perdre toute son assurance. Elle se leva lentement et se dirigea vers la fenêtre de son appartement, elle regardait la ville étincelant de mille feux, prit une longue inspiration et continua. Harm la suivait du regard, il avait compris qu’il était encore trop tôt et qu’elle devait terminer.
-Harm, lorsque j’ai reçu cette balle, je croyais que j’allais mourir. Je me sentais partir et… je vous ai vu… et je m’en suis sortie. Depuis la semaine dernière j’ai eu tout loisir de réfléchir à ma carrière, à ma vie, à mes choix que j’avais fait et que je devrai faire.
Elle se retourna, elle avait les bras coisés, et des larmes coulaient le long de son visage. Elle regarda droit dans les yeux le marin qui s’était levé en voyant la détresse de la femme qu’il aimait. Il allait la prendre dans ses bras mais elle mis sa main en signe de ne plus avancer.
-Harm, j’ai quitté un homme qui m’aimait le jour de mon mariage pour vous… Je l’ai fait souffrir plus qu’aucun mot ne pourrait le décrire. Et j’ai compris que je l’aimais tout comme je vous aime.
Elle essuyait du dos de la main ses larmes. Elle était émue comme jamais elle ne l’avait été auparavent. Harm se tenait devant elle, les bras le long de son corps. Il n’avait qu’une envie la serrer dans ses bras, lui dire qu’il l’aimait plus que sa vie. Il réalisa à ce moment précis à quel point il l’avait fait souffrir par son silence. Ils avaient traversé tant d’épreuve ces dernieres années. Elle avait partagé avec lui ses souffrances, sa quête de son père disparu. Il avait partagé avec cette femme blessée plus qu’avec toutes les femmes qui avaient partagé sa vie.
C’était la première fois qu’il l’a voyée si émue, si fragile. Il s’avança vers elle et la serra contre lui. Mac ne s’opposa pas à cette étreinte. Elle avait besoin de faire une pause avant de continuer. Elle avait sa tête posé contre le torse de son beau marin, les yeux fermés, les deux mains posés sur sa poitrine. Ils restèrent ainsi de longues minutes. Personne n’aurait pu interférer dans ce moment de plénitude. Les larmes séchèrent doucement, mais Harm ne voulait pas interrompre cet instant si attendu. Il savait intérieurement que Mac n’avait pas terminé mais il avait peur d’entendre la suite. Il avait peur qu’elle ne le quitte pour repartir vers Mic. Et il ne voulait pas l’entendre.
Il ne savait pas depuis combien de temps il serrait Mac, il tourna la tête et murmura à son l’oreille : « Sarah, je vous aime plus que ma vie. Je veux passer le reste de ma vie avec vous. »
Elle ouvrit les yeux et se redressa aux doux mots prononcés par Harmon. Ils étaient si proches, ils se fixèrent droit dans les yeux. Harm s’approcha encore d’elle, passa sa main sur son visage, et effleura ses lèvres d’un tendre baiser. Si doux, il recula un instant attendant le réaction de Mac. Il l’embrassa à nouveau plus passionnément, il l’entoura de ses bras musclés, l’approchant de lui encore plus près. Elle se joignit à lui, elle perdait tous ses repères dans ses bras. Elle mit ses bras autour de son cou et répondit fougueusement à son baiser. Il n’y avait plus de capitaine, ni de colonel. Plus de Harm ou de Mac. Il n’y avait plus qu’un homme et une femme qui savouraient ce moment si attendu.
Harm passait ses mains dans le dos de Mac qui la faisait frémir à chaque nouvelles caresses. Il la désirait plus que tout. Il la sentait tout contre son corps, tout contre son cœur. Il l’avait et rien n’aurait pu la lui enlever.
Ils n’avaient plus la notion du temps, ils ne surent pas comment ils avaient attéri dans le lit de Mac. Des vétements étaient éparpillés sur le sol.
Lorsque Sarah se réveilla, il devait être trois heures du matin. Elle avait la tête sur le torse de Harm, ses bras l’entourant. Harm dormait à point fermé. Elle avait vécu une nuit de rêve. Elle ne l’oublirait jamais, ces mots échangés, ces étreintes…
Elle enleva le bras de Harm qui l’entourait, et se leva le plus discrétement possible. Elle enfila un peignoir et se dirigea vers la cuisine. Elle avait besoin de réfléchir, elle n’avait pas prévu cela. Tout au contraire.
Assise à la table de la cuisine, elle sirotait un thé, mais elle avait froid. Les bras de Harm lui manquaient. Elle était perdue dans ses pensées, elle avait tout planifié mais tout était parti de travers.
Soudainement un léger baiser dans le cou la sortit de ses réves, Harm se penchait vers elle.
-quelque chose ne va pas Mac ?
-non, tout va bien répondit –elle avec un léger sourire.
Sa réponse n’avait pas convaincu le marin. Vetu de son pantalon, torse nu, il s’assit face à elle, l’air sérieux
-parles-moi Sarah, je t’en pris.
-Harm, je n’avais pas prévu cela
-moi non plus. Répondit-il triste. Je ne regrettes rien Sarah, je t’aimes , je veux que tu le saches.
Elle regarda sa tasse de thé, sans oser le regarder. Il tendit sa main et la posa sur la sienne.
-dis-moi quelque chose
Elle ne savait pas où commencer, elle le fixa.
-lorsque tu es parti la dernière fois, lorsque tu m’as dit que tu m’aimais… j’avais tellement attendu ce moment que… J’étais si émue…
-pourquoi ne pas m’avoir appelé alors.
Il avait toujours sa main sur celle de Mac. Leurs regards ne se quittaient plus.
-je n’ai pas pu… je me trouvais à l’hopital.
Harm se leva et se mis à genoux à côté de la femme qu’il aimait. Ils lui tenaient les deux mains et attendait la suite.
-ma blessure s’était réouverte mais maintenant je vais bien je t ‘assure. Il y a une chose que je dois te dire. Je voulais le faire hier mais j’ai été interrompu, dit-elle avec un sourire radieux. Elle posa une main sur le visage de son amant et se leva. Elle lui tournait le dos. Harm se releva.
-…j’ai l’intention dès ce matin de demander ma mutation à l’amiral…
Harm s’approcha d’elle et la força à le regarder dans les yeux. Harm avait peur.
-tu n’en as pas l’intention, sarah pas après cette nuit.
-tu ne diras peut-être pas la même chose lorsque tu sauras.
-quoi !
Elle avait du mal à parler, elle savait que tout dépendrait de la réaction de Harm.
-Harm, lorsque j’ai été blessée en Tunisie, j’ai appris que …
Ses yeux étaient noyés de larmes mais il était trop tard pour reculer
-… j’étais enceinte.
Harm était suffoqué, il n’en croyait pas ses yeux ni ses oreilles. Il vascilla et du se retenir à la table pour ne pas tomber
-tu étais enceinte de … Mic.
-oui répondit-elle dans un souffle.
Elle le voyait dans ses yeux, elle l’avait perdu. Elle ne pouvait lui cacher cela, elle ne voulait pas d’une relation qui commence par le mensonge.
Harm ne savait plus quoi faire, la femme qu’il aimait avait été enceinte d’un autre homme.
-pourquoi tu ne me l’as pas dit, pourquoi ! ! !, il criait presque. Il avait besoin de réfléchir.
Sarah avait les mains sur son visage pour ne plus voir celui de Harm. Elle se retourna brusquement pour laisser les larmes coulaient. Elle resta ainsi cinq minutes et entendit le bruit tant redouté la porte. Elle l’avait perdu pour toujours. Elle pleura le reste de la nuit.