Gram- oh excuse moi, mais je n’ai pas l’habitude de recevoir du monde à cette heure-ci et encore moins mon petit fils.
Harm- je sais j’aurais dû t’avertir mais je me suis décidé à la dernière minute. Tu ne m’en veux pas, je te dérange peut être ?
Gram- non, pas du tout que vas tu chercher là.
Harm- je ne sais pas moi. Peut être que tu caches un homme dans ton placard.
Harm se mit à rigoler devant la mine défaite de sa grand-mère.
Gram- comment oses tu, Harmon Rabb jr.
Elle lui donna une tape sur les fesses et le laissa entrer.
Gram- alors que me vaut cette visite inattendue ?
Harm- et bien pour tout te dire, il fallait que je change d’air pendant le week end et je suis venu en même temps récupérer « Sarah ». Je vais monter mettre mes affaires dans la chambre, si...
Gram- non, s’écria t elle.
Harm se retourna vers elle et fut surpris d’une telle agressivité venant de sa grand- mère.
Harm- que ce passe t il Gram ?
Gram- en faite j’ai un invité. Elle doit être entrain de dormir en ce moment.
Harm fut étonné que l’invitée de sa grand-mère dorme déjà.
Gram- c’est Angel. La semaine dernière elle a appris une mauvaise nouvelle et je l’ai invitée ici. Elle doit partir justement demain alors tu pourras récupérer la chambre.
Harm- il n’y a aucun problème Gram. Je pourrais faire sa connaissance demain comme ça. Depuis le temps que tu veux me la présenter, et j’ai quelque chose à lui rendre.
Gram- ok, je vais te chercher des draps et te préparer le canapé ensuite je vais me coucher car nous avons eu une dure journée aujourd’hui.
Harm- ne te dérange pas. Donne moi juste les draps et je me débrouille pour le reste.
Gram- tiens les voilà. Bonne nuit mon chéri.
Harm- bonne nuit Gram.
Mac, qui était toujours enfermée dans la chambre entendit des pas qui s’arrêtèrent devant la porte.
Gram- Mac, c’est moi chuchota t elle.
Mac ouvrit la porte pour la laisser entrer et referma aussitôt.
Mac- alors que lui avez vous dit.
Gram- j’ai dit que mon invitée s’appelait Angel et que vous partiez demain. Mais le problème c’est qu’il veut que je vous présente avant que vous partiez.
Mac- je n’ai qu’as m’en aller ce soir quand il sera endormi.
Gram- il est hors de question que je vous laisse partir au milieu de la nuit. Nous aviserons demain matin. Pourquoi ne pas lui dire maintenant ?
Mac- non, non « complètement paniquer » je ne suis pas prête.
Gram- calmez vous Mac, je vous ai promis que je ne lui dirais rien, mais je pense que s’il l’apprenait avant votre témoignage ca serait mieux.
Mac- vous allez peut être penser que j’agis en lâche et c’est sûrement le cas, mais je n’en ai pas le courage, pas maintenant.
Gram- écoutez, la nuit porte conseille, alors reposez-vous et nous verrons demain comment s’en sortir.
Mac eut beaucoup de mal à trouver le sommeil et voulu aller se rafraîchir.
Sans allumer la lumière elle longea le couloir et se heurta à quelqu’un.
Harm- décidément, nous n’avons pas encore était présentés que cela fait deux fois que vous me tombez dans les bras.
Tremblante des pieds à la tête, elle essaya de reprendre ses esprits mais cette proximité mettait ses sens à l’épreuve. D’un ton qu’elle aurait voulu plus sûr d’elle.
Mac- ne présumer pas trop de vos ailes, pilote.
A cette réplique elle sentit les mains de Harm se resserrait sur elle, tellement fort qu’un petit gémissement sortit de sa bouche. « Pour éviter qu’elle ne tombe Harm l’avait rattrapé par le bras et avait l’autre main sur une de ses hanches. » en entendant celle-ci se plaindre il relâcha son emprise.
Harm- excusez-moi, si je vous ai fait mal, ce n’était pas mon intention.
Il plongea la main dans la poche de son jean.
Harm- tenez je crois que ceci est à vous.
Il lui pris une de ses mains dans la sienne et de l’autre y déposa le bracelet, et replaça ses mains sur les hanches de la jeune femme.
Mac- merci, je l’ai cherché partout. C’est un objet auquel je tiens beaucoup. Mon meilleur ami me l’a offert.
Toujours plongé dans le noir, Harm ne pouvait pas distinguer le visage de la jeune femme qu’il tenait dans ses bras. Mais il sentait son corps chaud sur le sien et un profond désir le traversa. « Reprend toi mon vieux tu ne la connais même pas et pourtant tu serais capable d’assouvir un désir enfouit trop longtemps en toi. Et pourquoi pas après tout, que pour le sexe se dit il. Elle avait un très joli corps de ce qu’il avait vu l’autre jour et ca serait juste pour une nuit sans rien demander ni attendre en retour.
Harm- vous avez l’air dans connaîre un rayon sur les ailes dorées mademoiselle.
Il la tenait toujours proche de lui. Mac sentait son souffle près d’elle, son parfum l’enivrait. Pourquoi pas ? Se dit elle. Juste cette nuit, se laissait aller, goûter la moindre parcelle de son corps. Mac était certaine que cela serait sûrement la première et la dernière fois que ça se produirait si cela se produit.
Se collant à lui, elle lui murmura à son oreille.
Mac- il y a longtemps j’ai eu un bon partenaire. Nous ne devrions pas rester dans le couloir, je ne pense pas que Gram apprécierait.
Il aimait ça, les filles qui prenaient les choses en main. Mais Harm avait encore quelques scrupules à agir ainsi, et Mac le sentit et lui prit la main pour l’attirer vers la chambre. C’était la pleine lune cette nuit mais grâce aux épais rideaux de la chambre ils ne pouvaient pas se voir, juste distinguer le corps de chacun. Elle ferma la porte de la chambre et ils restèrent un petit moment sans rien dire. Puis Harm fit le premier pas et il posa ses mains de chaque côté de son visage sur la porte et se pencha sur elle. Mac avait le souffle de plus en plus court et se retrouva bloquée entre la porte de la chambre et un corps en ébullition. « Qu’est ce que je suis entrain de fabriquer se dit elle. »
Harm- vous êtes sur de ce que vous voulez, lui murmura t il a l’oreille.
Des frissons parcoururent Mac de la racine des cheveux à la pointe des pieds.
« Ne pas reculer ce dit elle. Pas cette fois. »
Sans répondre elle se hissa sur la pointe des pieds et l’embrassa. Harm fut tout d’abord surpris quelques secondes puis répondit à son baiser. Celui-ci se fit avec douceur au début puis de plus en plus pressant. Mac jouait avec sa langue sur les lèvres de Harm. Celui-ci ouvrit la bouche et Mac n’attendant pas plus longtemps, goutta la langue de Harm. Mac avait posé ses mains sur son torse et les fit glisser tout en le caressant sous son tee-shirt. Il n’en pouvait plus ! Comment une étrangère pouvait il le rendre aussi fou. Ils séparèrent leur bouche le temps de reprendre leur souffle.
Front contre front.
Harm- comment faites vous cela ?
Mac- quoi donc ?
Harm- me mettre au supplice alors que je ne vous connais même pas, je n’ai pas encore eu le plaisir de voir votre visage. Elle sentit qu’il déplaçait sa main vers l’interrupteur.
Mac- non, laissez éteint.
Elle lui attrapa sa main et la déposa sur un de ses seins.
Mac- occupez-vous plutôt de ça. Lui dit elle dans un gémissement de plaisir lorsqu’elle sentit celle ci se refermer sur la rondeur de son sien.
Harm- hum, je vois qu’on aime bien prendre les choses en main. Lui dit-il tout en continuant à la caresser.
Il plaqua son corps contre le sien, lui écarta à l’aide de sa jambe, les siennes pour mieux coller sa virilité sur son ventre. L’autre main de Harm lui caressait la cuisse et remontait avec une infinie douceur le fin tissu. Il lâcha son sein et lui enleva sa nuisette qu’il balança à l’autre bout de la pièce. Mac fit de même avec son tee-shirt. Et à partir de là tout bascula. Leurs mains, leurs langues couraient partout sur leur corps, chaque parcelle était explorée. Mac ouvrit la boucle de son pantalon, ainsi que les boutons de son jean, attrapa son boxer et d’un coup sec fit descendre le tout en bas de ses chevilles. Ils en avaient tellement envie tous les deux. Harm fit de même avec sa culotte. Il lui prit une jambe, la plaça sur sa hanche et la pénétra sans aucun ménagement. Il lui arracha un cri de surprise et s’arrêta tout à coup pensant lui avoir fait mal.
Harm- est ce que ça va, je suis désolé si je vous ai fait mal ?
Mac- continue, j’ai été surprise c’est tout.
Et elle referma son autre jambe sur sa hanche pour le sentir encore plus s’enfoncer en elle. Lentement il commença son va et vient entre ses cuisses. Un mélange de petit cri et de gémissement se faisait entendre. La danse se faisait de plus en plus vite et de plus en plus forte et intense jusqu’à ce qu’un cri rauque dans le cou de chacun n’explose. Ils avaient atteint ensemble le plus fabuleux des orgasmes.
Ils restèrent quelques minutes enlacés, le temps de reprendre une respiration normale.
Harm voulu se retirer.
Mac- reste encore un instant, s’il te plait.
Ils s’embrassèrent avec passion avant que celui ci ne se retire.
Mac fut la première à parler.
Mac- se fut wouah... j’ai beaucoup aimé et vous ?
Harm fut surpris devant autant de franchise et d’audace. « Remarque cela ne devrait pas me surprendre vu ce que l’on vient de faire, se dit il. »
Harm- c’est vrai c’était wouah, comme vous dites.
Un silence pesant s’installa entre eux et au bout de quelques minutes Harm interrompu ce silence.
Harm- je crois que je devrais redescendre.
Mac- oui, c’est peut être mieux ainsi. Je ne veux pas devoir expliquer à Gram ce que vous faisiez dans ma chambre.
Harm- moi non, plus.
Mac- on se dégonfle, lui avait elle lancé.
Il enfila son boxer et se rapprocha d’elle.
Près de son oreille il lui murmura.
Harm- vous me provoquez.
Mac- je n’oserais pas. On ne se connaît même pas. « Elle rigola »
Et dans un dernier moment de lucidité.
Harm- il vaut mieux que j’y aille. Vous devriez allumer maintenant pour que je puisse récupérer mes affaires.
Mac- non, s’écria t elle.
Harm fronça les sourcils.
Mac- je préfère que l’on se voie demain.
Harm- ok, mais je ne sais pas où vous avez balancé mon tee-shirt.
Mac- je l’ai, tenez.
Ils se rhabillèrent tous les deux et Harm ouvrit la porte de la chambre.
Harm- à demain, alors. Faites de beaux rêves.
Il allait refermer la porte quand Mac l’interpella.
Mac- attendez.
Harm- qui y a t il ?
Elle s’approcha de lui, posa une main sur sa joue et la lui caressa. Elle voulait le sentir et le touchait une dernière fois. Elle s’approcha plus près et l’embrassa si avidement que le désir refit son apparition. Mais cette fois-ci, ça n’irait pas plus loin se dit elle, car elle devait s’en aller ce soir. Elle quitta sa bouche et murmura à son oreille.
Mac- merci, merci pour tout. Je n’oublierais pas.
Étonné, il se demanda pourquoi lui disait elle merci.
Harm- pourquoi, merci.
Mac- cela faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi femme et désirée.
Bonne nuit Harm.
Harm- bonne nuit, Angel.
Et il ferma la porte.
Mac fut tirée de sa rêverie par le dernier mot que prononça Harm. Et des larmes inondèrent son visage. « Comment as tu pu être aussi stupide. Il ne te faisait pas l’amour à toi mais à Angel, une inconnue. »
La jouissance fit place à la colère. La colère n’était pas dirigée vers Harm, mais vers elle.
Elle sécha ses larmes, regroupa toutes ses affaires et attendu deux heures dans son lit, laissant le temps à Harm de s’endormir pour pouvoir partir.
Elle écrivit deux petits mots. Un pour Gram en la remerciant pour tout ce qu’elle avait fait pour elle, pour son soutient et sa confiance et s’excusa d’être partie comme une voleuse. Et l’autre pour Harm en lui disant qu’elle avait passé la plus merveilleuse des nuits, qu’elle n’oublierait jamais ses ailes dorées et lui demanda de lui pardonner sa fuite. « Faites attention à vous pilote. » fut les derniers mots qu’elle écrivit.
Elle passa le premier mot sous la porte de Gram et posa le second dans le sac de Harm qui se trouvait au pied des escaliers et sortit sans bruit.
Au petit matin Gram trouva le petit bout de papier et se dirigea vers la chambre de la jeune femme qui ne se trouvait plus là comme le mot l’indiquait. Elle avait su dès l’instant où Harm était apparu qu’elle ne resterait pas. Elle comprenait très bien ses craintes et sa fuite mais ne l’approuvait pas.
Vers 9 heures du matin Harm se réveilla. Il était bien. Il repensa à la nuit qu’il avait passée et sourit. C’était la première fois qu’une chose pareille lui arrivait. Il avait fait l’amour avec une inconnue, et pourtant ce n’est pas ce qu’il ressentait. Il avait eu l’impression de reconnaître ce corps. Il secoua sa tête comme pour remettre ses idées en place et enfila son jean. Il avait hâte de voir à quoi ressembler l’amour d’un soir. Il se dirigea vers la cuisine d’où provenait une bonne odeur de café.
Harm- bonjour Gram. « Il lui déposa un bisou sur la joue » bien dormie ?
Gram- très bien et toi ?
Harm- comme un bébé. Et ton invitée n’est pas encore réveillée ?
Gram- elle est déjà partie.
Harm se releva d’un bon.
Harm- comment ça déjà partie ? Elle t’a expliquée pourquoi ?
Gram ne comprenait pas du tout la colère qui grandissait dans les yeux de Harm.
Gram- je ne l’ai même pas vu ce matin. Elle m’a juste laissée un mot me remerciant de mon hospitalité.
Harm ne pouvait pas y croire, mais en y réfléchissant bien « ah quoi t’attendais-tu ? Tout était clair dès le départ, ni paroles, ni promesses, juste une nuit. Pourquoi était-il tellement déçu alors ? »
Harm- je vais prendre ma douche et ensuite préparer « Sarah » pour demain.
Gram- très bien. Ah en fait, pendant que ma... qu’Angel était là, elle m’a demandé si elle pouvait finir la peinture de ton avion, et je lui ai dit oui.
Harm- quoi ? Tu l’as laissé toucher à « Sarah » sans même m’en informer.
Gram- et Harm calme toi. Elle a juste fini ton travail, et avant de te mettre plus en colère tu devrais voir le travail qu’elle a fait, je pense que tu seras surpris.
Harm se radoucit.
Harm- excuse moi. C’est juste que je n’aime pas quand des étrangers touchent à mon bébé.
Gram- Ce n’est rien. Aller finis ton café, va te changer et va voir l’amour de ta vie.
Harm entoura sa grand-mère par la taille et la souleva dans ses bras.
Harm- tu sais très bien que c’est toi l’amour de ma vie.
Gram- ouais, c’est ça, aller va.
Harm pris son sac et le déposa sur le lit dans la chambre où la belle inconnue avait passée toute une semaine. En entrant dans celle-ci, le souvenir de la nuit dernière le submergea et le désir se fit sentir. Il se leva, il fallait absolument qu’il prenne une douche froide. En sortant il vérifia que sa grand mère n’était pas dans les parages. Quand il eut fini, il rejoignit sa chambre avec pour seul vêtement une serviette autour de la taille.
Il s’apprêtait à sortir ses habits quand il aperçut le petit bout de papier et le lut.
En voyant son avion il resta bouche bée. Gram avait raison, elle avait fait du bon travail. Et c’est à ce moment là que la phrase ressurgit de sa mémoire.
« Faites attention à vous pilote » Pilote, ce mot le hantait. Seul Mac l’appelait ainsi. Serais-ce possible. « Nom de dieu Rabb, elle est morte, Mac... Sarah est morte. Il faut que tu te fasses une raison. » Il relégua cette idée au plus profond de lui et commença les vérifications de son stearman.
Deux semaines s’étaient passées depuis que Harm était venu rendre visite à gram.
Webb l’avait appelé lui disant que le procès était retardé car le juge avait eu un accident de voiture, qu’il était désolé que tout ceci soit aussi long.
Une semaine après, s’était le tour d’un juré. « Quand est ce que cela va t-il donc s’arrêter ? Se demanda t elle. »
Elle était repartie chez Gram une semaine après le départ de harm. Elle se sentait bien là-bas, mais ces derniers temps elle avait beaucoup de nausées, et Gram lui avait conseillée d’aller voir un médecin.
Gram- vous devriez laisser mon médecin vous examinez. Il faut que vous soyez en forme pour le procès sinon vous ne leur serez d’aucune utilité.
Mac- vous avez sans doute raison.
Mac se laissa convaincre. De toute manière elle savait que de lutter avec une Rabb était peine perdue. Le médecin arriva dans l’après midi et l’examina.
Doc- a priori il n’y a rien de grave, je vais quand même vous faire une prise de sang, pour en être sûr. J’aurais les résultats en début d’après midi et s’il y a quoi que ce soit je vous appelle.
Mac- merci, docteur.
Le lendemain le verdict tomba.
Doc- mademoiselle, j’ai une excellente nouvelle à vous annoncer : vous êtes enceinte.
L’information arriva à son cerveau encore plus violement que si elle avait reçu plusieurs coups de poings.
Mac- de combien de temps ?
Doc- trois semaines environ par rapport aux renseignements que vous m’avez fourni. Félicitation aux parents. Au revoir.
Mac dût s’asseoir après la nouvelle. Gram l’avait vu blêmir d’un seul coup et se demanda ce que le médecin avait bien pu lui dire.
Gram- Mac qu’est ce qui ne va pas ? Le médecin a trouvé quelques choses de grave ?
Mac- oh Gram, dit elle entre deux sanglots. Comment vais je faire ?
Gram- dites-moi ce qu’il y a.
Mac- je suis enceinte.
Gram resta stupéfaite. Avait-elle quelqu’un dans sa vie ? Pourquoi elle ne lui en avait pas parlé dans ce cas ?
Gram- pourquoi m’avoir cacher que vous fréquentiez quelqu’un ?
Mac- parce que je ne fréquente personne. Oh Gram, aidez-moi.
Gram- qui est le père, Mac.
Mac- c’est, c’est oh Gram ne m’en veuillez pas. J’ai tant besoin de votre aide.
Gram- pourquoi vous en voudrais-je ? Je ne vais pas vous laisser Mac, quoi que vous ayez fait. Je suis votre amie, vous pouvez tout me dire.
Mac- c’est Harm.
Gram resta effarée devant l’aveu de Mac.
Gram- ça s’est passer la nuit où Harm a débarqué à l’improviste n’est ce pas ?
Mac- oui.
Gram- et comment avez vous fait pour ne pas qu’il sache que vous étiez vous et non Angel ?
Mac- il y avait juste les rayons de la pleine lune qui passait à travers les rideaux. Gram je suis désolée de vous décevoir. Mais ce soir-là j’avais du mal à trouver le sommeil et je suis sortie de la chambre pour aller me rafraîchir dans la salle de bain et j’ai heurté Harm dans le couloir. Et une chose en amenant une autre nous avons fait l’amour. Je n’avais rien prémédité, je vous le jure, mais je voulais l’avoir pour moi rien qu’un petit moment, car je sais qu’après le procès, il ne me pardonnera pas ce mensonge.
Gram- vous avez si peu confiance en lui.
Mac- oh non Gram, je remettrais ma vie entre ses mains sans aucune hésitation, mais en ce qui concerne ses sentiments, ça c’est une autre affaire.
Gram- écoutez Mac, je ne juge pas ce que vous avez fait tous les deux mais je voudrais savoir ce que vous allez faire maintenant.
Mac- que voulez vous dire ?
Gram- est ce que vous comptez le garder ou bien...
Mac- il n’est pas question que j’avorte si c’est ça votre question. Il faut que je vous dise une chose. Voilà, il y a quelques temps j’ai subi une opération. Seul Harm est au courant, et le médecin m’a affirmé qu’il n’y avait qu’un faible pourcentage pour que je puisse un jour tomber enceinte. C’est pour cela que je n’ai pas pensée à me protéger car pour moi 4 % voulait dire aucune chance.
Gram- c’est sans compter la détermination des Rabb.
Et elle lui sourit.
Gram- promettez juste une chose Mac.
Mac- laquelle ?
Gram- quand tout ceci sera fini vous lui parlerez et lui direz pour l’enfant. Que vous ne prendrez pas la fuite.
Mac- je vous en fais le serment.
Elles restèrent dans les bras l’une de l’autre pendant un bon moment.
Gram- je vais être arrière grand mère. Vous vous rendez compte.
Et elles se sourirent, finalement heureuses de cette nouvelle.
Falls Church
Bureau du Jag
Le 13/ 02/2004
Harm- ce procès va nous rendre tous fous, s’il ne se termine pas très vite.
AJ- vous avez raison, Harm, mais ce n’est pas de notre ressort.
Harm- je sais. J’aimerais tellement voir ce fumier enfermer derrière des barreaux. Et qu’on passe à autre chose.
AJ- vous avez raison il est temps que tout cela s’arrête. Demain il faut faire venir notre témoin mystérieux à la barre.
Harm- il vous faut contacter Webb pour ça.
AJ prit le téléphone et composa le numéro personnel de Webb.
Webb- Webb, j’écoute.
AJ- Webb, c’est l’amiral Chegwidden. C’est le moment de porter le coup final.
Webb- combien de temps ai-je pour la ramener à Washington ?
AJ- en fait j’aurais voulu qu’elle témoigne demain après midi.
Webb- si tôt. Je vais voir ce que je peux faire et je vous rappelle dans l’après midi.
Et il raccrocha.
Harm- elle, c’est une femme notre témoin ?
AJ- apparemment, oui.
Harm- j’espère qu’elle ne craquera pas à la dernière minute.
AJ- Webb fait son possible pour nous l’amener demain sinon il faudra essayer de demander un ajournement.
Une semaine avant.
Prison de leavenworth, le 06/02/2004
Sadik- alors quelles sont les nouvelles ?
Avocat- mauvaise. Je viens d’apprendre que la femme militaire qui a essayée de te piéger n’est pas morte.
Sadik- il faut me la retrouver, sinon elle peut m’envoyer à la chaise électrique cette salope.
Avocat- j’ai déjà mit du monde sur le coup. Mais pour l’instant ca n’a rien donné.
Sadik- tout a été réglé pour notre second ami.
Avocat- oui il manquera à l’appel mardi matin, ce qui nous laissera un peu de temps pour mettre la main sur elle.
Sadik- vous avez intérêt de réussir, car sinon je vous promets que je ne serais pas le seul à quitter cette terre.
L’avocat avait du mal à respirer.
Sadik- est ce que l’accusation connait ce témoin ?
Avocat- ils connaissent son existence mais ils ne savent pas où elle est. Ni si elle va se présenter. Ils l’a cherchent aussi.
Sadik- trouver là avant eux.
Il se leva et partit.
Pennsylvanie le 13/02/2004
Webb- Mike, il faut que je parle à Angel.
Mac- Webb, alors du nouveau ?
Webb- oui, ils veulent vous voir témoigner demain après midi.
Mac- très bien je suis prête. Si vous avez un vol pour Washington. Je peux partir dans quelques heures.
Webb- ok, je fais préparé un jet pour vous.
Mac- c’est trop d’honneur Webb. « Plaisanta t-elle. » Comment allons nous leur annoncer m’a venue ? « Sur un ton sérieux. »
Webb- il faut que je parle avec l’amiral puisque c’est lui qui va prendre votre témoignage. Quand aux autres, on ne leur dira rien, car moins de personne sera que vous êtes vivante jusqu’à votre témoignage mieux cela vaudra.
Mac- et Harm ?
Webb- je verrais comment faire avec l’amiral. Ce qu’il en pense.
Mac- bien faites comme bon vous semble et qu’on en finisse.
Bureau du Jag en fin de soirée.
AJ- alors Webb, pourquoi vouliez vous me voir seul.
Webb- ce que j’ai à vous apprendre est très délicat et vous devriez vous asseoir.
AJ- ne me dite pas que le témoin se rétracte.
Webb- non, pas du tout, cela concerne la mort du colonel Mackenzie.
AJ prit place dans son fauteuil, et regardait Webb avec impatience.
AJ- et bien, parlez et ne prenez pas de traverse.
Webb- le colonel Mackenzie est toujours vivante et c’est elle notre témoin.
La nouvelle eut l’effet d’une bombe. Malgré son sens inné de la maîtrise de soi, AJ ne savait plus s’il devait crier de joie, ou de colère.
AJ- ce que vous me dites, c’est que cela fait deux mois que vous faites passer le colonel Mackenzie pour morte et que c’est notre témoin principal.
Webb- c’est exact.
AJ- pourquoi ne pas m’avoir mit dans la confidence.
Webb- moins de monde étaient au courant, mieux c’était.
AJ- mieux pour qui. Pour vous ou bien pour elle ?
Webb- pour tout le monde. Allons AJ vous savez très bien comment sont ces fanatiques. Ils ne reculent devant rien. S’ils avaient su que Mac était vivante, ils auraient essayés de la liquider comme ils ont fait les autres.
AJ- ça je peux le comprendre, mais pourquoi m’avoir tenu à l’écart.
Webb- parce que vous auriez été aussi en danger. Écouter, Mac est en route pour Washington, et elle arrivera demain matin de bonne heure.
AJ- et comment va t elle ?
Webb- bien dans la mesure du possible. Cette histoire l’a beaucoup affectée, plus que ce qu’elle veut laisser paraître. Alors ne la jugeait pas, car elle n’a pas eu le choix.
AJ- vous me connaissez bien mal Webb.
Webb- ce n’est pas à vous que je pensais mais à tous ses amis et en particulier à Rabb.
AJ- comment comptez vous leur annoncer ?
Webb- en fait nous serons les seuls au courant, jusqu’à son témoignage.
AJ- vous voulez avoir plusieurs morts sur la conscience Webb. Vous, vous rendez compte du choc qu’ils vont avoir.
Webb- je sais, mais pour que la mission soit mener jusqu’au bout, il ne faut rien dévoiler.
AJ- et pour Harm, vous comptez lui faire aussi la surprise au tribunal ?
Webb- je ne sais pas, je voulais en discuter avec vous justement avant de prendre une décision.
AJ- qu’en pense Mac ?
Webb- elle suivra ce qu’on a décidé.
AJ- bien, je vais le lui annoncer demain avant qu’elle n’arrive et il vaut mieux pour vous que vous ne soyez pas dans les parages.
Webb- merci AJ. Je vous assure que s’il y avait eu une autre solution nous l’aurions prise.
Webb sortit et AJ resta longtemps dans son fauteuil à penser comment il allait annoncer ça à Rabb. Mais il était heureux de savoir que son état major était toujours vivant et que demain le cauchemar allait s’arrêter pour tout le monde.
Prison de leavenworth dans l’après midi.
Sadik- alors vous l’avez localisé ?
Avocat- non, pas encore. Mais elle est obligée de rentrer à Washington si elle témoigne et à ce moment là nous agirons en conséquence.
Sadik- bien, le lieu, la manière peu m’importe, tout ce que je veux c’est qu’elle n’arrive pas dans se foutu tribunal.
Aéroport de Washington
Le 14/02/2004
5h30 am
Webb attendait depuis vingt bonnes minutes que Mac apparaisse dans l’aéroport.
Mac- bonjour Webb, heureuse de vous revoir.
Webb sursauta. Il ne l’avait pas vu s’approcher.
Webb- bonjour Mac, le vol s’est bien passé ? J’ai quelque chose pour vous ça ne vous remontera sûrement pas le moral mais... enfin voilà.
Il lui tendit une rose rouge.
Mac- merci Webb, mais je ne comprend pas.
Webb- et, c’est la saint valentin aujourd’hui et comme je sais que vous êtes seule et quand plus la journée risque d’être extrêmement longue et pénible, j’ai pensé que cela vous ferez plaisir.
Mac- je n’ai même pas réalisé que c’était la saint valentin. Ça me touche merci.
Webb- vous voulez sûrement prendre une douche et vous relaxez avant tout ca.
Mac- ce n’est pas de refus.
Webb- bien allons y.
Au nord union station
Appartement de harm
6h am
Harm se réveilla en sursaut, quelqu’un frappait à sa porte.
« Qui peut bien venir à 6 heure du matin, c’est inhumain. Pensa t il. »
Il ouvrit la porte et fut surpris de voir son visiteur.
X- alors c’est comme ça qu’on accueille les gens, en tenue d’Adam.
Harm- je ne suis pas nu j’ai un boxer, et puis d’abord que fais tu ici, à 6 heure du matin Gram.
Gram- je te rends visite.
Harm- vraiment ? Toi tu me caches quelque chose.
Gram- en fait je suis venue assister au procès sur lequel tu travailles.
Harm- pourquoi cette histoire t’intéresse t elle vraiment ?
Gram- et bien pour tout te dire je suis curieuse de voir la fin de ce procès et aussi je viens t’apporter mon soutien car je sais que ce n’est pas facile pour toi.
Harm- ok mais pourquoi maintenant ?
Gram- Harm tu as toujours l’esprit qui marche aussi vite le matin ?
Harm- d’habitude non, mais tu m’intrigues, alors ?
Gram- parce que c’est le bon moment c’est tout. Bon si tu allais t’habiller et offrir un bon café à ta grand-mère.
Harm- bien, mais je n’en ai pas fini avec toi.