Sadik- et bien, je pourrais vous laisser à mes hommes pour qu’il s’amuse un peu avec vous avant de vous tuer, « il lui tournait autour en lui frôlant les épaules, les seins, et se planta devant elle avec un sourire narquois, puis il reprit. » mais je préfère les manières plus douces, dont celle où vous avez le temps de réfléchir à votre vie. Donc je vais vous faire asseoir ici vous attachez sur la chaise et faire sauter le bâtiment. Nous sommes dans une usine donc tout le monde pensera à un accident. Voilà. Est-ce que mon projet vous satisfait-il ? Si vous avez une objection, faite moi en part.
Il s’amusait avec elle. Mais Mac ne laissa rien transparaître de sa peur juste sa haine envers cet homme.
Elle se retrouva seule au milieu de l’usine priant pour que Webb arrive à temps. Cela ne pouvait pas finir comme ca. Elle cherchait un moyen de se libérer, il fallait à tout prit qu’elle arrive à couper ses liens. Il ne lui restait plus beaucoup de temps avant que la bombe n’explose. Son esprit fonctionnait à cent à l’heure. Mais toutes ses pensées se dirigeaient vers un seul homme, un pilote. Plus que dix minutes se disait elle. Elle ferma les yeux résignés à ce que tout prenne fin ici en se remémorant toutes ses années passées et s’avouant qu’elle avait pu enfin trouver au JAG une famille à elle.
Prête à mourir, elle n’entendit pas Webb qui courait vers elle.
Webb- Sarah, Sarah, est-ce que tout va bien ? Mac ouvrit les yeux et remercia le ciel.
Mac- dépêchez-vous Webb ! Tout va sauter d’un moment à l’autre. J’ai failli vous attendre lui dit elle.
Webb- j’arrive toujours au moment ou l’on m’attend le moins. « Tout en souriant. »
Une fois détachée, ils se mirent à courir vers l’arrière du bâtiment en priant pour que la porte ne soit pas fermée car ils n’avaient plus le temps de passer par devant. Ils eurent juste le temps de franchir celle-ci qu’un bruit assourdissant se fit entendre.
Ils furent projetés 200 mètres plus loin à cause du souffle de l’explosion.
Mac- Webb est ce que ca va ?
Webb- oui et vous ?
Mac- très bien. Qu’est ce qui vous a retenu aussi longtemps ?
Webb- le signal qu’émettait votre voiture a été coupé, quelques instants.
Mac- bon foutons le camp d’ici. Que se passe t il maintenant ?
Webb- et bien il faut que je contacte mes supérieur pour savoir s’ils ont pu attraper Sadik et nous verrons à ce moment là.
Webb décrocha son téléphone pendant qu’ils se dirigeaient à la voiture.
Webb- Webb, j’écoute.
X- nous avons eu Sadik, mais il y a un problème.
Webb- lequel ?
X- il a eu le temps de détruire la plupart des preuves.
Webb- ce n’est pas possible. Cria t il.
X- un de ses complices est prêt à témoigner mais il nous faudra le témoignage du colonel également.
Webb- je ne pense pas qu’il y est un problème avec ça.
X- en fait, le problème est que Sadik à beaucoup d’amis et la sécurité du colonel est en danger si Sadik apprend qu’elle témoignera au procès, ainsi que toutes les personnes proches d’elle.
Webb- je vois. Et que proposez vous ?
X- la laisser pour morte dans cette explosion. Jusqu’à son témoignage.
Webb- elle n’acceptera jamais, vous le savez bien.
X- à vous de la convaincre. Vous trouverez les mots qu’il faut. Je vous rappelle pour vous donnez la procédure à suivre en attendant vous restez où vous êtes.
Webb- très bien. Et il raccrocha.
Mac avait suivit le monologue de Webb et à voir sa tête ce qu’allait lui annoncer Webb n’allait sûrement pas lui plaire. Mais apparemment il n’avait pas le choix lui non plus.
Mac- alors que vous a t on appris ?
Webb- des bonnes et des mauvaises nouvelles. Lesquelles préférez-vous en premier ?
Mac- commencez par les bonnes.
Webb- bien, ils ont attrapés Sadik et ses complices et l’un d’entre eux est prêt à témoigner.
Mac- et les mauvaises.
Webb- Sadik a eu le temps de tout détruire et il leur faut votre témoignage en plus du complice.
Mac- je ne vois pas où est le problème.
Webb- ils ont peur pour votre sécurité et surtout celle de vos proches quand Sadik apprendra que vous allez témoigner.
Mac- et que veulent-ils faire ? Me faire disparaître peut être, dit elle avec un petit sourire enjoué.
Mais quand elle vit que Webb ne rigolait pas, une angoisse apparue au creux de son ventre.
Webb- je suis désolé Mac. Ils veulent faire croire à Sadik que vous êtes morte jusqu’au procès.
Mac- mais le procès n’aura lieu que dans plusieurs mois, ou l’année prochaine. Vous vous rendez compte de ce que vous me demandez ? Tout le monde va croire que je suis morte ! Harm dit elle dans un murmure.
Webb- je sais que ca ne va pas être facile, mais si Sadik apprend que vous allez témoigner, il n’hésitera pas à s’en prendre à Chloé, votre oncle, vos amis et même Harm.
Mac dût s’asseoir sous le choc, ses jambes n’arrivant plus à la soutenir. Prenant place sur le siège de la voiture, elle mit sa tête entre ses mains et commença à pleurer. Webb ne savait plus quoi faire, ni quoi dire. De toute manière rien ne pourrait adoucir la douleur que son amie ressentait à ce moment là. Il lui fallait un peu de temps pour assimiler toutes les informations.
Mac se ressaisit et demanda.
Mac- comment allez vous faire ?
Webb- il faut qu’on patiente ici le temps qu’ils mettent tout en place. Je suis sincèrement désolé sarah. J’étais contre tout ça. Après tout ce qui s’est passé au Paraguay, je ne pensais pas que vous alliez accepter. Vous avez beaucoup de courage et je vous admire pour ça.
Mac- merci Webb, mais ils vont tellement souffrir. Oh mon dieu ! Comment en suis-je arrivée là ?
Et le téléphone sonna.
Tout avait été organisé en un temps record. Mac devait rentrer aux USA par le prochain vol avec une nouvelle identité et une nouvelle vie pour une période indéterminée.
Aéroport le lendemain.
Hôtesse- bon retour chez vous Mlle Angel Maccoye. Voici vos billets, un pour Washington et un pour la Pennsylvanie. Je connais la Pennsylvanie c’est très joli.
Angel- c’est vrai, merci.
Domicile de l’amiral Chegwidden
MCCLEAN en virginie.
Le 27/12/2003
Il se faisait tard et tous les invités étaient pratiquement partis.
Sturgis- ça va vieux ?
Harm- si je te dis que oui tu me croiras ?
Sturgis- non. Est ce que tu veux en parler, ca te ferais du bien.
Harm- je te remercie « sourire timide » mais pas maintenant, ok.
Sturgis- ok, tu peux m’appeler quand tu veux, à n’importe quel heure du jour ou de la nuit.
Harm- merci, je crois que nous allons y aller.
Il se retourna et appela Mattie pour partir. A ce moment là, Chloé qui l’avait entendu se jeta dans ses bras. Harm la serra dans ses bras avec une infinie douceur.
Harm- ça va aller ma puce. Nous allons nous en sortir tous ensemble. Et tu sais pourquoi ?
Il parlait d’une voix tremblante mais très douce et calme.
Chloé- non je ne sais pas.
Elle pleurait dans ses bras. De la voir ainsi, sa le projeta des années en arrière un 25 décembre 1969.
Mais il se reprit très vite.
Harm- regarde moi Chloé. Parce que nous sommes une famille et que Sarah ne voudrait pas que l’on se laisse aller.
Il lui essuya ses larmes à l’aide de ses pouces et lui fit son plus beau sourire. Tous les regardèrent et ils savaient que Harm avaient raison. Sarah n’aurait pas voulu qu’ils s’apitoient sur leur sort.
Harm- je te vois demain, pour t’apporter Jingo, ok.
Et il l’embrassa avant de prendre congé de tout le monde.
Quelques jours plus tard. Le 30/12/2003
Il fallait qu’il change d’air et décida de partir chez Gram pour se vider la tête. Mattie passait le réveillon avec son père et il n’avait pas envie de le passer avec ses amis. Il lui fallait du temps.
Il partit avec Sarah, son stearman, changer d’air.
Arrivé chez sa grand-mère, celle-ci ne lui posa aucune question. Elle savait ce qui s’était passé et combien Harm aimait la jeune femme et que s’il avait envie d’en parler il le ferait de lui même.
Cela faisait trois jours qu’il était là. Gram l’entendait pleurer toutes les nuits depuis son arrivé. Elle avait mal pour son petit fils, mais Harm était fort. Une semaine plus tard quand il n’eut plus une seule larme, il décida de repeindre Sarah.
Harm- Gram, je vais en ville as-tu besoin de quelque chose ?
Gram- si ça ne te dérange pas, je voudrais rendre visite à une amie qui travaille à la bibliothèque. De plus il faut que je ramène ce livre.
Harm- ok, allons y, alors.
Il lui fit son plus beau sourire. Il adorait sa grand-mère et avait apprécié sa discrétion. En montant dans la voiture, il aperçu le titre du livre et il pâlit tout à coup. Gram le remarqua.
Gram- qu’y a t il Harm ?
Harm- l’ouvrage que tu tiens entre les mains était un des livres préférés de Sarah.
Gram- c’est un livre que ma conseillée mon amie et que j’ai beaucoup apprécié.
Il acquiesça de la tête et se rendirent en ville en parlant de tout et de rien.
Pennsylvanie, le 28/12/2003
Mac était revenue de Washington complètement désemparée et brisée. Elle souffrait tellement de la situation. De plus, elle n’avait plus personne pour la soutenir et la conseiller. Toutes les personnes qu’elle aimait la croyaient morte à l’heure qu’il est. Comment allait elle pouvoir vivre jusqu’à ce que toute cette mascarade s’arrête ? Et comment rependrait elle sa vie d’avant après plusieurs mois ? Oh bien sur Webb essayait de la soutenir, mais cela n’empêcher pas la douleur maintenant qu’elle se retrouvait seule dans cet appartement inconnu, dans une ville inconnue et des gens inconnus. Webb, avant de partir dans la matinée, lui expliqua qu’elle avait le choix. Elle pouvait travailler si elle le désirait ou bien faire comme si elle était en vacances.
Mac- et que me proposez vous comme travail ?
Webb- un service de protection des témoins a été mis en place dans cette ville et la bibliothèque que vous pouvez apercevoir de votre appartement vous servira de couverture. Vous serez, si vous le désirez, la nouvelle bibliothécaire de la ville.
Mac- je serais seule ?
Webb- non, trois autres personnes y travaillent aussi. Deux sont des témoins dans deux autres affaires et le troisième sert d’agent de relation entre vous et nous. Je pense que cela vous aidera à continuer à vivre si vous avez une vie sociale, et les personnes ici ne se poseront pas trop de questions si vous travaillez.
Mac- vous avez sans doute raison. Elle se sentait si faible, elle n’arrivait plus à penser par elle même, tout était si confus dans sa tête, il fallait qu’elle se reprenne maintenant car sinon elle allait sombrer et ça il en était hors de question.
Mac- d’accord. Quand faut il que je me présente pour le job ?
Webb- et bien je vais vous y accompagnez maintenant et puis ensuite je dois rentrer à Washington.
Mac- bien allons-y. Je suis prête.
Elle commença le lendemain son nouveau job. Et c’est en fin de matinée qu’elle la rencontra.
X- bonjour mademoiselle, vous êtes nouvelle ici ? demanda la vieille dame.
Et tout en relevant la tête, elle fut frappée de plein fouet pas ce regard. Un regard qui était omniprésent dans son esprit, mais elle se reprit bien vite.
Angel- bonjour madame. Oui en effet c’est mon premier jour aujourd’hui. Puis je vous aider ?
X- appeler moi, Sarah.
Angel avait du mal à respirer tout à coup une idée folle lui traversa l’esprit mais elle la chassa rapidement.
Angel- bien Sarah, alors appeler moi Angel.
Sarah- ravie de faire votre connaissance.
Angel- moi de même.
Angel ressentait beaucoup d’affection pour cette vieille dame. Tout à coup, une vague de chaleur l’envahit sans comprendre pourquoi. Elle se sentait à l’aise et en confiance. Elle voyait dans ces yeux que cette dame avait eu son lot de souffrance mais qu’elle avait l’air tout à fait heureuse et satisfaite de sa vie. C’est du moins ce que ressentait Angel, parce qu’elle ne la connaissait que depuis quelques minutes, elle pouvait se tromper.
Sarah, quand à elle, avec sa sagesse et son grand âge, percevait la détresse de la jeune femme et sa souffrance malgré le sourire qu’elle persistait à afficher.
Sarah- tenait mon petit, je vous ramène ces quelques livres que j’ai pris il y a quelques jours. Et je vous avoue que je ne sais plus quel ouvrage prendre parmi tout ça.
Mac- et bien si vous voulez je peux vous conseiller. Quel genre d’ouvrage aimez vous ?
Sarah- j’aime tous les genres, mais j’avoue que ma préférence va vers les romans à l’eau de rose. « En se penchant vers Angel » je suis une romantique dans l’âme.
Et elles se mirent à rire toutes les deux.
Angel- votre mari doit apprécier.
Sarah fronça les sourcils et Angel remarqua l’ombre qui y passa. Mais les yeux de la vieille dame se radoucir.
Sarah- malheureusement chère demoiselle mon époux est mort il y a bien longtemps, il était militaire, dans l’aéronaval.
Angel se raidit, et bafouilla.
Angel- je suis dé...désolé. Je ne voulais pas vous ravivez de mauvais souvenirs.
Sarah- ce n’est rien, je vous assure mais cela fait tellement longtemps que je n’en parle plus, que les souvenirs reviennent à grande vitesse. Est ce que vous avez déjeuné ?
Angel- non, j’allais y aller, mais avant je vous sers.
Sarah- alors que me conseillez vous ?
Angel lui sortit deux ouvrages et lui expliqua que c’étaient ses préférés.
Sarah- d’accord je vous fais confiance.
Angel- c’est peut être rapide de ma part mais je ne connais encore personne ici et je me demandais si vous vouliez déjeuner avec moi ?
Sarah- j’en serais ravie, Angel.
Avec un large sourire Angel alla prévenir Mike qui était l’agent de liaison et sortit heureuse de s’être fait une amie. Un petit rayon de soleil apparaissait enfin dans ses yeux après tout ce qui s’était passé. Elle était bien en compagnie de cette dame. Elles s’installèrent dans un fast food et commandèrent le déjeuner.
Sarah- si mon petit fils me voyait ici, je peux vous assurer qu’il me passerait un sacré savon, il est végétarien.
Angel sourit à cette remarque.
Angel- mon ancien collègue l’est aussi, il faisait toujours la grimace quand il me voyait engouffrer un de ces trucs dans ma bouche. « Désignant l’hamburger tout dégoulinant de sauce dans son assiette. »
Sarah- alors d’où venait vous si ce n’est pas trop indiscret ?
Angel- de Washington.
Sarah vit la jeune fille se tortillait sur son siège.
Sarah- si cela vous gène nous pouvons parler d’autre chose.
Angel- non, pas du tout. C’est juste que j’ai des souvenirs assez douleurs reliés à cet endroit.
Sarah- c’est pour ca que vous êtes venue vous perdre ici. « Elle lui fit un large sourire. »
Angel- oui, je l’avoue. Et vous depuis combien de temps vous vivez ici ?
Sarah- oh, ca fait beaucoup d’années maintenant. Après la mort de mon mari, je suis revenue ici dans la ferme que nous avions, et j’y ai élevé mon fils qui lui aussi a fini dans l’aéronaval, ainsi que mon petit-fils. Et il se trouve qu’il habite à Washington.
Angel avait changée d’attitude. Elle essayait d’assimiler ce que Sarah lui disait. Comment est ce possible ? pensa t elle. Les yeux d’Angel s’étaient agrandis un regard rempli de panique, il fallait qu’elle sorte de ce restaurant, qu’elle s’éloigne de cette dame. Sarah aperçu la panique de la jeune femme.
Sarah- est ce que tout va bien, Angel ? « Elle posa sa petite frêle et toute ridé main sur celle d’Angel. »
Angel sursauta à ce contact.
Angel- oui, oui, il faut que je parte, je suis désolé j’ai encore beaucoup de travail.
Sarah ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
Sarah- très bien, j’ai été ravie de vous connaître et peut être à une autre fois.
Angel- moi aussi, sarah. Et je serais enchantée de vous revoir mais il faut que j’y aille. A bientôt. Et elle sortit.
Cela faisait maintenant vingt minutes qu’Angel marchait. Sans s’en rendre compte elle était parvenue au parc de la ville, elle s’installa sur un des bancs.
Angel- « pour elle même.» alors Sarah est bien la grand-mère d’Harm. Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Comment ai-je pu omettre se détail ? Et entre toutes les personnes qui habitent ici, il a fallu que je tombe sur elle.
Après avoir digéré la nouvelle, elle conclue que finalement, elle avait de la chance car elle pourrait se tenir au courant de la vie que mène son pilote en son absence et qu’il y avait peu de chance qu’elle le rencontre ici vu qu’il y venait rarement. Et un sourire apparu sur son visage. Il fallait à tout prix qu’elle reste en contact avec elle. Sa vie en dépendait, son moral. Elle se leva et retourna travailler le coeur plus léger.
Angel- quel noël !!!
Pennsylvanie le 06/01/2004
Angel s’adaptait petit à petit à sa nouvelle vie. Sarah l’avait appelée pour le réveillon pour ne pas qu’elle le passe seule mais Angel avait refusée. Et depuis les deux femmes ne s’étaient pas vues, ni parlées. Elle avait hâte de la revoir pour avoir des nouvelles de Harm. Elle ne savait pas comment elle allait la faire parler de son petit fils mais elle trouverait bien.
En attendant il fallait qu’elle aille travailler.
La matinée était resplendissante et Angel se consacrait à son travail avec le même enthousiasme que lors de son travail au Jag. Elle entendit la clochette de la porte et se dirigea vers le comptoir.
Quand elle vit la vieille dame, son coeur s’emballa. Enfin elle allait avoir des nouvelles.
Angel- Sarah, bonjour. Je suis contente de vous voir. Comment allez vous ? « Bien sur Angel s’inquiétait aussi pour Sarah, elle avait aimé cette dame avant même de savoir qui elle était. »
Sarah- moi de même. Vous avez passé de bonnes fêtes ?
Angel- ça a été. Mais et vous, comment s’est passé ce réveillon ? Vous deviez être avec toute votre famille ?
Angel attendait suspendu aux lèvres de Sarah. Elle se doutait que pour Harm et ses amis ça n’avait pas dû être un réveillon des plus joyeux.
Sarah- et bien figurez-vous que j’ai la visite en ce moment de mon petit fils.
Angel se sentit tout à coup faiblir, ses yeux étaient exorbités de peur, elle baissa la tête pour ne pas que Sarah aperçoive son angoisse. Comment diable pouvait il être là ? Elle paniquait. S’il rentrait là maintenant dans la bibliothèque, ça serait une catastrophe. Il fallait qu’elle sorte à tout prix.
Angel- je..je..je reviens, lança t elle.
Sarah resta bête devant l’air de la jeune femme. Qu’avait elle encore dit pour la faire fuir ?
Angel retrouva Mike dans la réserve et lui expliqua se qui se passait.
Mike- ok, vous allez rester ici et je vais finir de servir madame Rabb.
Angel- ok, ok.
Elle essayait de retrouver une respiration normale pendant que Mike se dirigeait au comptoir.
Angel observait la scène de loin, sans se faire voir. Elle apercevait les traits de la vieille dame qui avait subitement changés. Elle voyait dans ses yeux de l’inquiétude et une ride apparue quand celle ci fronça les sourcils en assimilant ce que lui disait son interlocuteur. Elle connaissait cette ride son petit fils avait la même. Mon dieu, ce que Harm pouvait lui ressemblait.
Mike- je suis désolé madame Rabb, Angel a du s’absenter d’urgence. Donc c’est moi qui vais m’occuper de vous.
Et c’est à ce moment là qu’il rentra dans la bibliothèque.
Angel eut le souffle coupé, ses jambes se mirent à trembler sous l’effet du choc.
Angel- oh mon dieu, mon dieu, il est là. Mais petit à petit la peur fut remplacée par une immense tristesse. Quand elle remarqua les traits de son visage, on aurait dit qu’il avait pris dix ans en l’espace de quelques semaines. Et ses yeux n’avaient plus cette flamme, elle était éteinte. Son regard n’était même pas froid, ni plein de colère ou encore de tristesse, non plus rien, totalement vide, vide... des larmes se mirent à couler sur ses joues, Comment avait elle pu lui faire ça ? Elle se haïssait ainsi que la terre entière.
Harm- il y a un problème Gram ?
Sarah- non, pas du tout.
Harm- bien, moi j’ai fini, si toi aussi nous pouvons y aller.
Sarah- j’arrive. Ah mike.
Mike- oui.
Sarah- vous pourrez dire à Angel qu’elle me téléphone quand elle reviendra.
Mike- aucun problème, je lui passerais la commission.
Sarah- bien allons y. merci Mike.
Harm- madame si vous voulez bien. « Il lui tendit son bras et Sarah y passa le sien. »
Sarah- merci jeune homme. « Et ils se mirent à rire. »
Angel les vit sortir, monter dans la camionnette et partir.
Angel- il faut que j’appelle Webb.
Mike- bien suis-moi. Steve tu t’occupe de la bibliothèque nous avons un coup de fil à passer.
Steve était un des deux témoins.
Harm- qui y a t il Gram ?
Sarah- rien de bien grave, juste un petit truc qui me chiffonne.
Harm- dis-moi. Ah moins que ce ne soit un secret.
Sarah- il y a juste que, tu te rappelle ce matin je t’ai dis que c’est mon amie qui m’avait conseillée le livre, « il acquiesce de la tête. » et bien nous avons commencé à parler et au moment où j’ai dit que tu étais ici, elle s’est enfuie. Ce n’est peut être qu’une coïncidence mais ça fait la deuxième fois que ça arrive.
Harm- je lui fait peut être peur. « Et il se mit à rigoler. »
Sarah- ne soit pas bête, elle ne te connaît même pas. Ah moins que tu lui ais brisé le coeur à Washington.
Sur cette dernière remarque, le sourire qu’affichait Harm s’estompa. Réalisant ce qu’elle venait de dire elle s’excusa.
Sarah- je suis désolé mon grand.
Il se radoucit.
Harm- ne t’en fait pas, ça va. C’est juste qu’elle me manque tellement.
Sarah- tout ce que je peux te dire c’est qu’il faut te laisser le temps. Je sais que ça n’effacera pas sa perte, mais celle-ci s’estompera et laissera place aux merveilleux moments que tu as partagé avec elle. Crois-en mon expérience.
Harm- je te crois. C’est juste qu’eux savaient que tu les aimais. Tandis que moi, elle est partie sans que j’aie pu le lui dire.
Ravagé par les sanglots, il dut arrêter la camionnette sur le bas coté. Gram le pris dans ses bras. Elle avait mal pour lui. Elle savait qu’il s’en voulait et qu’il aurait du mal à se pardonner et à lui pardonner.
Une semaine s’était écoulée depuis qu’elle l’avait revu. Ils avaient décidé avec Webb qu’il serait plus prudent qu’elle reste dans son appartement pendant la période où Harm se trouvait ici, mais elle n’en pouvait plus. De plus, le procès était en stand by. Une semaine qu’elle tournait en rond. Elle décida d’appeler Sarah pour savoir s’il était reparti.
X- allo.
Angel paniqua, cette voix si chaude, si douce. Elle la reconnaissait sans aucune hésitation. Que devait elle faire ? Raccrocher, lui parler, elle ne savait plus.
Harm- allo, qui est ce ?
Elle se décida enfin.
Angel- bonjour, est-ce que Sarah est là.
Harm- non, mais je peux lui laisser un message.
Angel- dites lui qu’Angel a appelé et que tout va bien. Je la rappellerais plus tard.
Harm- ah vous êtes Angel.
Un peu décontenancée, elle se reprit très vite. Apparemment il ne la reconnaissait pas, et elle voulait encore entendre sa voix.
Angel- c’est exact, on se connaît ?
Harm- non, je ne crois pas, mais... puis-je vous posais une question ?
Angel- si ce n’est pas trop personnel, allez-y. Mais je ne promets pas d’y répondre fit-elle un sourire au lèvre. Ça lui faisait tellement de bien de lui parler.
Harm- en faite, c’est un peu personnel, mais il est vrai que vous n’êtes pas obligé d’y répondre. Quel âge avez vous ?
Angel resta abasourdi. Elle s’attendait à beaucoup de question mais pas à celle là.
Harm- je vois que vous ne voulez pas y répondre.
Angel- oh, excusez moi, mais vous m’avez surprise avec votre question. Pourquoi voulez vous savoir ?
Angel pensa que leur petite danse ne s’était pas arrêtée. Que se soit lui ou elle, ils répondaient toujours à la question part une autre question.
Harm s’amusait de cette joute verbale.
Harm- cela vous ennuie de répondre ?
Angel- pourquoi ça m’ennuierait ?
Harm- parce que vous ne répondez pas.
Et elle éclata de rire. Harm se raidit. Ce rire. Il le connaissait, c’est comme si on lui enfonçait un poignard en plein coeur. A l’autre bout du fil Angel s’était tue.
Angel- « d’une douce voix » vous êtes toujours là ?
Aucune réponse. « Mon dieu que ce passe t il se demanda t elle. »
Angel- Harm vous êtes toujours là ?
Comment connaissait elle son prénom ? Il ne lui avait pas dit. Se pourrait-il qu’ils se connaissent ?
Harm- je suis toujours là. Comment savez-vous qui je suis ?
Troublée par cette question, Angel s’aperçue qu’elle avait fait une boulette, mais se reprit très vite.
Angel- Sarah m’a dit que vous étiez chez elle pour quelques jours, donc j’ai supposé que c’était vous au téléphone. Vous êtes bien sur la défensive capitaine.
Harm- « gêné » non, pas du tout. Alors ?
Angel- alors ? fit elle amusée.
Harm- vous ne répondez toujours pas.
Angel- oh attendez une minute, s’il vous plait.
Harm- je ne quitte pas.
Harm était troublé par ce coup de téléphone. Sans se l’expliquer, il aimait converser avec cette inconnue bien qu’il ne doutait qu’elle devait être pas loin de l’âge de sa grand-mère. Il était bien.
Angel- désolée, je dois vous quitter, j’ai était ravie de vous parler, peut être à une prochaine fois, pilote ... le dernier mot ne fut qu’un murmure. L’avait-il entendu ? Elle ne savait pas car elle venait de raccrocher.
Harm resta pendu au téléphone. Qui était elle, et pourquoi l’avait elle appelé ainsi ?
Une seule personne l’appelait comme ça et elle n’était plus là. Il reposa le combiné machinalement, quand Gram lui tira sur le bras pour qu’il prenne le deuxième appel.
Harm- Harm, j’écoute.
AJ- Harm, c’est l’amiral, comment allez vous ?
Harm- ça peut aller.
AJ- écoutez, j’aurai besoin de vous ici. C’est urgent et très important. Je ne veux pas vous en parler au téléphone donc je vous attends lundi au bureau.
Harm- je ne sais pas amiral, si je suis prêt pour reprendre du service.
AJ- croyez-moi, quand vous aurez entendu ce que j’ai à vous dire, vous me supplierez de vous donner l’affaire. Bien à lundi, et c’est un ordre.
Harm- à vos ordres, amiral.
Sarah- alors, tu repars.
Harm- oui, une affaire importante. Est ce que je peux te laisser Sarah pour le moment ?
Sarah- tu sais bien que oui. Tu veux que je te réserve une place pour le prochain vol pour Washington ? Comme ça tu peux aller préparer tes bagages.
Harm- merci, Gram pour tout.
Il partit plier ses affaires. Sarah ne pu obtenir qu’un vol pour le lendemain 7h30. Pour remercier sa grand-mère, Harm l’invita au restaurant.
Angel ne pouvant plus rester enfermée, décida de se rendre au fast food en pensant que Harm ne mettrait jamais les pieds ici. Installer au fond de la salle, Angel savourait son hamburger.
Gram- je suis désolée, je ne me suis pas rappelée qu’il fallait réserver. Que veux tu faire, rentrer ?
Harm- il n’y a rien d’autre d’ouvert ?
Gram- oui, mais tu ne vas pas aimer. Le fast food.
Harm fit la moue.
Harm- pour toi je suis prêt à tout. Alors allons-y. Ils doivent bien avoir de la verdure.
Et il lui fit son plus beau sourire.
Quand ils furent arrivés devant le restaurant le parking était plein, décidément, ils n’avaient pas de chance.