Cimetière Arlington le 27/12/03
10h am
En ce mois de décembre, il faisait très froid et la neige tombait en de petits flocons.
Tout le monde était réuni auprès d’elle. Tous ses amis, sa famille ainsi que des gens qu’elle ne connaissait pas. Tous regardaient cette boite blanche sur laquelle reposait le drapeau américain. Le prêtre finissait son discours et invita une personne à s’approcher pour dire quelques mots.
L’amiral se positionna derrière le pupitre et ouvrit la bouche, mais les mots avaient du mal à sortir, cette fameuse maîtrise de soi qui lui était caractéristique semblait fondre comme neige au soleil au fur et à mesure de cette matinée. Finalement il se ressaisit en regardant ses amis qui l’incitaient avec des sourires timides, les yeux remplis de larmes et de tristesses à poursuivre son discours.
Il inspira et expira très fort pour reprendre son self control celui là même qui l’avait sauvé de pas mal de situation pendant qu’il était dans les commandos.

AJ- Bien nous y voilà marines. J’ai été fier de servir à vos côtés, car malgrès nos grades respectifs, vous étiez avant tout une amie pour moi et j’ose espérer que ce fusse le cas pour vous aussi. Tout ce que j’ai envie de dire, c’est que vous laissez un grand vide dans mon coeur ainsi que dans celui de pas mal de gens « son regard se dirigeant vers celui de Harm qui n’avait jusqu’à maintenant versé aucune larme même pas quand la nouvelle lui fut annoncée deux jours plus tôt, jour de sa mort. » et qu’on ne vous oubliera jamais car vous avez laissé dans nos coeurs une marque indélébile.

Celui-ci repartit se placer à côté de Mérédith qui lui prit instinctivement la main pour lui montrer son soutien. Mais AJ était plus préoccupé par la souffrance d’un autre homme que par la sienne. Bien que celui-ci n’ait montré sa peine à personne, AJ savait que s’était juste une apparence. Il avait déjà tellement souffert qu’il se demandait si Harm allait survivre à cette épreuve.

Cela faisait maintenant trente quatre ans, le jour de noël, que son père avait disparu au Vietnam, et aujourd’hui sa meilleure amie, la seule femme qui l’est compris, soutenu, aimé pendant leurs huit années de collaboration. En fait, le mot ami n’est pas convenable car pour lui Sarah était devenue la femme avec laquelle il aurait voulu faire sa vie. C’était sa Marines. Bien sûr, il ne lui avait pas dit clairement, car elle lui avait bien fait comprendre au Paraguay qu’il n’y aurait jamais de « nous ». Après le baiser qu’elle avait partagé avec Webb et sa déclaration sans appel, il avait renoncé et se contentait d’être son ami.

Chloé lui avoua quelques jours après le départ de Mac pour sa mission qu’elle lui avait laissé croire qu’elle et Webb étaient ensembles en espérant que sa jalousie allait lui faire pousser des ailes et lui dire enfin les mots qu’elle voulait entendre. Mais ce fut tout le contraire encore une fois, il s’était effacé comme il l’avait fait pour Mic et en plus de cela, il avait disparu de sa vie pendant cinq mois. Harm avait expliqué à Chloé qu’il s’était senti trahi et abandonné par son amie alors qu’il avait tout perdu pour elle. Elle aurait dû le comprendre. Il ne savait pas pourquoi il lui racontait tout ça sur ses sentiments, lui qui avait toujours eu du mal à s’exprimer mais il en avait eu besoin même devant une gamine de quinze ans. Ce fut les cinq mois les plus horribles de sa vie lui avait-il dit.
Mais voilà le destin lui arrachait encore la dernière partie de son coeur, il aurait dû l’empêcher d’y aller. Mais il était arrivé trop tard à l’aéroport, l’avion avait décollé, il arrivait toujours trop tard. Son père, Diane, Luke, Jordan, tous, il les avait laissé tomber. Il ne savait pas comment il allait pouvoir surmonter ça mais en attendant il ne montrerait rien à personne car il devait être fort.
« Oui fort », pensa t il.
C’est comme ça que tout le monde le voyait, un homme robuste, sûr de lui, avec une arrogance de pilote, mais la seule personne qui ait vraiment pris le temps de gratter la surface pour voir ce qu’il y avait en dessous c’était Mac. Parfois il s’était demandé si elle ne le connaissait pas mieux que lui même ne se connaissait.

Ce fut au tour de Chloé sa petite soeur de prononcer quelques mots mais ils ne dépassèrent pas le stade de sa pensée car celle ci s’effondra en pleurs arrivés devant le pupitre. Harm alla la chercher pour qu’elle puisse se rasseoir et l’a soutenu pendant la fin de la cérémonie. Trois coups de feu furent tirés en l’air pour les honneurs d’un officier mort au combat et le drapeau plié fut remis au seul membre de sa famille, le colonel O’HARA, son oncle.
Deux heures après, la foule se dissipa et seul Harm resta devant le cercueil. Il voulait lui dire au revoir, seul.

Harm - alors marines, ce fut juste un murmure.

Il n’y arrivait pas, c’était trop dur. Il se sentait faiblir. « Mon cœur ne tiendra pas le choc » pensa t il.

Harm- Oh mon dieu aidez-moi, pourquoi Sarah ? Pourquoi ? Cria t il.

Quelques mètres plus loin ses amis le regardaient.

Bud- vous croyez qu’il va surmonter ça ?

Harriet- je ne sais pas mon chéri. Ça va être dur, très dur.

AJ- il lui faudra tous ses amis autour de lui.

Sturgis- et c’est ce que nous ferons.

Mattie- je vais le chercher.
AJ- nous avons tous rendez vous chez moi pour un dernier adieu. Allons y.

Mattie se dirigea vers Harm et lui attrapa la main. A ce contact il se retourna et lui lança un sourire rempli de tristesse et de désespoir.

Mattie- ca va aller, nous sommes tous avec toi.

Harm- merci, Mattie.

Ce fut les seuls mots qu’il put prononcer puis ils quittèrent le cimetière pour se rendre chez AJ.

Non loin de là une jeune femme se tenait cacher derrière un arbre et maudissait la vie sur ce qu’elle venait de voir. Elle s’en voulait de devoir agir ainsi avec les gens qu’elle aimait. Ils souffraient tous à cause d’elle. Elle regarda ce bel homme au long manteau noir partir avec une jeune fille à son bras.
A cette vue, elle ne put contenir ses larmes et se laissa glisser contre l’arbre pour atterrir dans la neige. Elle avait envie de crier, de leur dire que tout ceci n’était qu’une mascarade mais elle ne le pouvait pas pour sa sécurité mais surtout pour la leur. Il fallait que tout le monde la croie morte, du moins pour le moment lui avait-on dit. Mais combien de temps cela allait-il durer ? Un mois, un an, dix, elle ne le savait pas. Son existence pour l’instant était ailleurs. On lui avait donné une autre vie.

Quelques semaines avant sa mort.

Harm et elle avait retrouvés un semblant de complicité. Ils ne se parlaient plus autant qu’avant mais sans se le dire, ils savaient qu’ils pouvaient compter toujours l’un sur l’autre.

Falls Church le 01/12/2003
8h am

Tiner- bonjour colonel. L’amiral voudrait vous voir dans son bureau d’ici un quart d’heure.

Mac- bonjour, et merci.

Elle se dirigea vers son bureau posa sa mallette et pris la direction de la cuisine pour un bon café.
Harm entra derrière elle cinq minutes après.

Harm- hey, ça va.

Voyant qu’elle ne répondait pas il lui toucha le bras. Celle-ci sursauta et faillit s’asperger de café.

Harm- désolé, je ne voulais pas vous faire peur, mais je vous ai appelé et vous ne répondiez pas. Tout va bien ?

Mac- oui, merci j’étais dans mes pensées.

Harm- est-ce indiscret de demander à quoi vous pensiez ?

Mac- non pas du tout. Est ce que l’amiral vous a convoqué ce matin ?

Harm- non, pourquoi vous, oui ?

Mac acquiesça de la tête.

Mac- Webb est avec lui en ce moment.

Harm- il est de retour de mission ?

Mac- oui il est rentré seulement hier soir et je me demande ce qu’ils peuvent bien se dire.

Harm- il ne vous fait pas de confidence sur l’oreiller ?

Il regretta tout suite ses paroles car il savait que leur relation était instable mais à sa grande surprise Mac ne fut aucunement fâchée.

Mac- vous savez Harm, « elle pointa son doigt vers lui et le posa sur sa poitrine en affichant un sourire coquin » quand on se voit, on fait autre chose que de parler boulot.

Et elle sortit satisfaite de l’effet que ces mots ont eu, en laissant un Harmon Rabb Jr tout penaud.
Elle se dirigea vers le bureau de l’amiral tapa à la porte.

AJ- entrez.

Mac- bonjour amiral, lieutenant colonel Mackenzie au rapport.

AJ- repos colonel. Asseyez-vous.

Elle jeta un regard interrogateur à Webb qui se trouvait dans le siège à coté du sien.

AJ- bien colonel, je vous avertis tout de suite que je suis complètement contre ce projet, mais j’ai des ordres à respecter malgré l’envie que j’ai de mettre cette personne assise à coté de vous dehors avec mon coup de pied aux fesses.

Mac le regarda surprise, mais une boule se forma au milieu de son estomac sans savoir pourquoi. Quand à Webb il se faisait tout petit dans son siège mais il n’avait pas eu le choix.

AJ- voilà, Webb a besoin de vous pour une mission. Vous n’êtes absolument pas obligée de l’accepter à la vue du dernier fiasco qui a eu lieu et que vous avez failli y rester. Webb va vous expliquer cette mission.

Webb- bien, de plus en plus mal à l’aise. Nous avons besoin de vous pour reprendre la mission du Paraguay.

Mac- pardon hurla t elle. Vous vous foutez de moi c’est ça ?

Webb- avant de m’arracher les yeux, écoutez-moi. Voilà, malgré tout ce qui s’est passé, notre couverture n’a pas sautée, ils sont persuadés que les deux personnes qu’ils ont retrouvées à la villa au Paraguay sont les espions américains.

Mac- avec tout ce qu’ils nous ont fait subir vous voulez retourner dans la gueule du loup ?

Webb- je sais que ca parait insensé, mais les seules personnes qui pouvaient nous identifier sont mortes à ce jour...

Mac- une minute, Raùl Garcia est mort. « Il était le trafiquant d’armes. Il devait revendre les missiles à Sadik fahd qui lui fait parti du groupe terroriste d’Al Quaida » et Sadik Fahd ?

Webb- oui, Garcia est mort il y a deux jours. On a retrouvé son corps dans un entrepôt désaffecté. Et nous avons toujours un agent infiltré qui peut vous faire rencontrer les nouveaux dirigeants, Sadik et reprendre les transactions.

Mac- ils veulent toujours poursuivre leur projet ?

Webb- plus que jamais Mac. Et c’est pour ça que le pays à besoin de vous. Avec ce qui s’est passé au Paraguay, ils ont préférés ralentir et attendre que tout ceci se calme pour reprendre leurs affaires, et je sais que vous faites passer honneur et devoir avant tout le reste donc la CIA souhaite que vous repreniez du service.

AJ- Webb, ne jouait pas avec la corde sensible.
Mac- et pour qui me ferez-vous passer cette fois ? Car je suppose que nous ne jouerons pas les mêmes rôles.

Webb- c’est exact. Cette fois vous gardez votre statut militaire mais vous changez de fonction. Vous serez intégrée au dépôt d’arme sur la base américaine en Afghanistan. L’agent infiltré vous fera passer pour une marines instable qui veut se venger des américains.

Mac- j’ai combien de temps avant de vous donner une réponse ?

Webb- j’aurai aimé une réponse tout de suite mais je comprends qu’il faut que vous y réfléchissiez. Donc je voudrais votre réponse demain matin.

Mac- puis je en parler à Harm ?

Webb- pourquoi ? Je ne vois pas ce que Harm vient faire là-dedans ! Je croyais que vous preniez vos décisions vous-même et qu’il n’y avait rien entre vous ?

Mac lui lança un regard noir. Mais elle lui répondit sur un ton des plus courtois.

Mac- je vous ferais remarquer que sans l’intervention d’Harm et du sergent Galindez vos six heures seraient dans une petite boite en ce moment, alors excusez-moi Monsieur Webb mais j’estime que je lui dois la vie et en tant que mon meilleur ami il a le droit de savoir. Et de plus, je prends énormément son avis en considération. Donc si vous en avez fini j’ai du travail à terminer au cas où je décide de vous aider. Avec votre permission amiral.

AJ- vous pouvez disposer, affichant un énorme sourire sur le visage.

Mais il savait très bien que même Harm ne l’arrêterait pas et que Webb avait très bien su jouer sur le dicton défendre et servir son pays.
Harm vit Mac se dirigeait vers son bureau. Son visage était fermé et il pouvait lire dans ses yeux de l’angoisse et de la colère. Tout de suite après elle Webb sortit et se dirigea vers l’ascenseur. Harm se demanda ce qui avait bien pu se passer dans le bureau de son supérieur.
Mac rentra, ferma la porte et les stores de son bureau. Tout le monde savait qu’à ces moments là, il ne fallait pas la déranger. Mais s’était sans compter sur l’entêtement de Harm. Celui-ci se dirigea vers son bureau et frappa à la porte. Sans attendre de réponse, il entra.
Mac était assise dans son fauteuil mais elle était tournée vers la fenêtre et ne l’entendit pas entrer.
Elle avait le regard dans le vide. Au fur et à mesure qu’il avançait dans la pièce, il pouvait apercevoir ses traits tirés et l’angoisse le prit à son tour. Tout doucement il l’appela.

Harm- Mac ? Et oh, Mac.

Celle-ci se retourna comme un automate.

Mac- oh Harm, je ne vous ai pas entendu entrer.

Harm- il y a quelque chose qui ne va pas ?

Il s’attendait à se faire expulser.

Mac- oui, en faite il faut que je vous parle, mais pas ici. Pouvons-nous nous voir ce soir chez vous ?

Harm- vous êtes sûre que vous ne voulez pas en parler maintenant.

Mac- non pas ici, alors ?

Harm- d’accord si c’est ce que vous voulez, je préparerais à dîner.

Mac- ne vous donnez pas cette peine, car après ce que je vais vous dire vous risquez de me mettre dehors plus vite que prévu.

Harm- vous me faite peur, Mac.

Mac- j’ai peur aussi Harm. Elle baissa les yeux.

Elle voulait paraître forte devant lui, mais le tremblement de sa voix et de ses mains la trahit.
Harm ne savait plus quoi penser ni faire. Il aurait voulu la prendre dans ses bras et lui dire que tout irait bien, mais il y avait Webb.
Mac releva la tête en plantant son plus magnifique sourire sur son visage et se leva.

Mac- je dois m’absenter, alors on se voit ce soir, 19h.

Et elle sortit de son bureau laissant Harm pensif et anxieux.

Union States
Appartement d’Harm
19h pm

Cela faisait dix minutes qu’elle était arrivée et qu’elle se tenait devant sa porte. Elle allait faire marche arrière mais Mattie sortit de son appartement et la vit planter dans le couloir.

Mattie- salut, Mac. Harm est là. Tu peux frapper.
Mac- hey, comment vas tu ?

Mattie- bien merci.

Mac- En faite, je viens de me rappeler que j’ai oublié un rendez vous et que j’appellerais Harm plus tard. Bye.

Et elle pris l’ascenseur. « Mon dieu c’est si dur ! » se dit elle. « Comment lui annoncer ça ? »

Mattie entra dans l’appartement de Harm sans frapper.

Harm- hey, Mattie. Avec son plus beau sourire.

Mattie- avais-tu rendez vous avec Mac ?

Harm souleva un sourcil.

Harm- pourquoi ?

Mattie- elle était devant ta porte et elle est repartie prétextant un rendez vous oublié.

Harm se rua dehors et descendit les marches comme un fou. Il eut juste le temps de voir l’arrière de sa voiture. Il remonta récupéra ces clefs, sa veste embrassa Mattie avec la ferme intention de savoir ce qui se passait.

Harm- ne m’attend pas. Et il partit.

Georgetown
Appartement de mac
19h30 pm

Mac venait d’entrer dans son appartement. Elle ne prit même pas la peine d’allumer. Des larmes coulaient sur ses joues. Pourquoi est-ce si compliqué ? Se demanda t elle.
Il fallait qu’elle l’appelle car Mattie allait sûrement lui dire qu’elle l’avait vu. Elle prit le combiné et composa son numéro. Au même moment on tapa à sa porte. Elle posa le téléphone et sans prendre la peine de regarder qui s’y trouvait, elle ouvrit.
Elle resta stupéfaite de voir qu’il avait fait aussi vite. Comment allait elle faire pour se débarrasser de lui.

Mac- Harm, j’étais entrain de vous appelez.

Harm- ah, oui. Et quelle excuse alliez vous me sortir pour vous être enfuie de chez moi ? Mattie m’a dit qu’elle vous avez trouvé devant la porte.

Tout en lui parlant il était entré dans son appartement sans y être invité.

Mac- ok, asseyez vous. Vous voulez boire quelque chose ?

Harm- non, merci. Alors ?

Mac- alors quoi ?

Harm- pourquoi vous êtes partie sans me parler ?

Mac tordait ses mains comme une petite fille prise en flagrant délit. Elle s’assit en face de lui et se lança. De toute manière lui mentir ne servirait à rien.

Mac- Webb était dans le bureau de l’amiral ce matin. Et il m’a demandé... « Elle avait peur de sa réaction »

Harm- et ?

Harm n’aimait pas du tout ça. La dernière fois, cela avait failli lui coûter la vie a elle et à lui sa carrière.

Mac- et il veut que nous reprenions la mission du Paraguay.

Harm- Pardon ? ai-je bien entendu ? « il se leva d’un bond. Il ressentait à cet instant de l’angoisse, de la colère envers Webb, mais aussi de la peur pour la femme qu’il aimait. Il se planta devant Mac, les yeux dans les yeux, il lui demanda.

Harm- vous avez déjà accepté ?

Mac sentait la tension qui se trouvait dans la pièce et la lutte de son ami de ne pas crier.

Mac- non, je donne ma réponse demain à Webb, je voulais vous en parler d’abord.

Harm- pourquoi ? Vous avez déjà pris votre décision il me semble.

Mac- oui. Mais je voulais vous l’annoncer moi-même et pas que vous l’appreniez par l’amiral.

Harm- bien, alors faite attention à vous.
Il avait un regard froid. Mac en resta estomaquée. Elle pensait qu’il crierait, qu’il lui demanderait de ne pas partir, qu’il essaierait de la faire changer d’avis mais rien. Juste ce regard froid. Mac en tremblait. Elle ne l’avait jamais vu comme ça.
Il resta quelques minutes devant elle, fit demi tour et sortit de l’appartement. Il était déçu, frustré, il ne comprenait pas. Comment, après tout ce qu’elle avait vécu pouvait-elle encore risquer sa vie ? Mais ce qui lui faisait le plus mal, c’était qu’elle puisse encore faire confiance à Webb. Bien sur, ils étaient ensembles alors pourquoi ne lui ferait-elle pas confiance ?
Mac s’écroula dans son salon secouée par ses sanglots. Elle avait mal tellement mal. Son cœur était brisé.

Falls Church
Bureau de l’amiral
7h30 am

Webb et l’amiral attendaient Mac.
Des coups furent donnés et elle entra.

Mac- au rapport amiral.

AJ- repos Mac. Asseyez vous. Alors, vous avez pris votre décision ?

Mac- je crois que vous la connaissez déjà amiral.

AJ- malheureusement oui. Êtes vous sur que vous voulez revivre tout ça ?

Mac- non amiral. Mais j’ai fait serment de servir mon pays et c’est ce que je compte faire. Quand partons nous ?

AJ admirait cette femme. Malgré tout ce qu’elle avait subit au cours de sa vie, elle se relevait toujours fière, et plus forte.

Webb- demain. Notre avion décolle à 10 h.
Mac- Au faite quel rôle vous jouez cette fois-ci ?

Webb- aucun, je surveille juste vos six heures.

AJ- bien colonel, vous avez votre journée pour faire vos bagages et prendre un peu de repos et Mac, faites attention, nous tenons tous beaucoup à vous.
Il avait dit ça sur un ton paternel qui la toucha énormément. Elle sentait des larmes lui venir et sans attendre, elle se mit au garde à vous et sortit.
Elle se dirigea vers son bureau et s’y enferma. Il fallait qu’elle se reprenne.
Dans son bureau AJ se planta devant Webb avec un regard noir.

AJ- vous avez intérêt Webb à me la surveiller et nous la ramener, sinon je ne donne pas chère de votre peau.

Webb- vous me menacez, amiral ?

Harm- et si ce n’est pas l’amiral qui le fait, ça sera moi.

Harm se tenait dans l’embrasure de la porte quand il lâcha sa menace. Webb et l’amiral tournèrent la tête en même temps. Webb baissa la tête et sortit.

AJ- capitaine, vous avez pris des galons depuis hier ?

Harm- non monsieur, veuillez m’excuser pour mon manque de respect.

Il se mit au garde à vous.

AJ- repos capitaine. Entrez et fermez la porte.

Harm- monsieur ...

Sa phrase resta en suspend car amiral le stoppa de la main.

AJ- Harm, je vous arrête tout de suite, je ne peux rien faire à propos de la décision qu’a prise le colonel. Le secnav m’a demandé en personne de la détacher du service si elle venait à accepter cette proposition. Cela ne m’enchante pas plus que vous, mais le colonel est une grande fille et elle sera s’en sortir. Maintenant je pense que vous avez du travail donc vous pouvez disposer.

Harm n’avait pas droit au chapitre et il le savait.

Harm- monsieur puis je savoir où est-elle transférée ?

AJ- elle ne vous l’a pas dit ?

Harm- non.

AJ- en Afghanistan.

Sur ce Harm sortit. AJ se tourna dans son fauteuil et laissa ses pensées voguer à ses souvenirs.
Harm prit la direction de son bureau, mais au milieu du plateau décida d’aller parler à Mac. Il fallait qu’il tente de la faire changer d’avis. D’un pas décidé, il se retrouva devant sa porte et frappa de grand coup. A ce moment là, Harriet passa et lui annonça que le colonel était déjà parti.

Harm- vous a t’elle dit où ?

Harriet- non, juste qu’elle était en vacances pour quelques temps, qu’il fallait qu’elle se repose.

Harm- bien, merci Harriet.

Harriet- à vos ordres capitaine.

Harm retourna dans son bureau. « Après tout elle savait ce qu’elle faisait, comme l’a dit l’amiral c’est une grande fille. »
La journée fut extrêmement longue pour Harm. Et la nuit fut pire. Il fallait qu’il lui parle. Il savait qu’il ne pourrait pas la retenir, qu’elle était avec Webb, mais le fait qu’elle ne sache pas combien elle comptait pour lui le faisait souffrir atrocement. Même s’ils ne restaient que des amis, il fallait qu’elle sache qu’il serait toujours là pour elle. Demain il téléphonera à l’amiral pour avoir l’heure de son vol. Il ne fallait pas qu’elle parte en étant fâchée.

Aéroport 9h30 am

Mac avait espérait toute la nuit que Harm viendrait la voir pour essayer d’arranger les choses. Elle regarda derrière elle avant de passer la douane. Mais il n’était pas là. Webb remarqua son manège mais ne fit aucune remarque. Il avait de la peine pour Sarah, car malgré tout il avait beaucoup d’affection pour elle. Encore un dernier coup d’oeil et elle se dirigea vers l’embarcadère.

Harm avait eu du mal à joindre l’amiral, de plus ce matin rien ne jouait en sa faveur. Il y avait eu un accident sur l’autoroute et il avait dû bifurquer vers un autre chemin. Cela le mit très en retard. A sa montre il était déjà 9h45 quand il pénétra dans l’aéroport. Il se renseigna pour savoir de quelle porte dépendait le vol. Arrivé devant celle-ci il n’y avait plus personne. Tout le monde avait embarqué. Tout ce qu’il put faire ce fut de regarder l’avion décoller.
Harm se sentit très mal, son timing lui faisait encore défaut. Des larmes coulaient sur ses joues sans qu’il essaye de les refouler. Et dans un murmure, prononça trop petit mot exprimant tout ses sentiments.

Harm- je t’aime.

Il resta encore une demie-heure après que l’avion ait décollé et puis rentra chez lui en prévenant le JAG qu’il ne se sentait pas bien pour venir travailler.

Cela faisait exactement 21 jours, qu’elle était partie. « Demain on sera le 25 décembre » pensa t elle. Sa mission se passait bien, le contact était établi. La transaction devait s’effectuer ce jour là, l’échange de missiles et d’armes contre des diamants et grâce à la formation qu’elle avait suivie pour le Paraguay, elle pouvait reconnaître le vrai du faux. Mais en ce jour de noël, rien ne se passa comme prévu. L’agent sous couverture était passé de l’autre coté de la barrière pour de l’argent et balança tout ce qu’il savait sur Mac au moment de la transaction. Mac se retrouva prise au piège et Sadik avait prévu une fin des moins réjouissantes pour elle. Quand à l’agent, il se prit une balle dans la tête juste sous les yeux de Mac.

Mac- vous n’êtes qu’une pourriture. Lui avait elle lancée avant qu’il ne meure.

Sadik- allons ma très chère amie, ne vous en prenez pas à lui. L’argent fait faire des choses stupides de nos jours. Il lui parla en farsi.

Mac- qu’allez vous faire de moi ? Lui hurla t elle.