Bureau du Jag :Mac sort, suivit de Sturgis. Ils discutent à propos d’une affaire qui leur a été donnée.

S : Mais enfin Mac ! Comment voulez-vous condamner cet homme à deux ans de prison alors qu’il est innocent ?

M : Il l’est pour vous Sturgis mais votre client est loin d’être aussi saint que vous le pensez.

S : Oui bien sûr… et bientôt vous allez me dire qu’il n'était pas sincère lorsqu’il a dit qu’il aimait sa partenaire.

M : Je ne comptais aller jusque là, mais puisque vous me mettez sur la route, il est vrai qu’il ne m’a pas entièrement convaincu.

S : Allons bon !… Vous n'avez pas vu la lueur dans ses yeux qui en disait long sur ses sentiments !… Comment faites-vous pour être aussi aveugle ? ! ! !

Harm s’introduit dans la conversation.

H : Ca, c’est une question que je me pose souvent ! !

M : Qu’insinuez-vous ainsi ?

H : Oh… rien rien ! Il s’en va dans son bureau.

Mac le regarde partir en soupirant et s’adressant à Sturgis :

M : Il ne changera jamais…

S : Mais c’est pourtant ce que vous aimez chez lui… dit-il un air interrogateur.

M : Si vous faites allusion à notre petit secret, je vous conseillerai d’éviter de refaire de tel allusion sinon la menace que je vous avais faite risquerait de devenir réelle !…

S : De me botter le derrière ? Dit-il tout en souriant.

M : Tout à fait ! Elle part.

Sortie du tribunal, deux jour plus tard.

Mac sort rapidement de la salle d’audience énervée d’avoir perdu son procet. Sturgis l’a suit en courant.

S : Alors Colonel, il ne l’aimait pas ? Les jurés n'ont pas été du même avis que vous ! ! ! dit-il d’un air provocateur

M : Bien que j’aie un respect des plus total envers les jurés, je ne pense pas que c’est parce qu’ils l’ont déclaré innocent qu’il l’est vraiment. Elle part très énervée.

Bureau de Mac, quelques instants plus tard.

Mac toujours énervée par sa dispute avec Sturgis, se réfugie dans ses dossiers. Harm est à sa porte et l’observe. Soudain, elle lève la tête.

M : Ca fait longtemps que vous êtes là à m’épier ?

H : Un petit moment. Je voulais voir combien de temps vous mettriez pour vous rendre compte de ma présence… dit-il avec un grand sourire

M : Et alors ?…

H : 3min et 30s

M : Non désolée, mais je n'ai mis que 3min et 27s ! ! ! Elle le regarde avec un grand sourire et le laisse perplexe. Harm entre et s’assoie.

H : Je ne comprendrai jamais comment vous faites !

M : c’est ce que l’on appelle un secret !

H : Sans doute. Je voulais vous dire, je suis désolé pour votre affaire. J’espère que vous ne m’en voulez pas trop pour la dernière fois.

M : Pour quoi déjà ? Dit-elle d’un air amusé. Mais non, c’est déjà oublié !

H : Je suis rassuré car il va falloir que l’on mette tous les deux de l’eau dans notre vin afin d’arrêter de nous chamailler car nous allons devoir travailler sur une affaire de meurtre d’un membre de la Navy sur un porte-avions.

M : Plus de détails, s’il vous plaît ?

H : L’amiral n’a pas voulu m’en dire plus sans votre présence

Bureau de l’Amiral.

AJ : J’aimerai que vous me tiriez les choses au clair le plus rapidement possible car le secrétaire de l’Etat nous fait pression. Colonel vous représenterez donc l’accusation et vous Capitaine la défense.

Ils sortent tous deux du bureau après l’inévitable " garde à vous "

Appartement de Mac, le lendemain soir.

Mac est dans sa salle de bain et prend un bain plein de mousse. Elle se laisse aller à la détente. Soudain, quelqu’un frappe à la porte de chez elle.

M : Qui est-ce ?

H : Harm !

M : J’arrive. Veuillez patienter quelques instants s’il vous plaît !

H : Le temps de cacher votre amant ! Dit-il d’un air ironique.

Elle ouvre en peignoir de bain. On peut voir son cheminement dans le salon car elle était encore trempée et pleine de mousse.

M : Non, juste le temps de me sécher afin de ne pas innonder mon salon mais votre impatience ne me l’a pas permit…

Harm l’a regarde confus. Sur ce, elle dit :

M : Dépêchez-vous d’entrer car le froid, lui ne va pas se gêner et je risquerai d’attraper un rhume… et je pense que ni vous ni moi n’en n’avons envie ! Elle se dirige vers la chambre et s’adresse à Harm : Faites comme chez vous, j’arrive !

Harm va dans la cuisine et prépare du café.

H :Mac, où sont vos filtres à café ? J’ai beau chercher et mettre tout sans dessus–dessous je ne trouve rien ! ! ! Il voulais titiller Mac et il y réussit.

M : Vous voyez c’est comme ça, on veut se prendre pour un ace du café mais on est même pas fichu de trouver les filtres ! ! ! dit-elle sur un ton ironique. Mais en jouant la maligne elle se cogne la tête.

M : Aïe ! ! ! ! Elle sort de la chambre en se tenant la tête.

H : Ca va ? Que s’est-il passé ? Dit-il inquiet.

M : Rien, mon armoire a juste décidé de m’attaquer !

H : Attendez, il vous faut de la glace sinon vous allez avoir une bosse accompagnée d’un bleu et je vous vois mal aller plaider au tribunal avec cette tête là !

Il prend de la glace, l’insère dans un gant et le dépose délicatement sur le front de Mac. Il déplace la frange de Mac et on sent que celle-ci est mal à l’aise.

M : Merci… Ce n’est pas que ça me déplaise, mais que me vaut l’honneur de cette visite ?

H : C’était pour que l’on discute de l’affaire.

M : De l’affaire ? Dit-elle étonnée et un peu déçue.

H : Oui, et sans doute un peu aussi pour vous énerver !

M : Ahah ! Très drôle ! !

H : Vous voyez, ça marche !

Ils se regardent longtemps et s’échangent un de leur plus beau sourire avec toutes les petites étoiles qui vont avec.

Quelques jours plus tard, fin d’après-midi, Jag.

M : Je vous répète que non, je n’accepterai pas votre accord. Votre client est coupable et j’irai jusqu’au bout pour le prouver !

H : Très bien Mac. Nous allons une fois de plus régler cette affaire en cours martiale !… puisque c’est toujours la seule solution que vous trouvez !

Harm part énervé et laisse Mac songeuse devant cette dernière réplique.

Le soir, dans un bar.

Harm et Sturgis discutent.

H : Si tu savais à quel point elle m’exaspère quand elle agit de cette façon. On ne peut même plus discuter sans que ça se finisse par une dispute…

S : Vous êtes bien compliqués tous les deux. Vous avez deux caractères totalement différents mais qui semblent pourtant pouvoir s’unir à la perfection. Une chose est sûre c’est que vous tout aussi buter l’un que l’autre !

H : Quoi ? Tu dis que c’est moi qui suis buté, mais c’est pourtant elle qui agit bizarrement ces derniers temps… Dit-il songeur.

S : Mais Harm, ne vois donc tu rien ?

H : Voir quoi ? Que notre relation est condamnée à rester tel quel, à cause de quelques erreurs passées…

S : Ne vois-tu pas qu’elle t’aime…

H : C’est bien beau à dire mais elle ne fait rien pour me le montrer… et pourtant j’essaie de faire des efforts.

S : Au contraire Harm, tous ses faits et gestes le montrent. Mais vous êtes tous les deux aveugles.

H : Ca Sturgis c’est ton point de vue mais rien ne le prouve.

S : Détrompe-toi. C’est elle qui me l’a dit, je ne devais le répéter à personne mais puisque tu ne m’as pas laissé le choix…

H : … Quand ça ? Dit-il surprit.

S : Cela va faire environs 6 mois, nous étions chargés d’une affaire et tu étais en mer. Une chose en entraînant une autre, lors d’une discussion, elle l’a laissé échappé mais m’a fait promettre de garder le secret…

H : Ses fameux secrets… Dit-il perturbé. Et elle te la dit avant de ME le dire !… Moi qui suis le premier concerné ! ! !

S : Harm, ne va pas faire de bêtises.

H : Non, tu sais comme je suis ce n’est pas mon genre de vouloir la faire tourner en bourrique ! dit-il le regard dans le vague, cherchant déjà comment il pourrait retourner la situation à son avantage.

Deux semaines plus tard (vendredi), bureau de Mac.

Elle raccroche violemment le téléphone et commence à s’énerver toute seule dans son bureau. Harm amusé a entendu la conversation et entre dans le bureau.

H : Que se passe-t-il encore, Colonel ? Il ferme la porte tout en posant sa question.

Mac soulève brusquement la tête étonnée de ce " Colonel ".

M : Ils veulent me rendre folle ! Cela va faire au moins 15 fois que je les appelle et qu’ils me disent de rappeler plus tard ou de m’adresser à un autre numéro…

Elle continu de s’énerver en faisant les cents pas dans son bureau.

M : …. Non mais vraiment, pour qui me prennent-ils ? Ils pensent que je n’ai que ça à faire, moi, de les appeler ? ! ! !

Harm l’a regarde de plus en plus amusé, soudain il l’a saisi par le bras, l’a fait pivoter et l’embrasse tendrement. Mac étonnée mais pas pour le moins mécontente se laisse aller à ce doux et langoureux baiser. Leurs lèvres se séparent doucement.

H : Pas la peine de s’énerver de la sorte, marin’s ! Vous vous abîmez la voix et en plus de ça, vous me faites perdre le contrôle ! Il accompagne sa phrase d’un de ses plus beaux sourires.

Mac acquiesce en étant troublée et rêveuse. Elle sort de son bureau les bras chargés de dossiers, le regard dans le vague et de ce fait bouscule l’Amiral sans pour autant s’excuser, ce qui est tout à fait contraire à ses habitudes.

AJ : Colonel ?

M : Oh désolée Amiral, je ne vous avais pas vu.

AJ : Etes-vous sûre que tout va bien, Mac ? Vous me paraissez bien étrange ces temps-ci.

M : Non, non, tout va très bien. Elle prononce ces mots en gardant les yeux fixés sur son bureau.

AJ : Très bien Colonel. Rompez !… Et la prochaine fois, regardez où vous allez !

Mac s’en va. L’amiral, lui reste sur place. Il avait remarqué le regard fixe de Mac. Il s’empresse donc de jeter un coup d’œil dans la direction du bureau de Mac et voit Harm en sortir.

Même journée, quelques heures plus tard, bureau de l’Amiral.

AJ : Tiner, convoquez-moi le Capitaine Rabb d’urgence dans mon bureau.

T : Il me semble que celui-ci est occupé Monsieur, cela peut-il attendre une quinzaine de minutes ?

AJ : Tiner, généralement lorsque l’on dit d’URGENCE. Qu’est-ce que cela signifie ?

T : Que c’est urgent, Amiral !

AJ : Que déduisez-vous donc de votre question ?

T : Qu’elle est stupide, Amiral !

AJ : Tout à fait, vous irez loin mon petit, mais pour l’instant, convoquez moi Rabb… et sur le champ ! ! dit-il sur un ton autoritaire.

T : Tout de suite Amiral.

Harm arrive 10 minutes après l’appel de l’Amiral. Il frappe.

AJ : Vous en avez mis du temps Capitaine.

H : Désolé Amiral mais j’avais une affaire à régler.

AJ : Une affaire à régler ? Puis il murmure dans sa barbe : je vais vous en donner des affaires à régler.

H : Pardon, Amiral

AJ : Non rien.

H : Très bien… Puis-je savoir en quoi consiste cette convocation ?

AJ : Bien évidemment. C’est à propos du Colonel.

H : Mac ?… enfin le Colonel ? Qu’a-t-elle encore bien pu faire ? Dit-il sur un ton ironique.

AJ : Rien de spécial. Je la trouve juste préoccupée et désorientée ces derniers temps. Et inutile de vous dire que cela m’inquiète.

Harm repense à ce qui c’était passé dans le bureau de Mac quelques heures auparavant.

H : J’ai effectivement remarqué qu’elle était plus ou moins bizarre ces derniers jours, mais pas plus que d’habitude ! Et puis, je ne vois pas vraiment en quoi cela me concerne.

AJ : Détrompez-vous. Je crois au contraire que tout ce remue ménage est lié à vous, Capitaine, et j’espère que vous allez très vite y remettre de l’ordre.

H : Mais Amiral….

AJ : …Il n’y a pas de " mais " ! C’est un ordre ! Et à présent, rompez !

Le soir même, chez Harm.

Harm prépare son dîner quand Mac sonne.

M : Harm, c’est Mac !

Celui-ci ouvre et regarde Mac d’un air interrogateur.

M : Je suis désolée de vous déranger si tard mais il me semble que nous avons besoin de parler… Soudain elle s’arrête et sent la bonne odeur de cuisine qui s’échappe du plat qu’Harm vient de préparer.

M : Humm !… Tout cela sent bien bon !

H : Désirez-vous dîner avec moi ?

M : Je n’aurais pas oser mais puisque c’est si gentiment proposé ! Dit-elle en riant.

Il l’a regarde et rie avec elle en pensant qu’elle l’étonnera toujours. Il met un peu de musique et continue de préparer le repas.

H : Mac, venez goûtez la sauce pour voir si elle est à votre goût. Mac arrive dans la cuisine un grand sourire aux lèvres et s’approche de Harm qui lui tend la cuillère en bois.

M : Délicieuse ! Combien de fois vais-je répéter que votre cuisine est succulente ! Je vais finir par vous embarquer chez moi et vous garder prisonnier pour que vous me fassiez la cuisine tous les soirs !

H : Pas besoin de me garder prisonnier car je viendrais de mon propre gré !

Suite à cette phrase, Mac rougit légèrement.

H : Mac, vous rougissez ! !

M : Pardon ? Il est évident que je rougisse, vous avez vu la température qu’il fait dans votre cuisine ! !

Ils rient tous les deux.

Dans le salon de Harm, deux heures plus tard.

M : Je n’en peux plus ! C’était un vrai délice !

H : Un petit café pour faire passé.

M : Ce n’est pas de refus.

Ils débarrassent et passe dans la cuisine. Mac aperçoit la bouteille de vin qu’ils ont bu dans la soirée

M : Harm, vous avez presque bu la bouteille à vous tout seul… Dit-elle en riant.

H : Mac, c’est le week-end et je ne conduis pas, je ne suis donc un danger pour personne ! Affirme-t-il tout en allumant des bougies parfumées.

M : Si, pour moi !

H : Arrêtez donc de dire des sottises et venez plutôt vous détendre.

Bien qu’il dit le contraire, Harm était légèrement " pompette ". Il apparaît devant Mac et lui prend la main.

H : M’accordez-vous cette danse ?

Mac étonnée mais amusée accepte. Ils s’enlacèrent au rythme de la musique, les yeux dans les yeux. Leur regard valait bien plus que toutes les déclarations d’amour possible. Mais Mac en vain à rompre le silence.

M : Harm, pourquoi m’avoir embrassé cet après-midi ?

H : Parce que j’en avais envie. Je suis désolée si cela vous a dérangé.

M : Pas le moins du monde, au contraire. C’est seulement que je ne comprends pas, je ne vous comprends pas. Nous nous étions disputés, vous m’avez ensuite embrassé et puis fait comme si de rien n’était. Vous faites comme bon vous semble sans même penser aux conséquences que cela peut avoir sur moi, et sur nous. Elle s’arrête de danser et se met dos à Harm. La chaleur de la cuisine, l’odeur des bougies parfumées, tout commençait à lui donner le tournis. Elle se retourne enfin, les yeux pleins de larmes

M : C’est toujours la même chose. On a l’impression d’avancer et c’est le contraire qui se passe…

H : Mac vous ne pouvez pas dire ça. Il tente de l’embrasser.

M : Non ! ! Et après, qu’allez-vous faire. Faire semblant que rien ne s’est passé...

H : Non, pas cette fois, nous avons trop attendu.

M : Attendu, et pour cause… pourquoi m’avez-vous tant de fois repoussée ?…

H : Arrêtez un peu Mac ! C’est bien vous qui était sur le point de vous marier ! Et lorsque vous avez refuser cet union je suis venus vers vous et c’est à ce moment là que vous aussi m’avez repoussé ! Alors ne pensez être celle qui a le plus souffert.

Mac, de plus en plus étourdit par la chaleur, devint pâle et commença à tituber. Elle resta quelques instants ainsi et tomba. Heureusement, Harm s’en était aperçu et l’a rattrapa à temps. Il la porta dans sa chambre et la déposa sur son lit. Inquiet, il ne s’avait que faire, il décida donc de lui retirer ses vêtements et de lui mettre une de ses chemises en échange afin qu’elle soit plus à l’aise. Une fois Mac couchée, il lui mis un gant d’eau froide sur le front et le parcouru des doigts sensibles. Il se souvenait du jour où il est passé chez elle et que de la même façon il lui avait déposé le gant sur le front. Il commença à s’inquiéter et finit par appeler un docteur. Celui-ci arriva quelques instants plus tard. Mac était encore sans connaissance.

Doc : Ce n’est rien, un simple malaise vagal. Cela arrive souvent lorsque la personne est sujette à la chaleur ou à l’énervement. Vous avez bien fait de la coucher ainsi, car sinon cela aurait pu être bien plus grave. Votre femme a de la chance d’avoir un mari si attentionné !

Devant cette phrase Harm essaya de contredire le docteur.

H : Euh non, ce n’est pas… il s’arrêta songeur, puis continua : Merci docteur.

Mac venait de se réveiller et a entendu qu’Harm avait laissé dire le docteur et qu’il s’était donc fait passé pour son mari. La porte se ferme et Harm revient auprès de sa bien aimée. Il s’aperçoit que Mac est réveillée.

H : Vos jolis yeux finissaient par me manquer, Marin’s !

Mac ne prêta d’attention à ce que disait Harm.

M : Pourquoi n’avez vous pas dit au docteur que je n’étais pas votre femme ?

H : Peut-être parce que j’avais envie de l’être pendant un instant… il l’a regarde intensément.

M : Simplement pendant un instant ? Demanda-t-elle pleine d’espoir.

H : Si ça ne dépendait que de moi, je le serai jusqu'à ma mort.

Il se baisse vers Mac et l’embrasse.

M : Harm, serrez-moi fort.

Celui-ci obéit et la prit dans ses bras tout en continuant de l’embrasser. Il s’allongea à ses côtés et c’est ainsi qu’il passèrent le reste de la nuit. Allonger l’un contre l’autre ne faisant qu’un.