Il était à peine trois heures du matin quand la sonnerie du téléphone réveilla Harm.
C’était Tayner qui, sans donner d’explication lui demandait de venir aux
bureaux du JAG. Ayant l’habitude de ces départs matinaux, Harm se leva et s’habilla
rapidement.
Quand il arriva dans le bureau de
l’amiral, Bud et Mac étaient déjà là. A côté de Chegwidenn, se tenait un homme
qui était inconnu du capitaine. Il ferma la porte et fut interpellé par
l’inconnu :
- Capitaine
Rabb, je me présente, je suis le général Dupond.
- Maintenant
que les présentations sont faites, passons aux choses sérieuses, coupa
l’amiral. Capitaine, le colonel et vous
partez immédiatement pour la France où des avions ont été abattus. Le
lieutenant Roberts restera ici pour vous aider. Avant que Harm ne puisse
ouvrir la bouche, il enchaîna : Pas
de temps pour les questions, vous en saurez plus dans l’avion. Vous pouvez
disposer.
Sur ce, tous trois sortirent laissant l’amiral et
le général seuls.
Après être passés chacun chez soi prendre des
affaires pour le voyage, Harm et Mac se retrouvèrent à l’aéroport où ils
prendraient un Airbus qui les emmènerait à Paris. Ils auraient dû normalement
prendre un avion militaire mais d’après les services secrets, ils n’étaient pas
sûrs.
Une fois installé dans l’avion, Harm sentit comme
une boule dans son estomac. Pourtant c’était un pilote de chasse, prendre un
avion ne lui faisait pas peur mais là quelque chose clochait. D’un regard
inquiet il observa les autres passagers puis se tourna vers Mac.
- Quelque
chose ne tourne pas rond dans cet avion. J’ai l’impression que je ne reverrait
jamais la terre ferme.
- Je suis
un peu inquiète, répondit
celle-ci, mais il ne faut pas dramatiser.
Sur ce l’avion avança, prit de la vitesse et
décolla.
Après l’intervention des hôtesses consternant les
mesures de sécurités, Rabb se détendit un peu mais resta sur ses gardes. Mac,
un guide à la main, dit d’un air anodin :
- Si on en
profitait pour visiter Paris, je n’y suis jamais allée ?
-
D’accord, si on y arrive.
Alors qu’elle
allait lui faire une réponse apaisante, cinq hommes se levèrent et pendant que
deux allaient dans le cockpit, les trois autres, armes aux poings, se
répartirent dans la cabine. Harm jeta un regard à Mac, l’air de dire qu’il
l’avait prévenue. Haussant les épaules, elle dut acquiescer.
Un homme, qui semblait être le chef des pirates de
l’air, prit la parole :
- Si personne ne
bouge, tout se passera bien. Le premier qui fait un mouvement se retrouve avec
un trou dans la tête.
Harm vit la porte des toilettes s’ouvrir et la tête
d’une adolescente en sortir. Elle aperçut les trois hommes armés et retourna se
cacher. Quelques minutes plus tard, la jeune fille ressortit et regarda les
passagers, son regard s’arrêta sur Rabb qui la fixait lui aussi. D’un geste, le
capitaine lui dit qu’il allait essayer d’intervenir et qu’elle devait se
cacher. Elle refusa et, elle aussi avec les mains, lui demanda quand. Harm vit
dans son regard une telle détermination qu’il n’insista pas et, ouvrant sa
main, il commença à plier un doigt puis deux jusqu’à ce que son poing soit
fermé. Avec un synchronisme parfait, tous deux imités par Mac qui avait vu leur
manège se ruèrent sur les pirates qui, étant pris de court, n’eurent pas le
temps de réagir. Une fois les trois hommes ligotés sur des fauteuils, une radio
dans la poche de l’un d’eux sonna. Rabb la prit et écouta, c’était un des
hommes partis dans le cockpit, les pilotes n’avaient pas coopéré et étaient
maintenant dans l’incapacité de piloter, il devait rejoindre immédiatement le
cockpit afin de prendre les commandes de l’avion.
Une secousse ébranla l’appareil et Harmon se jeta
vers la cabine de pilotage. La porte était fermée et il tambourina contre.
Heureusement Mac prit la radio et obligea son propriétaire à demander
l’ouverture de la porte. Ce ne fut pas difficile vu que son argument était le
crash prochain de l’appareil.
Quand la porte s’ouvrit, le capitaine bascula dans
la cabine tombant au pied de celui qui l’avait ouverte. Il vit le copilote
penché sur les commandes, une flaque de sang sous son siège, deux autres corps
gisaient à terre, inanimés, le pilote et le navigateur. L’homme devant lui,
l’empoigna, le forçant à se relever.
Avant qu’il
finisse sa phrase, Harm se dégagea de son étreinte et dit :
- Je suis pilote
de la marine, je peux piloter cet avion.
Sans attendre de réponse, il alla vers les
commandes et, poussant le deuxième pirate, s’y installa.
Pendant qu’il rétablissait l’avion, Mac arriva
pistolet au poing suivi de la jeune fille, elle aussi armée. Alors que l’un des
homme leva les mains, l’autre fit mine de prendre son arme. Un coup de feu l’en
empêcha et l’homme tomba à terre se tenant la hanche. Mac, qui n’avait pas
tiré, se retourna surprise pour découvrir derrière elle la troisième sauveteuse
de l’airbus, un grand sourire aux lèvres. Le regard du colonel le lui enleva et
haussant les épaules mit l’arme à sa ceinture. Mac alla attacher les deux
derniers pirates.
Après qu’elle eut fini de les ligoter et rassuré
les passagers, elle alla rejoindre Harm dans le cockpit où il y avait aussi
l’adolescente à la place du copilote.
Devant le regard incrédule de la jeune
fille, elle poussa un soupir et réessaya.
- Go out with other people.
- Je vous
présente Alexandra, sans elle nous serions sûrement morts, l’interrompit Harm
- You can call me Alex, sorry for my English but
I’m French.
- Désolé
pour ma remarque, merci de ton aide, répondit
Mac en souriant et en lui serrant la main.
Sans autre problème, l’avion se posa à Paris avec
Harm aux commandes qui apprit même à Alex les rudiments du pilotage. Mac resta
derrière à la navigation.
L’airbus fut accueilli par la police et des
ambulances sur la pistes d’atterrissage.
Harm et Mac partirent pour l’ambassade américaine alors qu’Alex alla
attendre son père, sa mère étant morte plusieurs années auparavant.
Après plusieurs heures d’attente, alors qu’elle
allait rentrer par ses propres moyens, une voiture de l’armée de l’air arriva.
Un homme en sortit, elle le reconnut, c’était le supérieur de son père, le
général Charter. Il lui dit de monter dans la voiture sans donner
d’explication, il l’emmena à la base où travaillait son père. Alex sentit son
cœur battre dans sa poitrine et retenait ses larmes. Elle se doutait bien
pourquoi le général l’amenait là sans explication mais elle ne voulait pas y
croire.
Une fois à la base, elle alla dans le bureau du
commandant. Là elle s’assit et Charter commença à lui parler.
- Hier il y a eu une séance de vol de nouveaux
avions quand soudain ils explosèrent sans raison, les pilotes ne purent pas
s’éjecter et…
Croisant le regard baigné de larmes de son
interlocutrice, il ne put achever sa phrase mais savait qu’il n’en avait pas
besoin.
- C’était un des pilotes, c’est ça, réussit-elle à
bredouiller.
- Oui, je suis désolé. Il voulait que tu récupères
son équipement.
Il emmena
Alexandra qui retenait ses larmes jusqu’au casier de son père. Il l’ouvrit et
s’éloigna un peu. Alors qu’elle prenait sa casquette et la mettait, elle
demanda :
- Qu’est-ce que je vais devenir ? Où je vais
vivre ?
- Tes grands- parents viendront te chercher, en
attendant tu peux rester ici.
Ayant pris ce qu’elle voulait, elle referma le
casier et mis la clef dans sa poche. Ensuite elle se dirigea vers le bureau de
son père pour y attendre ses grands-parents. Alors qu’elle s’installait sur le
fauteuil de son père et regardait des photos où elle était avec son père en
vacances l’été précédent en jouant avec le pistolet récupéré lors de son retour
des Etats Unis, la porte s’ouvrit et elle vit un lieutenant entrer accompagné
des deux personnes qu’elle avait rencontrées dans l’avion pour revenir en
France. Elle se leva d’un bond cachant l’arme sous le bureau espérant sans
grande conviction que personne ne l’avait vue.
- Qui êtes vous et que faites-vous là ?
demanda le militaire français.
- Je suis Alexandra Gomine et je suis dans le
bureau de mon père, j’ai l’autorisation du commandant, répondit-elle en
essayant de rester calme.
L’officier français expliqua aux membres du JAG ce
qui se passait et enchaîna :
- Une enquête est menée conjointement par la France
et les Etats Unis sur un… accident, nous devons fouiller le bureau et vous
demander de sortir.
- La mort de mon père est alors un accident pour
vous, rétorqua-elle et se tournant vers Harm, I want help you.
- De toute
façon il nous faut son témoignage,
la défendit le capitaine, autant le faire
maintenant.
C’est ainsi que l’interrogatoire commença avec
l’officier français comme traducteur. Bien sûr, elle ne leur apprit pas grand
chose vu que les essais de son père étaient top secret et qu’elle revenait de
quinze jours aux Etats-Unis sans même avoir parlé à son père. Ca Harm s’y
attendait mais il voulait juste gagner du temps, il ne savait pas pourquoi mais
quelque chose le fascinait chez cette fille.
Se levant, il lui donna sa carte lui disant de
l’appeler si un souvenir lui revenait. Alex prit la carte et la fit tourner
entre ses doigts pendant qu’elle sortait du bureau pour laisser les inspecteurs
militaires faire leurs investigations en dissimulant le pistolet sous son pull
afin de le mettre dans un lieu plus sûr, le casier de son père. C’est alors
qu’elle vit un quelque chose de marqué derrière « ambassade américaine
21h00 ». Il était 18 h, elle avait donc 3 h pour savoir comment sortir de
la base si tard.
Alors qu’elle tournait en rond dans la base, Alex
se souvint des passes magnétiques de son père rangées dans son casier. Elle
fouilla le casier et trouva les précieuses cartes, avec ça elle avait accès à
presque toute la base. Il était 8h30 et elle ne savait pas comment rejoindre
l’ambassade. Elle décida donc de sortir le plus vite possible de la base.
Une fois en ville elle chercha un plan où elle
pourrait trouver son chemin. L’ambassade américaine était de l’autre côté de
Paris et elle n’y serait jamais à l’heure surtout si elle y allait à pied.
Alors qu’elle se dépêchait de se rendre à son but, une voiture de police
s’arrêta et un agent lui demanda si elle avait besoin d’aide. Elle lui
répondit qu’elle avait rendez-vous et
il lui proposa de l’emmener. Comme neuf heures sonnaient et que le vent froid
s’engouffrait dans son cou elle accepta.
Grâce à cette aide elle n’avait que dix minutes de
retard quand elle demanda à l’accueil de l’administration américaine le
capitaine Rabb. Celui-ci arriva rapidement et l’emmena dans un bureau. Un
dialogue difficile commença entre eux deux qui ne parlaient que très
sommairement la langue de l’autre.
Après une demi-heure de discussion Alexandra apprit
que les Etats Unis élaboraient en secret avec la collaboration de la France un
nouveau type d’avion de chasse et que c’était un de ces prototypes que son père
pilotait. Leur meilleure piste était un groupe d’extrémistes d’Extrême-Orient
mais personne n’avait encore revendiqué cet acte, de plus la mention « top
secret » sur le dossier incluait forcément une taupe interne encore non
identifiée.
En rentrant à la base, l’adolescente se fit arrêter
par le garde de nuit qui l’emmena dans les quartiers du général. Quand le garde
la laissa devant la porte, seule, une inquiétude qu’elle ne s’expliquait pas
l’envahit. Le regard que lui lança Charter lui fit regretter son escapade de la
soirée.
- Tu étais passée où ? J’étais inquiet,
jusqu’à l’arrivée de tes grands-parents, tu es sous ma responsabilité.
- J’étais à l’ambassade américaine avec le
capitaine Rabb. Il m’a appris les conditions de la mort de mon père y compris
ce qui était top secret.
- Tu aurais dû me prévenir et il n’aurait jamais dû
te le dire.
- Si je vous l’avais demandé, vous ne m’auriez
jamais laissé sortir. Quand aux infos top secret je les aurai découvertes un
jour ou l’autre et ne vous inquiétez pas je ne le dirai à personne.
- Je sais bien mais si je n’arrive pas à me faire
obéir d’une fille de 16 ans, comment je ferai avec mes hommes ? dit-il en
soupirant.
- Ce sont des militaires et ils sont obligés de
vous obéir, moi non, répondit-elle malicieusement.
- Oui c’est ça, va te coucher.
Alex essaya de sourire et partit se coucher dans
les quartiers de son père.
Alex se réveilla en sursaut persuadée de trouver
son père devant elle. Il n’en était rien et le souvenir de sa mort lui revint
et, des larmes pleins les yeux, elle se rallongea. Des coups donnés contre une
paroi lui révélèrent la raison de son réveil brutal et la firent se lever. Elle
s’habilla en quatrième vitesse et, s’essuyant les yeux, ouvrit prudemment. Un
cadran d’horloge en face d’elle indiquait en grosses lettres rouges 05h30. Le
couloir était vide alors Alex s’y glissa discrètement jusqu’à la première
intersection. Ce qu’elle vit la fit frissonner : à quelques mètres sur la
gauche des hommes étaient étendus au sol, inertes, la porte derrière avait été
pulvérisée.
L’adolescente repartit en courant en sens contraire
pour rejoindre le casier de son père. Elle l’ouvrit et prit l’arme qu’elle
avait récupérée dans l’avion puis elle retourna dans ses quartiers récupérer
son téléphone portable et la carte qui était à côté, celle de Rabb. Ne sachant
pas quoi faire, elle se faufila derrière le lit et composa le numéro inscrit
sur la carte.
- C’est Alex, la
base est attaquée, dit-elle précipitamment.
- Doucement please, what ?
- Base, fight, ennemy die, bredouilla-t-elle de
manière désorientée.
- Calme-toi et répète doucement, dit une autre voix
après une pause.
- Quand je me suis réveillée j’ai vu des morts et
des traces d’explosions.
- Et là tu es où, tu es en sécurité ?
- Je suis cachée derrière le lit dans les quartiers
de mon père mais je crois que les autres sont à l’autre bout de la base.
- D’accord. J’envoie une équipe quel est le numéro
de la pièce où tu es ?
- J’en sais rien, le capitaine sait où elle est.
- Reste calme et ne bouge pas, on arrive.
Elle éteignit le mobile et se blottit contre le
mur. Le temps qui s’écoula sembla interminable.
Une détonation et une voix qui l’appelait sortirent
la jeune fille d’un profond sommeil. Un homme cagoulé se tenait devant elle,
armé d’un fusil. Le brouillard qui l’entourait s’évapora et elle s’extirpa de
sa cachette. Une demi-douzaine d’hommes tous armés et cagoulés étaient dans la
pièce.
- Es-tu Alexandra Gomine ? demanda un des
hommes qui semblait être le chef de la section.
- Oui, c’est moi. Qu’est-ce qui se passe
dehors ? dit-elle en désignant la porte à moitié défoncée.
- C’est top secret. Nous devons te faire sortir de
cette base, viens par-là.
Le groupe passa sous la ruine qu’était la porte et
Alex fit remarquer ironiquement que la porte était ouverte et que ce n’était
pas la peine de la détruire mais le manque de réponse de ses nouveaux
compagnons la fit se taire. Le couloir n’avait pas subi de gros dégâts mais des
explosions et des coups de feu résonnaient dans le lointain. La jeune fille
était rassurée par la présence des hommes autour d’elle qui lui faisait une
muraille mais elle serra quand même l’arme cachée sous son sweat.
Une explosion plus forte que les précédentes fit
trembler le couloir et tout le monde se jeta à terre protégeant Alex. Des
flammes vinrent d’en face et se dirigèrent dangereusement vite sur eux. La
jeune fille fut saisie par les épaules et entraînée dans une folle course vers
le couloir où elle avait vu des cadavres. Terrifiée par la vision matinale vers
laquelle elle se dirigeait, elle saisit le revolver et le serra très fort entre
ses mains.
Des sifflements de balles fusant au-dessus de ses
oreilles firent se jeter l’adolescente à terre. Le commando qui l’entourait
riposta. Alex reprit ses esprits et leva la tête, a l’autre bout du couloir,
les canons de fusils sortaient d’un croisement crachant des balles. Elle tendit
son arme et commença à tirer. Des fusils tombèrent mais rien ne prouvait que
c’était elle et très vite elle manqua de munition et dut se déclarer inutile
dans cette bataille.
Une grenade à fumigène fut lancée et le couloire
s’enfuma en un instant. Alex suffoquait quand elle fut soulevée du sol et tirée
dans un conduit d’aération. Ici, l’air semblait être pur et les hommes présents
reprenaient leur respiration, trois hommes du commando étaient absents, restés
en dessous sans aucun doute.
Une reptation dans le conduit commença, elle
semblait être interminable. Des bruits de combats résonnaient couvrant la
respiration des rescapés.
Les genoux et les mains douloureuses Alex vit enfin
la lumière du jour traverser une grille devant elle. Elle aurait voulu
accélérer pour sortir le plus vite possible mais, sûrement par prudence, ses
gardes du corps, eux, ralentirent. La grille sauta et, armes en avant, le
groupe sortit.
L’extérieur ne valait guère mieux que l’intérieur.
Les combats avaient tout d’abord éclaté devant la base et maintenant les
renforts de l’armée l’avait investie. Des corps étaient encore étendus dans un
bain de sang, des cratères avaient été creusés par de violentes explosions.
Alors que la jeune fille était paralysée par cette vision cauchemardesque, un
homme chargé de la protéger la tira loin de ce funeste décor. Quand elle reprit
ses esprits, elle était dans le QG de l’équipe venu secourir la base. Devant
elle se tenait le capitaine Rabb. Instinctivement elle se jeta dans ses bras
comme pour se rappeler son père.
Le capitaine Rabb
et le colonel Mackenzie rentrèrent sans encombre à Washington où il firent le
rapport : un groupe extrémiste du Moyen Orient nommé le Craftar avait
saboté les avions et tenté de prendre le contrôle d’une base française,
tentative avortée grâce à l’appel d’une adolescente.
Après être sortie de la base, Alex avait été
emmenée dans un lieu sûr où elle fut interrogée pour mieux comprendre ce qui
s’était passé. Aucune menace ne pesant sur elle, on décida donc de la confier à
ses grands-parents. Elle semblait s’être remise psychologiquement de ses
différentes aventures, en réalité elle s’était bien amusée, elle avait eu
l’impression de suivre son père et de le faire revivre à travers elle. C’est
sans doute pour cela que par la suite, elle entra à l’armée de l’air et devint
un des meilleurs pilotes de chasse.