Quelque part au milieu de l’océan au large de la Virginie :

 

Les vagues déferlaient et Harm se débattait dans des creux de 3 mètres ; ses pensées, à ce moment précis, allaient vers Sarah, pour ne pas sombrer dans la folie ; elle était sa douce, sa tendre Sarah ! pourquoi avait-elle choisi d’épouser cette brute épaisse de BRUMBY ? pour quelle raison n’avait-elle pas attendu ?

Il faut dire qu’il ne lui avait pas vraiment donner le choix ! !

Il avait manqué de courage ; n’était-ce pas lui, par son hésitation, qui l’avait poussée à se jeter dans les bras de ce type ? ?…

 

FLASHBACK : SYDNEY, QUELQUES MOIS PLUS TOT,

 

A bord du ferry, il s’en était fallu de peu pour que ses bonnes résolutions volent en éclats ! !…

Ils conversaient en se taquinant, comme à leur habitude, jusqu’à ce qu’il prononce la phrase de trop :

_ Qu’est-ce qu’un homme comprend  aux femmes ?

 

_çà c’est une allusion à moi !…oh, laissez-moi deviner… vous ne comprenez pas pour quelle raison je suis allée à la plage avec Mic !…alors, qu’est-ce qui vous a déplu ?le fait que j’y sois allée avec lui ou que vous ayez cru que j’étais topless ?…dit Sarah sur le ton de l’ironie

 

_Pourquoi, vous ne l’étiez pas ? répondit Harm

 

_Harmon Rabb, vous êtes si prude ?…continua Sarah sur même ton

 

_Non, pas du tout, je n’en ai rien à faire que vous ayez la poitrine nue !…dit-il

 

_Oui, sauf si c’est devant Mic ! !…

 

_Mais vous travaillez avec lui Ma..ac !vous n’enlèveriez pas le haut devant moi n’est-ce pas ? ?…il se rendit compte aussitôt qu’il était tombé dans le piège…

 

Sarah fût surprise mais répondit du tac au tac :

_C’est une requête ?…en plongeant son regard dans le sien

 

Il essaya d’évincer la question en changeant de sujet :

_Vous saviez qu’ils avaient écrit ETERNITE sur ce pont, en lettres lumineuses, pour le Nouvel An ?… et Sarah de répondre :

 

_Est-ce le temps que nous devrons attendre ?…

 

Elle avait été très claire, mais il ne pût dire quoique ce soit d’autre, car il sentait qu’il perdait le contrôle de la situation…

Aujourd’hui il réalisait qu’il désirait cette femme bien plus qu’il ne l’avait cru…il entendait le grondement de l’hélico qui  tournait autour de lui pour le repérer et tout alla très vite.

Il fût remonter, il était glacé et dans un semi-coma ; il entendit les médecins s’agiter près de lui ; il avait l’impression d’être happé par une douce torpeur ; on lui administra les soins nécessaire et tout près de l’inconscience il entendit une voix familière et apeurée, qui le suppliait de ne pas sombrer.

Etait-ce Sarah, sa Sarah, il devait rêver… elle était à la répétition de son mariage…. et il y avait le dîner…

 

Ha..arm !… Harm !… tenez le coup, je vous en prie !… ne me laissez pas tomber !… il faut vous battre, j’ai besoin de vous !…disait Sarah en pleurant

 

Il sentit la chaleur du corps de quelqu’un qui était contre lui et la douceur d’un baiser posé sur ses lèvres ; il essaya de parler, de soulever ses paupières et dit seulement :

_Que faites vous là ? ? en voyant Sarah, nous n’avions pas de rendez-vous, vous et moi, ce soir …..et il sombra dans un sommeil profond

 

BETHESDA :  2 JOURS PLUS TARD,

 

Harm se reposait, quand il sentit une présence dans la chambre ; il ouvrit ses yeux et vit, Sarah toujours resplendissante, Bud et Harriet, l’amiral , chloé et Brumby et pour finir, un peu en retrait Renée…

L’amiral s’approcha du lit en souriant et dit :

_Content de vous revoir, Capitaine !…comment allez-vous ?

 

_Je vais bien, Monsieur, enfin tout est relatif !… content de vous revoir également, dit Harm avec un timide sourire ; il se tourna vers ses amis, Bud et Harriet :

 

_Bonjour vous deux !…comment va AJ, félicitations Harriet pour vos barrettes !…

 

_Bonjour Harm, nous allons bien, AJ aussi, mais c’est à vous que l’on doit demander cela, pas trop secoué ?…

 

Harm lui sourit en disant :

_Si un peu, mais je m’en remettrait … et s’adressa à Mic en ces termes :

 

_Je ne pensais pas vous dire cela un jour mais c’est un plaisir de vous voir !… Brumby rétorqua :

 

_Je prends çà pour un compliment !… en se mordillant la lèvre inférieure

 

Renée assista à ces retrouvailles sans dire un mot mais ne bougeait pas de sa place près d’Harm ; il lui adressa quelques mots insignifiants et se concentra sur Sarah :

 

_Il paraît que je vous doit la vie ?… merci car lorsqu’il a fallu me retrouver vous avez joué un rôle déterminant … et je suis sincèrement désolé d’avoir manqué votre mariage !…

Sarah rougit en disant :

 

_Vous n’avez rien manqué, Harm ; il n’y a pas  eu de mariage et il n’est pas à l’ordre du jour !… Harm remarqua le changement de couleur de Brumby et  Renée qui était livide ; celle-ci, tourna les talons et sortit avant qu’il ne puisse la retenir et Brumby fit de même ; l’Amiral, Bud et Harriet  prirent congé, Chloé suivit le mouvement en disant à Sarah qu’elle l’attendait en bas et sortit … il se retrouva seul avec Sarah, qui n’avait pas bougé et le fixait en silence.

Ce fût Harm qui le rompit :

 

_Vous  m’en voulez , n’est-ce pas ?… je suis à l’origine de tout ces changements et j’en suis navré !… nous ne nous étions pas quittés en bon terme, nous deux !… alors là, ce doit être pire !…il avait prononcé ces mots d’un air très contrarié, aussi Sarah le rassura et  se rapprocha :

 

_Comment voulez-vous que je sois fâchée contre vous ?… vous venez de me faire la plus grande peur de ma vie !… j’ai bien cru ne jamais vous revoir pour vous dire tout ce qui me trotte dans la tête depuis toutes ces années !…mon regret est de ne pas vous avoir souhaité BONNE CHANCE avant votre départ !… regardez où cela vous a conduit !…

Il l’avait écoutée et resta un moment silencieux en la fixant, puis dit :

 

_Sarah, venez là près de moi !… ces dernières heures ont été un vrai cauchemar et j’ai cru que l’heure de ma mort avait sonnée ; mais pendant que j’essayais de rester en vie, je me suis fait une promesse… si je sortais vivant de cette aventure, je vous avouerais mes véritables sentiments ; tant pis pour Brumby, pour Renée !…. il fallait que je sois honnête avec vous… alors  nous y voilà !… et puis ne vous culpabilisez pas pour ces bêtises, vous n’êtes en rien responsable de ce qui est arrivé, ok ?…

 

_Ok, dit Sarah, alors nous y sommes !… nous avons des choses à nous dire, non ?… qu’avez-vous à dire Harm ?…

 

il prit son souffle et commença :

 

_Sarah, je… heu … il sourit, hésita et gêné dit, je n’ai pas l’habitude de dire ces choses-là ; je suis très maladroit, je sais, mais voilà, JE VOUS AIME !….je vous ai aimée dès le premier regard dans la roseraie, vous vous souvenez ?…

Sarah sourit  et le regarda avec amour car l’homme qu’elle aimait plus que tout venait de lui ouvrir son cœur ; elle ne pût dire que :

 

_Oh !…en le fixant

 

_Oh !… seulement oh !… c’est tout ce que ma déclaration vous inspire ?… dit-il taquin

 

 

 

_Pardon Harm , mais cela fait si longtemps que j’attends ! ! ! vous faites de moi la plus heureuse des femmes ; je vous aime aussi , Harm !… je crois que je vous ai aimé au premier regard , mais avant de continuer il va nous falloir éclaircir bien des choses, vous et moi, il y a Renée et Mic, et le JAG …dit-elle en fronçant son joli petit nez

 

Harm lui prit les mains et essaya de la rassurer :

 

_Hey, hey, Sarah, ne soyez pas inquiète !… vous savez ils ne sont pas nés de la dernière pluie, ils savent ce qui nous lie vous et moi, nous allons procéder par ordre, mais pour le moment, savourons notre bonheur, nous l’avons attendu trop longtemps, non ?…il y a une chose que je rêve de vous faire depuis 5 ans… il ne finit  pas sa phrase ; il attira Sarah à lui et dans un lent et merveilleux baiser, mit toute la frustration qu’il avait accumulée ; ils en oublièrent l’endroit où ils se trouvaient.

 Sarah, dont le désir était contenu depuis ces années, le lui rendit dans un gémissement ; elle entrouvrit ses lèvres pour laisser la langue de son compagnon aller à la recherche de la sienne ; elle se laissa conduire en savourant ce pur plaisir ; elle le rendait fou, se dit-il, il la serra plus fort et continua à embrasser ses paupières où perlaient des larmes de joie ; il s’écarta légèrement, plongea son regard dans celui de Sarah et de sa langue suivit le chemin salé tracé sur ses joues ; ils en étaient tout à leur passion et  n’entendirent pas Renée qui venait de franchir le pas de la porte ;elle étouffa un cri du dos de sa main, tourna les talons et partit en courant en bousculant du monde sur son passage ;Harm et Sarah se regardèrent ; elle fût la première à parler :

 

_Il nous faut mettre de l’ordre dans nos vies, Capitaine, avant de poursuivre notre chemin, vous ne croyez pas ? ?…

Harm soupira et dit :

 

_Oui Marine, nous allons remédier à ceci le plus  vite possible car je ne peux plus attendre, nous avons suffisamment perdu de temps, nous deux, pas vrai ?…

 

Sarah haussa les épaules en le regardant tendrement et se pencha vers lui pour lui donner un baiser, ce qui plut à son Capitaine préféré…

 

 

APPARTEMENT DE HARM :  3 SEMAINES PLUS TARD ,

 

Sarah et Harm avaient mis  de l’ordre dans leur existence et apprenaient à vivre ensemble ; Sarah se révélait être une compagne dévouée et merveilleuse ; elle avait apporté de la gaieté et un brin de folie dans la vie bien rangée de Harm.

Il ne s’en plaignait nullement, au contraire ; tout dans l’appartement lui parlait d’elle ; il y avait des fleurs partout, son parfum qui flottait dans l’air, même ses affaires avaient trouvé leur place auprès des siennes.

Ce soir, il se prélassait sur le sofa, tout en jetant un œil sur un dossier et l’odeur alléchante d’un petit plat que préparait sa Marine, lui chatouillait ses narines.

Il leva la tête et la vit ; elle portait une tenue très décontractée mais tellement sexy !… se dit-il ; elle avait choisi un pantalon noir taille basse, qui laissait apparaître son nombril où brillait un diamant et ce corsage d’un rouge vif lui seyait à merveille et était très suggestif.

Elle tourna la tête vers lui en lui adressant un sourire, qui  ma foi,  le fît fondre ; il lui dit de venir, elle ne se le fît pas dire deux fois ; elle approcha d’une démarche sensuelle qui l’électrisa jusque dans les reins ; il avait connu bien des femmes mais aucunes d’elles ne lui avaient fait cet effet ; il se sentait prêt à tout ; il la serra contre lui ; son parfum attisa son désir ; il prit ses lèvres et les entrouvrit ; leurs langues se cherchèrent dans une danse amoureuse qui leur fît oublier ce qui n’était pas eux ; il alla à la découverte de ce corps superbe, que celui de la femme de sa vie ; il embrassa sa gorge offerte, ses mains descendirent jusqu’à ses hanches, les yeux dans les yeux ils se dévétirent ; elle le repoussa pour l’allonger sur le sofa, lui ôta sa chemise et parsema son torse de légers baisers ; en remontant, elle atteignit sa bouche où elle glissa sa langue et la mêla à celle de Harm pour jouer une danse sensuelle ; cela le mit dans un état tel, qu’il ne pût retenir un gémissement ; il n’en pouvait plus ; il la voulait maintenant ; il essaya de lui emprisonner les hanches mais elle repoussa ses mains en lui disant en souriant :

 

_JE mène la danse, FLYBOY !… il lui rendit son sourire et se laissa faire non sans peine car plus elle avançait dans ce jeu plus il avait du mal à contenir son désir d’elle ; sa respiration devint très saccadée quand elle repris ses caresses en glissant vers son ventre ; elle continua jusqu’à son sexe dressé et le prit entre ses doigts ; Harm ferma les yeux et se dit qu’elle allait le tuer avant qu’il n’ait pu savourer son bonheur ; dans un élan, il la bascula en souriant et dit :

 

_En voilà assez Marine !… la voix rauque de désir

 

Elle se laissa faire cette fois ; elle aima la façon dont il fît monter la passion en elle ; il l’embrassa, chercha le point sensible au creux  de son ventre pour lui prodiguer une caresse intime si délicieuse qu’elle se mordit les lèvres pour ne pas hurler ; elle se mit à califourchon sur lui et se laissa glisser sur son sexe dressé ; Harm avait de plus en plus de mal à garder son contrôle ; ils entamèrent de légers mouvements, mais la passion gagna en intensité et dans un même cri ils rendirent les armes ; il encercla les hanches de sa partenaire plus fort et aida Sarah à bouger de plus en plus vite ; leur jeu amoureux dura, il sentait la tiède chaleur de l’intimité de Sarah entourer son sexe et ensuite une successions de pulsations, il donna les derniers coups de rein de plus en plus appuyés et se fût l’extase au même moment ; ils explosèrent ensemble dans une jouissance merveilleuse ; il la bascula pour être sur elle et l’embrassa avec un amour qui émut Sarah ; elle entoura ses reins avec ses jambes et se cambra pour le sentir encore en elle ; la réaction ne se fît pas attendre, Harm recommença un va et vient  léger et plus appuyé qui les emmena de nouveau sur les cimes du plaisir : ils se murmuraient des mots d’amour, qui firent place à des gémissements, pour finir en râles d’extase ; ce fût un feu d’artifice ; Harm roula sur le côté pour mieux voir sa belle et si magnifique partenaire ; il lui caressait les cuisses et déposa de doux baisers sur les tempes ; il plongea dans le regard rempli d’amour que Sarah lui dédiait et dit :

 

_Mon amour !…. d’une voix rauque par l’émotion qu’il venait de ressentir

 

_Je vous aime, Capitaine !…lui répondit-elle les yeux étincelants de bonheur

 

Ils restèrent un long moment ainsi blottis l’un contre l’autre à savourer leur amour naissant ; Sarah fût la première à rompre le silence :

 

_Tu sais, jamais plus je ne pourrai te regarder sans que ce délicieux moment ne revienne en moi !…d’une douce voix

 

Harm la dévora des yeux et répondit :

 

_Sarah, crois-tu qu’il n’y aura que ce moment ?… d’un air coquin

 

Leur regard s’accrocha longtemps et ils échangèrent un doux baiser.

 

_Harm !….chuchota Sarah

 

_Hum !…répondit-il près du sommeil

 

_Il nous faut redescendre sur terre, si nous allions dîner ? ? ?…dit-elle en se soulevant pour le regarder

 

_Ah, revoilà mon Colonel et son appétit féroce ! ! !… dit-il avec une pointe d’humour

 

Sarah sur le même ton :

 

_Tu ne pensais tout de même pas que je vivrais d’amour et d’eau fraîche, non ? ?…

 

_Loin de moi cette idée, Marine ! ! !…dit Harm un sourire au coin des lèvres

 

Ils prirent donc une douche, quelque peu mouvementée et haute en couleurs et dînèrent rapidement ; ils évoquèrent un sujet jusque-là, garder sous silence, comment annoncer cette nouvelle à l’Amiral ? ?…

Comment allait-il réagir ? ?… seraient-ils séparés professionnellement ? ?… après tout pour Bud et Harriet il avait résolu le  problème ! !…

 

FALLS CHURCH VIRGINIE :    LE JAG  14H30   2 JOURS PLUS TARD,

 

Harm et Sarah arrivèrent ensemble ; leur regard ne trompa pas leurs collègues et amis ; Bud et Harriet devinèrent ce qu’il leur arrivait et se dirent qu’il était temps ; cela faisait longtemps qu’ils espéraient ce dénouement heureux ; ils étaient en train de le leur dire, quand arriva l’Amiral ; il les regarda d’un air dubitatif et leur demanda de le suivre dans son bureau ; Sarah fît un clin d’œil à Harm, qui la regarda en soulevant les sourcils, un sourire au coin des lèvres.

Ils n’avaient pas fermé la porte du bureau, pourtant l’Amiral commença :

 

_Il m’est difficile de fermer les yeux sur ce qu’il se passe entre vous ! … aussi …. Il ne pût continuer car interrompu par Harm, désappointé :

 

_Amiral, comment savez-vous ce qu’il se passe entre nous ? ?…

 

_Capitaine, me croyez-vous aveugle à ce point ?… j’ai vu à Bethesda, enfin,  peu importe, le fait est que je me vois dans l’obligation, de trouver une solution ; vous ne me facilitez pas la tâche, mais il est impensable que je perde mes deux meilleurs avocats et qui plus est qui sont d’excellents amis !…

Sarah et Harm regardaient AJ d’un air surpris et virent un sourire se dessiner sur ses lèvres ; ils le remercièrent en l’étreignant un peu bruyamment ce qui attira tous les collègues ; ce fût le délire au point qu’AJ leur demanda s’ils se trouvaient dans une salle de spectacle ou s’ils avaient l’intention de reprendre leurs postes, sur un ton ferme, mais le sourire qui illuminait son visage ne trompait pas ; il était ravi pour ses amis.

Ils éclatèrent tous de rire et se séparèrent.

La récréation était terminée, chacun repris ses activités ; ils virent l’Amiral quitter le JAG d’un pas décidé…

Harm en profita pour rejoindre Sarah dans son bureau ; il l’observa quelques secondes, entra en fermant derrière lui la porte ; elle ne l’avait pas entendu et sursauta quand il se pencha pour déposer un baiser dans sa nuque :

 

_Harm !… que fais-tu, nous sommes au bureau !… dit-elle gênée

 

_Je n’ai pas pu résister à la tentation, chérie ….. dit-il dans un souffle tout près de son oreille où il passa sa langue, ce qui eut pour effet de les faire frissonner tous les deux

 

_Ha…arm !…arrête çà tout de suite … dit-elle très troublée

 

_Mon amour, je suis venu pour te demander si tu crois que nous continuerons à travailler ensemble ? ? un peu déçu de devoir s’arrêter là

 

_Je ne sais pas, mais faisons lui confiance ! n’a t’il pas fait ce qu’il fallait pour Bud et Harriet ? en souriant

 

_Je souhaite que tu ne te trompes pas ; désormais je te tiens et je n’accepterai en aucune façon que l’on soit à nouveau éloignés ; nous avons enfin réalisé nos rêves, du moins en partie, ce n’est pas pour que l’on nous les enlève si vite, non ?… il dit cela avec une telle conviction dans le regard que Sarah se leva et l’entoura de ses bras, approcha ses lèvres de celles de Harm qui ne fût pas long à réagir ; il entrouvrit les lèvres de sa compagne et alla à la conquête de sa langue ; leur baiser se fît très fougueux et pas très approprié à un bureau ; Harm était fasciné par cette femme qui n’hésitait jamais à se donner entièrement et si totalement.

Il s’écarta d’elle à regret et dit sur un ton badin :

 

_Marine, mieux vaut en rester là et nous mettre au travail, si tu ne veux pas  que l’on soit renvoyés pour attentat à la pudeur !…

 

_Comment, Flyboy, tu te dégonfles ?…dit-elle d’un sourire suggestif

 

_Ne me provoque pas, Sarah, si tu continues, je ne réponds plus de mes actes, et je te prends là, sur ce bureau et tout de suite !… elle vit une lueur très convainquante dans ses yeux et ajouta en susurrant :

 

_Hey, Capitaine doucement vous me choquez avec vos propos !…  elle s’approcha et dit dans un souffle : mais je donnerai tout pour que nous soyons seuls afin de te prendre au mot !…

 

_Ma…ac !… arrête çà immédiatement !… Harm sentit le désir lui étreindre les reins

 

_Mais, mon Amour, c’est toi qui me cherche !… elle lui fît un clin d’œil, puis en riant elle sortit du bureau, laissant Harm presque à genoux ; QUELLE FEMME pensa-t’il.

 

Il secoua la tête et se dirigea vers son bureau pour essayer de faire un peu de rangement ; il avait accumulé une tonne de dossiers ; il prit un dossier pour l’analyser, mais ces idées s’envolèrent ; il pensait que sa vie avait changé de cap en peu de temps ; il lui semblait être en train de la perdre dans les creux de 3 mètres quelques jours auparavant et aujourd’hui il était comblé et tellement heureux que çà lui faisait peur ; il avait enfin osé avancer avec Sarah, quelle femme adorable ; il savait qu’elle était exceptionnelle, qu’elle le rendrait heureux, il l’avait cherchée toute sa vie durant ; c’était elle, si généreuse, loyale, droite et un peu têtue parfois, mais il aimait çà, elle était sa moitié, sa vie !… ils avaient eu leur lot de souffrance ; à partir de maintenant il s’emploierait à la choyer, la surprendre ; il gagnerait son amour à force de tendresse ; il voulait la mériter, avoir le privilège d’être son époux et le père de ses enfants…

Il s’assit, se mit à écrire et repensa à cette journée qui avait été pour lui le jour où il avait eu la révélation des sentiments qu’il avait à l’égard de Sarah ; la naissance d’AJ ! ! !…

Il se souvint :

 

FLASHBACH :

 

Ils venaient de vivre un moment inoubliable ; Harm et Sarah se tenaient sur le pas de la porte :

 

HARM :

_Si dans 5 ans à compter d’aujourd’hui ni vous ni moi ne fréquentons quelqu’un, nous partagerons un enfant !… un sourire aux lèvres

 

SARAH :

_Vous et moi faire un BB ensemble ? ?… surprise

 

HARM :

_Avec votre physique et ma matière grise, IL sera parfait !…

 

SARAH :

_Et si, ELLE a votre physique et ma matière grise ?…dit-elle en le défiant

 

HARM :

_Cà  sera pas mal non plus !… alors qu’en dîtes-vous, marché conclu ? ?…toujours en souriant

 

SARAH :

_Ne faites pas de promesses que vous ne tiendrez pas !… avec une déception peu cachée

 

HARM :

_Cà ne m’est jamais arrivé !… en la regardant droit dans les yeux

 

A cette minute précise, il la voulait déjà, pourtant il avait hésité…

 

 

EPILOGUE :

 

Voici 3 ans que Sarah et Harm sont mariés ; ils ont réalisé leur rêve ; Harm a tenu sa promesse, Lilian est né ; c’est un petit garçon adorable ; il a les yeux noisette de sa maman ; pourquoi LILIAN ? ? ? vous souvenez-vous de la mission de Sarah en Indonésie, elle avait rencontré une enfant à qui elle avait offert sa médaille du mérite militaire, eh bien en souvenir, elle a voulu que son petit garçon porte ce nom…

 

Aujourd’hui, Sarah va mettre au monde leur second enfant, Harm est de nouveau comblé car ils savent que ce sera une fille, depuis peu ; elle s’appellera LUNA, pourquoi, eh bien elle fût conçue un soir de pleine lune, les rayons éclairant leurs corps en parfaite harmonie, sur une plage, quelque part dans l’océan indien… aura-t’elle les yeux marine de son papa ? ? ?… Harm s’en moque ; il est tout à son bonheur, il se demande encore ce qu’il a fait pour mériter tant de joie et d’amour auprès de « sa famille «  toute neuve ; la sienne ! !il se répète sans cesse, quelle chance il a ! !… ils ont chacun leur place au JAG grâce à la détermination du parrain de Lilian, qui n’est autre que l’Amiral ; il avait remué ciel et terre pour les garder près de lui ; quel homme fantastique ! !… Chloé est une marraine très maternelle et dévouée ; elle est d’un grand secours pour Sarah et prend son rôle très au sérieux ; Luna ne sera pas en reste non plus, car entre Bud et Harriet, elle ne devrait pas être trop malheureuse ! !… et les jours passeront et témoigneront du bonheur que vit la famille RABB au grand complet …..

 

                                                                                   FIN