Quartier général du jag
Bureau de Sturgis Turner
Falls Church, Virginie
20h30
Sturgis se trouve dans son bureau depuis une bonne heure déjà. Le JAG est calme, Mac et Harm sont en cour martiale, l’Amiral est en Italie chez sa fille et les autres sont déjà rentrés chez eux. Il travaille sur une affaire de routine. Il tient à la finir avant de rentrer se coucher. Il est plongé dans son travail quand il entend deux personnes qui se disputent. Il lève la tête et aperçoit Mac et Harm en train de crier l’un sur l’autre.
H : DE QUEL DROIT AVEZ-VOUS INTIMIDE MON TEMOIN ?
M : HARM, VOUS SAVEZ AUSSI BIEN QUE MOI QUE JE NE L’AI PAS INTIMIDE, JE N’AI FAIT QUE LUI FAIRE DIRE LA VERITE, JE SUIS DESOLEE SI VOUS AVEZ PERDU MAIS VOUS NE POUVEZ PAS TOUJOURS GAGNER.
H : LUI FAIRE DIRE LA VERITE ? MAIS BIEN SURE ET PUI QUOI ENCORE.
M : HARM ARRETEZ LA, VOUS DEVENEZ INSOLENT
H : OH TOUTE MES EXCUSES, IL FAUDRAIT PEUT-ÊTRE QUE JE VOUS REMERCIE ?
M : ECOUTEZ HARM, JE COMMENCE A EN AVOIR MARRE DE VOUS ET DE VOS CRISES DE COLERE, CALMEZ VOS NERFS SUR QUELQU’UN D’AUTRE, J’ABANDONNE, TOUT CE QUI PEUT VOUS ARRIVER, JE M’EN FICHE, VOUS NE RESPECTER PERSONNE, VOUS NE PENSEZ QU’A VOTRE PETITE PERSONNE, VOUS NE FAITES MEME PAS ATTENTION AU MAL QUE VOUS FAITES AUTOUR DE VOUS.
Mac part dans son bureau d’un pas décidé et claque la porte violemment, laissant Harm, bouche béé, au milieu du bureau.
S : Qu’est ce qu’il se passe encore ici ?
H : Ah bonjour Sturgis, ben on s’est un peu pris de bec !
S : Un peu ? Tu veux rire ? Même deux adversaires d’un combat de boxe sont plus agréables l’un envers l’autre.
H : Je ne sais plus quoi faire Sturgis, on n’arrête pas de se disputer, on n’arrive même plus de parler du travail sans s’engueuler. Et ça dure depuis des semaines. Qu’est ce que je peux faire ?
S : Mon dieu Harm, tu as besoin d’un bon remontant. Allez, je t’offre un verre, on va discuter.
H : Ce n’est pas de refus.
Harm prend sa veste et suit Sturgis vers l’ascenseur, se retournant une dernière fois vers sa collègue pour la découvrir en pleur dans son bureau.
H : Sturgis, je ne peux pas la laisser comme ça ?
S : Harm, viens, je crois qu’elle a besoin d’être seule, tu en as assez fait pour ce soir. Allez viens on va discuter.
Harm à le cœur brisé de laisser son amie seule en pleures, par sa faute qui plus est. Mais Sturgis a l’air de cerner le problème. Peut-être sait-il quelque chose de plus ?
Sturgis a en effet sa petite idée derrière la tête, depuis que Mac lui a confié être amoureuse de Harm, il n’a qu’une envie, les aider à se retrouver. Seulement, il a promis à Mac de se taire. Mais là, c’en est trop, il doit agir avant que tout espoir soit perdu.
Bureau de Mac
21h00
Mac regarde Harm et Sturgis s’éloigner. Elle a vu le regard de peine dans les yeux de Harm en la voyant en pleures.
M : Pourquoi est-ce qu’on n’arrive pas à s’entendre Harm, dites-le moi, j’ai besoin de savoir, je ne sais plus à quoi m’en tenir avec vous, je sais que je vous aime, j’en suis sure, mais je en vais pas vous attendre éternellement.
Bar de Washington
21h00
Harm est accoudé au bar à côté de Sturgis, il a presque les larmes aux yeux, il ne réalise pas ce qui vient de se passer, on aurait dit que Mac lui en voulait pour autre chose que pour le procès. Il n’arrive pas à cerner ce qu’elle a voulu dire.
H : Sturgis ?
S : Oui ?
H : Qu’est ce que je dois faire ?
S : Harm, je crois que tu sais ce que tu dois faire.
H : Qu’est ce que tu veux dire par là ?
S : Harm, ne me prend pas pour un imbécile, je te connais depuis des années, j’ai bien remarqué ton regard quand tu la regardes. Agit mon vieux, sinon tu vas la perdre.
H : Mais de qui tu parles ?
S : Ah non Harm, cette fois tu va vraiment me prendre pour un con.
H : Je crois que c’est moi l’imbécile dans l’histoire.
S : Je ne te le fais pas dire.
H : Heeeeeeee !
S : Excuses-moi Harm, mais dans tout le JAG, il n’y a que toi qui ne te soit pas rendu compte que ton cœur était complètement envoûté par ta partenaire. Même l’amiral l’a vu.
H : Mais tu ne comprends pas ce que je ressens, c’est pas si simple.
S : Alors si tu me trouve une seule raison qui complique la donne je veux bien t’écouter, mais je te défie de me trouver une difficulté dans toute cette histoire.
H : Et si elle me repoussait, je n’ai pas envie de passer pour le pauvre capitaine qui se reprend une veste.
S : Dis moi, est-ce que l’expression « prendre des risques » ne signifie rien pour toi ?
H : Sturgis !
S : Non Mais c’est vrais, tu t’obstine à te recroqueviller sur toi-même de peur qu’elle te repousse et tu n’essaie même pas de faire ne serait-ce que le dixième du premier pas. Dis-moi franchement, tu as envie de te réveillé à 50 ans, seul et te dire « ah si seulement je lui avais dit, je serais peut-être avec elle en ce moment »
H : Et si elle me repousse ?
S : Et bien tu aura essayé, tu saura à quoi t’en tenir, mais au moins tu pourra passer à autre chose et ne jamais regretter de ne pas avoir tenter ta chance. Je suis d’accord que tu as pas mal à perdre, mais tu as encore plus à gagner. Crois moi.
Harm ne sait plus quoi répondre, il est toujours assis au bar. Tout à coup, il se lève, prend sa veste et sors du bar, il monte dans sa voiture et démarre en 3ème vitesse.
S : J’espère qu’il a enfin compris et qu’il ne fera pas de bêtise.
Harm s’arrête devant un magasin de fleurs qui est en train de fermer ses portes. Il achète tout le stock de roses rouge qu’il trouve et il remonte dans sa voiture. Il se rend au JAG en espérant que Mac soit encore présente. Il arrive dans le parking et découvre que la voiture de Mac n’est plus là. Il fait demi tour et décide d’aller chez elle.
Appartement de Mac
23h00
Harm sonne à la porte. Il tient le bouquet de fleurs dans la main.
Mac vient ouvrir la porte.
H : Bonjour Mac !
M : Harm ? Que faites-vous là ?
H : Je suis venu pour qu’on discute.
M : Je crois que nous nous sommes tout dit au JAG !
H : Mac, s’il vous plait, laissez-moi entrer, j’ai à vous parler. Ça ne concerne pas le jag
M : Très bien entrez.
Mac s’écarte pour laisser passer Harm, elle se demande quelle est la chose si importante qu’il a à lui dire. Elle le regarde passer devant elle, avec son énorme bouquet de fleurs. Il se retourne vers elle.
H : Mac, tout d’abord, je voudrais m’excuser pour tout à l’heure c’est entièrement de ma faute !
M : Harm ? Que s’est-il passé pour que vous vous excusiez ?
H : Disons que j’ai eu une petite discussion avec quelqu’un d’influent.
M : Et une simple discussion vous a fait réagir ?
H : Et bien c'est-à-dire que cette discussion était portée sur un sujet assez important à mes yeux.
M : Et quel était ce sujet Harm ?
H : Vous.
Mac n’en revenait pas, que voulait-il dire par là ? Elle savait très bien qu’il avait discuté avec Sturgis ! Celui-ci lui aurait-il révélé le secret qu’ils avaient ? Elle allait bien vite le savoir.
M : Harm, que voulez-vous dire par là ?
H : Mac, je ne suis qu’un idiot.
M : Harm ? Je ne comprends toujours pas.
H : Mac, ……… Sarah, cela fait maintenant plus de 7 ans que nous nous connaissons.
M : Oui c’est vrai, mais ou voulez-vous en venir ?
H : Mac, s’il vous plait, laissez-moi finir ou jamais je n’arriverai au bout.
M : Je vous écoute Harm.
Harm s’approche de Mac et lui prend les mains, il continue.
H : Sarah, depuis que je vous ai vu dans cette roseraie, lors de notre première rencontre, je ne pense plus qu’à vous, vous êtes le sujet de tous mes rêves. Les cauchemars que je fais sont ceux ou je vous vois loin de moi. Je n’arrive pas à vivre sans vous, je sais que je ne vous l’ai pas beaucoup montré, surtout ces temps-ci mais croyez-moi, vous comptez bien plus à mes yeux que quiconque. Je ne supporte pas que l’on se chamaille, je ne supporte pas de vous voir souffrir, encore moins quand je sais que je suis la cause de vos malheurs. Mac, je vous ai assez fait souffrir, je le regrette, mais j’aimerais que nous reprenions tout à zéro, je suis venu ce soir pour vous avouer que, que je ……………………………. Que je vous aime, vous et personne d’autre. Je ne vous l’ai pas avoué avant par peur d’être repoussé. Seulement ce soir, Sturgis m’a fais remarqué que je ne voulais pas me réveillé à 50 ans. Seul dans mon lit en regrettant de ne jamais vous avoir dévoilé mes sentiments. Je vous aime. Je ne vous engage à rien, je voulais juste vous le dire. Je vous attendrais si vous voulez encore de moi. Si ça n’est pas le cas, je vous laisserai tranquille, je sais déjà que jamais je ne vous oublierai, mais je tenterai tant bien que mal à survivre sans vous. Je ne vous demande pas de réponse tout de suite. Bonne nuit Sarah à demain j’espère.
Harm s’approche de Mac, dépose un doux baiser sur ses lèvres et quitte son appartement, sans se retourné, il reprend sa voiture et démarre, laissant Mac en larmes derrière lui.
Elle ne sait que faire, que penser, l’homme qu’elle aime vient de lui avouer ses sentiments et elle le laisse partir. Elle reprend ses esprits, attrape sa veste, ses clés, monte dans sa voiture et démarre, elle roule maintenant vers son bonheur. Elle le sait, elle a enfin trouvé ce qu’elle désirait tant depuis 7 longues années.
Appartement de Harm
0h00
Harm est rentré depuis maintenant 10 minutes, il ne veut pas dormir, pas se coucher, pas regarder la télé, il veut juste penser à elle. Elle ne lui a pas encore répondu, il espère comme un dingue qu’il la croisera le lendemain, qu’elle viendra dans son bureau et lui dira qu’elle l’aime et qu’elle est d’accord pour construire quelque chose avec lui. Il se lève et prend un album photo sur son étagère, il le feuillette et tombe sur une photo qui date de la naissance du petit AJ, leur filleul, Mac tient AJ dans ses bras et Harm est derrière eux et les enserre de ses bras protecteurs. Il se souvient alors de leur pacte qu’il a tellement envie de voir se réaliser. Il se dit que ce soir il a peut-être perdu à tout jamais ses chances de vivre le bonheur avec la femme qu’il aime. Il est tiré de ses pensées par le bruit de la sonnette. Sûrement Sturgis qui vient aux nouvelles se dit-il. Il se lève et va ouvrir la porte.
Il découvre Mac, en pleures sur le pas de la porte. Elle lui sourit gentiment. Elle entre dans l’appartement et s’approche de lui.
M : Ne dis rien, ne pose pas de questions, je t’aime et je n’ai pas envie de t’entendre dire que tu reviens sur tes paroles.
H : Je ne reviendrai jamais sur mes paroles.
A ces mots, Mac s’empare des lèvres de son ami, elle retrouve alors la douceur et la légèreté à laquelle elle avait déjà pu goûté sous le porche de l’amiral. Ses lèvres lui avaient manqué jusqu’à la douleur. Elle les retrouve maintenant, et elle est maintenant sûre qu’elle est aimée par le seul homme par lequel elle a envie d’être aimée. Elle passe ses bras autour du coup de Harm.
Harm n’en revient pas lui non plus, il est comme sur un nuage, il n’aurait jamais pensé que la réponse se ferait si peu attendre, il est enfin avec la femme de sa vie, la mère de ses futurs enfants, la seule femme avec qui il a envie de passer le restant de ses jours. Il passe ses bras autour de la taille de la jeune femme, il la serre un peu plus et prolonge leur baiser. Ce baiser qu’il n’attendait plus, ce baiser qu’il est si heureux de pouvoir connaître, enfin. Il sent alors des larmes couler sur la joue de sa partenaire.
H : Sarah, tu pleures ?
M : Ce n’est rien Harm.
H : Sarah, je ne veux pas que tu pleure, pas maintenant, dis-moi ce qui ne vas pas !
M : Tout vas bien, ne t’en fais pas, c’est juste que je n’aurais jamais pensé avoir la chance de vivre ce moment, je m’étais résolu à ce que jamais rien ne se passerait entre nous, alors quand tu est venu chez moi ce soir, j’étais tellement heureuse d’entendre tes paroles que je n’ai pas résisté à l’envie de venir te retrouver. Je t’aime Harm, et je sais maintenant que tu m’aime aussi et ça vois-tu c’est la meilleur chose qui pouvais m’arriver.
H : Sarah, ne pleure plus, je suis là et jamais plus je ne te ferai souffrir, je te le promets, j’en ai mis du temps, je le sais. Mais je te jure du fond du cœur, que je ferai tout pour le rattraper et te faire oublier toutes les souffrances que je t’ai fais vivre.
M : Oh Harm, c’est vrai que j’ai souffert, mais le fait que tu m’aies enfin avoué tes sentiments pardonne tout. Ne dis plus rien, prends-moi dans tes bras, ne me quitte plus, reste avec moi cette nuit. Comme ça, juste toi et moi, serrés l’un contre l’autre. S’il te plait. Je ne veux pas précipiter les choses, je veux que notre histoire soit belle. C’est vrai que nous avons perdu beaucoup de temps, mais ce temps nous a permis de bâtir une immense amitié et je ne le regrette pas. Aujourd’hui nous nous aimons et nous avons toute la vie pour nous le prouver. Prenons notre temps. Et laissons faire les choses. Tu veux bien ?
H : Evidemment que je veux bien. Je t’aime Sarah, plus que tout.
Harm prend Mac dans les bras et l’emmène jusqu’à la chambre à coucher. Il la dépose délicatement sur son lit.
M : Harm, je n’ai pas de vêtements pour dormir, tu veux bien me passer un t-shirt ?
H : Bien sure, attend, je vais en chercher un propre dans le salon.
M : Non, donne-moi celui qui est sur la chaise là, ça fera très bien l’affaire.
H : Mais Mac, j’ai dormi avec la nuit dernière.
M : Justement Harm.
Harm comprend alors les allusions de Mac, il lui tend le t-shirt en lui souriant tendrement, il est le plus heureux des hommes, il est avec la femme de sa vie.
M : Je t’attends FlyBoy !
H : J’arrive mon amour.
M : ?
H : Quoi ça te gène que je t’appelle « Mon Amour » ?
M : Non, pas du tout, mais ça fait bizarre c’est tout.
H : Je ne vois pas ce qu’il y a de bizarre, je t’aime et je ne veux plus m’arrêter de te le dire.
M : Moi aussi je t’aime. Tes bras me manquent, j’ai froid.
H : J’arrive, je suis là.
Harm s’enfile sous la couverture aux côtés de Mac, il la prend dans ses bras et la serre très fort. Elle se recroqueville et pose délicatement sa tête contre le torse de son capitaine. Il lui dépose un délicat baiser sur le front et dans un murmure :
H : Je t’aime ma Sarah.
M : Je t’aime aussi Harm.
Il la sert un peu plus, comme pour l’empêcher de s’en aller. Ils finissent par s’endormir paisiblement, heureux et apaisé.
Appartement de Harm
08h00
M : Harm, Harm, nous sommes en retard.
Mac secoue Harm pour qu’il se réveille. Celui-ci émerge difficilement de son sommeil.
H : Oh la poisse. L’amiral va nous passer un savon.
M : Oui c’est vrai. Ça va faire louche en plus.
H : C’est sur.
M : Harm, je vais rentré chez moi, je crois que c’est encore un peu tôt pour en parler à l’amiral, je vais aller me changer et je te retrouve au bureau OK ?
H : Très bien mais je ne vais pas te laisser partir si facilement.
Harm prend Mac dans ses bras et l’embrasse avec une fougue, encore jamais connue pas la jeune femme, elle lui rend amoureusement son baiser et se retire à contre cœur.
M : Je dois vraiment y aller Harm.
H : Tu me manques déjà mon amour.
M : Je sais, toi aussi.
Elle lui dépose un dernier mais non moins fougueux baiser sur les lèvres et disparaît dans l’encadrement de la porte.
Quartier général du JAG
Falls Church, Virginie
9h00
Etonnement, L’amiral, n’a même pas fait attention au retard des deux avocats. Ils arrivent avec dix minutes d’intervalles l’un l’autre. Seul Sturgis a l’air de s’apercevoir de leur retard et de l’air joyeux qu’ils abordent tous les deux. Il décide de se rendre dans le bureau de Harm.
Bureau de Harm
9h05
S : Je peux entrer ?
H : Hey, Sturgis, bien sur, entre !
S : Tu as l’air plus en forme que hier !
H : C’est vrai, et d’ailleurs, j’aimerais te remercier.
S : Me remercier ? Et pourquoi donc ?
H : Pour m’avoir ouvert les yeux, tout simplement. J’ai bien failli passer à côté du bonheur.
S : Ou là, tu vas avoir des choses à me raconter toi.
H : Ça se pourrait bien, en effet.
Harm sourit à Sturgis qui a bien compris ce qu’il s’est passé dans la soirée précédente.
Harm lui raconte sa soirée, la visite chez Mac, sa rentrée et la surprise de la retrouver sur le pas de sa porte. Et puis sa nuit, sa nuit douce et belle dans les bras de son amour.
Sturgis a le sourire aux lèvres, il sait qu’il n’y est pas pour rien dans ce qu’il vient de se passer et il n’en est pas peu fier.
S : Bon et bien je voulais te proposer de déjeuner avec moi, histoire de te secouer les plumes une fois de plus au cas ou tu n’aurais pas compris, mais je vois que hier soir à suffit et que tu as de la meilleur compagnie pour le déjeuner.
H : Sturgis, je ne sais pas comment te remercier.
S : Ne me remercie pas, je n’ai fais que ce que j’avais à faire.
H : Merci Sturgis, merci pour tout.
Sturgis s’éloigne du bureau de Harm le sourire aux lèvres. Il sait que ses amis sont enfin heureux.
Mac, qui a vu que Sturgis sortait du bureau de Harm, décide d’aller aux nouvelles.
M : Je peux entrer ?
H : Oh, bien sûr, entre !
M : Plus de vouvoiements ?
H : Et bien écoute si on est assez discret, on peux se tenté à quelques débordements.
M : Quelques débordements dis-tu ?
H : J’ai dû oublier de préciser quelques PETITS débordements malheureusement.
M : Oh zut.
H : Je suis de ton avis.
M : Alors que voulais Sturgis ?
H : Il voulais voir si la discussion de hier soir avait suffit ou si il devait en remettre une couche à midi !
M : Et alors ? Quel est le verdict ?
H : Et bien je lui ai dit que ça avais largement suffit.
M : Tu crois que ça a suffit toi ?
H : Pourquoi ? Pas toi ?
M : Si, mais je voulais savoir si la discussion de hier soir portait également sur l’engagement à long terme ou si il n’était pas stipulé de renseignements quand à la durée de l’engagement.
H : Sarah, je t’aime et je peux te jurer que le long terme est sous-entendu dans mes déclarations.
M : J’aime mieux ça. Bon on se voit toujours à déjeuner ?
H : Oui bien évidemment, je passe dans ton bureau à 13h00 ok ?
M : Ok, je t’attends. À tout à l’heure, je t’embrasse.
Harm sourit à Mac et se replonge dans ses dossiers une fois qu’elle a passé la porte. Les heures passent très vite et l’heure de déjeuner arrive.
Harm passe prendre Mac dans son bureau et ils décident de se rendre dans un restaurant de l’autre côté de la ville, ils ont envie d’être au calme, à l’abris des regards indiscrets, il était déjà assez difficile de se contenir durant le travail, à midi, il fallais qu’ils ne soit rien que tout les deux.
Restaurant « The Avenue »
13h00
Mac et Harm arrive main dans la main à l’intérieur du restaurant. Ils demandent une table et se dirigent vers l’endroit que leur indique le maître d’hôtel.
M : Dis donc, ce restaurant est parfait.
H : Oui il est très mignon. C’est vrai.
M : Comment le connais-tu ? Tu y es déjà venu ?
H : Oui j’y suis venu une fois.
M : Avec Renée ?
Mac prend un petit air jaloux en disant cette phrase.
H : Non Sarah, avec ma mère.
M : J’aime mieux ça !!!
Ils se sourient et le serveur leur apporte le menu.
Ser : Vous désirez boire quelque chose.
H : Oui, deux jus d’orange s’il vous plait.
Mac sourit à Harm, elle lui est toujours aussi reconnaissante de penser à elle dans des moments aussi banals que la commande de boisson, il est le seul à connaître tous les problèmes qu’elle a eu avec l’alcool et il l’a toujours aidé à surmonter ses difficultés.
H : Bon, et bien, qu’est ce que mon marines va bien pouvoir manger ?
M : Je vais prendre une assiette de pâtes aux fruits de mer et toi ?
H : Je vais prendre des Spaghettis au saumon.
Ils passent commande
Harm dévisage Mac, il la regarde amoureusement.
M : Harm, pourquoi est-ce que tu me regarde comme ça ?
H : Je me dis que j’ai vraiment été bête d’attendre aussi longtemps.
M : Ne pense plus à ça mon amour, tout cela est derrière nous, on a toute la vie pour se rattraper et s’aimer.
H : Tu as raison.
Harm prend la main de Mac dans la sienne et la caresse tendrement.
H : Mac ?
M : Oui ?
H : Il y a une personne à qui j’aimerais vraiment te présenter !
M : Qui donc ?
H : Ma mère.
M : Mais Harm, je connais ta mère. Je l’ai rencontrée il y a 2 ans.
H : Tu n’as pas compris, j’aimerais te présenter à ma mère comme étant la femme de ma vie, plus comme ma collègue.
M : Harm, j’en serais très honoré.
H : Très bien, dans ce cas, je t’y emmène ce week-end.
M : A vos ordres capitaine !!!
Ils terminèrent le déjeuner en discutant de leur avenir, ils n’étaient ensemble que depuis 24 heures, mais ils savaient déjà qu’ils allaient passer un bon bout de leur futur ensemble. Il leur semblait qu’ils étaient ensemble depuis 7 ans, depuis le jour de leur rencontre.
Ils rentrent ensuite au Jag. Harm est envoyé pour une enquête au centre de Washington. Il ne sait pas à quelle heure il rentrera.
Quartier général du JAG
Bureau de Mac
13h30
H : Mac, je ne sais pas à quelle heure j’en aurai terminé ce soir. Je suis vraiment désolé !
M : Ce n’est pas grave, nous nous voyons demain de toute façon. Comme je te l’ai dit, nous avons tout le temps.
H : Très bien. Bon je file. A demain, on organisera notre week-end !
M : Très bien, il me tarde déjà d’être enfin seule avec toi.
Harm s’éloigne du bureau et juste avant d’en sortir, il se retourne et murmure de manière à ce que Mac uniquement ne puisse l’entendre
H : Je t’aime.
M : Moi aussi.
Ils se sourient et il s’en va.
Appartement de Harm
23h00
Harm a enfin terminé son enquête, il était prévu que ça ne soit qu’une enquête de routine, mais elle s’est prolongée. Il est enfin de retour chez lui et il ne demande qu’une chose, dormir le plus vite possible afin de pouvoir retrouver Mac au plus vite. Il arrive dans son appartement et découvre le manteau de Mac étendu sur le canapé. Il se dirige vers la chambre et y découvre sa belle, endormie sur le lit, enserrant un de ses t-shirt.
Il s’approche et l’embrasse tendrement dans le cou
M : Harm ? C’est toi ?
H : Pourquoi, tu attendais quelqu’un d’autre ?
M : Idiot, je suis désolée, j’avais décidé de t’attendre mais je me suis endormie.
H : Ça fait longtemps que tu es là ?
M : Oui, depuis 20h00.
H : Je ne m’attendais pas à te voir.
M : Tu es déçu ?
H : Non pas du tout au contraire.
Il lui sourit et l’embrasse une nouvelle fois sur l’épaule.
M : Tu viens me rejoindre ?
H : Mon t-shirt ne te suffit plus ?
M : Et bien je dirais que tes bras sont plus rassurants.
H : Dans ce cas.
Harm se faufile dans les draps et enlace sa douce. Elle se retourne et ils s’embrassent comme si ils ne l’avaient pas fait depuis des années, comme si leurs lèvres s’étaient mutuellement manquées au point d’en souffrir.
M : Je n’arrive toujours pas à y croire
H : C’est pourtant bien réel. Je me suis enfin décidé.
M : Oui, il t’en a fallu du temps.
H : Je sais et encore une fois, je m’en excuse.
M : Ne t’excuse pas.
Ils s’embrassent à nouveau
M : Dis moi !
H : Oui ?
M : Si Sturgis ne t’avait pas fait la leçon, nous serions ensemble dans ton lit à l’heure qu’il est ?
H : Pour tout te dire, je n’en ai pas la moindre idée.
M : Je vois, j’ai donc un homme à remercier.
H : Ouais mais ne le remercie pas trop quand même !
M : Serais-tu jaloux ?
H : Et bien, …………………….. heu………
M : Alors là je n’arrive pas à y croire, tu es jaloux de Sturgis !
H : Bon c’est vrais je l’avoue, mais je n’ai pas envie de te laisser penser à quelqu’un d’autre. Ça voudrait dire que je ne te conviens plus et que tu ne m’aimes plus. Et j’en ai peur.
M : N’aie pas peur mon amour, je t’aime plus que tout et crois moi, il faudrait être plus exceptionnel que toi à mes yeux pour me faire douter. Et crois-moi, cet homme là, il n’est pas encore né.
H : Je t’aime comme je n’ai jamais aimé Sarah.
M : Moi aussi je t’aime Harm, plus que tout.
Il dépose en léger baiser sur les lèvres de la femme qu’il aime, il est maintenant apaisé. Il peut dormir en paix, dans le bras de sa Sarah.
Appartement de Harm
7h30
Harm s’est réveillé avant Mac, elle dort toujours, blotti contre lui. Il la regarde amoureusement en lui caressant les cheveux. Elle finit par se réveiller.
H : Bonjour vous, bien dormi ?
M : J’ai dormi comme un bébé, décidément, tes bras sont vraiment confortables.
H : Et encore, tu n’as rien vu.
M : Oh, alors il me tarde de découvrir la suite. Et toi ? Tu as bien dormi ?
H : Evidemment.
Ils s’embrassent. Ils se préparent et partent ensemble pour le JAG.
Quartier général du JAG
Falls Church Virginie
8h30
Les deux avocats franchissent le seuil de la porte. Personne n’a l’air de faire attention au fait qu’ils soient arrivés tous les deux. C’est mieux comme ça se disent-ils. Ils se dirigent vers leur bureau respectif et communiquent par mail.
H : Alors NinjaGirl, toujours tentée par ce week-end ?
M : Plus que tout pilote, avec toi je ne refuserais rien.
H : Très bien alors que dis-tu de partir demain matin très tôt, il y a un vol à 6h30.
M : Ouh ça me fait une courte nuit à passer dans tes bras, je ne sais pas si je vais avoir mon quotta.
H : Ne t’en fait pas on se rattrapera là-bas.
M : Dans ce cas, je suis d’accord.
H : Je réserve les billets alors.
M : Ok. Dis-moi, on déjeune ensemble ce midi ?
H : Mac, tu oses me poser la question ?
M : Ben on ne sait jamais.
H : Mac, pourquoi as-tu si peur que je revienne sur mes déclarations ?
M : Je ne sais pas, je me dis que tout est trop beau, que tout ça ne peut pas s’éterniser. Que mon bonheur va s’arrêter net.
H : Mac, Sarah, je te l’ai dit et je te le redis, JE T’AIME. Et je ne reviendrai jamais sur ma parole. Je t’ai enfin retrouvée et jamais je ne te laisserai filer. Crois-moi, je t’en prie.
M : Excuses-moi Harm, excuses-moi d’avoir douter.
H : Tu es toute excusée mon amour. Bon je te laisse un moment, sinon jamais je n’arriverai à terminer mon boulot et l’amiral va me demander de le finir pendant le week-end. Et j’ai d’autres choses à faire ce week-end.
M : Oui c’est vrais qu’il ne faudrait pas faire attendre ces choses, elle ne seraient pas très contentes, crois-moi. À tout à l’heure pour le déjeuner. Je t’aime.
H : A tout à l’heure, je t’aime aussi.
Harm décide d’éteindre l’écran de son ordinateur pour ne pas avoir la tentation de réécrire un mail à Mac. Il se plonge dans ses dossiers.
Mac, de son côté fait de même, sans oublier de jeter un petit regard du côté du bureau de son capitaine de temps en temps. Elle songe à ce qui viens de changer dans sa vie, au bonheur qu’elle a enfin retrouvé. Elle ouvre un des tiroirs de son bureau et en sort un cadre dans lequel on peut voir la photo datant de la naissance du petit AJ, celle-là même que Harm admirait chez lui 2 jours auparavant. Elle la déposa sur son bureau.
Ils déjeunent ensemble et reprennent leur travail l’après-midi. Comme tous les vendredis, le JAG se vide aux environs des 4 heures et demie. Les deux avocats décident de rentrer chez Mac.
Appartement de Mac
17h00
M : Je vais aller faire mes bagages, je te laisse un moment ?
H : Oui, je t’attends, je prépare le dîner.
M : Excellente idée. Que vas-tu nous concocter ?
H : Alors ça grande fille, c’est une surprise, vois-tu
M : J’adore les surprises.
Elle embrasse Harm et se dirige vers sa chambre à coucher pendant que Harm fait route vers la cuisine.
20 minutes plus tard, le dîner est prêt et les valises de Mac bouclées, Harm a préparé ses fameuses lasagnes végétariennes. Ils passent à table et mangent tranquillement. Après avoir mangé, ils décident de regarder un film à la télévision.
Appartement de Mac
18h30
D’un commun accord, ils décident de regarder le film Armageddon.
Mac va s’asseoir sur le canapé et Harm prépare le film. Il vient ensuite s’installer aux côtés de la jeune femme. Celle-ci se glisse dans ses bras et le film commence.
Durant toute la durée du film, aucun mot n’est échangé. Harm caresse les cheveux de Mac en permanence et celle-ci prend la main de son ami dans la sienne.
Le film se termine. Mac a les larmes aux yeux.
M : Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ce film
H : Oui moi aussi. Mais tu pleur qu’est ce qu’il y a ?
M : Ça n’est rien c’est le film. Ça me fait penser qu’à chaque fois que l’on pense que tout est perdu, il y a un évènement qui fait que tout est encore possible et que tout, ou presque, se termine bien.
H : Je vois où tu veux en venir mon amour. Je ne m’excuserai jamais assez de t’avoir fait penser que tout était perdu.
M : Harm, on va faire un deal !
H : Je t’écoute
M : On va se promettre de ne plus ressasser les évènements douloureux du passé. Ok on a fait des erreurs, mais aujourd’hui, tout est pour le mieux alors on a plus à s’en vouloir pour le passé. Tu es d’accord ?
H : Bien sure que je suis d’accord. Mais dis moi, on fait un peu beaucoup de deal il me semble !
Harm a le sourire aux lèvres. Il pense bien évidemment au deal d’avoir un bébé à la naissance du petit AJ Roberts
Mac comprend elle aussi le rapport et s’en trouve soulagée, elle avait peur qu’il ne s’en souvienne pas
M : Tu t’en souviens ?
H : Evidemment Mac, ça fait 4 ans que j’y pense tous les jours en te voyant, 4 ans qu’il me tarde d’arriver à échéance du deal. Tu m’as demandé hier si nous serions ensemble si Sturgis n’avais pas mis son grain de sel dans notre histoire. Et bien je pense que si je ne m’étais pas décidé plus tôt, j’aurais pu t’avouer mes sentiments aux 5 ans de AJ
M : Tu aurais osé me laisser attendre encore 1 an ?
H : Ben je crois que oui.
M : Je crois que je n’aurais jamais tenu.
H : Bon alors heureusement que je me suis décidé n’est-ce pas ?
M : Oh que oui !
Elle se jette dans les bras de Harm en disant ces mots. Ils s’embrassent tendrement. Mais le baiser se veut soudain plus insistant. Harm enserre Mac et passe sa main sous son chemisier. Il caresse son dos. Elle passe également ses mains sous l’uniforme de son pilote. Il la bascule sur le canapé et l’embrasse de plus belle. Alors qu’ils sont tendrement enlacés, il lève la tête
H : Sarah, si tu trouves que c’est trop tôt, je comprendrai.
M : Harm, je crois que nous avons assez attendu qu’en penses-tu ?
H : Je suis d’accord avec toi.
Il s’empare à nouveau de ses lèvres, la prend dans ses bras et l’emmène vers la chambre à coucher. Il l’allonge sur le lit et commence à défaire les boutons de ses vêtements. Mac n’en revient pas, elle est si heureuse. Elle va enfin connaître l’amour avec l’homme qu’elle a toujours aimé. Elle commence à déshabiller son partenaire. Tout deux se caressent le plus tendrement du monde. Harm relève la tête et murmure
H : Je t’aime tellement
M : Je t’aime moi aussi. Plus que tout.
Ils continuent à s’embrasser. Ils se sont enfin trouvés. Ni l’un ni l’autre n’a l’intention de laisser filer ses moments de bonheur enfin retrouvés. Ils s’aiment enfin. Ils s’aimeront toujours, ils le savent désormais, ils ne sont heureux que l’un avec l’autre, ils n’auraient jamais pu vivre séparés. Ils sont maintenant prêts à vivre pleinement leur amour sans peur ni interdits, jusqu’à la fin de leurs jours.