QG du JAG,
Washington DC,
Lundi 11
février 2002, 11H30
Mac et moi sommes une fois de plus en train de nous
engueuler. Cela doit-être au moins la cinquième fois en deux semaines, en fait,
cela c’est produit à chaque fois qu’on s’est affronté au tribunal pendant ces
15 derniers jours. Le pire, c’est qu’à chaque fois, ça commence par une
broutille !
Non en fait Rabb, tu peux te l’avouer, à chaque fois, c’est
toi qui commence, et en plus je ne sais pas pourquoi !
« Je commence vraiment à en avoir mare de vous Capitaine.
Une fois de plus vous vous êtes bien fichu de moi !
- C’est de ma faute si vous avez discrédité votre
témoin ?
- C’est bien vous qui avez fait comparaître un expert en je
sais pas quoi pour qu’il ridiculise mon témoin, et bien sûr sans l’avoir mis
sur la liste des témoins ?
- Je n’ai su qu’il allait témoigner que quand il s’est
présenté ! Et en plus le juge vous a accordé du temps pour préparer votre
contre-interrogatoire.
- Du temps ? Je n’ai que jusqu’à cette après-midi pour
la préparé et essayer de trouver un nouveau témoin !
- Allons Mac, je vous ai connu plus combative !
- Vous allez y goûter tout à l’heure à ma
combativité !
- Est-ce que je peux savoir ce qui se passe ici ?
beugle l’Amiral qui sort en trombe de son bureau.
- Le Capitaine Rabb et moi avons un petit différent au sujet
de l’affaire Lopez, monsieur.
- Un petit différent ? Vous vous disputez comme un
vieux couple devant tout le monde et vous osez appelez ça un petit
différent ? Dans mon bureau ! »
Cette fois-ci il est allé trop loin ! Comment peut-on
se considérer comme un ami quand on prend du plaisir à faire des coups tordus ?
Foi de Marines, cette fois-ci il en paiera les conséquences.
« Vous voyez dans quelle situation vous nous mettez une
fois de plus ? dis-je tout bas
- Dans quelle situation je nous mets ? Mais c’est qui
qui a piqué sa crise devant tout le monde ?
- Et c’est qui qui a pris un malin plaisir à provoquer cette
crise ainsi que toutes les autres depuis deux semaines ?
- Silence ! Vous comptez vous arrêter un jour ? Ou
est-ce que j’aurai déjà rempli un rapport disciplinaire quand cela
arrivera ? Crie l’Amiral. »
Nous rentrons dans son bureau et restons au garde à vous
devant lui. Il nous regarde tour à tour dans les yeux et fini par dire d’une
voix froide :
« Est-ce que je peux savoir ce qui vous arrive à tous
les deux ? Et ne me répondez pas que c’est juste un différent à propos de
votre affaire, parce que ça fait deux semaines que vous faites endurer à tout
le monde ici vos petites scènes de ménage quotidiennes ! Vous formiez une
très bonne équipe avant, et maintenant, à chaque fois qu’on vous voit au
tribunal on croit assister à un vrai règlement de comptes. Mais bon Dieu,
qu’est-ce qui vous arrive ? »
Harm et moi restons silencieux, je crois en fait qu’aucun de
nous ne sait vraiment ce qui se passe.
« J’attends une explication ! Capitaine, quelle
est la votre ?
- Je crois Amiral que le Colonel et moi traversons juste une
petite crise et que nous allons réussir à la régler au plus vite.
- J’espère bien, et vous Colonel, qu’en pensez-vous ?
- Je suis d’accord avec le Capitaine monsieur, je pense que
la situation va s’arranger rapidement.
- Très bien, puisque qu’au moins maintenant vous êtes
d’accord sur un point, on va pouvoir travailler, prenez un siège. »
Sur ces paroles nous nous exécutons sur-le-champ.
A la façon dont Mac a répondu à la question de l’Amiral je
la connais assez pour savoir qu’elle ne pense pas vraiment ce qu’elle a dit, et
ça m’inquiète car moi non plus je ne pense pas que la situation va s’arranger
si rapidement et surtout si facilement. Je crois que cette fois-ci, elle aura
du mal à me pardonner cette dispute. Je regrette tant de la faire sortir de ses
gonds à chaque fois, j’aimerais tellement qu’on retrouve notre complicité
d’antan. Je sors de mes pensées quand l’Amiral commence :
« Bon maintenant, nous pouvons commencer. Le secrétaire
d’Etat à la marine m’a appelé ce matin, il semblerait que des armes aient
disparu ces derniers mois dans la base Navale de Cuba, Guantanamo Bay, et
l’Etat Major soupçonne un trafic d’arme.
- Et on a une idée des personnes impliquées.
- Non Capitaine, et c’est pourquoi vous et le Colonel allez
mener une enquête, cependant, on soupçonne même les dirigeants de la base
d’être impliqués.
- Et comment suggérez-vous que le Capitaine et moi
enquêtions monsieur ?
- Vous et le Capitaine allez partir pour Guantanamo Bay dès
ce soir. Là-bas, avec l’aide de
- Monsieur, ne me dites pas que c’est une idée à Webb ?
-
J’en ai bien peur Capitaine, cette mission sera dirigée par M. Webb, mais
cependant il est important pour l’armée de régler cette affaire au plus vite et
surtout le plus discrètement possible. Je compte donc sur vous et le Colonel
pour classer cette affaire dans les plus brefs délais. Ce sera tout, vous
donnerez votre dossier sur l’affaire Lopez au Lieutenant Singer Capitaine et
vous Colonel vous ferez de même avec le Capitaine Turner, je vais m’arranger
pour que l’audience qui était prévue cette après-midi soit reportée à demain
pour leur laisser plus de temps. En sortant vous prendrez vos billets d’avions
auprès de Tiner, une fois à Guantanamo, Webb vous expliquera tous les détails
de l’affaire et vous donnera vos nouvelles identités. Vous pouvez disposer, à aussi,
arrangez-vous pour régler votre différent, je ne veux plus jamais voir de
scènes dans mes bureaux, est-ce clair ?
- Oui Amiral, dit Mac.
- Oui monsieur. »
Une fois que l’Amiral a fini nous sortons de son bureau et
récupérons nos billets auprès de Tiner.
« Ca sent encore le coup foireux à
- Oui Capitaine. »
Le fait que Mac emploie mon grade pour me répondre m’indique
qu’elle est toujours aussi fâchée après moi, cependant j’essaie de détendre
l’atmosphère :
« Allons Mac, vous n’allez pas me faire la tête pour
cette histoire de témoin ?
- Excusez-moi Capitaine, mais j’ai du travaille, je dois
tenter de trouver une solution avec le Capitaine Turner pour sauver mon
client ! dit-elle en se dirigeant vers le bureau de Sturgis.
- Eh ! Je passe vous prendre pour aller à l’aéroport ce
soir ?
- Non je préfère y aller avec ma voiture. »
Elle a dit ça d’un ton froid sans même me regarder et ça me
fait peur, la dernière chose que je souhaite en ce moment, c’est bien que ma
meilleure amie me fasse la tête. Il faut que je trouve un moyen de me faire
pardonner.
Aéroport de
Washington
Lundi 11
février 2002, 20H30
Comme
toujours il est en retard, on est censé embarquer dans un quart d’heure et il
n’est toujours pas là. J’ai bien fait de venir avec ma voiture, en plus ça lui
aurait fait trop plaisir que j’accepte de venir avec lui, de toutes façons,
j’ai ma vengeance, il m’a joué un coup tordu dans l’affaire Lopez, mais ça ne
m’empêchera pas de gagner, avec Sturgis on a trouvé un témoin et ce n’est pas
Singer qui pourra le discréditer cette fois. Soudain je le vois arriver en
courant, une main dans le dos, il est incroyablement séduisant comme
d’habitude, même là en civil, il est impeccable.
C’est
Harm qui parle
Je la vois
qui m’attend les bras croisés sur la poitrine, elle est magnifique, comme
toujours. Je sais ce qu’elle va me dire, je suis en retard, mais c’est pour la
bonne cause, il fallait que je trouve un moyen de me faire pardonner. J’ai
beaucoup réfléchit en venant et je crois vraiment qu’il faut que je lui parle,
car même si je ne le montre pas je déteste m’engueuler avec elle.
« Alors
Capitaine comme toujours vous êtes en retard.
- Au cas où
vous ne l’auriez pas remarqué, on est en février et il neige dehors, alors
je sais pas si vous avez déjà essayé de trouver des roses rouges à cette
époque, mais moi j’ai fais tous les magasins de Washington pour en trouver sans
résultat. Alors j’ai du me rabattre sur les chocolats, dis-je en lui tendant
une boîte recouverte de papier doré de derrière mon dos.
- C’est
pour l’affaire de ce matin, mais nous avons trouvé un témoin qui va innocenter
mon client.
- Je sais,
j’ai eu Sturgis au téléphone tout à l’heure.
- Alors
c’est pourquoi ?
- C’est
pour m’excuser de mon comportement ces deux dernières semaines, je sais que je
n'ai pas du être facile à vivre, mais je vous jure que je ne cherche pas à vous
énerver. Alors je suis pardonné ?
- J’aurai
préféré des roses, mais j’accepte vos excuses. »
Et nous
rions tous les deux à sa dernière remarque, quand nous entendons l’annonce de
notre vol.
Vol 611, à
destination de Guantanamo
Lundi 11
février 2002, 21H30
C’est
Mac qui parle
Nous volons
maintenant depuis près d’une heure. Harm et à côté de moi, il a pris la place
côté couloir pour pouvoir allonger ses jambes. Nous venons de finir de manger,
enfin si on peut appeler ça manger. En effet, on a du se rabattre sur la boîte
de chocolats, tellement la nourriture était infâme. Je dois avouer que je suis
bien contente que tout ce soit arrangé entre Harm et moi, je déteste être en
froid avec lui. Cependant, je crois que je lui dois aussi des excuses.
« Harm ?
- Oui
Sarah ?
- Je tenais
aussi à vous présenter mes excuses, j’ai aussi ma part de responsabilités en ce
qui concerne nos disputes des derniers jours, et je regrette que ça ait été si
loin.
- Il ne
faut jamais regretter c’est signe de faiblesse, mais j’accepte vos excuses si
vous jugez que vous m’en devez, dit-il en m’embrassant sur la joue. »
Pourquoi
m’a-t-il embrassé, devrais-je comprendre quelque chose ou est-ce juste une
façon de faire la paix. Et si c’était plus ? Non, stop Sarah, là tu
t’emballes, et puis d’abord c’était sur la joue, ça fait bientôt 7ans que tu le
connais, il peut bien t’embrasser sur la joue sans que ça veuille dire quoique
ce soit. Mais pourquoi est-ce que ça me fait tant d’effet qu’il m’appelle par
mon prénom, après tout je l’appelle bien Harm et surtout pourquoi est-ce que
j’ai l’impression de vouloir que ce baiser soit plus qu’un signe d’amitié.
Allez ma grande arrête de délirer, et essaie plutôt de dormir il reste encore
plusieurs heures de vol.
C’est
Harm qui parle
Mais
qu’est-ce qui t’a pris Rabb, pourquoi tu l’as embrassé ? Et surtout
pourquoi as-tu tant aimé ça ? Allez Harm ressaisis-toi, Sarah n’est que ta
partenaire, et pourquoi tu l’appelles par son prénom maintenant, il ne peut
rien n’y avoir entre vous, tu as juste fait un petit écart. Mais pourtant je ne
regrette pas du tout de l’avoir fait, au contraire, je recommencerai bien, sa
peau est si douce… Oh là stop mon grand ! Calme-toi, et essaie de dormir un
peu.
Aéroport de
Guantanamo
Mardi 12
février 2002, 1H30
C’est
Mac qui parle
Je suis en
train de dormir quand j’entends la voix de l’hôtesse annoncer que nous avons
atterri. Je sens quelque chose contre mes cheveux, c’est la tête de Harm qui
repose sur la mienne pendant que ma joue se repose sur son épaule. Il se relève
doucement, je crois que lui aussi a été réveillé par l’hôtesse. Soudain elle
s’approche de nous, et dit à Harm :
« Monsieur
excusé moi mais nous avons atterri, vous et votre femme pouvez descendre
maintenant, je suis sûr que vous dormirez mieux à votre hôtel.
- Merci
nous descendons, dit-il. »
Il n’a pas
corrigé l’hôtesse quand elle a dit que j’étais sa femme, pourquoi ?
Peut-être est-il juste tout simplement fatigué par le voyage et n’y a pas prêté
attention. Il faut dire que tous les deux étant en civil et vu la position que
nous avions adoptée pour dormir, personne ne pouvez deviner que nous étions des
militaires en mission.
C’est
Harm qui parle
Je ne sais
pas pourquoi je n’ai pas réagi quand l’hôtesse a désigné Mac comme étant ma
femme, après tout ce n’est pas inimaginable, je veux dire, on est quand même
assez bien assortis. Ca y est Rabb tu délires encore, allez sortons de cet
avion.
« Vous
savez Mac, je n’ai pas réagi tout de suite quand l’hôtesse a dit que vous étiez
ma femme, j’espère que ça ne vous a pas dérangé ?
- Non Harm,
il n’y a pas de problème je n’ai pas non plus réagit sur le coup.
- Tenez, je
vois Clay là-bas.
- Oui,
allons voir dans quelle embrouille il nous a encore embarqués. »
Nous nous
dirigeons vers Webb qui est accompagné d’un homme assez baraqué, du genre
latino.
« Sarah,
Harm, content de vous revoir !
- Contents
de vous revoir aussi Clay, mais moins de travailler pour vous.
- Sachez
que ce n’est pas moi qui vous ai demandé Rabb, vous m’avez été imposé. Bon
sur-ce, je vous présent Miguel en qui vous pouvez avoir toute confiance,
laissez-le prendre vos affaires.
- Et où
allons-nous maintenant Webb ? demande Mac
- Je vais
vous conduire à votre hôtel et je vous donnerai vos nouvelles identités pendant
le trajet. Pour le reste des détails sur votre mission, on sera assez tôt de
voir ça demain, ça se voit que vous avez besoin de sommeil, vous avez des têtes
d’épouvantails.
- Merci
pour le compliment, dis-je.
- Mais il
n’y a pas de quoi Rabb ! »
Nous
suivons Webb et Miguel, quand Mac me dit :
« Allez-y
doucement Harm, si vous commencez déjà à vous battre avec Webb on n’est pas
sorti de l’auberge !
- Je sais
mais avec cet homme, une mission finit pratiquement à chaque fois en désastre,
alors ça me décourage d’avance.
- Allons
Harm, je vous ai connu plus combatif ! me dit-elle en me donnant un coup
de coude pour me rappeler ma réplique du matin même. »
Voiture,
devant l’hôtel Le Bellagio
Mardi 12
février, 2h00
C’est
Mac qui parle
Nous venons
d’arriver devant notre hôtel et Webb nous tend deux dossiers :
« Vous
les lirez demain après une bonne nuit de sommeil, la seul chose que vous devez
savoir ce soir que vous Harm vous vous
appelez Brian Cruise et que vous Sarah vous vous appelez Angel Willis. Bon vous
pouvez y aller, je passe vous voir demain matin à 10H00. »
Nous
sortons de la voiture, prenons nos sacs
et en marchant vers l’entrée on entend Webb nous appeler :
« Au
faite, j’ai oublié de vous dire, pour rendre plus crédible votre couverture on
a du apporter quelques modifications à votre personnage Sarah.
- Quels
genres de modifications ? dis-je, craintive.
- Willis
est votre nom de jeune fille, maintenant votre nom est Cruise.
- Vous
voulez dire que Mac et moi on est… bégaye Harm
- Vous êtes
mariés, oui c’est ça. Bon à demain les tourtereaux ! »
Sur ces
dernières paroles la voiture démarre et nous laisse sans voix Harm et moi.
« Bon,
on ne va pas passer le reste de la nuit ici ? dis-je pour détendre
l’atmosphère.
- Je vous
avais dis que ça sentait le coup foireux, mais vous avez raison nous avons
besoin de sommeil, on verra le reste des surprises demains. »
Nous
rentrons dans l’hôtel, le hall est immense et lumineux, de l’extérieur je
n’avais pas remarqué qu’il était si chic. Nous nous dirigeons vers le bureau de
l’accueil qui apparemment est en marbre et un réceptionniste nous
accueil :
« Bonjour
je suis Tom, bienvenu à l’hôtel Le Bellagio, je peux vous renseigner.
- Oui, nous
voulons une chambre, dit Harm qui ne cesse de regarder les plafonds ornés de
lustres gigantesques en or.
- Alors
vous avez choisi le bon hôtel, Le Bellagio est l’hôtel le plus coté de la
région, d’ailleurs nous venons de recevoir notre cinquième étoile. Puis-je
avoir votre nom.
- Cruise,
dit Harm qui a l’air toujours aussi ébahi devant le luxe qui est présent dans
tout le hall.
- Au vous
êtes Brian et Angel Cruise, les amis de M. Webb qui devaient arriver cette nuit
de Washington ?
- Oui,
dis-je, pourquoi vous le connaissez ?
- M. Webb
est un habitué de la maison, il vous a réservé l’une de nos plus belles suites,
laissez-moi appelez le service d’étages pour qu’ils prennent vos bagages.
- Merci,
dis-je.
- Mais
c’est normale Mme, et appelez-moi Tom, si vous avez besoin de quoi que ce soit
c’est à moi qu’il faut s’adresser. »
Alors que
le groom prend nos affaires et nous dit de le suivre, je souffle à Harm :
« Enfin
de compte je suis sûr que vous commencez à apprécier Clay.
- Attendez,
cet hôtel est trop beau, vous allez voir qu’à tous les coups, on va se payer
une chambre minable,
- Voyons
Harm, ne soyez pas trop pessimiste, peut-être que pour une fois, ils ont fait
des frais. »
Nous
sortons de l’ascenseur au 19ème étage, l’hôtel en compte 20, et on
se retrouve dans un couloir qui ne comporte qu’une seule porte. Nous suivons le
groom qui nous ouvre la porte en nous disant :
« Bienvenu
dans la suite princière !
- La suite
princière vous êtes sûr qu’il n’y a pas d’erreurs ? dit Harm incrédule.
- Non
monsieur, c’est même la préféré de M. Webb quand il descend au Bellagio, il dit
que la vue y est plus belle que dans la suite présidentielle.
- Bon, si
vous le dites c’est que se doit-être vrai, dis-je en le congédiant après lui
avoir donné un pourboire.
- Passez un
bon séjour !
-
Merci. »
Après avoir
fermé la porte, je me retourne et trouve Harm assis sur un des canapés en cuir
du salon en train de regarder la télé, enfin je qualifierais plutôt ça d’écran
géant que de télévision. Il l’éteint et me dit en se retournant :
« Je
retire tout ce que j’ai dit, j’adore Webb ! Il y a plus de 700 chaînes
là-dessus me dit-il en me montrant l’écran.
- Ne me
dites pas que vous avez l’intention de regarder ces 700 chaînes cette
nuit ?
- Non je
suis trop fatigué pour ça, d’ailleurs vous savez où est là chambre là
dedans ?
- Aucune
idée, peut-être là, dis-je en me dirigeant vers une porte.
- Si
quelque chose d’aussi grand peut s’appeler une chambre, alors je crois que vous
l’avez trouvé dit-il en arrivant derrière moi. Vous avez déjà vu un lit si
spacieux ?
- Non, vous
vous rendez compte, une équipe de foot entière pourrait dormir là-dedans. Et ça
qu’est-ce que c’est ? dis-je en marchant vers une autre porte qui se
trouve dans la chambre. Oh mon Dieu !
- Quoi
qu’est-ce qu'il y a ? dit Harm qui accourre derrière moi. Oh ! Vous avez
vu la taille de cette baignoire ? dit-il ébahi.
- Je crois
que c’est encore mieux qu’une baignoire Harm, c’est un jacuzzi, et ça, c’est
une douche à jets, et le tout en marbre bien sûr !
-
Rappelez-moi de demander à Webb combien lui coûte cette merveille demain.
- Bon, et
si on dormait maintenant ?
- Bonne
idée, vous prenez la salle de bain d’abord ?
- Non,
allez-y, je vais attendre.
- Très
bien, je prends quelques affaires dans mon sac et je me dépêche pour vous
laisser la place. »
C’est
Harm qui parle
Je sors de
la salle de bain vêtu seulement d’un caleçon et d’un tee-shirt, j’ai fait vite pour ne pas que Mac n’attende
trop longtemps mais en m’approchant du lit je me rends compte qu’elle s’est
endormie, je n’ose pas la réveiller alors je rabats les couvertures sur elle,
elle est si belle, on dirait un ange et je ne comprends pas pourquoi est-ce que
depuis un moment je me surprends si souvent à la regarder. Allez laisse tomber
Rabb ce n’est pas le moment pour méditer sur ta relation avec Mac, tu as
l’esprit trop embrouillé. Après avoir éteint toutes les lumières j’hésite un
instant et finalement je m’installe sous les couvertures à côté d’elle, après
tout ce n’est pas la première fois qu’on partage la même chambre et avant de
m’envoler vers le pays des rêves, je la regarde une dernière fois.
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Mardi 12
février 2002, 8H30
C’est
Mac qui parle
Je m’étire
doucement, et ouvre les yeux timidement car la lumière m’éblouie. Je me
souviens ce que je fais dans cette suite et je lance un coup d’œil dans la
pièce pour trouver un Harm pensif devant la porte-fenêtre de notre chambre,
l’espace d’un instant je reste le regarder, il m’épate, même au réveil, il
arrive à être incroyablement sexy, son tee-shirt laisse deviner les muscles de
son dos et de ses bras, et son caleçon laisse apparaître ses longues jambes.
Bon allez ma vieille, arrête de fantasmer.
« Hé Fliboy !
Bien dormi ?
- Très
bien, et vous ?
- Bien,
mais je regrette de ne pas avoir pris le temps de me déshabiller.
- Je n’ai
pas osé vous réveiller, vous aviez l’air vraiment épuisé hier soir, dit-il en
regardant à nouveau par la fenêtre. Webb a raison, la vue est vraiment
magnifique.
- Pas
autant que la mienne ! Je n’arrive pas à croire que j’ai dit ça, ma parole
a dépassé ma pensée. Heureusement, je ne l’ai pas dis fort.
- Pardon,
vous disiez ?
- Oh ! Non,
rien. Eh ! Si ça ne vous dérange pas je vais prendre ma douche la première, je
crois que j’ai besoin d’une bonne douche froide pour me réveiller.
- Pas de
problème allez-y, je vais commander le petit déjeuner et commencer à lire le
dossier. »
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Mardi 12
février 2002, 9H30
C’est
Harm qui parle
Nous avons
eu le temps de nous laver tous les deux et nous avons pris un petit déjeuner
digne d ‘un dîner de réveillon ! En attendant l’arrivé de Webb nous
faisons le point sur le dossier :
« Alors
si j’ai bien tout retenu, je m’appelle Brian Cruise, j’ai 37 ans et je suis
orphelin. A 17 ans, je revendais déjà de la drogue aux camés de mon quartier,
maintenant mon action est internationale, et depuis peu, je me suis lancé dans
la revente d’armes. Je suis réputé pour être assez violent mais jamais
envers les femmes. Et enfin, je suis à
la tête d’une fortune colossale, ah ! Un dernier détail, Webb m’a quand même
fait passer un brevet de pilotage.
- Quant à
moi, je m’appelle Angel Willis, j’ai 34ans, ma mère est morte en accouchant et
je n’ai jamais été reconnu par un père. J’ai donc vécu chez ma grand-mère qui
est morte quand j’avais 16 ans. De là, je suis devenue danseuse dans des bars
et j’étais accro à la drogue jusqu’à ce que je te rencontre.
- En ce qui
concerne notre rencontre. Je t’ai défendu dans la rue alors que tu te faisais
agresser puis-je t’ai aidé à te sortir de la drogue, et on ne s’est plus
quitté, on travaille toujours ensemble et je t’emmène partout avec moi. Ca fait
6 ans que ça dure et on est marié depuis 2 ans.
- C’est ça,
je crois qu’on est au point. »
Soudain on
frappe à la porte, je vais ouvrir et y trouve Webb.
« Bonjour
Rabb, bien dormi ? dit Webb en entrant.
- Très bien
merci, mais combien vous coûte cette suite ?
- Bonjour
Clay, dit Mac, alors combien vous coûte une nuit dans ce palace ?
- Bonjour
Sarah, ne vous en faites pas vous n’avez pas ruiné
- Oui,
c’est bon, on a appris notre leçon, dit Mac.
- Et
comment compté vous nous infiltrer, Webb ?
- Ca Rabb,
c’est l’affaire de mes indiques, ils vont lancer l’info que vous cherchez à
acheter des armes et on va attendre que la nouvelle arrive jusqu’aux principaux
intéressés et qu’ils vous contactent.
- Et je
peux savoir pourquoi vous n’avez pas pris de vrais agents pour cette
mission ?
- Le
secrétaire d’Etat a insisté pour que des hommes à vous soient dans le coup pour
tout ce qui est juridique et nous, nous avions besoin de personnes connaissant
bien l’armée en générale, en faite, je crois que vous êtes fait pour cette
mission.
- Oh ! Mais
ça paraît évident, répond Mac sur un ton ironique.
- Ecoutez,
si nous avions pu éviter de vous impliquer là-dedans, nous l’aurions fait. En
effet nous avons arrêté un groupe de terroristes qui était soupçonné d’avoir
acheté des armes avec ces mêmes trafiquants, mais ils ont refusé de dénoncer
qui que ce soit, si on ne les arrête pas maintenant, ces armes risquent
d’arriver dans les mains de personnes dangereuses, nous avons besoin de vous.
- Et vous
êtes sûr qu’ils vont nous contacter ? demande Mac.
- J’en suis
certain, tout simplement parce que vous avez la réputation de payer cash.
- Et
comment va-t-on leur faire croire qu’on est plein aux as ? demande Mac
- Disons
que je vais vous donner les moyens d’être
riche le temps d’une mission.
-
Développez, dis-je.
- Vous et
Mac, vous allez passer la journée à faire du shopping. Miguel, vous attend dans
une voiture en bas, il va vous conduire dans un grand magasin de style de la
ville, là-bas, vous serez relooké comme de vrais milliardaires et après tout ça
vous aurez droit a un petit bonus.
- Un petit
bonus hein ! Et quel genre de bonus ? demande Mac intéressée.
- Vous
verrez, Miguel sait où vous emmener. Bon je dois y aller, je repasserai ce soir
pour faire le point avec vous sur votre mission, profitez bien de votre
journée. »
Magasin The French style
Mardi 12
février 2002, 15H00
C’est
Mac qui parle
Harm et moi
sommes dans ce magasin depuis ce matin et j’en n’en peux plus, heureusement,
nous avons quand même fait une pose pour manger.
Dès qu’on
est entré, des vendeuses sont venues nous voir, apparemment Webb les avait
prévenus de notre visite et le magasin nous était entièrement réservé.
Tout
d’abord elles se sont occupées de Harm, d’un peu trop près à mon goût
d’ailleurs, oh là Mac, voilà que tu deviens possessive ! Elles lui ont
choisi plusieurs tenues, toutes dans le même style, pantalon et veste assez
sombres, une chemise moulante entre-ouverte et des chaussures assorties à
chaque pantalon. Par moments je dois avouer que si je n’avais pas étais assise,
je crois que je serais tombée, surtout quand elles lui ont fait essayer la
tenue qu’il porte maintenant, un pantalon de costume noir avec les chaussures
assorties, une chemise bordeaux moulante au point de laisser deviner tous les
contours de ses muscles et enfin une veste en cuir.
Je ne comprends
pas ce qui m’arrive, c’est vrai je travaille avec Harm depuis bientôt 7ans et
je l’ai déjà vu habillé dans des tenues qui lui allaient comme un gant, son
uniforme de cérémonie par exemple, mais là ça dépasse l’entendement, j’en ai
presque honte mais il faut que je l’avoue, cet homme est un Dieu et il me rend
dingue.
C’est
Harm qui parle
Je suis
avec Mac dans ce magasin depuis des heures, en temps normal je détesterais ça,
mais aujourd’hui j’adore ça, pas parce que j’ai eu droit d’essayer près de 15
costumes en deux heures ce matin, ça je m’en serais bien passé ! Non
j’adore ça car depuis plus d’une heure maintenant, c’est au tour de Mac
d’essayer différentes tenues, qui sont toutes je dois l’avouer plus sexy les
unes que les autres. C’est vrai que j’ai toujours considéré Mac comme un très
belle femme, mais d’habitude je la vois en uniforme mais là ! Il faut dire
que les vendeuses sont très douées, parce que toutes les tenues qu’elles ont
choisies pour Mac lui vont à merveilles. D’abord, il y a eu les pantalons de
cuir moulants à souhaits assortis avec des hauts sexy tout aussi moulants et
mais maintenant, c’est le mieux, la tenue que Mac a choisie de porter est à
couper le souffle, elle porte une robe noire très moulante s’arrêtant au-dessus
des genoux et qui laisse deviner un magnifique décolleté, le tout tenu
seulement à l’aide de deux fines bretelles et accompagnée d’une paire de bottes
noires.
J’ai
toujours refusé de me l’avouer mais aujourd’hui en la regardant là devant moi
je me rends bien compte que ça fait longtemps que ce n’est plus Diane, ou ma
partenaire, ou même ma meilleure amie que je vois en la regardant, non je vois
Sarah, la femme qui hante mes nuits, qui a donné un sens à ma vie, la seule qui
ne m’ait jamais comprise ! Je vois… ma raison de vivre. Cette fois j’en
suis sûr, c’est évident, je suis amoureux de Sarah Mackenzie et je jure que dès
que cette affaire sera finie, je le lui dirai.
Les
essayages de vêtement étant finis, nous nous dirigeons vers le coin joaillerie
de la boutique, en effet Webb a tout prévu car des bijoux ont été réservés pour
Mac. Le joaillier lui accroche d’abord un splendide collier autour du cou, puis
les boucles d’oreilles et le bracelet assortis. Je n’y connais rien en bijoux,
mais là je dois dire que ce sont de très belles pièces, elles sont en or et
ornées par ce qui ressemble à des diamants. Mac est vraiment resplendissante.
Cela étant
fait le joaillier sort devant nous deux écrins, le premier est pour Mac, c’est
une bague de fiançailles magnifique dans le même genre que le collier et qui à
mon avis doit coûter une petite fortune. Le deuxième écrin contient deux
alliances, et après nous les avoir données le joaillier nous laissent seuls
pour qu’on est plus d’intimité.
« Je
crois que ma mère serait folle si elle me voyait faire ça sans qu’elle ne soit
présente, mais c’est pas grave, je me lance, dis-je en prenant la première
alliance.
- Harm,
vous n’avez pas besoin de faire ça, c’est juste pour le temps d’une mission,
dit Mac.
- Je sais,
mais j’ai envie de faire ça bien. Alors Angel Willis, acceptez-vous de devenir
ma femme ?
- Oui, et
vous Brian Cruise, accepter de devenir mon mari ?
- Oui, je
le veux, dis-je. »
Un long silence s’installe quand nous avons
passé les alliances et sans vraiment réfléchir, je me penche en avant et
l’embrasse doucement sur les lèvres, mais à peine me suis-je écarté d’elle que
Miguel vient nous chercher.
« Excusez-moi,
monsieur, madame, mais M. Webb m’a demandé de vous emmener quelque part encore
avant que vous ne retourniez à l’hôtel, il m’a dit qu’il y avait un bonus pour
vous.
- Ah oui !
Cette histoire de bonus, nous arrivons Miguel. »
C’est
Mac qui parle
Nous sommes
dans la voiture et Miguel nous conduit je ne sais trop où pour la surprise de
Webb. Harm et moi n’avons échangé aucun mot depuis le baiser de tout à l’heure
et j’avoue que je ne sais pas vraiment ce que je pourrais dire, c’est vrai,
pourquoi a-t-il fait ça? Je veux dire, d’abord le baiser sur la joue, puis là,
c’était tellement doux et timide qu’on aurait dit qu’il me demandait la
permission de continuer. D’ailleurs je crois que si ça avait été le cas, je la
lui aurais donné. Et ce regard qu’il ma lancé en me demandant si je voulais
l’épouser, enfin je sais que ce n’était pas moi directement qu’il demandait en
mariage, mais il paraissait si sérieux ! Je crois que je comprends enfin
pourquoi il me fait tant d’effet quand il m’appelle Sarah, quand il me touche
ou juste quand il me sourit, je sais maintenant pourquoi ça a autant d’impact
sur moi, je suis amoureuse de lui ! Oui, j’en suis sûre, j’aime Harmon
Rabb junior, mais les vraies questions sont, que signifie ces baisers pour
lui ? Et est-ce que lui il m’aime ?
Je n’en sais rien pour le moment mais je jure qu’à la fin de cette
enquête je ferai tout pour le découvrir.
C’est
Harm qui parle
Depuis que
nous sommes dans cette voiture personne n’a dit un mot ! Mais pourquoi est-ce
que je l’ai embrassé ? C’est vrai que je l’aime, mais que va-t-elle penser
de ce geste, c’est aussi vrai que j’ai aimé l’embrasser comme à chaque fois que
je l’ai fait d’ailleurs, mais il faut que je me concentre sur notre mission.
Mais après je lui parlerai.
Enfin la
voiture s’arrête et en regardant par la fenêtre je regarde l’enseigne du
magasin devant lequel on se trouve, il s’agit d’un magasin de voiture de sport.
« Je
vous laisse ici, nous dit Miguel
- Je n’en
reviens pas, Clay a vraiment pensé à tout ! dit Mac en sortant.
- Ouai, là
il m’épate ! »
Nous
entrons dans le magasin, quand un vendeur vient nous voir.
« Je
suppose que vous êtes monsieur et madame Cruise, nous dit-il.
- Oui,
c’est ça, nous sommes des amis de M. Webb.
- Je sais,
il m’a prévenu de votre visite, venez, je vais vous faire visiter notre site
d’exposition derrière le magasin.
- Je crois
que je vais aimer cette visite, me dit Mac. »
Après près
d’une heure d’essayages et de débats entre Mac et moi pour choisir entre,
l’Aston Matin,
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Mardi 12
février 2002 18H30
C’est
Mac qui parle
Je
m’effondre sur le lit et Harm fait de même à côté de moi.
« Je
n’en peux plus, dis-je dans un soupir.
- Ne m’en
parlez pas, j’ai l’impression d’avoir couru un marathon. »
Soudain on
frappe à la porte et je vais ouvrir pour y trouver Webb chargé comme une mule
ainsi que Miguel qui le suit.
« Webb,
mais qu’est-ce que c’est que tous ces sacs ? dit Harm
- Ce sont
vos nouvelles gardes robes et quelques accessoires supplémentaires, je ne vous
avais pas dit d’embarquer tout le magasin ! dit-il d’un ton exaspéré.
-
Justement, qui paie tout ça, c’est encore le patron du magasin qui doit une
faveur à la compagnie ? dis-je.
- Non,
cette fois-ci c’est à moi qu’il doit une faveur, et je vous préviens n’abîmez
ni les vêtements, ni les bijoux et encore moins la voiture, car à la fin de la
mission ils retournent en magasin !
- J’aurais
bien gardé la voiture ! dit Harm.
- Ne
rigolez pas avec ça, cette voiture vaut une vraie fortune et je m’imagine mal à
la fin de la mission expliquer des frais de réparation à mes patrons !
- Ne vous
en faites pas Webb il l’a bichonnera, mais c’est quoi ces accessoires
supplémentaires ?
- On y
vient, tout d’abord, il y a un téléphone portable, Harm, c’est vous qui le
garderez, dit-il en le lui tendant, il est impossible pour quiconque
d’interceptait une conversation téléphonique émise par ce portable, cependant,
un mouchard y est intégré de façon à ce je puisse vous suivre. C’est aussi sur
ce même portable que les trafiquants vous contacteront. Pour vous Mac, on s’est
creusé la cervelle pour trouver où planquer un mouchard et nous avons
finalement trouvé, tenez. »
Clay me
tend un petit écrin et en l’ouvrant je n’arrive pas à y croire.
« Vous
voulez que je mette ce mouchard dans mon nombril ?
- Oui Mac,
c’est un piercing comme un autre, cependant ne le mettait pas dans l’eau !
- Je n’en
reviens pas, vous avez vraiment l’esprit tordu hein ! pendant que je dis
ça je vois Harm qui rigole. Et vous trouvez ça drôle vous ?
- Avouez
que c’est plutôt bien trouvé, me lance Harm.
- Bon
passons, je n’ai pas beaucoup de temps, dit Webb, j’ai aussi deux 9mm, un pour
chacun, mais vous êtes censé les utiliser qu’en dernier recours.
- En gros
on a droit de les utiliser que si on nous a tirés dessus avant ? grogne
Harm.
- En
quelques sortes oui. Bon je dois y aller. Je ne reviendrai plus vous voir,
maintenant vous êtes seuls, bien sûr je vous surveille mais il n’y a que moi
qui pourrais vous joindre, vous, vous êtes maintenant coupé du monde extérieur,
prenez cette carte de crédit et ce dossier, dit-il en nous les tendant, la
carte vous servira pour payer tous vos frais, mes n’abusez pas, dans le dossier
vous trouverez le code de votre carte bancaire, pas mal de liquide, ainsi que
tous les documents concernant les personnes soupçonnées de faire parti de ce
trafic et vous pourrez ainsi les identifier quand vous les verrez, surtout ne
prenez pas de risques inutiles. Au fait Rabb tirez votre bague d’Annapolis,
maintenant vous avez juste besoin de votre alliance. Allez à bientôt et bonne
chance.
- Merci
Clay, à bientôt, dit Harm.
- A
bientôt, et n’oubliez pas, dès qu’ils vous auront contacté, vous serez Brian et
Angel Cruise, il ne serait pas étonnant qu’ils vous fassent surveiller. Vous
devrez leur faire croire que vous êtes tout l’un pour l’autre, alors même quand
vous serez seuls ne prenez jamais le risque de foutre en l’air votre
couverture, ne prononcez jamais vos vrais noms, ne parler jamais de votre passé
commun, de vos amis ou encore du JAG.
- Merci
Clay, nous ferons attention. »
Une fois
Webb sortit, Harm me demande :
« Bon,
que fait-on ce soir ?
- Si
personne ne nous contact, je propose qu’on aille faire un tour en ville.
- Oui,
juste histoire de flamber un peu d’argent et de faire ronfler le moteur de
notre petite Porsche ! me répond Harm.
- C’est
Clay qui serait ravi de vous entendre ! dis-je rigolant.
- Ouai, bon
je vais prendre une douche, a votre avis, je mets lequel des costumes ?
Enfin, pour aller plus vite, donnez-moi un numéro entre 1 et 15.
- Hum… le
11. Pendant que vous prenez votre douche, je vais lire les dossiers sur nos
futurs fournisseurs. »
Pendant que
Harm et dans la salle de bain, je découvre les noms des suspects, il y a le
sergent Davies instructeur au tir, le Major Riggs responsable des stocks, le
Colonel Ross spécialiste des explosifs et plus intéressant maintenant, le
commandant de la base, le Général Farrell qui est un ancien commando de
Marines. C’est étonnant de voir comme des hommes aux états de services
impeccables peuvent mouiller dans des histoires pareilles juste pour de
l’argent.
Soudain, le
téléphone portable que Webb nous a donné sonne, et je vois Harm sortir de la
salle de bain en courant seulement vêtu d’un pantalon de costar noir.
C’est
Harm qui parle
J’entends
le téléphone sonner et je sors en courant de la salle de bain sans même prendre
le temps de mettre ma chemise. Mac est allongée sur le lit, je me tourne vers
elle le téléphone dans la main et souffle une dernière fois avant de décrocher.
«
Cruise, j’écoute.
- J’ai
appris que vous cherchiez un fournisseur, dit une voix grave dans le téléphone.
- Je peux
savoir à qui j’ai honneur.
- Ce n’est
pas nécessaire pour l’instant, si vous êtes vraiment intéressé par les armes
retrouvez-moi au bar The Devil, ce soir à 22H00.
- J’y
serais, dis-je avant de raccrocher. »
Je repose
le téléphone et m’approche de Mac qui me regarde incrédule. Je lui tends ma
main et l’aide à se relever, puis, je la fais tourner sur elle-même avant de
lui dire :
« Ma
chère femme, je te sors en ville ce soir !
- Oh Brian,
je m’en réjouie à l’avance ! me répond-elle un sourire sur les lèvres et
nous éclatons de rire tous les deux. »
Je retourne
dans la salle de bain finir de me changer heureux que Mac et moi ayons retrouvé
notre complicité.
C’est
Mac qui parle
C’est fou
l’effet que me fait cet homme, quand il m’a fait tourner et m’a lancé son
fameux sourire de pilote, je crois que s'il ne me tenait pas je serais tombé
tellement il est beau. Pendant qu’il répondait au téléphone je ne pouvais
m’empêcher de regarder son torse parfait, toujours un peu humide et… il faut
que je m’arrête, je dois me concentrer sur notre mission et je lui parlerai dès
qu’on rentrera. Une chose est sûr, s’il me jette encore une fois comme il l’a
fait sur ce ferry à Sidney, je demande ma mutation, je ne pourrais plus
travailler avec lui.
Le voilà
qui sort de la salle de bain, je crois que j’ai choisi le bon costume, il le
porte à merveilles. C’est un costume classique noir, assorti avec une chemise
moulante bleu nuit qui fait ressortir ses yeux, et comme il n’a pas encore mis
la veste, les manches courtes de la chemise font apparaître ses magnifiques
biceps. Allez Sarah, arrête de le regarder, il va finir par se douter de quelque
chose.
C’est
Harm qui parle
Sarah est
partie après moi dans la salle de bain, ça doit bien faire trois quarts d’heure
qu’elle y est car j’ai eu le temps de lire tout le dossier que Webb nous a
donné. Enfin elle sort, elle est incroyablement sexy, elle porte un pantalon en
cuir taille basse très moulant associé à un dos nu tout aussi moulant qui
laisse apparaître son piercing au nombril. Je crois que je vais adorer cette
mission !
« Oh
chérie, tu as mis un nouveau piercing ! dis-je avec un grand sourire.
- Oui, je
l’ai acheté aujourd’hui rien que pour toi mon amour, me répond-elle avec elle
aussi un sourire sur les lèvres.
- Que
dirais-tu d’aller manger avant notre rendez-vous ?
- Très
bonne idée, je meurs de fin. »
Bar The Devil,
Mardi 12 février 2002, 22H00
C’est
Mac qui parle
Après nous
être renseigné auprès du réceptionniste de l’hôtel, nous sommes allés manger
dans le meilleur restaurant de la ville, et j’avoue que je suis plutôt gênée
que tout le monde ait posé son regard sur moi, il faut dire que je n’avais pas
vraiment la tenue adéquate pour ce genre
de restaurant.
Nous sommes
maintenant devant le bar où on a donné rendez-vous à Harm et je dois dire
qu’ici aussi on a droit à des regards, en effet Harm a pris un malin plaisir à
faire ronfler le moteur de
Nous
entrons maintenant après avoir été fouillés, Harm doit laissé son arme à
l’entrée, moi je n’ai pas pris la mienne car je ne sais pas où j’aurais pu la
cacher. A l’intérieur j’avance seule pendant que Harm suit le videur pour voir
où son arme va être gardée, j’ai toujours cette sensation d’être regardée sous
toutes les coutures et pour calmer les ardeurs de certains hommes qui commence
à siffler Harm arrive derrière moi et passe son bras autour de ma taille.
« Ca
va ? me demande-t-il doucement
- Oui,
merci d’être venu !
- Mais
c’est normal mon ange, murmure-t-il en m’embrassant les cheveux. »
Nous nous
dirigeons vers un barman et Harm lui dit.
« Je
suis M. Cruise et quelqu’un m’a donné rendez-vous ici.
- Oui on
m’a prévenu que vous viendriez, suivez-moi. »
Nous le
suivons donc vers une porte au fond du bar, il l’ouvre, nous fait rentrer et
referme la porte en partant. On dirait que c’est un genre de salle privée pour
les meilleurs clients, elle est cependant plus petite que la salle principale,
il y a un bar avec des filles qui dansent dessus, un billard, et des canapés
qui entourent des tables dans les coins.
Un homme
assis à un de ces canapés nous fait signe de nous approchés. Nous avançons donc
et je sens le bras de Harm se resserrer au fur et à mesure que nous approchons
de l’homme, je le reconnais, sa photo était dans le dossier, il s’agit du Major
Riggs, et à ses côtés se trouve le sergent instructeur Davies. Nous arrivons à
leur hauteur quand ils se lèvent tous les deux pour nous saluer.
C’est
Harm qui parle
« Monsieur
Cruise, content de vous rencontrer ! dit le premier homme debout devant
moi, je reconnais sa voix, c’est lui qui m’a appelé et j’ai vu sa photo dans le
dossier, il s’agit du Major Riggs.
- Je peux
savoir à qui j’ai affaire ? dis-je
- Je me
présente, Riggs et voici mon associé Davies. Et je peux savoir qui est la belle
poule avec vous.
- Je ne
suis pas une poule, je suis sa femme ! répond Mac avec un air dur dans la
voix.
- Oh !
Toutes mes excuses Madame, dit Riggs en embrassant sa main, mais je vous en
pris asseyez-vous. »
Sur ces
dernières paroles nous nous installons sur le canapé et Mac se colle bien à moi
pendant qu’ils s’installent en face de nous. Davies fait signe à une des
danseuses de venir, quand elle arrive à côté de lui il lui murmure quelque
chose à l’oreille et elle repart. Alors il me demande :
« Il
paraît qu’on pourrait faire des affaires ensemble.
- Cela
dépend de ce que vous avez à nous proposer, dis-je.
- Dites
nous ce que vous voulez, nous pouvons tout vous avoir, répond Riggs.
- Pour
commencer pourquoi pas des M16 ?
- M16,
hein, ouai je crois que c’est possible,
qu’en penses-tu Davies ? demande Riggs à ce dernier.
- Aucun
problème, disons qu’on commence par 300 armes, ça vous va ?
- Très bien
et puis-je savoir combien vous vendez ça ?
- Disons
que normalement ça serait 120 000 dollars, mais comme je trouve votre femme
très séduisante, ce sera 100 000 dollars,
dit Riggs en faisant un clin d’œil à Mac.
- 100 000,
ça me va, dis-je en embrassant Mac dans le cou pour calmer les envies de ce
porc.
Soudain la danseuse revient avec des verres et
une bouteille de champagne sur un plateau.
« Chérie
sert-nous une coupe à chacun pour célébrer notre affaire, dit Davies à la
fille.»
Soudain je
pense à Mac, je dois trouver un moyen pour qu’elle n’ait pas besoin de boire,
mais elle me devance.
« Non-merci,
je n’ai pas soif, dit-elle.
- Allons
juste une petite coupe pour fêter notre arrangement, dit Riggs en donnant une
coupe à Mac.
- Elle a
dit non, dis-je sèchement, je crois d’ailleurs un peu trop, car Mac me donne un
coup de pied sous la table.
- Calme-toi
mon amour, me dit Mac en me caressant la tempe. Nous attendons un heureux
événement et je ne voudrais pas prendre de risque.
- Oh !
Toutes mes félicitations, ça fait combien de temps ? demande Riggs
- 6
semaines répond Mac presque du tac au tac.
- Oh ! Vous
savez, ma femme et moi avons un enfant en parfaite santé et elle a pu boire de
l’alcool pendant toute sa grossesse,
sans abuser bien sûr. Alors je pense que vous pouvez vous permettre de prendre
une petite coupe de champagne, dit Davies.
- Il ne
vaut mieux pas. Angie a déjà fait 2 fausses couches et cette fois-ci nous ne
voulons pas prendre de risques, dis-je en embrassant à nouveau les cheveux de
Mac pendant qu’elle pose sa main sur ma cuisse. Sur ce coup-là, je m’épate,
j’ai sorti presque instantanément le coup des fausses couches et je pense que
maintenant ils n’insisteront plus pour qu’elle prenne de l’alcool.
- Bon, si
vous pensez que c’est mieux pour le bébé, alors soit, nous trinquerons sans
vous beauté, dit Riggs en levant son verre. »
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Mardi 12
février 23H30
C’est
Mac qui parle
Après que
Riggs ait dit à Harm qu’il lui téléphonerait demain pour nous fixer un
rendez-vous pour l’échange, nous avons pris congé et sommes rentré à l’hôtel.
« Ouf
! Il était temps que ça se termine, dis-je en m’asseyant sur lit.
- Ouai, ce
gros porc de Riggs commençait à me fatiguer à mater ma femme comme un gamin
devant une glace, réplique Harm en s’asseyant à côté de moi.
- Brian,
mon chéri, tu serais jaloux ? dis-je avec un grand sourire.
- Très,
mais il y a de quoi, tu as vu comment tous les hommes qu’on a croisés ce soir
ton regardé ? Enfin d’un côté je ne peux pas leur en vouloir, tu es
magnifique, me répond Harm avec un grand sourire. »
Il a dit
cette dernière phrase en me regardant d’une façon que je n’avais encore jamais
vue chez lui, je suis même prête à parier que cette lueur dans ses yeux était
du désir.
C’est
Harm qui parle
Cette femme
est tellement belle, toute la soirée elle s’est fait relooker de haut en bas
par tous les hommes qu’on a croisés et je dois dire que je suis assez fier
d’être celui qui l’a accompagné, même si c’était juste le temps d’une mission.
Soudain je
repense à cette histoire de fausses couches et ça me fait penser que je ne sais
pas comment Mac a réagi à ce forcing de la part de Riggs et de Davies pour
qu’elle boive.
« Au
fait Mac je suis désolé qu’ils aient tant insisté pour que vous buviez, dis-je
d’un air timide.
- Il n’y a
pas de mal Harm, ce n’est en rien votre faute et en plus je dois vous remercier
de m’avoir soutenu.
- C’est
normal, nous faisons équipe.
- Et puis
après tout, ce n’est pas si invraisemblable le coup du bébé, nous sommes censés
en avoir un dans deux ans, vous vous rappelez ? dit-elle avec un sourire.
- Bien sûr
que je m’en rappelle, et je n’ai pas l’intention de l’oublier. »
L’espace
d’un instant un silence s’installe entre nous et je n’arrive pas à détacher mes
yeux de ceux de Mac, nous nous rapprochons dangereusement et doucement nos
lèvres se touchent et cette douce caresse devient vite un baiser plein de
passion qui ne s’arrête que quand Mac pose une main sur ma joue et me
dit :
« Harm,
la mission ?
- Je sais
Sarah et Dieu sait que je donnerai tout pour ne pas être en mission en ce
moment.
- Harm,
promettez-moi qu’on parlera de nous à la fin de cette affaire.
- Vous avez
ma parole Sarah. »
Un nouveau
silence s’installe et c’est Mac qui se décide à parler la première :
« Bon
maintenons nous ne devons plus nous vouvoyer où utiliser nos vrais noms, ça
pourrait nous jouer des tours.
- Oui, tu
as raison. »
Je regrette
de ne pas avoir été plus loin, mais pour être efficaces dans notre mission,
c’est la seule solution. De toutes façons, je sais maintenant qu’à la fin de
cette mission, nous pourrons tous les deux essayer de nous donner une chance,
et je ferai tout pour ne pas la gâcher. Sur-ce, je me lève et pars me changer
dans la salle de bain.
C’est
Mac qui parle
Je vais
sûrement regretter de ne pas avoir été plus loin alors que mon cœur le voulait,
mais ma raison a pris le dessus et heureusement, car ça aurait eu une trop
grande implication sur notre mission, en tous cas, je sais que quand tout ça
sera terminé, Harm et moi nous parlerons, je le sais parce qu’il me l’a promis
et à ce moment là je sais qu’on aura le courage de nous donner une dernière
chance.
Une fois
qu’il a fini de se changer, je vais faire de même, puis j’éteins toutes les
lumières, et enfin je rentre dans le lit où sa chaleur est déjà présente.
Doucement, il se rapproche de moi dans le noir et m’entoure de ses bras, je
pose ma tête contre sa poitrine, et m’endors doucement bercer par les
battements de son cœur. Pour finir, il dépose un léger baiser sur mon front et
même si pour lui c’est beaucoup plus simple que de dire trois mots, je sais que
ce baiser à la même valeur à ses yeux, il veut tout simplement me dire ;
Je t’aime
C’est
Harm qui parle
Timidement
elle rentre dans le lit et, comme si c’était instinctif je me rapproche d’elle
et la prends dans mes bras, elle pose sa tête sur ma poitrine et tendrement je
l’embrasse sur le front alors qu’elle s’endort. Elle sait que je ne suis pas
très habile avec ce genre de mots parce qu’ils ont une signification très
importante à mes yeux, mais je suis sûr qu’elle comprend ce que je veux lui
dire par ce baiser, et un jour prochain, quand cette affaire sera terminée et
qu’on enfin aura réussi à avoir une conversation censée à propos de notre
relation, alors là, je jure que je trouverai le courage de lui dire ces mots.
Je lui dirai, Je t’aime.
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Mercredi 13
février 2002, 10H00
C’est
Mac qui parle
Soudain, je
suis réveillée par une sonnerie, c’est le téléphone de Harm. Il se réveille
surpris par la sonnerie du potable et je me sors de l’emprise de ses bras pour
le laisser sortir du lit et aller répondre.
« Cruise,
dit-il d’une voix endormie, un hangar sur la route 57, à 22H00, on y
sera. »
Je le vois
reposer le téléphone et se tourner vers moi.
« Mon
amour, bien dormi ? demande-t-il avec un sourire, amusé par la tête
endormie qu’il a devant lui.
- Très bien,
et toi mon lapin ?
- Comme un
bébé ! On a rendez-vous avec eux ce soir pour faire l’échange.
- J’ai
entendu, et que fait-on aujourd’hui ?
- Aucune
idée, ça te dit de visiter la ville ?
- Pourquoi
pas ? »
Soudain le
téléphone sonne à nouveau et Harm décroche une nouvelle fois.
C’est
Harm qui parle
Je suis en
train de planifier ma journée avec Mac quand le téléphone sonne de nouveau et
je décroche.
« Cruise,
j’écoute
- Ne dites
pas mon nom Rabb, faites comme si j’étais votre banquier, me dit Webb d’une
voix stressée à l’autre bout du fil.
- John,
justement je comptais vous appelez, j’ai besoin de faire une petite opération
sur mon compte, dis-je.
- Oui
continuez comme ça, vous devez savoir qu’il y a des hommes devant l’hôtel
planqués dans une voiture depuis ce matin et ils ont l’air d’être assez bien
équipé, je crois qu’ils vous espionnent, ils doivent à coup sûr entendre tout
ce que vous dites, explique-t-il plus calmement.
- Oui, je
vois ce que vous voulez dire, écoutez, si vous jugez utile d’ouvrir un autre
compte pour que ce soit plus rentable alors faites-le, mais j’ai besoin de 100
000 dollars en liquide pour ce soir.
- Pas de
problème, venait à la banque qui se trouve en face de l’hôtel dans une heure et
réclamez un colis au nom de Cruise, on vous donnera une mallette. Quand vous
partirez avec Mac pour aller au rendez-vous ce soir, Miguel vous suivra avec un
camion, vous le ferez passer pour votre homme de mains et il chargera les armes
dans le camion pour les emmener dans un entrepôt à nous.
- Oh ! Vous
savez John je vous aime bien, mais la dernière fois que vous m’avez fait
acheter des actions ça a faillit me coûter très cher, dis-je essayant de
raconter quelque chose de censé pour ne pas éveiller les soupçons auprès des
personnes qui nous surveillent.
- Rabb,
est-ce que vous pensez qu’on peut tous les coincer ce soir où il faut attendre,
me demande Clay.
- Je veux
bien croire que vous êtes là pour me faire gagner de l’argent mais aujourd’hui
je n’ai pas envie d’acheter ces actions pour avoir très peu de chance de gagner
gros, je crois qu’il faut attendre qu’il y ait plus d’actions à acheter sur le
marché.
- D’accord
Rabb, si j’ai bien compris, vous pensez que la prochaine fois si vous achetez
plus d’armes il y aura plus de chance qu’ils soient tous présents pour la
transaction.
- Très bien
John, je vois que vous comprenez de quoi je veux parler, donc je passe tout à
l’heure pour effectuer mon retrait et pour cette histoire d’actions on verra
plus tard. Mes amitiés à madame, au revoir. »
Je
raccroche et me tourne vers Mac qui a l’air perplexe, mais je pense cependant
qu’elle a compris que je parlais avec Webb.
« Chérie,
ça te dit qu’on prenne une douche ensemble, dis-je en lui faisant un clin
d’œil.
- Hum…
pourquoi pas, me répond-elle d’un air coquin. »
Une fois
dans la salle de bain je mets l’eau à couler et je résume à Mac d’une voix
juste assez forte pour qu’elle m’entende ce que Clay m’a dit.
Hangar sur
la route 57, Guantanamo
Mercredi 13
février 2002, 22H00
C’est
Mac qui parle
Harm et moi
arrivons devant le hangar du rendez-vous, apparemment il y a déjà du monde à
l’intérieur car il y a de la lumière. Nous sortons de la voiture, c’est Harm
qui a la mallette, nous l’avions laissée dans le coffre de l’hôtel après
l’avoir récupéré à la banque et nous étions partis nous prenez en ville le
reste de la journée. Maintenant Miguel arrive avec le camion et le gare en
marche arrière devant l’entrée du hangar. Nous entrons tous les trois dans
l’entrepôt et je me rends compte que Harm a bien fait de dire à Webb de ne pas
agir aujourd’hui, car seuls Davies et Riggs sont présents.
C’est
Harm qui parle
Nous
avançons lentement vers Davies et Riggs qui n’ont d’yeux que pour Sarah, il
faut dire qu’elle a mis une robe très moulante et très courte. C’est Riggs qui
commence la conversation :
« On
peut savoir qui c’est, demande-t-il en désignant Miguel.
- Ne vous inquiété Miguel travaille pour moi
depuis longtemps, c’est lui qui va convoyer les armes pour moi.
- Ces armes
ne seront à vous que si vous nous les achetez, dit Davies sur un ton
mystérieux.
- Oseriez
vous dire que mon mari n’a pas de parole, dit Mac qui se serre un peu plus à
moi.
- Non,
jamais je n’ai pensé ça, s’excuse Riggs.
- J’espère
bien, dis-je d’un ton froid en lui tendant la mallette.
- Je
suppose que le compte y est, demande Davies en ouvrant la mallette.
- Vous
pouvez vérifier.
- Non je
vous fais confiance, les armes sont dans ces caisses, votre homme peut les
charger, dit Riggs en nous montrant les caisses entre-ouvertes derrière lui.
- Très
bien, vas-y Miguel, dis-je en lui donnant une tape sur l’épaule.
- Chéri, tu
ne leur parle pas notre prochaine commande, suggère Mac en me caressant la
tempe d’un doigt.
- Oh mais
si ! Dites-nous ce que vous voulez, j’aime faire affaire avec vous, dit Riggs.
- Je
voudrais dix missiles sol-air.
- Waou, des
missiles carrément, dit étonné Davies.
- Quoi,
c’est trop gros pour vous ?
- Non bien
sûr que non, mais il va falloir… bégaye Riggs.
- Il va
falloir que nous en parlions à nos patrons, explique Davies.
- A vos
patrons ? vous ne travaillez pas pour vous ? demande Mac d’un air
étonné.
- Disons
qu’on est associé avec deux autres hommes.
- Et vous
pensez qu’ils vont pouvoir nous fournir ces missiles ? dis-je
- Je pense
qu’il n’y aura pas de problème tant que vous y mettez le prix, explique Riggs.
- Je
mettrai le prix qu’il faut, bon maintenant que Miguel a fini de chargé le
camion nous allons y aller, vous savez comment me joindre, alors prévenez-moi
dès que vous êtes disposé à marchander, mais dépêchez-vous, je pourrais perdre
patience et aller voir ailleurs. »
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Mercredi 13
février 2002, 23H30
C’est
Mac qui parle
Une fois
que la transaction fut finie, Harm et moi sommes rentrés directement à l’hôtel,
car il y avait trop de risques que Miguel soit suivit jusqu’à l’entrepôt de
Harm sort
de la salle de bain alors que moi je suis déjà couchée, les lumières de la
chambre sont éteintes et en l’entendant s’approcher du lit je ne peux
m’empêcher de repenser au baiser que nous avons échangé hier, c’est vrai que ce
n’est pas la première fois que je goûtais à ses lèvres, mais cette fois-ci
c’était plus fort que tout ce que je n’ai jamais ressenti.
Je fais mine
de dormir pour voir ce qu’il va faire et à mon grand bonheur il s’allonge
derrière moi et me prend de nouveau dans ses bras, c’est inexplicable cette
sensation que je ressens à chaque fois qu’il le fait et pour lui faire signe
que j’approuve, je prends une de ses mains et je l’embrasse tendrement, il
ressert alors son étreinte et m’embrasse doucement les cheveux, je ne regrette
qu’une chose à ce moment précis, c’est que nous soyons obligés d’être dans le
noir pour profiter de cette complicité et je me dit qu’un jour, nous aurons
tous les deux le courage de vivre cette complicité par des mots.
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Jeudi 14
février 2002, 10H00
C’est
Harm qui parle
J’ouvre
doucement les yeux, la lumière qui passe à travers la porte-fenêtre de la
chambre m’éblouie et il me faut quelques secondes pour ouvrir complètement les
yeux. La première chose que je vois ressemble à un ange… c’est Mac, même
endormie, elle est magnifique. Je la libère délicatement de mon étreinte et je
l’entends pousser une sorte de grognement de plainte contre cette dernière
action mais cela ne la réveille pas pour autant, il faut dire qu’elle semble
assez fatigué ces derniers jours. Avant de sortir du lit je ne peux m’empêcher
de l’embrasser sur la joue et de remettre en place une mèche de ses cheveux. Je
me lève pour aller dans la salle de bain, quand en regardant ma montre, je
m’aperçois qu’aujourd’hui on est le 14 février, autrement dit, c’est
Quelques
minutes plus tard, quelqu’un frappe à la porte et je vais ouvrir pour y trouver
ma commande que j’apporte près du lit.
C’est
Mac qui parle
Je me
réveille doucement et ne sentant plus les bras de Harm autour de moi, j’ouvre
les yeux et jette un coup d‘œil dans toute la pièce, pour le voir finalement
arriver de la porte d’entrée poussant un chariot recouvert d’un drap.
« Bonjour
bien dormi ? me demande-t-il
- Oui, très
bien merci, mais qu’est-ce que c’est ? dis-je en désignant le chariot.
- C’est
pour toi mon amour, joyeuse Saint-Valentin, me dit Harm en soulevant le drap du
chariot pour laisser apparaître un petit déjeuner copieux et un bouquets de
roses rouges.
- Oh, Brian
mon chéri, merci ! J’avais complètement oublié, dis-je en me levant pour
l’embrasser sur la joue ne sachant pas vraiment si c’est pour jouer le jeu du mari
amoureux ou alors juste pour moi qu’il l’a fait. Mais au fond de mon cœur je
sais que j’aimerai que ce soit ma deuxième idée la bonne.
- Tu as vu,
ici j’ai même réussi à trouver des roses à cette époque ! Enfin avec
l’aide du réceptionniste mais, c’est quand même des roses, me dit-il avec un
grand sourire pour me rappeler notre conversation à l’aéroport 3 jours plutôt.
Il répond ainsi à ma précédente interrogation et me rassure en me faisant
comprendre que les roses sont là pour
moi et non pour jouer le rôle du parfait petit mari aux yeux des hommes qui
nous espionnent.
- J’ai vu
et je n’oublierai pas de te remercier pour ça quand nous rentrerons à la maison
après que tu es fini tes affaires ici, dis-je avec un sourire coquin sur les
lèvres.
- Mais j’espère
bien, et attend, ce n’est pas fini, j’ai encore une surprise pour toi. Que
dirais-tu d’aller prendre l’air aujourd’hui, j’ai vu un aérodrome pas très loin
de l’hôtel et je pense qu’on pourra y louer un avion pour la journée, car de
toute façon, à mon avis la transaction pour les missiles n’aura pas lieu
aujourd’hui ? me demande-t-il avec un grand sourire.
- Oh oui ça, ça me ferait plaisir, en plus j’ai gardé un magnifique souvenir de la
dernière fois où tu m’as emmenée voler, dis-je d’un air un peu moqueur pour lui
rappeler notre précédente escapade en Mig au-dessus de
Sur cette
dernière réplique je cours à la salle de bain sans lui laisser le temps de
répondre quoique ce soit.
Quelque
part au-dessus des eaux territoriales cubaines
Jeudi 14
février 2002, 12H30
C’est
Harm qui parle
Après nous
être habillé assez légers et avoir mangé notre petit déjeuner digne d’un roi,
nous sommes partis pour l’aérodrome toujours suivis par ces hommes qui nous surveillent
depuis quelques jours, sans doute d’ailleurs, sur les ordres de Riggs et
Davies. Là-bas nous avons loué un jet et après avoir fait le plein, nous avons
décollé et ainsi laissé derrière nous nos pistards pour le reste de la journée.
J’ai refusé de dire à Mac où nous allions depuis que nous avons quitté l’hôtel,
et elle commence à s’impatienter.
« Est-ce
que vous allez vous décider à me dire ou nous allons maintenant Harm, ça fait
maintenant presque une heure que nous volons.
- Je sais
Mac, mais nous sommes presque arrivés, je vous assure.
- J’espère
bien, parce que je commence à avoir faim, dit-elle d’un ton agacé.
- Déjà,
mais on a mangé pour 20 ce matin !
- Oui, mais
ça n’empêche que j’ai faim. Ne me dites pas que vous n’avez rien emmené pour ce
midi, me demande-t-elle inquiète.
- Ne vous
en faite pas, j’avais prévu que votre appétit de Marines se réveillerait avant
ce soir et j’avais demandé au réceptionniste de nous préparer un panier de
pique-nique, ainsi que des maillots pour l’après-midi, dis-je avec un sourire.
- Des
maillots, Harm est-ce que vous allez enfin me dire où est-ce que vous
m’emmenez ?
- Là,
dis-je en lui montrant une piste d’atterrissages à travers le hublot. »
Petite île
au sud-ouest des Bahamas
Jeudi 14
février 2002, 12H45
C’est
Mac qui parle
Nous venons
d’atterrir et en descendant de l’avion un homme d’une soixantaine d’années
vient à notre rencontre, et apparemment il connaît Harm parce qu’il s’adresse à
lui en disant avec un sourire :
« Harm,
ça fait un bout de temps que je ne t’aie pas vu. Qu’est-ce que tu fabriques
ici ?
- Doug, ça
me fait plaisir de te revoir. Je suis venu passer la journée ici avec la
magnifique jeune femme que tu peux voir là, dit Harm en me regardant.
- Enchanté
de vous rencontrer, je suis Sarah, mais tout le monde m’appelle Mac.
- Moi de
même, répond Doug en me serrant la main. Je suppose Harm que tu viens ici pour
aller à la plage des amoureux.
- Euh… oui,
répond Harm un peu gêné que son ami ait utilisé ce terme devant moi.
- Ok,
alors, prend la voiture rouge là-bas, tient voilà les clés, dit-il en les lui
les tendant. Et passez une bonne journée. »
Nous nous
dirigeons donc vers la voiture et je ne peux m’empêcher de me demander ce que
Harm attend de cette journée. Je veux dire, « la plage des amoureux »
c’est quand même expressif comme nom, est-ce qu’il m’amène ici juste pour qu’on
arrête de penser boulot le temps d’une journée entre amis ? Ou est-ce
qu’il a décidé de ne pas attendre la fin de l’enquête pour se dévoiler et nous
donner une chance ? En tout cas, je crois que je suis plutôt pour la deuxième
hypothèse, même si je sais que ça peut influencer sur notre affaire, je ne veux
plus attendre, nous avons perdu trop de temps et ces derniers jours m’ont fait
comprendre que c’est lui que je veux avoir à mes côtés pour le reste de ma vie.
Plage des
amoureux
Jeudi 14
février 2002, 14H00
C’est
Harm qui parle
Nous sommes
seuls en train de pique-niquer sur la plage depuis près d’une heure déjà. Je
suis content qu’on soit venu car l’ambiance entre Mac et moi et bonne enfant et
au moins, le temps d’une journée, on est plus obligé d’utiliser des noms
d’empreints pour se parler. Cependant je ne sais pas pourquoi je suis venu sur
cette plage avec elle, je veux dire c’est une plage pour couples et ce n’est
pas ce que nous sommes, même si j’aimerais que ce soit le cas.
Je la
regarde quelques instants sans qu’elle ne s’en rende compte, elle contemple la
mer qui est d’un bleu turquoise aujourd’hui, et, en observant cette femme si
belle et si séduisante, je suis obligé de me rendre à l’évidence que c’est elle
que je veux dans ma vie, auprès de moi, pour le restant de ma vie. Soudain elle
remarque que je l’observe et me regarde.
« Comment
avez-vous connu ce paradis ? me demande-t-elle en détournant de nouveau
son regard sur la mer.
- C’est
grâce à mon beau-père, Frank, il nous a emmenés plusieurs fois moi et ma mère
passer les vacances aux Bahamas, et il aimait venir sur cette île à chaque
fois. Doug est d’ailleurs un ami à lui qui vit ici depuis des années, il
accueil les gens qui viennent passer la journée et leur prête des voitures pour
faire le tour de l’île, mais personnellement, je trouve que c’est cette plage
la plus belle de toutes.
- En tout
cas merci de m’y avoir emmené c’est vraiment magnifique.
- Pas
autant que vous, dis-je alors qu’un silence s’installe suite à cette remarque
que je ne pensais pas le dire tout haut. Pour détendre l’atmosphère je lui
demande :
- Ca vous
dit de mettre votre maillot, je vais mettre le mien, nous serons plus alaises
et nous pourrons nous baigner, dis-je en lui tendant le sien.
- D’accord,
mais comment connaissiez-vous ma taille.
- Je n’en
savais rien, je me suis dit que du 36 ça serait parfait.
- En tout
cas vous avez du goût pour choisir les bikinis, dit-elle avec un sourire en
regardant le bout de tissu que je viens de lui donner.
- Ben heu…
le réceptionniste m’a demandé si vous préfériez un deux pièces ou un une pièce,
et comme à Sydney, vous aviez un deux pièces, je me suis dit que ça vous irez,
dis-je un peu gêné.
- Ne soyez
pas gêné Harm, c’est parfait. »
C’est
Mac qui parle
Je suis
allongée sur ma serviette en train de bronzé et Harm fait pareille à côté de
moi. Je me tourne sur le ventre et sans vraiment savoir pourquoi, je lui demande :
« Fliboy,
si vous avez pensé à la crème solaire, je veux bien que vous m’en mettiez dans
le dos.
-
Evidemment que j’ai pensé à la crème, vous me sous-estimez là Marines !
répond-il en se mettant à genoux à côté de moi. »
Doucement
je sens ses mains douces et habiles m’étaler la crème dans le dos, et je crois
que s’il me disait avoir fait ça toute sa vie je le croirais. Soudain, il
s’arrête et je sens son souffle dans ma nuque, je n’ose pas bouger et tout à
coup, je sens le contact de ses lèvres qui déposent un léger baiser dans le
haut de mon dos. Puis il se lève et me dit avant de courir à l’eau :
« Euh…
il commence à faire chaud, je vais me baigner histoire de me rafraîchir. Ne
partez pas, surtout ! »
Je me
retourne pour le voir plonger dans la mer, et je me rends compte que je ne sais
pas vraiment ce que Harm attend de tout ça, cette journée ici, seuls, et
maintenant ce doux baiser dans le dos, non vraiment je ne sais pas dans quel
jeu dangereux il nous entraîne, et à force de frôler les limites on finira par
les franchir s’il continue. Cependant, je dois quand même avouer que ça me
plaît assez.
C’est
Harm qui parle
Il était
temps que je m’éloigne un peu de Mac, je ne sais pas ce qui c’est passé, ni
pourquoi je l’ai embrassé dans le dos ? Mais je sais que j’en avais envie.
Je me rends bien compte que je vais nous pousser tous les deux à franchir la
barrière qui sépare une relation amicale d’une relation plus sérieuse en
continuant ainsi, mais… mais je m’en fou, j’ai besoin d’elle, je veux la prendre
dans mes bras, je veux l’embrasser et… et il faut que j’arrête ça tout de suite
car je n’ai aucune idée de ce qu’elle, elle peut vouloir. J’ose qu’en même
espéré qu’elle a les mêmes envies que moi.
Lentement
je sors de l’eau et me rapproche de sa
serviette, elle est de nouveau sur le dos, les yeux fermés, et je ne peux
m’empêcher de me placer au-dessus d’elle pour m’égoutter ce qui l’a fait
immédiatement réagir :
« Oh
vous ne perdez rien pour attendre Capitaine ! me dit-elle avec un sourire.
- Je
pensais que vous aviez chaud, dis-je en rigolant, et alors qu’elle commence à
se lever, je recule.
- Vous
voulez que je vous dise Harm, vous faites bien de reculer, parce que si vous
croyez avoir déjà vu un Marines en colère, je vais vous montrer que vous étiez
loin de la vérité, me menace-t-elle en commençant à marcher vers moi. »
Pour la
taquiner un peu je me mets à courir vers l’eau et alors que j’ai déjà gagné 10
bons mètres, j’ai juste le temps de tourner la tête vers elle pour voir sa
réaction que je suis surpris de la voir courir elle aussi à toute vitesse vers
la mer, et quand elle me double, elle crie en me regardant :
« On
parie que les Marines se mouillent plus vite que les calamars ! »
Le temps
que je réagisse, elle a déjà plusieurs mètres d’avance, mais tenté de relever
le pari, je pars à toute vitesse à sa poursuite pour finalement la rattraper
quand nous arrivons au niveau de l’eau. Doucement je la soulève dans mes bras
tel on porte une mariée et avance dans l’eau, je la regarde, elle rit aux
éclats et me crie en tapant mon torse pour que je la relâche :
« C’est
pas juste, vous avez triché en me prenant dans vos bras, j’aurais gagné
autrement.
- Peut-être
mais avouez que vous m’avez pris par surprise en me lançant ce pari, dis-je,
alors que l’eau arrive maintenant à hauteur de Mac.
- Et vous
alors, vous ne m’avez pas prise par surprise peut-être en m’arrosant tout à
l’heure !
- Bon
d’accord, je me rends, vous avez gagné, les Marines se mouillent plus vite que
les pilotes, mais c’est vraiment parce que je tiens à rester ami avec vous,
dis-je alors que j’ai lâché ses jambes maintenant pour mettre mes bras autour
de sa taille pendant que les siens sont autour de mon cou.
- Des
amis ? C’est tout ce que vous voulez qu’on soit ? me demande-t-elle
d’un ton plus sérieux.
- Ca ne
dépend pas que de moi je crois, dis-je en la forçant à rencontrer mon regard.
En tous cas je sais une chose, c’est que je ferais toujours tout pour ne jamais
risquer de vous perdre, quitte à ce que ça aille contre ma volonté.
- Il me
semble que je vous l’ai déjà promis Harm, mais je vais recommencer pour que
vous ne doutiez plus jamais de ça. Harm, regardez-moi, me supplie-t-elle, je
vous jure que quoi qu’il arrive, vous ne perdrez jamais. »
Elle m’a
dit ça avec toute sa sincérité, je l’ai sentie dans sa voix et je le vois
maintenant dans ses yeux. Il n’y a pas un bruit, nos regards ne se lâchent
plus, nous sommes juste là, au milieu de cette eau tiède dans les bras l’un de
l’autre. Mon Dieu, je ne mérite pas cette femme, mais je la désire tant
cependant. Pour casser le silence qui c’est installé, Sarah me demande d’une voix à peine audible :
« Harm
voulez-vous qu’on reste de simples amis, ou voulez-vous qu’on se donne une
dernière chance ?
- Je veux
qu’on se donne une chance Sarah, et je le souhaite depuis longtemps maintenant,
et vous, que voulez-vous ? dis-je d’une voix timide. »
Pour toutes
réponses, elle m’embrasse tendrement, et je sais à ce moment là que ma vie et
en train de prendre un tout autre chemin, mais je n’ai plus peur de le suivre,
pas comme à Sidney, non, je n’ai plus peur, car Sarah est avec moi.
C’est
Mac qui parle
Je n’en
reviens pas, Harmon Rabb junior, cet homme que j’aime depuis que j’ai croisé
son regard dans cette roseraie il y a 7 ans est en train de me dire qu’il me
veut dans sa vie. Je suis tellement émue que je ne trouve pas les mots pour lui
répondre, je me contente juste de l’embrasser et je crois qu’il a compris ma
réponse dans ce baiser car il y répond avec une tendresse que je ne connaissais
pas chez lui.
Nos
baisers, d’abord doux comme des caresses deviennent vite plus insistants, plus
fougueux. Je sens ses mains parcourir ma nuque, mon dos et finir leur course au
niveau de mes cuisses qu’il soulève avec facilité pour les placer autour de sa
taille pendant qu’il dépose des dizaines de baisers sur mon visage et dans mon
cou. Je finis par prendre son visage entre mes mains et je le regarde dans les
yeux.
« Je
sais nous ne devrions pas, pas ici, pas maintenant, mais j’ai envie de toi et
c’est un sentiment que je ne peux contrôler, me dit-il simplement.
- Alors
qu’est-ce que tu attends ? dis-je avec un sourire. »
Sur cette
dernière réplique je mets mes mains dans ses cheveux mouillés et rapproche mes
lèvres des siennes pour y goûter une nouvelle fois, mais cette fois-ci, c’est
un baiser beaucoup plus persistant qui nous entraîne. Nos langues se mêlent,
nos mains partent à la découverte du corps de l’autre et nous aboutissons tous
les deux nus sur le bord de la plage, les vagues venant se casser sur nous et
en une après-midi, nous rattrapons 7 longues années.
Quelques
heures plus tard, nous nous sommes rhabillés et allongés sur nos serviettes
dans les bras l’un de l’autre. Nous regardons tous les deux en silence le ciel
bleu qui nous surplombe, nos doigts entrelacés, ma tête posée sur la poitrine
de Harm et sa joue reposant contre mon front nous repensons à ce qui vient de
se passer, quand Harm me dit :
« Sarah,
dit moi que ce n’était pas juste un coup de folie. Que c’était aussi sérieux
pour toi que pour moi.
- Oh oui
Harm, crois moi c’était très sérieux pour moi, et je t’assure que maintenant
que je te tiens, j’ai pas l’intention de te lâcher.
- Oh, mais
j’espère bien ! me répond-il en m’embrassant doucement sur le front.
- Il va
falloir qu’on rentre Harm. En plus Clay va me tuer parce que je me suis baigné
avec son piercing !
- Ne t’en
fais pas, je l’empêcherais de te toucher, me dit-il en souriant. Bon on
retourne à l’hôtel, je meurs d’envie d’essayer le jacuzzi avec toi ! »
Petite île
au sud-ouest des Bahamas
Jeudi 14
février 2002, 17H30
C’est
Harm qui parle
Mac vient
de monter dans l’avion, et je vais dire au revoir à Doug avant de décoller.
« Dis-moi
Harm, c’est la première que tu emmène une femme ici, me lance-t-il.
- C’est
vrai, mais cette femme là est différente.
- Ah oui !
et en quoi est-elle différente de toutes les jolies jeunes femmes que tu as
séduites dans le passé ?
- Cette
femme est différente, parce que c’est la seule que j’ai jamais aimée.
- Ah, dans
ce cas là je comprends ce sourire que tu affiches depuis que vous êtes revenus
de la plage.
- Tu veux
savoir pourquoi je souris comme ça Doug ? C’est tout simplement parce qu’à
ce moment précis, je suis le plus heureux des hommes !
- Alors
file vite la rejoindre et fait tout pour la garder.
- Ne t’en
fait pas, maintenant que je l’ai, je la garde ! »
C’est
Mac qui parle
Je suis
dans l’avion et j’attends Harm qui est parti parler avec son ami avant qu’on
rentre à Guantanamo. Je n’en reviens toujours pas de ce qui est arrivé, en un
peu plus de deux heures, Harm et moi avons bouleversé nos vies… mais je ne
regrette rien.
Soudain je
vois Harm entrer dans le cockpit, il s’approche de moi et m’embrasse dans le
cou.
« Alors
on va l’essayer ce jacuzzi, dis-je en lui souriant.
- Mais vos
désirs sont des ordres mon ange, dit-il avant que je ne l’embrasse
tendrement. »
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Jeudi 14
février 2002, 19H00
C’est
Harm qui parle
Mac et moi
venons d’arriver à l’hôtel et je dirai que le plus dur pour nous est de
reprendre nos identités d’empreints, car à peine avions-nous atterris à
Guantanamo, que j’avais déjà remarqué la voiture de nos pistards. Mac et déjà
dans le jacuzzi et je m’apprête à la rejoindre, lorsque, mon téléphone, que
j’avais emmené avec moi toute la journée au cas ou quelqu’un voudrait nous
joindre, sonne. Sans attendre je décroche :
« Cruise.
- Monsieur
Cruise, vous et votre femme avez passé une bonne journée ? me demande
Riggs, sûrement au courant de notre petite escapade en avion.
- Monsieur
Riggs, nous avons passé une très bonne journée merci. Dites-moi, ça fait
plaisir de vous entendre, est-ce que par hasard nos affaires pourraient
reprendre ?
- Ca dépend
de vous. Je vous propose dix missiles sol-air pour la modique somme d’un
million de dollars, à prendre ou à laisser.
- Le prix
me convient, et ce serait pour quand.
- Dès
demain soir si vous le souhaitez, me répond-il
- Demain
soir, c’est parfait.
- Très
bien, alors on dit 23H00, au Hangar de la route 57. Ah ! Au faite, nos
deux autres associés seront présents avec Davies et moi, ça ne vous dérange
pas.
- Non pas
du tout tant que j’ai ma marchandise.
- Alors à
demain monsieur Cruise. »
Je
raccroche et me dirige vers la salle de bain pour retrouver Mac qui m’attend.
- Brian
chéri, ils ont tes missiles ? me demande-t-elle
- Ouai
bébé, la transaction aura lieu demain soir.
-
Dépêche-toi de venir me rejoindre, l’eau va refroidir ! me lance Mac avec
un sourire coquin.
- Ne t’en
fait pas, si tu as froid je te réchaufferai, dis-je en enlevant ma
chemise. »
Tout à coup
le téléphone sonne de nouveau et je lance un regard désolé à Mac en partant
répondre.
« Cruise,
j’écoute.
- Harm,
c’est Clay, est-ce que je peux savoir pourquoi l’émetteur de Mac est HS ?
me demande-t-il avec un ton énervé.
- John,
justement je comptais vous appelez, Angel et moi venons juste de rentrer de la
plage.
-
Non ! J’en reviens pas Rabb ! Mac a osé aller se baigner avec son
mouchard.
- Je sais
que vous tenez vraiment à ce que j’achète ces actions John, mais pour le moment
j’ai trouvé un nouvel investissement à faire, et j’aurais d’ailleurs besoin de
retirer 1 million de dollars en liquide avant demain soir.
- D’accord
Harm, vous pourrez récupérer une mallette avec l’argent demain matin de la même
façon que la dernière fois. Et est-ce que vous pensez qu’on pourra tous les
coincer cette fois ?
- Oui John,
j’en suis sûr c’est un bon investissement. Ecoutez, je dois vous laisser.
- Ok,
écoutez, voilà ce qu’on va faire, vous et Mac irez au rendez-vous demain soir,
Miguel vous suivra avec le camion et je serais caché dans la remorque avec une
troupe de commandos armés, quand vous donnerez la mallette d’argent aux
trafiquants nous sortirons et intercepterons les quatre complices.
- D’accord
John, je passerai donc prendre l’argent demain, au revoir, dis-je avant de
raccrocher. »
Une
nouvelle fois je vais dans la salle de bain et y retrouve Mac qui m’attend avec
un air déçu.
« Tu
te décides enfin à venir me rejoindre ? me demande-t-elle en se cachant
avec la mousse. »
Et pour
seule réponse je me déshabille et rentre dans l’eau pour aller l’embrasser.
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Jeudi 14
février 2002, 23H00
C’est
Mac qui parle
Après nous
être prélassés dans le jacuzzi pendant près de deux heures, Harm et moi sommes
partis dîner dans un petit restaurant de la ville très romantique. Et une fois
de plus nous nous sommes fait remarquer, mais non pas à cause de mes vêtements
ou de notre voiture, non, nous nous sommes juste fait remarquer parce que nous
avons passé toute la soirée à nous embrasser et c’est pour ça, qu’avant même la
fin du repas nous avons décidé de rentrer à l’hôtel.
A peine
sortis de l’ascenseur à notre étage, Harm me prend dans ses bras et me porte
jusqu’à la suite. La porte refermée, il me repose par terre et commence à
m’embrasser tendrement pendant que nous reculons vers la chambre. Je fais
glisser sa veste de ses épaules, et entreprends de déboutonner sa chemise
pendant qu’il fait lentement glisser les bretelles de ma robe qui ne tarde pas
à rejoindre le sol du salon. Nous sommes maintenant dans la chambre et alors
que la bouche de Harm se montre très exploratrice, je lui enlève sa chemise et
commence à retracer tous les contours des muscles de son torse jusqu’à ce que
mes mains atteignent la boucle de sa ceinture. Il détache doucement l’attache
de mon soutien-gorge, pendant qu’une de mes mains remonte dans ses cheveux
alors que l’autre s’affaire sur la fermeture éclair de son pantalon. Soudain,
il arrête de m’embrasser dans le cou et me regarde droit dans les yeux comme
pour être sûr une dernière fois que je suis d’accord, puis, après un signe de
tête de ma part, il reprend possession de ma bouche avec ses lèvres et alors
que nos langues s’entremêlent, je fais lentement glisser son pantalon le long
de ses jambes interminables et très vite, je m’affaire à ce que son boxer suive
le même chemin. Doucement, il me couche sur le lit et avant de m’y rejoindre,
il enlève délicatement le dernier bout de tissus qui me couvre.
C’est
Harm qui parle
Sarah et
moi arrivons enfin à l’extase, quand dans un dernier soupir, j’entends Sarah me
murmurer à l’oreille :
« Je
t’aime Harm. »
Pendant
plusieurs minutes, je reste là, interdit, à repenser à ce que m’a dit Mac. Ces
mots ont une telle signification pour moi, il est vrai que je ne parle pas
facilement de ce que je peux ressentir et il est très difficile de gagner ma
confiance, mais cette femme a un don, elle est la seule qui ne m’ait jamais
compris, elle me connaît mieux que personne,
et alors qu’elle vient de me dire qu’elle m’aime, je n’ai pas su
répondre. Je me suis toujours juré après la mort de Diane, que plus jamais je
n’aimerais quelqu’un à ce point car je ne voulais plus avoir à souffrir de la
perte d’un être cher, mais aujourd’hui, je dois l’admettre, ce que je ressens
pour Mac est encore plus fort que ce que je ressentais pour Diane, et je dois
me rendre à l’évidence que ce que j’ai toujours redouté est arriver, j’aime
quelqu’un à en crever, et cette personne, c’est Sarah, ma Sarah.
Elle est
là, la tête posée contre ma poitrine, et alors que je trouve enfin le courage
de lui dire ces mots, elle dort déjà. Mais dans un souffle à peine audible, je
lui murmure à l’oreille :
« Je
t’aime aussi Sarah. »
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Vendredi 15
février 2002, 10H30
C’est
Mac qui parle
J’ouvre
doucement les yeux pour trouver devant moi un Harm toujours endormit. Lentement
je lève la tête de sa poitrine et je m’amuse à le regarder dormir, les draps s’arrêtent
juste en dessous de son nombril et j’avoue que la vue de ce torse musclé à
souhait ne me déplaît pas. Je me suis souvent surprise à l’imaginer nu pendant
qu’on était au tribunal et je dois dire que j’en ai honte, mais au moins
maintenant je peux dire que j’étais vraiment loin de la vérité, cet homme a un
corps parfait. Je pose doucement mon doigt sur sa tempe et m’amuse à tracer de
petits cercles afin de le réveiller, un sourire se dessine alors lentement sur
son visage.
C’est
Harm qui parle
Je la sens
m’observer depuis quelques minutes maintenant et doucement un de ses doigts me
caresse la tempe et je ne peux m’empêcher de sourire à ce contact.
« Dis-moi
Brian, tu étais un vrai magicien hier soir ! me dit-elle alors que je
tente d’ouvrir mes yeux.
- Mais tu
n’étais pas mal non plus.
- Et crois
moi tu n’es pas au bout de tes surprises, j’ai bien l’intention de remettre ça
quand nous rentrerons à la maison, me murmure-t-elle à l’oreille d’un air
coquin.
- Bon,
programme chargé aujourd’hui, dis-je pour changer de sujet avant que je ne cède
encore une fois à la tentation. D’abord, petit déjeuner et douche, ensuite nous
récupérons l’argent à la banque et on vient le mettre en sécurité dans le
coffre de l’hôtel, puis on déjeune avant d’aller faire un tour en voiture
quelque part où je veux t’emmener et enfin, ce soir on fait cette transaction à
23H00.
- Dure
journée en perspective ! Mais je peux savoir où tu comptes m’emmener
aujourd’hui ?
- Non,
c’est une surprise ! »
Quelque
part sur une falaise, Guantanamo
Vendredi 15
février 2002, 15H00
C’est
Mac qui parle
Harm arrête
la voiture sur une falaise et sort du véhicule. Il fait le tour de l’auto et
vient m’ouvrir la portière. Nous avons réussi à semer la voiture des hommes qui
nous espionnent en venant ici et nous marchons maintenant main dans la main
vers le bord de la falaise. Alors que nous ne sommes plus qu’à quelques mètres
du bord, Harm s’arrête et me dit :
«
J’ai vu cette falaise de l’avion hier et je voulais t’y emmener, il doit sûrement
y avoir l’une des plus belle vue sur la baie.
- Oui,
c’est vraiment magnifique, dis-je alors que nous nous asseyons. »
Doucement
il passe une jambe de chaque côté de moi et m’entoure de ses bras. Un vent
léger nous caresse le visage, et l’espace de plusieurs minutes nous restons là
à contempler la mer en silence, quand Harm me demande avant de m’embrasser
dans le cou :
« Tu
viendras chez moi demain quand nous rentrerons à Washington ?
- Si tu
veux bien de moi, alors oui, ce sera avec plaisir. »
Un nouveau
silence s’installe et cette fois-ci, c’est moi qui le romps.
« Nous
devrons parler à l’Amiral de notre nouvelle relation.
- Ne t’en
fais pas, je n’ai plus peur des conséquences qu’une relation entre nous
pourrait avoir sur ma carrière, et nous irons le voir ensemble dès lundi,
d’accord ? me dit-il sûr de lui.
- Oui, nous
irons lui parler ensemble, dis-je en lui embrassant doucement la main pour lui
faire comprendre que j’approuve. »
Et à ce
moment précis, même s’il ne m’a pas encore dit qu’il m’aimait, je sais que le
fait qu’il soit près à risquer sa carrière pour qu’on reste ensemble et une
preuve d’amour, et je ne désespère pas, un jour, il trouvera les mots pour me
le dire. De toutes façons je n’ai pas besoin d’entendre ces mots pour savoir
qu’aujourd’hui, je suis la plus heureuse des femmes.
C’est
Harm qui parle
Je suis
content que Sarah et moi soyons tous les deux d’accord pour officialiser notre
relation dès lundi, et pour la première fois de ma vie, je suis vraiment sûr de
mon choix en décidant de m’engager dans cette relation avec Sarah, et dès que
cette mission sera achevée, je jure que je m’engagerais de toute mon âme dans
cette histoire en lui demandant d’accepter de devenir ma femme.
Hangar sur
la route 57, Guantanamo
Vendredi 15
février 2002, 23H00
C’est
Mac qui parle
Après avoir
passé toute l’après-midi sur la falaise à penser chacun de notre côté à notre
avenir commun, nous sommes rentrés à l’hôtel, avons dîné dans la chambre et on
s’est allongé près d’une heure dans les bras l’un de l’autre, juste pour sentir
la présence de l’autre et profiter de nos derniers moments de calme avant de
devoir affronter nos responsabilités face à cette nouvelle relation dès lundi
prochain.
Nous sommes
maintenant dans la voiture devant le hangar à attendre l’arrivée de Miguel avec
Webb et ses hommes dans la remorque du camion. Nos suspects, eux, doivent déjà
être dans le hangar car on peut voir qu’il est allumé depuis l’extérieur.
C’est
Harm qui parle
Nous sommes
là devant ce hangar à attendre l’arrivé du camion, et je ne peux m’empêcher de
penser à la perspective de Mac devenant ma femme, je l’imagine avancer vers
l’autel au bras de l’Amiral dans une magnifique robe blanche, et moi je serais
là à l’attendre avec mon uniforme de cérémonie, et quand le prêtre me demandera
d’embrasser la mariée, je mettrai tout mon amour dans ce baiser. Mon amour,
voilà un bien grand mot que je n’ai toujours pas su lui dire.
Alors que
Mac ouvre sa portière et s’apprête à sortir, sans vraiment réfléchir je lui
attrape le bras et lui dis :
« Epouse-moi.
- Quoi
Harm, qu’est-ce que tu viens de me demander, me dit-elle avec un sourire sur le
visage.
- Je t’ai
demandé d’accepter de devenir ma femme.
- Je… je ne
sais pas quoi dire, je suis tellement surprise.
- Alors dit
oui. Je sais que ça paraît fou, et que c’est peut-être un peu précipité, mais
je suis sûr de ce que je ressens pour toi, et je ne veux plus perdre de temps,
parce que… parce que je t’aime Sarah et que je te veux dans ma vie, dis-je avec
tout le courage qu’il m’était possible de trouver. »
C’est
Mac qui parle
Je n’arrive
pas à croire ce que j’entends, Harmon Rabb junior vient de me demander en
mariage et par la même occasion, il m’avoue qu’il m’aime. Je ne peux lâcher son
regard qui me supplie de lui répondre quelque chose. Incapable de faire autre
chose, comme seule réponse je l’embrasse passionnément et lui souffle :
« Oui
Harm… oui ce serait un honneur de devenir ta femme. »
C’est
Harm qui parle
Elle m’a
dit oui, je n’en reviens pas, moi, Harmon Rabb, j’ai réussi à dire à cette
femme que je l’aimais et elle a accepté de m’épouser. Je crois vraiment que
c’est le plus beau jour de ma vie ! Et alors qu’une larme coule maintenant
sur la joue de Sarah, je passe ma main sur son visage et du pouce, j’essuie
cette larme solitaire qui roule vers le coin de sa lèvre :
« Ne
pleure pas Sarah, tu es tellement belle quand tu me souris, dis-je pour lui
redonner ce sourire que j’aime tant, et à voir son visage, ça marche.
- Ce sont
des larmes de joies Harm, me dit-elle en m’embrassant doucement alors que
Miguel arrive avec le camion et se gare en marche arrière devant le hangar.
- Il faut y
aller Sarah, dis-je en me détachant de ses lèvres à regrets.
- Je sais
Harm, mais promet moi que tu ne reviendras pas sur tes paroles à la fin de
cette enquête quand nous devrons affronter la réalité.
- Je te
promets Sarah que dès que nous rentrerons à Washington nous envisagerons ce
mariage et je mettrai à exécution cette promesse d’un enfant que je t‘ai fait il
y a maintenant 3 ans.
- Alors
dépêchons-nous de conclure cette affaire ! me dit-elle avant de
m’embrasser une nouvelle fois. Fais attention Harm.
- Toi aussi
Sarah. »
C’est
Mac qui parle
Après nous
être embrassés une dernière fois, Harm et moi entrons dans le hangar. Miguel et
déjà à côté de la remorque du camion les bras croisés sur la poitrine quand
nous approchons de nos trafiquants à qui Harm sert la main. Il y a bien sûr
Riggs et Davies, mais je reconnais aussi le Colonel Ross et le Général Farrell
qui sont postés derrières les caisses de missiles.
« Monsieur
Cruise, enchanté de vous revoir, ainsi que madame bien sûr, nous lance Davies.
Je vous présente nos associés, messieurs Ross et Farrell, qui comme vous pouvez
le voir se trouvent devant votre marchandise.
- Et on
peut la voir notre marchandise, demande Harm.
- Mais
évidemment monsieur Cruise, dit Ross en ouvrant une des caisses devant lui qui
contient un des missiles sol-air.
- D’accord,
je vois que vous avez ce que je voulais, alors voici votre argent, dit Harm en
lui tendant la mallette. »
Ross a à
peine le temps d’ouvrir la mallette que j’entends quelqu’un dégainer son arme
derrière moi, je pense que c’est Miguel, et je suis en train de dégainer la
mienne quand, le Général Farrell crier :
« C’est
une embuscade ! »
Le temps
alors, que je me rende compte que son arme est pointée sur moi, je sens une
douleur me traverser la poitrine et j’entends parmi les balles qui fusent Harm
hurler :
« NON !
Sarah non ! »
C’est
Harm qui parle
Alors que
Ross est en train d’ouvrir la mallette j’entends un bruit derrière moi suivi de
la voix du Général criant à l’embuscade, et le temps que je dégaine mon arme et
que je la pointe sur lui, je le vois pointer la sienne sur Mac, alors, sans
hésiter, je tire, mais en le voyant s’écrouler, je me rends compte qu’un autre
coup a été tiré avant le mien. Rapidement je tourne la tête pour voir Mac
porter sa main à la poitrine. Soudain, le temps semble s’arrêter autour de moi,
je crie de toutes mes forces mais j’ai l’impression qu’aucun son ne sort de ma
bouche, j’entends justes les hommes de Webb crier aux trafiquants de se mettre
à genoux. Je reviens à la raison et vite, je lâche mon arme et cours vers Sarah
pour la rattraper avant qu’elle ne s’écroule.
J’arrive à
temps pour la prendre dans mes bras et je la dépose légèrement par terre la
tête toujours soutenue par une de mes mains pendant que l’autre entoure ses
épaules. Mon regard ne se détache pas de ses yeux qui semblent avoir du mal à
rester ouverts, et alors que je la serre un peu plus contre moi, je découvre
horrifié qu’une énorme tâche de sang est en train de s’élargir sur son
tee-shirt, alors sans réfléchir plus longtemps, je retire ma main qui entourait
son épaule et je la pose sur la blessure et j’appuie pour arrêter l’hémorragie,
mais le sang continue toujours de couler à flot. Je crie alors de toutes mes
forces d’appeler une ambulance.
C’est
Mac qui parle
Je sens les
bras de Harm me retenir et me déposer doucement sur le sol, et alors qu’une de
ses mains retient ma tête, je peux sentir l’autre appuyer sur ma blessure qui
ne cesse de saigner. Après la sensation de brûlure que j’ai éprouvée avec la
pénétration de la balle dans ma peau, maintenant c’est une sensation de froid
qui me transperce pendant que j’entends Harm appeler du secours. Il repose
maintenant ses yeux sur mon visage et je crois que si je peux garder les miens
ouverts, c’est juste parce que son regard me supplie de ne pas lâcher.
« Tiens
le coup Sarah, ça va aller, les secours arrivent ! me dit-il sur un ton
peu persuasif, mais je ne lui en veux pas car je sais qu’il est très inquiet.
- J’ai
froid Harm..., ce sont là les seuls mots que je peux prononcer je crois.
- Je sais,
mais ça va aller ma puce, regarde, on a réussi notre mission, Webb et ces
hommes sont en train de lire leur droit à Riggs et ses complices, me dit-il en
enlevant sa veste pour la placer sur moi..
- Et
Farrell ?
- Je l’ai
abattu, me répond-il apparemment déçu de ne pas l’avoir descendu plutôt. »
Je lui fais
un sourire en signe de remerciement, car je suis incapable de répondre, la
douleur étant trop forte. Je crois qu’il le remarque et il me dit d’un ton
ressemblant plus à un ordre qu’à une demande :
« Accroche-toi
Sarah, je t’en prie, tiens le coup, les secours vont arriver. »
Je sens
alors le froid s’intensifier en moi, et je sais à ce moment précis que c’est ma
fin qui approche dangereusement.
« Harm,
j’ai tellement froid… je, je crois que c’est la fin, dis-je sur un ton un peu
ironique.
- Non
Sarah, non ! T’as pas le droit de dire ça ! Tu m’entends, t’as pas le
droit ! J’ai besoin de toi moi ! me répond-il alors que je sens sa
voix trembler.
- Harm, je
n’ai plus la force de tenir, dis-je dans un souffle. »
Mais alors
que je vois une larme couler sur sa joue, je trouve la force de parler tout en
levant la main à son visage pour essuyer cette coulée solitaire.
« Hé !
je croyais que les pilotes de
- Et moi je
croyais que les Marines devaient toujours s’accrocher et ne devaient en aucun
cas lâcher ! me répond-il sur le même ton, alors que maintenant ce sont
plusieurs larmes qui coulent sur ses joues pendant que j’essaie de retenir les
miennes.
- C’est
vrai, mais aujourd’hui, ça va être plus difficile que prévu, dis-je en essayant
de sourire alors que mes yeux ont de plus de mal à rester ouverts.
- Non, tu
dois t’accrocher, t’as pas le droit de me lâcher ! Qu’est-ce que je vais
devenir moi sans toi, hein ? Allez Sarah, ma chérie accroche toi, je vais
te ramener à Washington et on se mariera, et on aura cet enfant que je t’ai
promis, on en aura même plusieurs si tu veux, mais je t’en prie mon amour
bats-toi, bats-toi pour moi, bats-toi parce que je t’aime et que je suis rien
sans toi. T’as entendu, je te l’ai dit, j’ai mis 7 longues années à te le dire
mais je l’ai dit, je t’aime Sarah Mackenzie. »
Cette fois
je ne peux retenir mes larmes, il m’a fallu près de 34 ans pour être enfin
heureuse, pour connaître enfin le bonheur, et il faut que je crève maintenant.
Je vois Clay derrière Harm qui à l’air aussi dépité que ce dernier, il n’a
jamais voulu se montrer capable de sentiments devant nous mais là, il ne peut
rien cacher, une larme roule le long de sa joue et je le vois me murmurer du
bout des lèvres qu’il est désolé. Et pendant que l’ambulance se fait entendre
au loin, je regarde Harm dans les yeux et alors que les larmes continuent de
couler sur son visage, je rassemble mes dernières forces pour lever une
nouvelle fois ma main à son visage que je le caresse doucement.
C’est
Harm qui parle
Je sens les
regards de Webb et de ses hommes posés sur nous, mais je m’en fou, je n’ai
aucune envie d’arrêter les larmes qui coulent sur mes joues. L’ambulance
n’arrive toujours pas malgré le fait qu’on entende ses sirènes hurler et je ne
sais plus quoi faire pour me persuader que Sarah va aller mieux, pour la
première fois de ma vie, j’éprouve une peur plus grande que toutes celles que
j’ai pu éprouver en tant que pilote de chasse, j’ai peur de perdre la femme que
j’aime. Mais soudain j’entends la voix de Sarah me murmurer :
« Harm…
embrasse-moi… une dernière fois.., s’il te plaît. »
Sur cette
dernière demande je ne peux qu’accepter, et de toutes façons moi aussi j’en ai
envie. Lentement je me penche sur son visage et doucement, nos lèvres se
rencontrent, et pendant que nos larmes salées viennent se mêler à cette douce
caresse, je repense à tous ses moments qu’on a passé ensemble depuis notre
rencontre dans cette roseraie et en me détachant de cette dernière étreinte, je
ne peux me résigner à abandonner cette femme que j’aime.
« Je
t’en prie Sarah, me laisse pas, pas maintenant, j’ai trop besoin de toi. Tu es
ma seule raison de vivre, t’as pas le droit de m’abandonner. T’as pas le droit
parce que tu m’as promis que je te perdrai jamais. »
Doucement,
je la vois lever le bras et une nouvelle fois elle touche mon visage en larmes.
Je ne peux définir ce que je ressens à ce contact, sa main est froide et je vois
ses yeux qui luttent pour ne pas se refermer et alors que l’ambulance arrive
enfin, elle me dit d’une voix à peine audible :
« Je
te l’ai promis, et je te jure que je serai toujours là pour toi Harm… parce que
je t’aime… et je t’aimerai… toujours. »
Lentement
son bras retombe sur le sol et ses yeux se referment alors que les ambulanciers
arrivent près de nous, ma main toujours sur sa poitrine recouverte de sang, je
sais que c’est fini, parce que son cœur a cessé de battre. Doucement je la
prends dans mes bras pendant que Webb fait signe aux secouristes de laisser
tomber.
Pendant
plusieurs minutes je reste là, à pleurer toutes les larmes de mon corps en
tenant la femme que j’aime dans mes bras, et quand Webb s’approche finalement
de moi et pose sa main sur mon épaule pour me faire comprendre qu’il faut la
laisser maintenant, je n’ai pas la force de la lâcher. Doucement il me
dit qu’il me laisse encore une minute et qu’après ça on devra emmener son
corps. Lentement je me penche alors sur son visage et embrasse une dernière
fois ses lèvres, et avant de me détacher d’elle, je ne peux que contempler son
visage qui est toujours aussi radieux, on pourrait même y discerner un sourire
et doucement, je lui murmure entre deux sanglots :
« Pardonne-moi
Sarah, pardonne-moi de ne pas t’avoir dit combien je t’aimais
plutôt. »
Cimetière d’Arlington,
Lundi 18 février 2002, 10H30
C’est
Harm qui parle
Je retiens une larme de couler sur mon visage alors que
l’aumônier Turner lit des prières pour Mac. Je me suis promis de ne pas pleurer
pour ne pas décevoir Sarah, je suis sûr qu’elle n’aurait pas voulu me voir
comme ça, et de toutes façons, je crois bien avoir pleuré plus qu’il ne l’était
possible durant ces trois derniers jours. En plus il faut que je sois fort
devant les autres, parce que je ne veux pas qu’ils passent leur temps à
s’apitoyer sur mon sort quand je retournerai travailler, Harriet par exemple
qui ne peut cacher son sanglot à côté de Bud qui semble lui aussi très marqué,
ainsi d’ailleurs que tous les autres amis que Mac et moi pouvons avoir au JAG,
Sturgis qui est venu avec Bobby, Tiner, Gunny, l’Amiral, et Webb aussi, et puis il y a Chloé, la petite sœur de Mac
en quelques sortes, qui me tiens la main en pleurant, elle, elle sait que je suis
plus touché que les autres par cette disparition, elle sait depuis longtemps
que Sarah est plus qu’une amie à mes yeux. L’aumônier termine maintenant son
sermon et laisse sa place à l’Amiral :
« Aujourd’hui, nous sommes tous réunis ici pour rendre
un dernier hommage à un remarquable Marines, certainement l’un des meilleurs
que j’ai pu avoir sous mes ordres, mais nous sommes là aussi pour rendre
hommage, à une femme, une amie et une sœur, Sarah dit-il en posant ses yeux sur
Chloé. Nous savons tous ici que Mac a eu une vie plus que difficile et
mouvementée, mais nous savons aussi qu’elle a cependant toujours était là pour
aider les autres, avant même de penser à elle, et pour ça, nous lui serons
éternellement reconnaissants, je crois que cette phrase m’est adressée, mais je
ne peux lever la tête pour regarder l’Amiral parce qu’une larme commence à
couler sur ma joue en repensant à tout ce que Sarah a traversé avec moi. Je
crois aussi qu’avec sa disparition, c’est une partie du JAG qui s’en va, et je
sais que désormais, à chaque fois qu’un de nous rentrera dans une salle de
tribunal, il aura une pensée pour cette avocate redoutable. Enfin, pour
conclure, j’aimerai rajouter qu’aujourd’hui j’ai perdu plus qu’un bon élément,
j’ai perdu une grande amie, l’Amiral avait dit cette dernière phrase avec un
tremblement dans la voix, même lui, cet homme toujours si imperceptible était
aujourd’hui à la limite des larmes. »
Après son discours, l’Amiral nous ordonne un peu à contre
cœur de nous mettre au garde à vous. Dans l’instant qui suit tous les membres
du JAG présents saluent le cercueil le plus dignement possible pendant que les
coups de semences sont tirés et que deux militaires plient le drapeau qui
recouvre le cercueil. Lentement, l’un d’entre eux s’approche de Chloé et pose
le drapeau plié dans ses mains, cette fois elle éclate en sanglot et son père
la prend dans ses bras pour la calmer.
Doucement, tout le monde se dirige vers les voitures, sauf
moi, qui reste planté là devant le cercueil. Je vois Clay s’approcher de moi
et, les yeux rougis, il me demande :
« Harm, je suis vraiment désolé. Je peux faire quelque
chose ?
- Non merci Clay, j’aimerai juste rester seul quelques
minutes avec elle, dis-je avec tout le courage qu’il mettait possible d’avoir
pour ne pas pleurer devant lui.
- Très bien Harm, me répond-il avant de s’éloigner en me
donnant une tape sur l’épaule. »
Lentement,
je m’approche et me laisse tomber à genoux à côté du cercueil. Je pose
doucement ma main dessus alors que de la neige commence à tomber, et après un
silence je dis d’un ton ironique en regardant la photo de Mac devant le
cercueil :
« T’as
vu Marines, t’as réussi à te faire remarquer, tout le JAG est venu rien que
pour toi. J’ai même appelé Mic pour lui apprendre la nouvelle et il était très
touché tu sais, mais bizarrement il m’a demandé si nous nous étions enfin
trouvés, et quand je lui ai répondu oui, il m’a dit que tu étais alors sûrement
partie heureuse. Je ne sais pas si tu étais heureuse, mais moi je dois t’avouer
que grâce à toi, j’ai été le plus heureux des hommes pendant les quelques
heures où on a été ensemble. »
J’ai dit
cette dernière phrase pendant que des larmes commençaient à couler sur mon
visage, et alors que ma voix tremble, je continue :
« Pardonne-moi
Sarah, pardonne-moi de ne pas t’avoir avoué à quel point je t’aimais plutôt, de
ne pas nous avoir donné une chance quand tu me l’as proposé ce soir-là sur le
ferry à Sidney, de t’avoir laisser aller si loin avec Mic en faisant semblant
de m’accrocher à Renée. Pardonne-moi d’avoir fait autant d’erreurs, qui sait,
peut-être que si j’avais eu moins peur de te perdre, aujourd’hui, on en serait
pas là, je ne t’aurais peut-être finalement pas perdu, nous serions mariées et
nous aurions des petits marines et des petits pilotes qui courraient partout
dans notre maison. Malheureusement, ça Sarah, on ne le saura jamais, et tu ne
peux imaginer à quel point je le regrette. »
Je fais une
pose soudain, incapable de dire quoique ce soit d’autre à cause du sanglot qui
me paralyse la voix. Jamais je ne me serais cru capable de pleurer autant
depuis la disparition de mon père, mais là, aujourd’hui, je n’ai que ça à
faire, pleurer la seule femme que je n’ai jamais vraiment aimée, et dans un
dernier sanglot, je bégaye :
« Pourquoi
Sarah… pourquoi est-ce que tu m’abandonne maintenant ? Qu’est-ce que…
qu’est-ce j’suis moi maintenant sans toi ? Je ne te l’ai jamais dit Sarah…
mais depuis le jour où tu es entrée dans ma vie dans cette roseraie, je suis
heureux d’aller travailler tous les matins en me levant parce que je sais… je
sais que je vais te voir, que je vais pouvoir t’observer sans que tu ne t‘en
rendes compte à travers les persiennes de ton bureau. Depuis que tu es dans ma
vie qui était si morose avant de te connaître, tu es la raison de mon sourire
Sarah, de ma bonne humeur, tu es mon oxygène, ma raison de vivre ! Je
ne pourrais pas survivre sans toi, je t’aime trop pour ça Sarah ! »
Soudain, je
n’en peux plus, et larmes prennent le dessus. Je pose mes mains sur mon visage
pour ne plus regarder sa photo, je ne peux continuer à regarder ce visage si
parfait qui me regarde, et alors que j’ai la sensation de pleurer toute mon âme
devant ce cercueil, je sens la main de quelqu’un se poser sur mon épaule, et en
me retournant, je vois l’Amiral qui m’aide doucement à me relever.
C’est
l’Amiral qui parle
Lentement,
Harm se retourne et je suis touché de voir ses yeux rougis par les larmes qui
roulent le long de son visage marqué par la tristesse. Je lui fais signe de se
lever et je le guide doucement vers les voitures, quand soudain, il s’arrête et
me regarde, je peux lire le désespoir dans sans ce regard et doucement je lui
dis :
« Venez
Harm, il faut y aller maintenant, vous allez vous geler sur place si vous
restez là.
- Peu
importe monsieur, au moins si je meurs de froid ici je serais près d’elle, me
répond-il doucement.
- Ne dites
pas de bêtises Rabb, qu’est-ce que Mac dirait si elle vous voyait là, dis-je
d’un ton plus dur pour le ramener à la raison.
- Elle me
menacerait sûrement de me botter l’arrière train monsieur, me répond-il avec un
semblant de sourire avant que de nouvelles larmes commencent de nouveau à
couler sur ses joues. Je ne sais pas ce que je vais devenir sans elle monsieur,
vous savez que quelques heures avant de la voir mourir dans mes bras, je lui ai
avoué que je l’aimais… je lui ai même demandé de m’épouser monsieur, et… et
elle a accepté. Vous entendez ? Cette femme que j’aime plus que ma vie est
morte alors qu’elle avait accepté qu'un pauvre tipe comme moi devienne son
mari ! »
Après cette
dernière phrase qu’il a presque crié, je vois pour la première fois depuis des
années que je le connais, un Harmon Rabb junior fragile et désemparé, et cet
homme que je considère comme un fils et que j’ai toujours cru indestructible
éclate en sanglot, alors, doucement je le prends dans mes bras en lui
disant :
« Vous
êtes loin d’être un pauvre type Harm, je connaissais assez Sarah pour savoir
qu’elle n’aurait jamais accepté d’épouser un pauvre type, et ne vous en fait
pas, la douleur ne disparaîtra sans doute jamais, mais moi et tous vos amis,
nous ferons tout pour vous aider à traverser ça. »
C’est
Harm qui parle
Je suis là,
dans les bras de l’Amiral, et franchement je ne sais pas ce que je vais devenir
sans Mac, je ne sais même pas si je vais m’en sortir, mais heureusement, je
sais que j’ai des amis qui feront tout pour m’y aider. Lentement, je me dégage
de l’Amiral et en silence nous marchons vers les voitures, nous avons déjà
gagné quelques mètres, quand doucement je me retourne et en regardant une
dernière fois le portrait de Mac devant le cercueil, je murmure, toujours les
yeux pleins de larmes :
« Je
t’aime et je t’aimerai toujours Sarah. »
FIN.
ANGEL.
Bonjour à tous, je suis Angel et
j’espère que ma fic vous a plue, et que ce soit le cas ou non, j’aimerais avoir
votre avis, surtout sur la fin qui m’a pris beaucoup de temps, et sur ce que
vous pensez du récit d’une fanfiction basée sur l’alternance des pensées des
personnages. Alors s’il vous plaît, répondez-moi à l’adresse suivante : julien.gaonach@wanadoo.fr