QG du JAG,
Washington DC,
Lundi 11
février 2002, 11H30
Mac et moi sommes une fois de plus en train de nous
engueuler. Cela doit-être au moins la cinquième fois en deux semaines, en fait,
cela c’est produit à chaque fois qu’on s’est affronté au tribunal pendant ces
15 derniers jours. Le pire, c’est qu’à chaque fois, ça commence par une
broutille !
Non en fait Rabb, tu peux te l’avouer, à chaque fois, c’est
toi qui commence, et en plus je ne sais pas pourquoi !
« Je commence vraiment à en avoir mare de vous Capitaine.
Une fois de plus vous vous êtes bien fichu de moi !
- C’est de ma faute si vous avez discrédité votre
témoin ?
- C’est bien vous qui avez fait comparaître un expert en je
sais pas quoi pour qu’il ridiculise mon témoin, et bien sûr sans l’avoir mis
sur la liste des témoins ?
- Je n’ai su qu’il allait témoigner que quand il s’est
présenté ! Et en plus le juge vous a accordé du temps pour préparer votre
contre-interrogatoire.
- Du temps ? Je n’ai que jusqu’à cette après-midi pour
la préparé et essayer de trouver un nouveau témoin !
- Allons Mac, je vous ai connu plus combative !
- Vous allez y goûter tout à l’heure à ma
combativité !
- Est-ce que je peux savoir ce qui se passe ici ?
beugle l’Amiral qui sort en trombe de son bureau.
- Le Capitaine Rabb et moi avons un petit différent au sujet
de l’affaire Lopez, monsieur.
- Un petit différent ? Vous vous disputez comme un
vieux couple devant tout le monde et vous osez appelez ça un petit
différent ? Dans mon bureau ! »
Cette fois-ci il est allé trop loin ! Comment peut-on
se considérer comme un ami quand on prend du plaisir à faire des coups tordus ?
Foi de Marines, cette fois-ci il en paiera les conséquences.
« Vous voyez dans quelle situation vous nous mettez une
fois de plus ? dis-je tout bas
- Dans quelle situation je nous mets ? Mais c’est qui
qui a piqué sa crise devant tout le monde ?
- Et c’est qui qui a pris un malin plaisir à provoquer cette
crise ainsi que toutes les autres depuis deux semaines ?
- Silence ! Vous comptez vous arrêter un jour ? Ou
est-ce que j’aurai déjà rempli un rapport disciplinaire quand cela
arrivera ? Crie l’Amiral. »
Nous rentrons dans son bureau et restons au garde à vous
devant lui. Il nous regarde tour à tour dans les yeux et fini par dire d’une
voix froide :
« Est-ce que je peux savoir ce qui vous arrive à tous
les deux ? Et ne me répondez pas que c’est juste un différent à propos de
votre affaire, parce que ça fait deux semaines que vous faites endurer à tout
le monde ici vos petites scènes de ménage quotidiennes ! Vous formiez une
très bonne équipe avant, et maintenant, à chaque fois qu’on vous voit au
tribunal on croit assister à un vrai règlement de comptes. Mais bon Dieu,
qu’est-ce qui vous arrive ? »
Harm et moi restons silencieux, je crois en fait qu’aucun de
nous ne sait vraiment ce qui se passe.
« J’attends une explication ! Capitaine, quelle
est la votre ?
- Je crois Amiral que le Colonel et moi traversons juste une
petite crise et que nous allons réussir à la régler au plus vite.
- J’espère bien, et vous Colonel, qu’en pensez-vous ?
- Je suis d’accord avec le Capitaine monsieur, je pense que
la situation va s’arranger rapidement.
- Très bien, puisque qu’au moins maintenant vous êtes
d’accord sur un point, on va pouvoir travailler, prenez un siège. »
Sur ces paroles nous nous exécutons sur-le-champ.
A la façon dont Mac a répondu à la question de l’Amiral je
la connais assez pour savoir qu’elle ne pense pas vraiment ce qu’elle a dit, et
ça m’inquiète car moi non plus je ne pense pas que la situation va s’arranger
si rapidement et surtout si facilement. Je crois que cette fois-ci, elle aura
du mal à me pardonner cette dispute. Je regrette tant de la faire sortir de ses
gonds à chaque fois, j’aimerais tellement qu’on retrouve notre complicité
d’antan. Je sors de mes pensées quand l’Amiral commence :
« Bon maintenant, nous pouvons commencer. Le secrétaire
d’Etat à la marine m’a appelé ce matin, il semblerait que des armes aient
disparu ces derniers mois dans la base Navale de Cuba, Guantanamo Bay, et
l’Etat Major soupçonne un trafic d’arme.
- Et on a une idée des personnes impliquées.
- Non Capitaine, et c’est pourquoi vous et le Colonel allez
mener une enquête, cependant, on soupçonne même les dirigeants de la base
d’être impliqués.
- Et comment suggérez-vous que le Capitaine et moi
enquêtions monsieur ?
- Vous et le Capitaine allez partir pour Guantanamo Bay dès
ce soir. Là-bas, avec l’aide de
- Monsieur, ne me dites pas que c’est une idée à Webb ?
-
J’en ai bien peur Capitaine, cette mission sera dirigée par M. Webb, mais
cependant il est important pour l’armée de régler cette affaire au plus vite et
surtout le plus discrètement possible. Je compte donc sur vous et le Colonel
pour classer cette affaire dans les plus brefs délais. Ce sera tout, vous
donnerez votre dossier sur l’affaire Lopez au Lieutenant Singer Capitaine et
vous Colonel vous ferez de même avec le Capitaine Turner, je vais m’arranger
pour que l’audience qui était prévue cette après-midi soit reportée à demain
pour leur laisser plus de temps. En sortant vous prendrez vos billets d’avions
auprès de Tiner, une fois à Guantanamo, Webb vous expliquera tous les détails
de l’affaire et vous donnera vos nouvelles identités. Vous pouvez disposer, à aussi,
arrangez-vous pour régler votre différent, je ne veux plus jamais voir de
scènes dans mes bureaux, est-ce clair ?
- Oui Amiral, dit Mac.
- Oui monsieur. »
Une fois que l’Amiral a fini nous sortons de son bureau et
récupérons nos billets auprès de Tiner.
« Ca sent encore le coup foireux à
- Oui Capitaine. »
Le fait que Mac emploie mon grade pour me répondre m’indique
qu’elle est toujours aussi fâchée après moi, cependant j’essaie de détendre
l’atmosphère :
« Allons Mac, vous n’allez pas me faire la tête pour
cette histoire de témoin ?
- Excusez-moi Capitaine, mais j’ai du travaille, je dois
tenter de trouver une solution avec le Capitaine Turner pour sauver mon
client ! dit-elle en se dirigeant vers le bureau de Sturgis.
- Eh ! Je passe vous prendre pour aller à l’aéroport ce
soir ?
- Non je préfère y aller avec ma voiture. »
Elle a dit ça d’un ton froid sans même me regarder et ça me
fait peur, la dernière chose que je souhaite en ce moment, c’est bien que ma
meilleure amie me fasse la tête. Il faut que je trouve un moyen de me faire
pardonner.
Aéroport de
Washington
Lundi 11
février 2002, 20H30
Comme
toujours il est en retard, on est censé embarquer dans un quart d’heure et il
n’est toujours pas là. J’ai bien fait de venir avec ma voiture, en plus ça lui
aurait fait trop plaisir que j’accepte de venir avec lui, de toutes façons,
j’ai ma vengeance, il m’a joué un coup tordu dans l’affaire Lopez, mais ça ne
m’empêchera pas de gagner, avec Sturgis on a trouvé un témoin et ce n’est pas
Singer qui pourra le discréditer cette fois. Soudain je le vois arriver en
courant, une main dans le dos, il est incroyablement séduisant comme
d’habitude, même là en civil, il est impeccable.
C’est
Harm qui parle
Je la vois
qui m’attend les bras croisés sur la poitrine, elle est magnifique, comme
toujours. Je sais ce qu’elle va me dire, je suis en retard, mais c’est pour la
bonne cause, il fallait que je trouve un moyen de me faire pardonner. J’ai
beaucoup réfléchit en venant et je crois vraiment qu’il faut que je lui parle,
car même si je ne le montre pas je déteste m’engueuler avec elle.
« Alors
Capitaine comme toujours vous êtes en retard.
- Au cas où
vous ne l’auriez pas remarqué, on est en février et il neige dehors, alors
je sais pas si vous avez déjà essayé de trouver des roses rouges à cette
époque, mais moi j’ai fais tous les magasins de Washington pour en trouver sans
résultat. Alors j’ai du me rabattre sur les chocolats, dis-je en lui tendant
une boîte recouverte de papier doré de derrière mon dos.
- C’est
pour l’affaire de ce matin, mais nous avons trouvé un témoin qui va innocenter
mon client.
- Je sais,
j’ai eu Sturgis au téléphone tout à l’heure.
- Alors
c’est pourquoi ?
- C’est
pour m’excuser de mon comportement ces deux dernières semaines, je sais que je
n'ai pas du être facile à vivre, mais je vous jure que je ne cherche pas à vous
énerver. Alors je suis pardonné ?
- J’aurai
préféré des roses, mais j’accepte vos excuses. »
Et nous
rions tous les deux à sa dernière remarque, quand nous entendons l’annonce de
notre vol.
Vol 611, à
destination de Guantanamo
Lundi 11
février 2002, 21H30
C’est
Mac qui parle
Nous volons
maintenant depuis près d’une heure. Harm et à côté de moi, il a pris la place
côté couloir pour pouvoir allonger ses jambes. Nous venons de finir de manger,
enfin si on peut appeler ça manger. En effet, on a du se rabattre sur la boîte
de chocolats, tellement la nourriture était infâme. Je dois avouer que je suis
bien contente que tout ce soit arrangé entre Harm et moi, je déteste être en
froid avec lui. Cependant, je crois que je lui dois aussi des excuses.
« Harm ?
- Oui
Sarah ?
- Je tenais
aussi à vous présenter mes excuses, j’ai aussi ma part de responsabilités en ce
qui concerne nos disputes des derniers jours, et je regrette que ça ait été si
loin.
- Il ne
faut jamais regretter c’est signe de faiblesse, mais j’accepte vos excuses si
vous jugez que vous m’en devez, dit-il en m’embrassant sur la joue. »
Pourquoi
m’a-t-il embrassé, devrais-je comprendre quelque chose ou est-ce juste une
façon de faire la paix. Et si c’était plus ? Non, stop Sarah, là tu
t’emballes, et puis d’abord c’était sur la joue, ça fait bientôt 7ans que tu le
connais, il peut bien t’embrasser sur la joue sans que ça veuille dire quoique
ce soit. Mais pourquoi est-ce que ça me fait tant d’effet qu’il m’appelle par
mon prénom, après tout je l’appelle bien Harm et surtout pourquoi est-ce que
j’ai l’impression de vouloir que ce baiser soit plus qu’un signe d’amitié.
Allez ma grande arrête de délirer, et essaie plutôt de dormir il reste encore
plusieurs heures de vol.
C’est
Harm qui parle
Mais
qu’est-ce qui t’a pris Rabb, pourquoi tu l’as embrassé ? Et surtout
pourquoi as-tu tant aimé ça ? Allez Harm ressaisis-toi, Sarah n’est que ta
partenaire, et pourquoi tu l’appelles par son prénom maintenant, il ne peut
rien n’y avoir entre vous, tu as juste fait un petit écart. Mais pourtant je ne
regrette pas du tout de l’avoir fait, au contraire, je recommencerai bien, sa
peau est si douce… Oh là stop mon grand ! Calme-toi, et essaie de dormir un
peu.
Aéroport de
Guantanamo
Mardi 12
février 2002, 1H30
C’est
Mac qui parle
Je suis en
train de dormir quand j’entends la voix de l’hôtesse annoncer que nous avons
atterri. Je sens quelque chose contre mes cheveux, c’est la tête de Harm qui
repose sur la mienne pendant que ma joue se repose sur son épaule. Il se relève
doucement, je crois que lui aussi a été réveillé par l’hôtesse. Soudain elle
s’approche de nous, et dit à Harm :
« Monsieur
excusé moi mais nous avons atterri, vous et votre femme pouvez descendre
maintenant, je suis sûr que vous dormirez mieux à votre hôtel.
- Merci
nous descendons, dit-il. »
Il n’a pas
corrigé l’hôtesse quand elle a dit que j’étais sa femme, pourquoi ?
Peut-être est-il juste tout simplement fatigué par le voyage et n’y a pas prêté
attention. Il faut dire que tous les deux étant en civil et vu la position que
nous avions adoptée pour dormir, personne ne pouvez deviner que nous étions des
militaires en mission.
C’est
Harm qui parle
Je ne sais
pas pourquoi je n’ai pas réagi quand l’hôtesse a désigné Mac comme étant ma
femme, après tout ce n’est pas inimaginable, je veux dire, on est quand même
assez bien assortis. Ca y est Rabb tu délires encore, allez sortons de cet
avion.
« Vous
savez Mac, je n’ai pas réagi tout de suite quand l’hôtesse a dit que vous étiez
ma femme, j’espère que ça ne vous a pas dérangé ?
- Non Harm,
il n’y a pas de problème je n’ai pas non plus réagit sur le coup.
- Tenez, je
vois Clay là-bas.
- Oui,
allons voir dans quelle embrouille il nous a encore embarqués. »
Nous nous
dirigeons vers Webb qui est accompagné d’un homme assez baraqué, du genre
latino.
« Sarah,
Harm, content de vous revoir !
- Contents
de vous revoir aussi Clay, mais moins de travailler pour vous.
- Sachez
que ce n’est pas moi qui vous ai demandé Rabb, vous m’avez été imposé. Bon
sur-ce, je vous présent Miguel en qui vous pouvez avoir toute confiance,
laissez-le prendre vos affaires.
- Et où
allons-nous maintenant Webb ? demande Mac
- Je vais
vous conduire à votre hôtel et je vous donnerai vos nouvelles identités pendant
le trajet. Pour le reste des détails sur votre mission, on sera assez tôt de
voir ça demain, ça se voit que vous avez besoin de sommeil, vous avez des têtes
d’épouvantails.
- Merci
pour le compliment, dis-je.
- Mais il
n’y a pas de quoi Rabb ! »
Nous
suivons Webb et Miguel, quand Mac me dit :
« Allez-y
doucement Harm, si vous commencez déjà à vous battre avec Webb on n’est pas
sorti de l’auberge !
- Je sais
mais avec cet homme, une mission finit pratiquement à chaque fois en désastre,
alors ça me décourage d’avance.
- Allons
Harm, je vous ai connu plus combatif ! me dit-elle en me donnant un coup
de coude pour me rappeler ma réplique du matin même. »
Voiture,
devant l’hôtel Le Bellagio
Mardi 12
février, 2h00
C’est
Mac qui parle
Nous venons
d’arriver devant notre hôtel et Webb nous tend deux dossiers :
« Vous
les lirez demain après une bonne nuit de sommeil, la seul chose que vous devez
savoir ce soir que vous Harm vous vous
appelez Brian Cruise et que vous Sarah vous vous appelez Angel Willis. Bon vous
pouvez y aller, je passe vous voir demain matin à 10H00. »
Nous
sortons de la voiture, prenons nos sacs
et en marchant vers l’entrée on entend Webb nous appeler :
« Au
faite, j’ai oublié de vous dire, pour rendre plus crédible votre couverture on
a du apporter quelques modifications à votre personnage Sarah.
- Quels
genres de modifications ? dis-je, craintive.
- Willis
est votre nom de jeune fille, maintenant votre nom est Cruise.
- Vous
voulez dire que Mac et moi on est… bégaye Harm
- Vous êtes
mariés, oui c’est ça. Bon à demain les tourtereaux ! »
Sur ces
dernières paroles la voiture démarre et nous laisse sans voix Harm et moi.
« Bon,
on ne va pas passer le reste de la nuit ici ? dis-je pour détendre
l’atmosphère.
- Je vous
avais dis que ça sentait le coup foireux, mais vous avez raison nous avons
besoin de sommeil, on verra le reste des surprises demains. »
Nous
rentrons dans l’hôtel, le hall est immense et lumineux, de l’extérieur je
n’avais pas remarqué qu’il était si chic. Nous nous dirigeons vers le bureau de
l’accueil qui apparemment est en marbre et un réceptionniste nous
accueil :
« Bonjour
je suis Tom, bienvenu à l’hôtel Le Bellagio, je peux vous renseigner.
- Oui, nous
voulons une chambre, dit Harm qui ne cesse de regarder les plafonds ornés de
lustres gigantesques en or.
- Alors
vous avez choisi le bon hôtel, Le Bellagio est l’hôtel le plus coté de la
région, d’ailleurs nous venons de recevoir notre cinquième étoile. Puis-je
avoir votre nom.
- Cruise,
dit Harm qui a l’air toujours aussi ébahi devant le luxe qui est présent dans
tout le hall.
- Au vous
êtes Brian et Angel Cruise, les amis de M. Webb qui devaient arriver cette nuit
de Washington ?
- Oui,
dis-je, pourquoi vous le connaissez ?
- M. Webb
est un habitué de la maison, il vous a réservé l’une de nos plus belles suites,
laissez-moi appelez le service d’étages pour qu’ils prennent vos bagages.
- Merci,
dis-je.
- Mais
c’est normale Mme, et appelez-moi Tom, si vous avez besoin de quoi que ce soit
c’est à moi qu’il faut s’adresser. »
Alors que
le groom prend nos affaires et nous dit de le suivre, je souffle à Harm :
« Enfin
de compte je suis sûr que vous commencez à apprécier Clay.
- Attendez,
cet hôtel est trop beau, vous allez voir qu’à tous les coups, on va se payer
une chambre minable,
- Voyons
Harm, ne soyez pas trop pessimiste, peut-être que pour une fois, ils ont fait
des frais. »
Nous
sortons de l’ascenseur au 19ème étage, l’hôtel en compte 20, et on
se retrouve dans un couloir qui ne comporte qu’une seule porte. Nous suivons le
groom qui nous ouvre la porte en nous disant :
« Bienvenu
dans la suite princière !
- La suite
princière vous êtes sûr qu’il n’y a pas d’erreurs ? dit Harm incrédule.
- Non
monsieur, c’est même la préféré de M. Webb quand il descend au Bellagio, il dit
que la vue y est plus belle que dans la suite présidentielle.
- Bon, si
vous le dites c’est que se doit-être vrai, dis-je en le congédiant après lui
avoir donné un pourboire.
- Passez un
bon séjour !
-
Merci. »
Après avoir
fermé la porte, je me retourne et trouve Harm assis sur un des canapés en cuir
du salon en train de regarder la télé, enfin je qualifierais plutôt ça d’écran
géant que de télévision. Il l’éteint et me dit en se retournant :
« Je
retire tout ce que j’ai dit, j’adore Webb ! Il y a plus de 700 chaînes
là-dessus me dit-il en me montrant l’écran.
- Ne me
dites pas que vous avez l’intention de regarder ces 700 chaînes cette
nuit ?
- Non je
suis trop fatigué pour ça, d’ailleurs vous savez où est là chambre là
dedans ?
- Aucune
idée, peut-être là, dis-je en me dirigeant vers une porte.
- Si
quelque chose d’aussi grand peut s’appeler une chambre, alors je crois que vous
l’avez trouvé dit-il en arrivant derrière moi. Vous avez déjà vu un lit si
spacieux ?
- Non, vous
vous rendez compte, une équipe de foot entière pourrait dormir là-dedans. Et ça
qu’est-ce que c’est ? dis-je en marchant vers une autre porte qui se
trouve dans la chambre. Oh mon Dieu !
- Quoi
qu’est-ce qu'il y a ? dit Harm qui accourre derrière moi. Oh ! Vous avez
vu la taille de cette baignoire ? dit-il ébahi.
- Je crois
que c’est encore mieux qu’une baignoire Harm, c’est un jacuzzi, et ça, c’est
une douche à jets, et le tout en marbre bien sûr !
-
Rappelez-moi de demander à Webb combien lui coûte cette merveille demain.
- Bon, et
si on dormait maintenant ?
- Bonne
idée, vous prenez la salle de bain d’abord ?
- Non,
allez-y, je vais attendre.
- Très
bien, je prends quelques affaires dans mon sac et je me dépêche pour vous
laisser la place. »
C’est
Harm qui parle
Je sors de
la salle de bain vêtu seulement d’un caleçon et d’un tee-shirt, j’ai fait vite pour ne pas que Mac n’attende
trop longtemps mais en m’approchant du lit je me rends compte qu’elle s’est
endormie, je n’ose pas la réveiller alors je rabats les couvertures sur elle,
elle est si belle, on dirait un ange et je ne comprends pas pourquoi est-ce que
depuis un moment je me surprends si souvent à la regarder. Allez laisse tomber
Rabb ce n’est pas le moment pour méditer sur ta relation avec Mac, tu as
l’esprit trop embrouillé. Après avoir éteint toutes les lumières j’hésite un
instant et finalement je m’installe sous les couvertures à côté d’elle, après
tout ce n’est pas la première fois qu’on partage la même chambre et avant de
m’envoler vers le pays des rêves, je la regarde une dernière fois.
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Mardi 12
février 2002, 8H30
C’est
Mac qui parle
Je m’étire
doucement, et ouvre les yeux timidement car la lumière m’éblouie. Je me
souviens ce que je fais dans cette suite et je lance un coup d’œil dans la
pièce pour trouver un Harm pensif devant la porte-fenêtre de notre chambre,
l’espace d’un instant je reste le regarder, il m’épate, même au réveil, il
arrive à être incroyablement sexy, son tee-shirt laisse deviner les muscles de
son dos et de ses bras, et son caleçon laisse apparaître ses longues jambes.
Bon allez ma vieille, arrête de fantasmer.
« Hé Fliboy !
Bien dormi ?
- Très
bien, et vous ?
- Bien,
mais je regrette de ne pas avoir pris le temps de me déshabiller.
- Je n’ai
pas osé vous réveiller, vous aviez l’air vraiment épuisé hier soir, dit-il en
regardant à nouveau par la fenêtre. Webb a raison, la vue est vraiment
magnifique.
- Pas
autant que la mienne ! Je n’arrive pas à croire que j’ai dit ça, ma parole
a dépassé ma pensée. Heureusement, je ne l’ai pas dis fort.
- Pardon,
vous disiez ?
- Oh ! Non,
rien. Eh ! Si ça ne vous dérange pas je vais prendre ma douche la première, je
crois que j’ai besoin d’une bonne douche froide pour me réveiller.
- Pas de
problème allez-y, je vais commander le petit déjeuner et commencer à lire le
dossier. »
Suite
Princière, Hôtel Le Bellagio
Mardi 12
février 2002, 9H30
C’est
Harm qui parle
Nous avons
eu le temps de nous laver tous les deux et nous avons pris un petit déjeuner
digne d ‘un dîner de réveillon ! En attendant l’arrivé de Webb nous
faisons le point sur le dossier :
« Alors
si j’ai bien tout retenu, je m’appelle Brian Cruise, j’ai 37 ans et je suis
orphelin. A 17 ans, je revendais déjà de la drogue aux camés de mon quartier,
maintenant mon action est internationale, et depuis peu, je me suis lancé dans
la revente d’armes. Je suis réputé pour être assez violent mais jamais
envers les femmes. Et enfin, je suis à
la tête d’une fortune colossale, ah ! Un dernier détail, Webb m’a quand même
fait passer un brevet de pilotage.
- Quant à
moi, je m’appelle Angel Willis, j’ai 34ans, ma mère est morte en accouchant et
je n’ai jamais été reconnu par un père. J’ai donc vécu chez ma grand-mère qui
est morte quand j’avais 16 ans. De là, je suis devenue danseuse dans des bars
et j’étais accro à la drogue jusqu’à ce que je te rencontre.
- En ce qui
concerne notre rencontre. Je t’ai défendu dans la rue alors que tu te faisais
agresser puis-je t’ai aidé à te sortir de la drogue, et on ne s’est plus
quitté, on travaille toujours ensemble et je t’emmène partout avec moi. Ca fait
6 ans que ça dure et on est marié depuis 2 ans.
- C’est ça,
je crois qu’on est au point. »
Soudain on
frappe à la porte, je vais ouvrir et y trouve Webb.
« Bonjour
Rabb, bien dormi ? dit Webb en entrant.
- Très bien
merci, mais combien vous coûte cette suite ?
- Bonjour
Clay, dit Mac, alors combien vous coûte une nuit dans ce palace ?
- Bonjour
Sarah, ne vous en faites pas vous n’avez pas ruiné
- Oui,
c’est bon, on a appris notre leçon, dit Mac.
- Et
comment compté vous nous infiltrer, Webb ?
- Ca Rabb,
c’est l’affaire de mes indiques, ils vont lancer l’info que vous cherchez à
acheter des armes et on va attendre que la nouvelle arrive jusqu’aux principaux
intéressés et qu’ils vous contactent.
- Et je
peux savoir pourquoi vous n’avez pas pris de vrais agents pour cette
mission ?
- Le
secrétaire d’Etat a insisté pour que des hommes à vous soient dans le coup pour
tout ce qui est juridique et nous, nous avions besoin de personnes connaissant
bien l’armée en générale, en faite, je crois que vous êtes fait pour cette
mission.
- Oh ! Mais
ça paraît évident, répond Mac sur un ton ironique.
- Ecoutez,
si nous avions pu éviter de vous impliquer là-dedans, nous l’aurions fait. En
effet nous avons arrêté un groupe de terroristes qui était soupçonné d’avoir
acheté des armes avec ces mêmes trafiquants, mais ils ont refusé de dénoncer
qui que ce soit, si on ne les arrête pas maintenant, ces armes risquent
d’arriver dans les mains de personnes dangereuses, nous avons besoin de vous.
- Et vous
êtes sûr qu’ils vont nous contacter ? demande Mac.
- J’en suis
certain, tout simplement parce que vous avez la réputation de payer cash.
- Et
comment va-t-on leur faire croire qu’on est plein aux as ? demande Mac
- Disons
que je vais vous donner les moyens d’être
riche le temps d’une mission.
-
Développez, dis-je.
- Vous et
Mac, vous allez passer la journée à faire du shopping. Miguel, vous attend dans
une voiture en bas, il va vous conduire dans un grand magasin de style de la
ville, là-bas, vous serez relooké comme de vrais milliardaires et après tout ça
vous aurez droit a un petit bonus.
- Un petit
bonus hein ! Et quel genre de bonus ? demande Mac intéressée.
- Vous
verrez, Miguel sait où vous emmener. Bon je dois y aller, je repasserai ce soir
pour faire le point avec vous sur votre mission, profitez bien de votre
journée. »
Magasin The French style
Mardi 12
février 2002, 15H00
C’est
Mac qui parle
Harm et moi
sommes dans ce magasin depuis ce matin et j’en n’en peux plus, heureusement,
nous avons quand même fait une pose pour manger.
Dès qu’on
est entré, des vendeuses sont venues nous voir, apparemment Webb les avait
prévenus de notre visite et le magasin nous était entièrement réservé.
Tout
d’abord elles se sont occupées de Harm, d’un peu trop près à mon goût
d’ailleurs, oh là Mac, voilà que tu deviens possessive ! Elles lui ont
choisi plusieurs tenues, toutes dans le même style, pantalon et veste assez
sombres, une chemise moulante entre-ouverte et des chaussures assorties à
chaque pantalon. Par moments je dois avouer que si je n’avais pas étais assise,
je crois que je serais tombée, surtout quand elles lui ont fait essayer la
tenue qu’il porte maintenant, un pantalon de costume noir avec les chaussures
assorties, une chemise bordeaux moulante au point de laisser deviner tous les
contours de ses muscles et enfin une veste en cuir.
Je ne comprends
pas ce qui m’arrive, c’est vrai je travaille avec Harm depuis bientôt 7ans et
je l’ai déjà vu habillé dans des tenues qui lui allaient comme un gant, son
uniforme de cérémonie par exemple, mais là ça dépasse l’entendement, j’en ai
presque honte mais il faut que je l’avoue, cet homme est un Dieu et il me rend
dingue.
C’est
Harm qui parle
Je suis
avec Mac dans ce magasin depuis des heures, en temps normal je détesterais ça,
mais aujourd’hui j’adore ça, pas parce que j’ai eu droit d’essayer près de 15
costumes en deux heures ce matin, ça je m’en serais bien passé ! Non
j’adore ça car depuis plus d’une heure maintenant, c’est au tour de Mac
d’essayer différentes tenues, qui sont toutes je dois l’avouer plus sexy les
unes que les autres. C’est vrai que j’ai toujours considéré Mac comme un très
belle femme, mais d’habitude je la vois en uniforme mais là ! Il faut dire
que les vendeuses sont très douées, parce que toutes les tenues qu’elles ont
choisies pour Mac lui vont à merveilles. D’abord, il y a eu les pantalons de
cuir moulants à souhaits assortis avec des hauts sexy tout aussi moulants et
mais maintenant, c’est le mieux, la tenue que Mac a choisie de porter est à
couper le souffle, elle porte une robe noire très moulante s’arrêtant au-dessus
des genoux et qui laisse deviner un magnifique décolleté, le tout tenu
seulement à l’aide de deux fines bretelles et accompagnée d’une paire de bottes
noires.
J’ai
toujours refusé de me l’avouer mais aujourd’hui en la regardant là devant moi
je me rends bien compte que ça fait longtemps que ce n’est plus Diane, ou ma
partenaire, ou même ma meilleure amie que je vois en la regardant, non je vois
Sarah, la femme qui hante mes nuits, qui a donné un sens à ma vie, la seule qui
ne m’ait jamais comprise ! Je vois… ma raison de vivre. Cette fois j’en
suis sûr, c’est évident, je suis amoureux de Sarah Mackenzie et je jure que dès
que cette affaire sera finie, je le lui dirai.
Les
essayages de vêtement étant finis, nous nous dirigeons vers le coin joaillerie
de la boutique, en effet Webb a tout prévu car des bijoux ont été réservés pour
Mac. Le joaillier lui accroche d’abord un splendide collier autour du cou, puis
les boucles d’oreilles et le bracelet assortis. Je n’y connais rien en bijoux,
mais là je dois dire que ce sont de très belles pièces, elles sont en or et
ornées par ce qui ressemble à des diamants. Mac est vraiment resplendissante.
Cela étant
fait le joaillier sort devant nous deux écrins, le premier est pour Mac, c’est
une bague de fiançailles magnifique dans le même genre que le collier et qui à
mon avis doit coûter une petite fortune. Le deuxième écrin contient deux
alliances, et après nous les avoir données le joaillier nous laissent seuls
pour qu’on est plus d’intimité.
« Je
crois que ma mère serait folle si elle me voyait faire ça sans qu’elle ne soit
présente, mais c’est pas grave, je me lance, dis-je en prenant la première
alliance.
- Harm,
vous n’avez pas besoin de faire ça, c’est juste pour le temps d’une mission,
dit Mac.
- Je sais,
mais j’ai envie de faire ça bien. Alors Angel Willis, acceptez-vous de devenir
ma femme ?
- Oui, et
vous Brian Cruise, accepter de devenir mon mari ?
- Oui, je
le veux, dis-je. »
Un long silence s’installe quand nous avons
passé les alliances et sans vraiment réfléchir, je me penche en avant et
l’embrasse doucement sur les lèvres, mais à peine me suis-je écarté d’elle que
Miguel vient nous chercher.
« Excusez-moi,
monsieur, madame, mais M. Webb m’a demandé de vous emmener quelque part encore
avant que vous ne retourniez à l’hôtel, il m’a dit qu’il y avait un bonus pour
vous.
- Ah oui !
Cette histoire de bonus, nous arrivons Miguel. »
C’est
Mac qui parle
Nous sommes
dans la voiture et Miguel nous conduit je ne sais trop où pour la surprise de
Webb. Harm et moi n’avons échangé aucun mot depuis le baiser de tout à l’heure
et j’avoue que je ne sais pas vraiment ce que je pourrais dire, c’est vrai,
pourquoi a-t-il fait ça? Je veux dire, d’abord le baiser sur la joue, puis là,
c’était tellement doux et timide qu’on aurait dit qu’il me demandait la
permission de continuer. D’ailleurs je crois que si ça avait été le cas, je la
lui aurais donné. Et ce regard qu’il ma lancé en me demandant si je voulais
l’épouser, enfin je sais que ce n’était pas moi directement qu’il demandait en
mariage, mais il paraissait si sérieux ! Je crois que je comprends enfin
pourquoi il me fait tant d’effet quand il m’appelle Sarah, quand il me touche
ou juste quand il me sourit, je sais maintenant pourquoi ça a autant d’impact
sur moi, je suis amoureuse de lui ! Oui, j’en suis sûre, j’aime Harmon
Rabb junior, mais les vraies questions sont, que signifie ces baisers pour
lui ? Et est-ce que lui il m’aime ?
Je n’en sais rien pour le moment mais je jure qu’à la fin de cette
enquête je ferai tout pour le découvrir.
C’est
Harm qui parle
Depuis que nous sommes dans cette voiture personne n’a dit un mot ! Mais pourquoi est-ce que je l’ai embrassé&nbs