Appartement de Mac

Samedi 18 juin

9h30

Georgetown, DC.

 

            Le colonel Mackenzie se réveilla ce matin en pleine forme. Pas étonnant, sa première journée de vacances commençait ! Cela faisait longtemps qu’elle n’en avait pas pris et se décidait donc à ne pas les gâcher. Depuis qu’elle était revenue du Paraguay et que Harm a été réinséré au Jag, elle n’avait pas encore refoulé son stress. Elle prit une bonne douche puis pensait à appeler Harm pour le dégoûter. Il était un peu distant depuis qu’elle sortait avec Webb. Il devait bosser sur une affaire dont l’accusé était un quartier maître sûrement coupable à première vue. Elle se remémora la journée d’hier…

 

Quartier général du Jag

Vendredi 17 juin 

16h50

Falls Church, Virginie.

 

Elle était entrain de ranger ses affaires quand Harm toqua à la porte de son bureau avec un grand sourire.

 

       - Alors prête à partir ?

       - Bien sur, j’en rêvais depuis des semaines de quitter ce bureau, la Cour et…

       - Moi ?

       - Surtout vous ! Avec votre mauvais caractère à chaque fois que je gagne l’audience.

       - Vous rigolez, je ne suis pas mauvais perdant, c’est juste que…

       - Vous êtes jaloux. Jaloux que je ne peux m’empêcher de rafler la victoire !

- Ecoutez Mac…

Il n’était pas jaloux pour cette raison.

       - Ne vous en faites pas Harm, je vous laisse tranquille pendant une semaine, soyez courageux, vous y arriverez tout seul. Il lui sourit.

 

 Elle partit avant qu’il ne réplique. Elle se dirigea vers le bureau de l’amiral. Tiner la salua et lui souhaita de bonnes vacances. Elle entra dans la pièce  et se mit au garde à vous.

-         Repos colonel. Alors où allez vous partir ?

-         A un endroit qui va vous faire plaisir amiral, j’en suis sure. Je pars dans les camps de vacances du Jag.

-         Vous allez débourser votre paye dans un camp d’aventure ?!!

-         En ce moment j’ai besoin d’exercice.

-         Tout a votre bonheur. Même si vous en n’avez pas besoin, dit-il avec un sourire aux lèvres. Je vous souhaite de bonnes vacances. Rompez.

-         A vos ordres, dit Mac en le saluant.

Avant qu’elle ne franchisse la porte, elle se retourna.

-         Amiral, s’il vous plait rester calme avec le capitaine Rabb, il se penche en ce moment sur une affaire importante et il est très stressé.

-         Je ferais le nécessaire colonel, dit l’amiral surpris de sa demande.

-         Merci.

 

 

 

Retour à l’appartement de Mac

Samedi 18 juin

10h00

Georgetown, DC.

 

Elle prit le téléphone et composa le numéro de travail du capitaine Rabb.

Elle attendit pendant 3 sonneries. Elle trouva cela bizarre car Harm était généralement au bureau à cette heure ci, mais elle essaya le téléphone de son appartement.

-         Allô capitaine Rabb ?

-         Harm, mais qu’est ce que vous faites encore chez vous ? Vous êtes malade ?

-         Non j’ai décidé de prendre mes congés, c’était trop ennuyeux sans vous.

-         Mais votre affaire ?

-         Je l’ai donné à Bud, ça ne le gênait pas.

-         Harm, je ne crois pas à votre excuse pour vos congés. Vous n’avez même pas passez un jour sans moi.

-         C’est vrai, je n’aimais pas cette affaire, je ne croyais pas mon propre client. Mais ça ne veut pas dire que vous m’auriez pas manqué.

-         Ok mais ne faites pas de bêtises alors…

-         D’accord Mac bonnes vacances.

-         Bonnes vacances.

Elle raccrocha, ferma sa valise, prit son sac à dos et fila à l’aéroport pour l’Amazonie.

 

 

Aéroport

Samedi 18 juin

11h25

Washington

 

Quand elle arriva à l’aéroport, elle s’assied puis vu un petit groupe de militaires. Elle avait revêtu sa tenue de sortie. Elle savait qu’il aurait de l’action. Une fois rejoint le groupe, elle se présenta et ils se dirigèrent vers l’entrée. Mais un homme les interpella.

Mac secoua la tête et leva les yeux au ciel. Harm courait vers eux avec son sac.

-         Bonjour Capitaine de frégate Harmon Rabb jr, se présenta t’il essoufflé.

Puis il s’approcha de Mac.

-         Je ne savais que les camps d’aventure vous intéressait pour vos vacances.

-         Et moi je ne savais pas que vous êtes en retard à vos propres vacances.

-         Pourquoi m’aviez vous pas dis que vous venez dans ce camp?

-         Ca ne m’est pas venu à l’esprit.

-         Donc on va les passer ensembles.

-         Oui, ça va être amusant. Enfin j’espère.

Le voyage dura plusieurs heures mais Mac avait hâte d’essayer ces nouveaux camps spéciaux militaires. Il y avait beaucoup d’hommes dans ce groupe et espérait qu’il est des femmes sur place. Webb lui avait dit qu’il était en mission t qu’il ne pouvait pas assisté à son départ. Il aurait bien voulu y aller avec elle mais ils sont réservés strictement aux militaires.

 

 

 

 

 

 

Aéroport

Samedi 18 juin

17h45

Washington

 

Tout le groupe attendait leur sac à la sortie. Harm prit le dernier sac qui arrivait et regarda Mac avec amusement.

-         Alors Mac où ont disparut vos affaires ?

-         Attendez peut être qu’elles ont pris du retard.

-         Euh cela m’étonnerait beaucoup, tous les sacs sont arrivés, venez on va demander ça à l’accueil.

 

Hôtesse : Non désolé madame tous les sacs sont arrivés, peut être qu’on vous les a pris. On ne peut rien y faire.

M : C’est ça votre service client, a mon avis vous devriez vous organiser un petit peu plus.

Ho : Madame nous sommes vraiment désolés mais …

M : J’aurais mieux fait d’y aller en tomcat.

H : Ce n’est rien on va se débrouiller Mac, je vous prêterai des affaires et je suis sur que dans le camp, des femmes seront assez gentilles pour faire de même.

-S’il y’en a des femmes !

Ils rejoignirent les autres et leur dis qu’ils pouvaient y aller. A la sortie de l’aéroport, un bus les attendait. Pendant que les hommes mettaient leurs sacs dans las soute, elle grimpa dans le véhicule en grognant.

 

Mac s’assied dans le bus tandis qu’Harm parlait au chauffeur. Elle prit dans son seul sac qu’il lui restait une carte de l’Amazonie et entreprit de la parcourir. Harm rejoignit Mac avec un grand sourire.

      - Allez, ça ne va pas vous gâcher vos vacances, n’est ce pas ?

-         Je ne sais pas, mais en tout cas elles sont mal parties.

 

Le trajet se déroula lentement, les paysages défilaient jusqu’à ce que la ville soit remplacée par la jungle. La route devenait sinueuse et bossée, l’asphalte fut remplacé par de la terre et des cailloux. Dans le bus tout le monde somnolait tandis que le chauffeur se concentrait sur la route. Mac dormait profondément mais Harm lisait avec sa lampe de poche un bouquin sur la jungle. Une personne du nom de Victor l’interpella à voix basse.

-     Vous ne devriez pas utiliser votre lampe de poche, elle pourrait servir.

-         Vous avez raison, capitaine Harmon Rabb et vous ?

-         Quartier maître Kastel.

A ce moment, la tête de Mac glissa sur l’épaule d’Harm qui la regarda.

-         Est ce votre femme ?

-         Non, c’est une collègue et amie. Pourquoi ?

-         Ah car on a l’impression que vous êtes très proches, c’est pour ça… capitaine. Et elle fait fureur parmi les autre hommes.

-         Et pas vous, sans être indiscret ?

-         Non, j’ai une femme et je l’aime mais il faut avouer que le colonel est une belle femme, capitaine.

-         Oh une chose, oubliez les formules de politesses.

      -     Ok

Ils se serrèrent la main. Mais le bus ralentit. Le chauffeur essaya de rallumer le moteur mais en vain. Harm se leva pour demander au chauffeur quel était le problème.

-         Vous avez calez ?

-         Non je crois que c’est bien pire, il faut que j’aille voir.

Il retourna sur son siège quand Mac se réveilla.

-         Qu’est ce qui passe ? Dit-elle ensommeillé.

-         Le bus a un petit problème technique, rendormez-vous.

-         Ca va être difficile.

-         Ecoutez, je vais voir ce qu’il fait.

Il sortit dehors. L’alentour était sombre, les cris et le bruit de la jungle rendaient le moment surréaliste, il fit le tour et vit la fumée qui sortait du capot.

-         Donc ce n’est pas un petit problème à ce que je vois.

-         Mon dieu, je ne sais pas si je peux réparer ça, et la ville est à 100 km d’ici.

-         Vous n’avez pas les outils nécessaires ?

-         Non.

-         Je vais essayer, je ne suis pas très fort en mécanique mais ça ne coûte rien de le faire.

 

Ils travaillèrent pendant une heure mais laissèrent vite tomber. Tout le monde était réveillé maintenant à cause des bruits, et entouraient le chauffeur et Harm.

-         Je suis désolé mais je n’ai pas réussi à réparer mon bus.

-         Que va ton faire ? Demanda Victor.

-         Comme le camp est à 30km d’ici, je pense que vous devriez…

-         Vous voulez dire qu’on doit marcher en pleine nuit jusqu’au camp ?

-         Et pendant la journée

-         On a payé pour avoir un voyage correct !

-         Vous serez remboursé pour le voyage en autocar ne vous inquiétez pas pour ça.

-         Et comment va t’on faire pour dormir ?

-         J’ai des tentes de 2 personnes, vous êtes 20 donc je suis désolé colonel, vous allez devoir dormir avec un homme.

-         On verra ça plus tard…

Mac retourna dans le bus et prit ses affaires. Elle ressortit avec le sourire aux lèvres.

-         Allez messieurs, on est prêt pour la randonnée ?

Tous les hommes la regardaient stupéfaits.

 

Amazonie

18 juin

22h30

Brésil

 

Le groupe privé de son chauffeur avançait depuis un bout de temps dans la forêt, Victor en tête.

- Je pense que l’on devrait établir notre camp, on n’arrive pas à avancer dans la nuit.

Mac s’approcha d’Harm. Elle ne savait pas vraiment comment aborder le sujet sans que Harm la taquine.

-         Je peux dormir avec vous ? Ne vous faite pas d’idées, c’est juste que vous êtes le seul que je connais.

-         Bien sur Mac. Je me tiendrais tranquille, dit-il en souriant comme à son habitude.

Ils entreprirent de monter les 10 tentes en cercle. Harm et un commandant dont le nom était Finn essayèrent de faire un feu, malgré l’humidité qui règne dans la forêt. Pendant ce temps, Mac essayait de planter la tente sans succès, elle tapait avec son marteau sur le clou en retenant tant bien que mal le voile de la tente. Plusieurs hommes se dévouerent pour l’aider mais elle refusa chaque propostions. Son coéquipier arriva près de la tente qui n’était pas encore prete. Il haussa les sourcils.

-         Vous voulez que je vous aide ?

-         Non, non je vais y arriver, elle est simplement un peu vieille, c’est tout.

-         Attendez, vous ne tenez pas le marteau correctement.

-         Harm, ce n’est pas la première fois que je monte une tente !

Mais il prit le second marteau avec un clou et entreprit de le rentrer dans le sol sans problèmes.

-         D’accord, d’accord, montrez-moi comment vous faites pour enfoncer ce fichu…

La tente fut vite montée avec les mains habiles d’Harm.

-         Voilà marine, vous n’avez pas l’habitude de monter des tentes, c’est tout.

 

 

Amazonie

18 juin

23h00

Brésil

 

Pendant le repas Victor et Finn regardèrent la carte de ce dernier, et tracèrent le chemin qu’ils devraient parcourir. Mac distribuait les assiettes pendant que tout les hommes la regardaient avec des regards charmés par ça présence.

-         Commandant, à votre avis, on en a pour combien de jour ? Demanda celle –ci.

-         Vu qu’on a déjà fait 4 km environ et qu’on en fera environ 15 par jour, pas moins de deux jours.

-         Vous pensez qu’on va faire plus de sport ces deux jours ou dans le camp ?

Elle s’assied.

-         Oh je ne sais pas du tout colonel.

-         Moi je pense que toutes nos vacances seront sportives, ajouta Harm

 

Plus tard, alors qu’Harm rentra dans la tente, Mac partit à la source qui n’était pas très loin du camp. Pendant son parcours, elle entendit des bruits bizarres. Elle s’arrêta auprès de l’eau et s’essuya le visage. Mais un grand craquement retentit, elle prit la lampe de poche et éclaira les arbres. Elle vit une ombre défilé mais pensa qu’elle avait sûrement rêvé. Elle retourna au camp et avait toujours l’impression qu’on la suivait mais se rassura intérieurement.

Harm était réveillé et lisait un livre sur la guerre. Quand Mac entra, il leva les yeux. Elle enleva son pull (elle avait un débardeur en dessous !) en plus de ses chaussures et se faufila dans le sac de couchage.

-         Je ne savais pas que vous lisez au lit. Moi, je ne peux plus lire en rentrant du boulot.

-         Eh ben ce bouquin est très intéressant, il parle de la première guerre mondiale. Alors, vous n’avez pas rencontré de serpents ?

-         Non mais j’avais l’impression d’être suivie, je pensais qu’il n’y avait pas de danger humain ici.

-         Peut être que c’était un admirateur du camp… Vous en avez pleins…

-         Seriez vous jaloux ? Demanda t’elle avec sourire.

-         Non seulement fâché qu’il n’y a presque aucune femme.

-         Je pense qu’elles seront un peu plus dans le camp.

-         Il faudrait déjà qu’on y arrive, à ce camp. Autour du feu, Victor et le commandant Finn n’avaient pas l’air d’avoir un grand sens de l’orientation, j’ai dut les corriger deux fois.

-         Hum, dois-je m’inquiéter ?

-         Seulement si vous avez peur de vous perdre. Ou inquiété vous plutôt pour votre poursuiveur.

-         Je m’en souviendrais ! Bonne nuit Harm.

-         Vous dormez déjà ?

-         Pourquoi ? Vous voulez que je fasse quoi d’autre ?

-         Laissez libre votre imagination.

-         Vous rêvez Harm !

Sur ce elle se tourna sur le côté et s’endormit bien vite. Il s’inquiétait, cela ne lui disait rien de bon mais elle aurait put prendre un animal pour une personne, ça arrive.

 

Amazonie

18 juin

6h45

Brésil

 

-         Mac, réveillez-vous.

Il la secoua gentiment. Comme elle ne se réveilla pas, il la secoua un peu plus fort.

-         Capitaine, je suis fatiguée.

-         Oui mais les hommes ne vous attendront pas.

-         Ok on se lève !

Harm sortit de la tente pour qu’elle puisse s’habiller. Il avança vers Victor.

-         Alors capitaine, elle se réveille ?

-         Oui elle arrive, vous savez, c’est ça les femmes !

Mac sortit de la tente avec de l’énergie et de l’entrain ce qui contredit le beau pilote.

-         Réveillez colonel ?

-         Bien sur que oui, vous avez mangé ?

-         Oui et vous ?

-         Pendant la route, allez on y va !

Ils marchèrent avec comme guide une boussole plus une carte. A midi ils mangèrent du singe, qu’ils avaient tué avec une arme militaire. Ils étaient entrain de marcher quand un des hommes se foula la cheville. Ils s’arrêtèrent et entendirent des craquements. Mac chuchota qu’on les suivaient.

A ce moment, une flèche fusa et se planta dans l’arbre juste derrière Mac. Surprise, elle resta planté sur place alors que tout le monde fuyait. Elle repensa à sa vie et remercia le ciel qu’elle ne soit pas morte. Harm la pris dans ses bras et coura dans un endroit.

-         Mac, je peux vous poser, ce n’est pas facile de courir en vous portant ?

-         Oui lâchez-moi.

Et ils continuèrent à courir.

-         Harm, où sont les autres.

-         Je ne sais pas du tout.

Ils arrivèrent près d’un ruisseau enfoncé dans le sol.

-         Cachons-nous dans le ruisseau.

Ils s’enfoncèrent jusqu’aux cuisses dans l’eau et se recroquevillèrent. Ils attendirent pendant un moment et se décidèrent à retrouver le groupe.

 

Ils marchaient pour retrouver l’endroit d’où ils venaient mais se perdirent.

-         Je crois qu’on tourne en rond Mac.

-         Oui, on est perdu !

-         Il ne faut pas dramatiser, suffit de les appeler bien fort…

-         Et les « tireurs de flèches » vont nous retrouver.

-         Vous avez raison, on est perdu.

-         Vous avez une boussole ?

-         Non c’est le commandant Finn qui la embarquée.

-         Et la carte ? Ah non c’est moi qui l’ai.

Elle ouvra son sac et sortit la carte.

-         Vous vous rappelez l’endroit où on se situait auparavant ?

-         Eh bien, à peu près là mais je ne sais pas combien on a parcourut !

-         Harm, on est bel et bien perdu.

Elle s’assied et contempla ces chaussures. Harm examina la carte.

-         Je pense qu’on devrait avancer vers le nord.

-         Vous pensez ?!!!

-         On ne peut pas faire grand chose d’autre. En tout cas ce n’est pas pire que le Paraguay, vous êtes avec moi. On a le même problème.

Elle ignora sa remarque car ce n’était pas le bon moment pour se chamailler.

-         Bon dans ce cas, restons sur place pour que les aborigènes viennent nous chercher. Je pense qu’il vaudrait mieux qu’on marche.

-         D’accord je vous suis.

Elle se leva, et elle regarda autour d’elle.

-         Euh, c’est par où mon cher ?

-         Vers là Mac, vous n’avez pas le sens de l’orientation ? Demanda t’il en pointant son doigt vers le nord.

-         Vous pointez l’endroit par lequel on est venu !

Après discussion sur la carte, il décidèrent de prendre le chemin vers le sud ouest. D’après Harm, le groupe serait parti dans cette direction. Ils marchèrent et s’arrêtèrent pour manger, ils leur restaient du pain et du fromage. Ils continuèrent en longeant une rivière qui devait être la Madeira quand ils arrivèrent à une cascade.

-         On va s’arrêter près de cette cascade, on pourra se laver.

 

Ils s’enfoncèrent un peu dans la jungle et trouvèrent un endroit plat et déboisé.

Harm entreprit de construire la tente.

-         Harm, je vais me laver dans la rivière, vous avez vu comme je me débrouille pour construire les abris, ne venez pas s’il vous plait.

-         D’accord Mac, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas un voyeur.

-         Je vous fais confiance, en le regardant avec un regard qui disait, si vous vous approchez, vous aurez de me nouvelles.

-         Bien sur Mac, rétorqua t-il en riant.

Elle prit sa serviette et marcha jusqu’à la cascade. Elle enleva ses vêtements, entra dans l’eau doucement car elle était très froide, et se plongea dedans. Elle tendit l’oreille, les cris des singes et des oiseaux l’émerveillait. Elle se glissa dans ses pensées, et tous les bruits de la jungle s’atténua. Mais un bruit la dérangea, des bruits de pas, des froissements de branches, elle rentra un peu plus dans l’eau jusqu’au nez et attendit. Quand elle entendit le bruit de l’eau, elle n’osa pas bouger. Le bruit venait de derrière elle. Sous l’eau elle avait les doigts crispés et attendit encore, elle entendait les bras balayés l’eau et s’approchés d’elle. Une main agrippa son épaule, elle l’attrapa et la tordit et se retourna. Elle tenait la main d’Harm. Elle le lâcha sans plus attendre.

-         Harm ! Je suis désolée, je croyais que…

-         Vous avez cru que j’étais un « lanceur de flèches » ?

-         Non ,non je croyais que c’étais un des hommes du camp !!! Dit-elle sur un ton ironique.

-         Je suis désolée d’être venu ici mais ça faisait longtemps que vous vous baigniez alors je croyais que..

-         Non ça va, j’étais dans mes pensées.

-         Vous avez peur ?

-         Un peu Harm.

-         Venez, on va sortir de l’eau.

-         Heu…

-         Quoi ?

-         Ben je sais pas si vous avez remarqué mais j’ai laissé mes affaires au bord donc je préfère que vous partez avant moi.

-         Oui je comprend. Mais cela ne m’aurait aucunement dérangé.

-         Bien sur Harm mais je suis carrément nue, là !

Il la regarda, surpris.

Il s’en alla et retourna au petit campement. Mac regarda autour d’elle et rejoignit le bord. Elle se sécha et s’habilla en vitesse. Elle courut rejoindre le camp. Harm qui alluma un feu la regarda arriver. Elle s’installa près de lui.

-         Harm je peux vous demander quelque chose sans que vous vous moquiez de moi ?

Il la regarda et lui sourit.

-         J’aimerais que vous me donniez votre arme. La mienne est dans mon sac perdu. Je sais, je sais mais c’est que ces personnes ne m’inspire pas vraiment confiance.

-         Mac je ne savais pas que c’était à ce point.

-         On ne sait jamais…

Le silence s’installa, troublés par des petits bruits.

-         Mac…

Il lui tendit sa seconde arme.

-         Si jamais…

Une flèche transperça l’air. Ils se levèrent et pointa leurs armes autour d’eux. Plusieurs aborigènes apparurent derrière les arbres les arcs levés. Un d’eux tira une flèche qui frôla et blessa Mac.

-         Mac !

Harm tira sur l’homme mais le rata, il tira en l’air et les hommes décampèrent. Mac se tenait l’épaule.

-         Mac, ça va ?

Elle retira sa main et il vit une grande tache de sang.

-         Ca va, ne t’en fait, tant que cette flèche ne m’a pas traversé, dit-elle avec sourire.

-         Je vais te soigner.

Il  chercha dans la tente les produits de premiers secours.

-         Assied-toi.

Il prit son bras et retroussa la manche. Mac se crispa. Il épongea le sang avec une compresse et la désinfecta. Elle frémit.

-         Désolé ça fait mal

-         Il faut souffrir pour être en forme.

Il lui sourit. Il banda son bras et lui demanda de changer de pull. Elle l’enleva et chercha un autre dans son sac.

-         Harm, si ça continue comme ça, je n’aurais plus de pulls.

-         Il fait chaud ici.

-         Mais pas la nuit.

-         Je me demande pourquoi ils nous attaquent.

-         Ils n’aiment sûrement pas les gens civilisés.

-         Je ne crois pas, je pense que c’est notre uniforme. Ils ont dut avoir affaire à un des nôtres.

-         Et c’est quoi leur langue ?

-         Je ne sais pas. En tout cas on doit continuer à marcher, j’ai vu pendant notre route des déchets de nourritures, on est sur la trace de notre groupe, je pense.

-         J’espère. On mange quoi ?

-         Je vais chercher des fruits, j’ai vu des bais sauvages et des bananes.

 

Pendant le dîner, Harm s’inquiétait beaucoup pour Mac car le pansement laissait transparaître le sang qu’elle perdait.

-         Je pense que demain, si on suit le bon chemin, on trouvera le camp.

-         Enfin, mais j’aimerais élucider le problème avec ses hommes.

-         Je ne pense pas qu’on devrait les approcher, fit-il remarquer en regardant le pansement.

-         On verra.

Ils se couchèrent mais tous deux ne trouvait pas le sommeil. Harm à cause de Mac et elle à cause de sa blessure et de la peur qu’elle éprouvait.

-         Tu as encore peur qu’ils reviennent ?

-         Oui, un peu. Enfin un peu beaucoup. Mais je suis un marine, je comprends pas la peur que j’éprouve.

-         Je suis désolé de ce qui se passe, les vacances tournent au cauchemar.

-         Ah ? Ce voyage est un moment de vacances ?

-         Oui, enfin ça devait l’être.

-         Harm, pourquoi tu me tutoie, on est encore du Jag.

-         Oui mais là on est dans un endroit désert de militaires, et toi pourquoi tu me tutoie ?

-         Pour les mêmes raisons.

Ils étaient à présents assied contre la toile. Harm glissa sont bras derrière le dos de Mac et la prit dans ces bras. Elle lui sourit et lui chuchota un remerciement. Ils s’enlacèrent.

-         Je suis contente d’être avec toi, je n’aurais pas pus supporter le commandant.

-         Moi aussi Mac. Mais je pense que tu aurais préférée être avec Webb ?

-         Il est en mission et je suis avec toi, tout va bien de mon côté.

-         Ok, je suis content que ça va pour toi.

Et ils se couchèrent et s’endormirent.

 

Amazonie

19 juin

8h45

Brésil

 

Ils se levèrent et continuèrent leur route. Ils trouvèrent des traces de pas et les suivies.

Mais bientôt, ils virent un village.

-         A mon avis, ce n’est pas le camp de vacance Mac.

-         C’est le village des aborigènes !

Ils n’eurent pas le temps de rebrousser chemin que deux hommes avec des lances les poussaient en avant. Ils furent attachés sur un poteau dos à dos. Le chef arriva vers eux.

-         Qui êtes vous ?

-         Mac, vous avez vu ? Il parle anglais. Je suis capitaine de corvette Harmon Rabb jr et ma coéquipière est le colonel Sarah Mackenzie.

-         Vous êtes militaires. On doit vous tuer.

-         Sans vous manquer de respects, pourquoi donc ? Demanda Mac.

-         Madame, vous êtes militaire et vous avez tué mon fils.

-         C’est la première fois que je viens ici et je dois dire que c’est plutôt vous qui avez essayé de me tuer.

-         Car un des votre à tuer mon fils, vous êtes des leur.

-         Qui a tué votre fils ?

-         Un homme vieux, avec des médailles.

-         Je vois, le commandant Finn. Pourquoi a-t-il tué votre fils ?

-         Je ne sais pas.

-         Parce que vous l’avez attaqué, on était avec eux à ce moment.

-         Notre tribu est dominé par la population moderne, on est sans cesse obligé de migré car les militaires nous l’obligent et on est bien décidé à rester ici, dans la jungle amazonienne.

-         On vous jure que nous ne sommes pour rien dans cette histoire, on en était nullement au courant.

-         Je vous laisse partir mais ne venez jamais nous chasser de ce pays.

Les hommes détachèrent les liens et les poussèrent hors de leur village.

-         Tu sais où on doit aller ?

-         Par chance, j’ai un bon sens de l’orientation une fois que je connais le chemin.

-         Ils nous ont pris presque toutes nos affaires, vêtements, armes, carte et j’en passe. Ils nous ont laissés juste une couverture !

-         On se débrouillera, on est bientôt au camp et on construira un abri

Ils continuèrent de marcher pendant toute la matinée et l’épuisement se faisait ressentir.

Ils décidèrent de s’arrêter dans une clairière de la jungle pour construire un camp. Mac eut l’idée deux faire un grand hamac pour dormir. Ils les coupèrent avec un couteau que Mac avait sur elle et les nouèrent entre elles. Harm pensa aux bêtes qui passaient ici et monta le hamac en hauteur. Il raccorda deux lianes dont plusieurs bouts accrochés à elles formaient une échelle pour monter en haut. Mac y installa la couverture. Pendant que Harm cherchait des fruits, elle alluma un feu avec deux cailloux et en était fière.

 

Amazonie

19 juin

8h30

Brésil

 

Les deux coéquipiers mangeaient goulûment des fruits cuits et Harm fit une surprise à Mac en sortant du chocolat de sa poche. Elle était très joyeuse et l’utilisa pour faire cuire des banana-splits sur le feu. Apres s’être rassasié, vers minuit, ils allèrent à la rivière pour prendre un bain ensemble.

Harm enleva son tee-shirt et son pantalon. Il était en boxer tandis que Mac garda son débardeur et son slip. Ils firent une bataille d’eau.

-         Harm, je vais te couler si ça continu.

-         Oh, certainement pas, tu ne vas  pas me couler où sinon je risquerai de faire une chose regrettable.

-         Vas-y pour voir !

-         Tu l’auras voulu.

Il la prit dans ses bras et la regarda intensément. Il s’approcha de son visage tout doucement. Mac lui sourit, il s’approcha de ses lèvres mais à la dernière minute, il la jeta à l’eau.

-         Vous allez me le payer capitaine.

-         Tu veux ma peau !

-         Pas comme tu l’entends.

-         Oh que si….

Ils s’arrêtèrent de jouer et se regardèrent avec sourires. Mais Harm appuya sur la tête de Mac et la fit couler. Il sortit de l’eau alors que Mac remontait à la surface.

-         Capitaine, vous avez perdu !

-         Je hisse le drapeau blanc Mac..

Il repartit au camp et Mac le rejoignit sans s’être changé. Elle était dégoulinante.

-         Je veux signer un traité de paix avec mes alliés et vous empêcher de nuire à mon pays, capitaine.

-         Qui sont vos alliés colonel ?

-         Mes mains, mon slip et mon débardeur, ce qui les fit rires.

Ils se serrèrent la main avec un air entendu.

-         Mais Mac, tu as triché, tu as utilisé ton sourire pour me faire perdre mes moyens.

-         Je pourrais dire pareil de toi.

 

A ce moment, ils entendirent un bruit silencieux, qui venait près d’eux. Un serpent avançait vers eux et les menaçait de les mordre. Mac se crispa et attrapa le bras d’Harm.

-         Oh mon dieu.

-         Mac ne bouger pas.

Harm se baissa petit à petit et prit une branche parterre. Il se releva doucement et attaqua le serpent avec sa branche. Le serpent se recroquevilla sur lui-même près à bondir mais Harm lui donna un grand coup et l’envoya plus loin. Il lança le couteau sur lui en espérant le toucher ce qu’il fit. Le serpent se débattit et mourra.

Mac le regarda surprise.

-         Tu prends des cours de dressage de serpents ?

-         Non je l’ai tuée vraiment par chance.

Il prit son couteau et le lava sur une feuille d’un arbre. Mac grimpa sur l’échelle et se coucha dans l’hamac. Harm ne prit pas la peine d’éteindre le feu et rejoignit Mac. Il grimpa l’échelle et trouva Mac allongé sur le coté qui l’attendait.

-         Tu m’attendais ?

-         Non, je pensais à… c’est sans importance.

-         A Webb ?

Il ne put s’empêcher de faire cette remarque. Depuis qu’ils ont tous été séparés du groupe, Harm s’est beaucoup rapproché de Mac, car être ensemble constamment lui a fait apprendre des petites choses sur le colonel qu’il ne savait pas, non pas sur le colonel mais sur la femme qu’elle est. Il avait peur d’être séparé de son amie qui est bien plus pour lui.

-         Je l’aime bien mais j’ai peur de faire une bêtise, pourquoi ne me tromperais je pas encore sur la personne que je veux à côté de moi. Je n’ai pas envie de refaire la même erreur qu’avec Mic. Je ne sais pas pourquoi je te confis ça mais j’ai l’impression qu’on se rapproche encore plus depuis qu’on s’est perdu. C’est sûrement parce qu’on se tutoie… tu est mon meilleur ami, ne l’oublie pas.

Il était mécontent que Mac lui dit ça, il le savait, il n’arrive pas à accepter son attirance pour elle mais il a tellement peur de la perdre. Au moment où la flèche transperça Mac, il eut la peur de sa vie et il ne veut pas qu’il lui arrive quelque chose.

 

Il s’approche d’elle, tout doucement et posa ses lèvres sur les siennes. Il recula et la regarda droit dans les yeux et les baissa.

-         Harm, je ne sais pas si je peux, j’ai peur… j’ai peur que tu me laisse tomber. Je veux fonder une famille et je ne sais pas si tu peux t’y tenir.

-         Mac, mes sentiments que je ressens pour toi sont complexes mais réels. J’ai peur que notre enfant ai la même vie que moi, qu’il ne grandisse sans l’un de ses deux parents. Qu’il grandisse sans moi ou sans toi si jamais on était en désaccord ou que l’un de nous est un accident, je n’ai pas envi de te perdre et si je tombe complètement amoureux de toi, je ne serais pas si je pourrais encore vivre si tu ne serais plus là.

-         Tu veux dire que tu m’aime ?

-         ….

-         J’ai besoin que tu me le dise pour que je puisse continuer avec toi. Si on se met ensemble, je te promets que je ne te quitterai pas. Mais Webb est important pour moi, je pourrais très bien…

Elle finit sur cette phrase. Harm gardait le regard baissé. Mac lui releva le menton et lui donné un baisé qu’Harm lui rendait mais qui n’alla pas plus loin. Elle regarda avec tendresse mais avec de la tristesse. Elle se coucha de dos alors que Harm fit de même.

La nuit allait être longue pour lui, il aimait Mac et n’avait aucune envie que Webb s’immisce entre eux mais en même temps il avait très peur. Pendant la nuit blanche du capitaine, Mac se retourna souvent jusqu’à ce qu’elle l’enlace d’un bras en bougeant. Surpris, il la regarda dormir et n’osa pas la bougé.

 

Amazonie

20 juin

8h45

Brésil.

 

Harm avait réussi à s’endormir malgré la proximité de Mac. Ce qui était bizarre, c’est qu’elle n’avait plus bougé de la nuit. Cependant, elle se réveilla doucement jusqu’à ce qu’elle compris dans qu’elle position elle dormait. Elle enleva tout doucement son bras pour ne pas le réveillé. Trop tard, il ouvrit les yeux et se frotta le cou.

-         Plus jamais une nuit comme celle-là.

-         Pourquoi ? Je t’ai dérangé ? Demanda t-elle en souriant.

-         Si tu savais…

Elle choisit de ne pas continuer avant que ça n’aille trop loin. Harm remarqua qu’elle savait comme elle avait dormi cette nuit sinon elle aurait continué pour en savoir plus.

Il se leva et descendit l’échelle.

-         Je vais préparer le petit déjeuner, lui cria t’il.

-         Toujours des fruits ?

-         Toujours des fruits.

-         Pff.

Elle se recoucha mais commença à descendre l’échelle quand Harm lui cria de descendre. Elle posa le pied sur une liane mais celle ci craqua alors qu’elle était à quatre mètres du sol. 

Elle tomba mais dans les bras du capitaine.

-         Heureusement que j’étais en dessous de toi.

Elle le regarda intensément et lui sourit.

-         Tu es marié, tu n’a pas le droit de me tenir de cette manière.

-         Tu as raison, je n’aurais pas du te sauver, lui répliqua t’il ironiquement.

Il la lâcha. Ils s’assirent autour du feu et mangèrent.

-         Harm, je viens de penser, on arrive bientôt, on devrait se réhabituer au vouvoiement.

-         Ok.

Ils firent encore quelques kilomètres et aperçurent le camp. Mac cria de joie et enlaça Harm.

Ils se donnèrent la main jusqu’au camp, il était très exotique pour un camp de militaires mais on pouvait apercevoir à l’arrière le terrain de sport près la rivière. Ils avaient le sourire au lèvres. Un groupe de personnes qui était composée de Victor et du commandant s’approchèrent d’eux. Ils étaient en tenu de civils ce qui est bizarre pour des militaires. Un homme sortit de la foule et ouvrit ses bras.

-         Sarah !!

-         Webb !! cria t-elle t elle courut embrasser l’agent de CIA sous le regard déconfit d’Harm.

 

 

A SUIVRE