Le miracle de Noël
23 12 / 10h am
Harm fit
son entrée dans les bureaux et salua les différentes personnes qu'il croisa.
Arrivant à la hauteur de Bud qui se servait un café, il lui mit une grande tape
amicale dans le dos. Sous l'impact, Bud versa à côté.
- Désolé
Bud. Alors, prêt à fêter Noël ?
- Oui
Capitaine. Le père Noël a prévu de beaucoup gâter le petit AJ.
- Bien Bud,
bien. Le Colonnel Mackenzie est-elle arrivée ?
- Oui. Elle
a été directement dans son bureau et a fermé la porte. Je crois qu'elle n'est
pas de bonne humeur. Elle a des problèmes ?
- Je ne
sais pas Bud. C'est difficile de lui poser des questions en ce moment…
Sur ce, il
continua sa route en direction du bureau de Mac. Cette dernière était assise
face à son écran mais le regard perdu dans le vague. Il frappa à la porte et
attendit la permission d'entrer. N'entendant aucun bruit, il prit la décision
de franchir le seuil au risque de s'attirer les foudres de sa co-équipière.
- Alors
Colonnel, on ne répond pas ?
A ces
paroles, elle sursauta et tourna son regard vers la porte. Harm s'y tenait
arborant son légendaire sourire. Comme à chaque fois qu'elle le voyait, Mac le
trouva magnifique et ne pû retenir un indescriptible frisson. Ah, si seulement
il se laissait aller…
- Bonjour
Harm. Désolée, j'étais plongée dans mon dossier. J'ai beaucoup de retard et je
voudrais finir avant ces quelques jours de permission.
Harm lui
lança un regard dubitatif : le bureau de Mac était parfaitement en ordre et de
plus, le rythme de travail était plutôt calme en ce moment. Il s'apprêtait à
lui répondre quand il fut interrompu par Tyner qui les priait de se rendre en
salle de réunion sur la demande de l'Amiral.
23 12 / 10h30 am
- Bien,
comme vous le savez, nos bureaux ferment ce soir pour une durée de 3 jours. Je
pars plus tôt pour l' Italie rejoindre ma fille. Capitaine Rabb, vous me
remplacerez si nécessaire. L'administration tourne au ralentit à cette pèriode
de l'année et il ne devrait donc pas y avoir de problème. Voilà, je vous
souhaite à tous un joyeux Noël. Revenez-moi en bonne forme et Capitaine,
n'oubliez pas que vous jouez au Père Noël jeudi pour les enfants du Jag.
L'Amiral
prit congé et l'ensemble des officiers présents se mit à discuter des
festivités prévues. Harm partait chez sa mère, Harriet, Bud et le petit AJ chez
les parents d'Harriet… Seule Mac restait à l'écart de la conversation. Ce qui
n'échappa pas à Harm qui compris le mal être de son amie. Elle n'avait personne
avec qui fêter Noël. Elle devait sans doute passer les fêtes seule. Il décida
donc de prendre les choses en main et s'en voulu de ne pas y avoir pensé plus
tôt. A vrai dire, c'était le moment ou jamais de faire avancer les choses entre
eux. Et il était enfin prêt à s'engager envers elle… définitivement.
23 12 / 5h pm
Mac avait
revêtu un jeans et un pull confortable. Elle s'était acheté des hamburgers
géants ( elle pensait en souriant à la tête de Harm s'il la voyait ingurgiter
toute cette nourriture bien grasse ! ) et s'apprêtait à passer une soirée TV.
Il y aurait bien un film romantique à faire pleurer pour lui remonter le morale
! Un petit film où le héros est amoureux de l'heroïne et où tout fini bien.
Depuis ce baiser échangé avec Harm et encore plus depuis sa séparation d'avec
Mic, elle avait pensé que sa vie allait changer. Qu'enfin, Harm se dévoilerait
et qu'ils pouraient vivre cet amour qui les liait indéniablement mais que ce
dernier semblait vouloir étouffer au titre de la sacro-sainte éthique professionnelle.
Mais, bien au contraire, depuis son accident, ils étaient revenus à la case
départ, presque des étrangers l'un pour l'autre… Elle aurait peut-être dû
laisser sa chance à Mic, essayer de se construire une nouvelle vie avec lui, en
Australie et d'oublier ce satané pilote qui la faisait tant souffrir. Mais son
cœur avait été plus fort que sa raison ! Mic… elle repensait aux bons moments
qu'ils avaient eus. Elle ne l'avait jamais vraiment aimé mais il était gentil,
tendre, attentionné… et il voulait des enfants ce qu'elle désirait par-dessus
tout. La pèriode des fêtes la rendait nostalgique… et si elle l'appelait ? Qui
sait, ils pouraient au moins parler… Elle attrapa son téléphone et ouvrit son
agenda sur le numéro de Mic. Elle le composa. La sonnerie retentit à l'autre
bout de la ligne… Elle était folle ! Qu'allait-elle lui dire ? Mais elle avait
besoin de parler à quelqu'un et Harm était la dernière personne à qui elle
voulait se confier ! On cogna à la porte et elle raccrocha. Qui cela pouvait-il
bien être ? Elle n'attendait personne. Elle alla ouvrir et fut interloquée de
trouver Harm, devant elle, en civil.
- Rebonjour
marine !
- Harm,
mais que faites-vous là ? Je vous croyais en partance pour le chalet de votre
mère !
- Ne vous
inquiétez pas, mes plans n'ont pas changé… ou presque. Permission d'entrer ?
Mac
s'écarta pour le laisser passer et une fois de plus son ventre papillonna quand
elle sentit son eau de toilette venir lui caresser les narines.
Harm,
jetant un coup d'œil vers la table basse : " Je vois qu'on s'apprête à
passer une soirée calorique. Heureusement, je vais remédier à tout ça. Je crois
savoir que vous n'avez rien de prévu pour les jours à venir. Aussi, je vous
emmène avec moi."
Mac resta
interdite. A quoi jouait-il ? Pourquoi ce soir alors qu'elle s'apprêtait à
appeler Mic et qui sait, à renouer avec lui ?
- Aller
Marine, du nerf. Nous avons de la route à faire !
- Harm, il
ne faut pas vous sentir obligé et puis votre mère a peut-être envie de vous
avoir pour elle seule, ça fait longtemps qu'elle ne vous a pas vu.
- Et moi,
j'ai envie que vous m'accompagniez. Pas de discussion possible, allez faire vos
valises.
Mac ne
pouvait décemment pas refuser cette invitation. Après tout, 2 jours dans un
chalet avec Harm, ça pouvait s'avérer fort… agréable.
Pendant
qu'elle préparait son sac, Harm alla s'asseoir sur le divan.
- Vous vous
apprétiez vraiment à avaler tout ça ? dit-il d'un ton ironique.
- Et alors
? Il n'y a pas de mal à se faire du bien de temps en temps.
- Je
connais des moyens beaucoup plus agréable de se faire du bien !
- Alors, il
faudra que vous me montriez comment faire…
Harm
sursauta. Elle était venue lui sussurer sa dernière réplique par derrière au
creux de l'oreille et son souffle chaud lui caressa la nuque. Il sentit un
frisson de plaisir l'envahir. Il n'y avait plus de doute possible. Il aimait
cette femme bien plus qu'il ne voulait se l'avouer. Elle le rendait fou et il
fallait qu'il prenne ses responsabilités et que ce petit jeu entre eux cesse.
Il espérait marquer des points durant ces 3 jours avec la surprise qu'il lui
avait réservée… Mac lui décocha alors son plus beau sourire.
- Je ferme les volets, et je suis à vous…
Harm la
regarda s'éloigner en cherchant à savoir si cette phrase avait un sens caché.
En voyant disparaître sa svelte silhouette dans la chambre, il ne pû s'empêcher
d'avoir des pensées peu orthodoxes. Il se retourna alors et son attention fut
reportée sur le calepin ouvert au nom de Mic. Il remarqua le téléphone posé à
côté. Mic, encore lui ! L'avait-elle appelé ou allait-elle le faire ? A cette
idée, son ventre se noua. Non, il ne fallait pas qu'il la lui reprenne. Même
s'il ne s'était encore rien passé entre eux, elle était sienne. Il avait déjà
faillit la perdre une fois, et il ne laisserait pas cela se reproduire. Mais,
peut-être l'aimait-elle encore et regrettait-elle sa décision ? Il ne savait
plus que penser. Mac revint. Elle referma le calepin d'un air dégagé et
raccrocha le téléphone sur son socle en espérant qu'il ne se faisait pas de
mauvaises idées.
- On peut y
aller.
Harm se
leva n'osant pas la regarder en face, gêné par ce qu'il venait de découvrir.
23 12 / 9h30 pm
Le trajet
se passa agréablement en conversations futiles et variées autour de Bud et de
sa famille et des amours de l'Amiral. Harm voulait la questionner à propos de
Mic. Il réfléchissait à la façon dont il pouvait aborder le sujet sans froisser
la jolie Sarah. Mais il était maintenant trop tard, déjà il engageait la
voiture sur le sentier qui les conduisaient chez sa mère dans un paysage
enneigé et féérique. A peine eut-il stoppé la voiture que sa mère apparue sur
le perron.
- Harm,
enfin te voilà ! Ca fait au moins 2 heures que nous t'attendons. Tu aurais pû
téléphoner ! Mais je vois que tu n'es pas venu seul…
- Bonsoir
Mme Rabb .
- Mac était
seule. J'ai pensé que ça ne te dérangerais pas, dit-il en embrassant sa mère.
- Non, non
bien sûr… Mais il va falloir se serrer un peu !
Harm ne
compris pas où elle voulait en venir. Après tout, le chalet comprenait trois
chambres.
- Je crois
que tu devrais entrer. Nous avons de la visite
Harm se
précipita à l'intèrieur sous le regard amusé de sa mère. En pénétrant dans le
salon, il se retrouva face à son ½ frère Sergeï. A côté de lui, se tenait une
jeune et jolie blonde qui n'était autre que le lieutenant Singer. Harm était
stupéfait, encore plus en voyant le ventre arrondi de la jeune femme ( NB :
Modifications suite au visionnage de l'épisode de mardi dernier de la saison 8
sur CBS ).
- Sergeï !
Ah ! ça c'est une surprise ! Que fais-tu là ? Et… Lieutenant, c'est… Harm ne
trouvait pas ses mots.
- C'est
Noël et maintenant que j'ai une famille, je ne pouvais pas rester en Russie
pour les fêtes. Et puis, je voulais vous annoncer notre mariage pour le mois prochain.
-
Excusez-moi lieutenant, mon frère et un petit cachotier.
Mac et
Singer échangèrent une poignée de main amicale. Mac ne pût s'empêcher d'envier
la jeune femme qui allait devenir Mme Rabb bien avant elle… pour peu qu'elle le
devienne un jour !
- Bon les
enfants, je vous propose de passer à table. Nous nous occuperons de vos valises
ensuite.
Le repas se
passa dans une ambiance joyeuse. Les deux frères avaient beaucoup de choses à
se raconter. Quant aux deux jeunes femmes, elles apprirent à faire connaissance
: après tout, elles ne se connaissaient que par le travail. Entre cette
jeunesse, Mme Rabb souriait. Sergeï allait bientôt se marier, quant à son
avocat de fils, il finirait bien par s'avouer qu'il ne pouvait vivre sans Mac :
il n'y avait qu'à voir comment il la dévorait des yeux !
Après le
repas, se posa la question des chambres. Il n'en restait qu'une de libre.
- Je
propose que Sarah prenne la 3ème chambre. Harm tu devras te
contenter du divan… à moins que vous ne souhaitiez partager la même chambre…
- Je peux
prendre le divan, ça ne me dérange pas.
- Mac, vous
voulez vraiment ruiner ma réputation de gentleman ?
- Bon, et
bien je vous laisse vous débrouiller. Demain matin je vais en ville pour ceux
que ça intéresse.
- Je vous
suivrais. J'ai queques petites choses à acheter.
- Parfait.
Bonne nuit.
- Bonne
nuit.
- Je monte
également. A demain.
- Je vous
suis.
Alors que
Singer embrassait Sergeï avant de se retirer, nos 2 avocats se regardaient
gênés, ne sachant que faire. Ils optèrent pour la sobriété.
- Bonne
nuit Mac.
- Bonne
nuit Harm.
Une fois
les filles parties, Sergeï ne pût s'empêcher de questionner son frère.
- Alors
frèrot, rien à me dire ?
- Non, rien
de particulier.
- Toi et le
Colonnel Mackenzie c'est uniquement professionnel ?
-
Parfaitement c'est une amie… ma meilleure amie.
- Allons
Harm, à d'autres… tu ne regarderais pas comme ça ta meilleure amie aussi jolie fut-elle ! Tu l'aimes ?
- C'est
compliqué. On s'est beaucoup rapprochés il y a quelques temps mais à l'époque,
ni elle ni moi n'étions disponibles. Puis ensuite, nos séparations respectives
nous ont comme eloigné. Je ne sais pas quoi faire. J'ai envie que ça change
mais… si ça ne marchait pas…
- Et si ça
marchait…Allez pilote, ne te tourmente pas trop. A demain
Sergeï
laissa son frère dans des pensées confuses.
De son
côté, Mac ne dormait pas. Elle regardait par la fenêtre le paysage féérique et
se complaisait dans le silence de la nature accentué par la neige qui tombait.
Elle se sentait bien dans ce chalet entourée de gens qu'elle appréciait. Elle
se retourna vers le grand lit vide. Mais elle se sentirait encore mieux avec
lui ici pensa-t-elle. Qu'allait-il se passer pendant ces 2 jours? Devait-elle
espérer quelque chose de sa part ? Depuis quelques jours, il avait une attitude
ambiguë envers elle.
24 12
11AM
Les deux
femmes avaient décidé de s'arrêter boire un thé afin de se réchauffer et
surtout de se reposer après une matinée harassante de shopping. De plus, le
cadeau que Mac avait trouvé pour Harm ne serait prêt que dans une heure.
- Ces
courses m'ont épuisé ! Je crois que nous allons avoir un réveillon sous la
neige.
- Oui, il
semblerait qu'elle ne veuille pas cesser de tomber !
Le silence
s'installa entre les 2 femmes. La mère de Harm le rompit la première.
- Sarah, je
peux vous poser une question personnelle ? Vous n'êtes pas obligée d'y
répondre.
- Allez-y.
- La
question va vous sembler brutale et impertinente mais pourquoi n'avez vous pas
épousé cet avocat Australien comme prévu ?
Mac fut en
effet surprise et marqua un temps avant de répondre. Elle reposa sa tasse.
Devait-elle ouvrir son cœur à la mère de l'homme qu'elle aimait ?
- Comment
dire… je me suis rendue compte que je ne l'aimais pas vraiment et que je
l'épousais pour de mauvaises raisons.
- Qui
sont…?
- Disons
que je l'épousais par défaut …
- Ah. Et
celui que vous voulez c'est Harm ?
Mac ne
répondit pas et baissa la tête comme une enfant prise en faute.
- Ecoutez
Sarah, je vous aime beaucoup et je connais bien mon fils. Je vois que vous ne
le laissez pas indifférent. Il vous couve du regard comme si vous étiez un
objet précieux qu'on allait lui voler. Mais je sais aussi qu'il n'admettra pas
facilement qu'il vous aime. Il s'entête dans ses principes. Je crois surtout
qu'il a peur de s'engager… et de vous perdre un jour comme il a perdu Diane… et
de se retrouver seul.
- Je ne
sais plus quoi faire. On s'était tellement rapprochés. Et puis il y a eu son
accident et…
- Laissez
le temps Sarah, il reviendra vers vous. Il est têtu mais pas bête ! Et puis, c'est Noël, il faut croire au
miracle !
Les deux
femmes échangèrent un regard complice.
24/12 Repas du réveillon
Tout le
monde était déjà autour du feu quand Mac fit son apparition. Il était convenu
que chacun devait se mettre sur son 31 afin de faire plus fête et pour se
rendre à la messe de minuit. Et il faut dire que Mac avait fait très fort !
Elle portait une robe foureau noire fendue sur le côté et au décoletté drappé.
Tous poussèrent un " oh !" d'admiration et Harm, à sa vue, se leva
avec un empressement plus prononcé qu'il ne l'aurait voulu. Elle lança un merci
à l'assemblée dans un large sourire tout en s'amusant de la réaction de Harm.
Après tout, tout n'était peut-être pas encore perdu ! En prenant place à l'endroit
qu'il venait de libérer sur le sofa, elle lui lança :
-
Fermez
la bouche Capitaine, on croirait que vous n'avez pas vu de femmes depuis des
siècles !
Tous
s'esclaffèrent et Harm répliqua :
-
Vous
rirez moins quand vous devrez sortir tout à l'heure !
- Mais je compte bien que vous soyez un
vrai chevalier servant.
Harm ne
trouvant rien à répondre se rassis tout penaud à côté d'elle. Il avait du mal à
décrocher son regard de la cuisse de Mac que laissait apparaître la fente de sa
robe. Il devait bien se l'avouer, il n'avait qu'une envie : celle d'y plonger
sa main afin d'explorer le corps magnifique de sa collègue. Cette dernière
pensée le ramena brutalement sur terre. Il allait l'oublier, ils travaillaient
ensemble. Il devait se reprendre…mais en même temps, il voulait tellement
tenter l'aventure avec elle !
Le repas se
passa dans une joyeuse humeur surtout quand le sujet dévia sur l'enfance d'Harm
et que chacun harcella sa pauvre maman de questions. Après ce diner
gargantuesque, il fut temps de partir pour la messe. Ce n'est pas qu'ils
étaient tous croyants mais cela faisait parti du rituel de Noël. Sous le
porche, Mac due bien reconnaître que sa tenue n'était pas adaptée au climat !
Harm remarqua son hésitation et ne put s'empêcher de sourire.
-Alors
Marine, quelle solution vous comptez adopter pour vous rendre à la voiture ?
- Vos bras
me semblent un bon compromis !
Harm fut
surpris de sa réponse mais après quelques secondes d'hésitation, il décida
d'entrer dans son jeu. Il passa un bras autour de sa taille, l'autre sous ses
jambes et la porta comme une jeune mariée sous le regard amusé de l'assistance.
Après avoir
tenté de démarrer à plusieurs reprises la voiture, Harm dû bien avouer qu'elle
ne devait pas aimer la température extèrieur.
- Vous
n'allez quand même pas me faire le coup de la panne Capitaine. Je croyais que
vous aviez plus de ressources !
Harm se
retourna vers elle et lui jeta un regard exaspéré
- Mac, ce
n'est pas drôle !
Il fallut
donc se serrer à 6 dans la voiture de la mère d'Harm. Franck prit le volant. A
l'arrière, les deux frères durent prendre leur partenaire sur les genoux. La
situation embarassait nos deux avocats mais les autres semblaient faire fi des
convenances. Harm, tout comme Mac, ne savait où mettre ses mains. De plus, son
odeur et le contact de son corps contre le sien, exacerbé par les cahots de la
route, le rendaient fou. Il faisait un effort surhumain pour contrôler ses
émotions mais en vain. Mac sentit bien qu'elle lui faisait de l'effet et comme
pour l'embêter, elle passa un bras autour de son cou et se laissa aller contre
son torse. Harm, n'y tenant plus, passa un bras autour de sa taille et plaça
son autre main sur sa cuisse. Heureusement, ou malheureusement, leur suplice ne
dura pas bien longtemps. Mais nos deux tourtereaux quittèrent presque à regret
la voiture… Ils étaient bien ainsi, comme une évidence…
Messe minuit
L'église
était joliment décorée. Tout notre petit monde se tenait au dernier rang. Même
si elle n'était pas particulièrement croyante, Mac fut émue du spectacle. Ses
pensées vagabondèrent. Elle repensa aux deux années qui venaient de s'écouler :
son presque mariage, l'accident d'Harm, sa rupture avec Mic et surtout le
baiser qu'Harm et elle avaient échangé. Elle sentait sa présence à ses côtés et
cela la comblait… pour l'instant. Elle laissa échapper une larme. Harm s'en
apperçu. Il prit sa main dans la sienne et la pressa légèrement pour lui
indiquer qu'il était là et qu'elle pouvait compter sur lui. Elle lui fut grée de
ça et se tourna vers lui pour le remercier d'un sourire.
25 /12 1h30 AM
De retour
au chalet, ce fut la traditionnelle ouverture de cadeaux. Chacun reçu ses
présents. Harm attendait le bon moment pour donner le sien à Mac. Il voulait la
surprendre mais ce fut Mac qui ouvrit les hostilités.
- Tenez
Harm, ce n'est pas grand chose mais j'espère que ça vous plaira
Harm ouvrit
le paquet avec empressement, comme si sa vie dépendait de ce qu'il y avait à
l'intèrieur. En ouvrant le coffret, sa main resta en suspend quelques secondes
avant de saisir l'objet. C'était une boussole en or, très ancienne visiblement.
- Mac, elle
est magnifique !
- Comme ça,
vous ne perdrez pas le Nord… et puis vous penserez un peu à moi
Harm
retourna la boussole et pû y lire l'inscription suivante " Pour Harm,
éternellement votre… Sarah ." Voici une phrase qui le déconcerta. Que
devait-il comprendre ? Eternellement votre amie ou… votre amour ?
- Merci
beaucoup…Sarah. Je crois que c'est maintenant à votre tour d'ouvrir mon cadeau
! Et il lui remit un tout petit paquet.
Elle
l'ouvrit avec fébrilité. C'était un écrin : elle avait peur de ce qu'elle
allait y découvrir. Tous la pressèrent de l'ouvrir. A l'intèrieur, elle y trouva un magnifique diamant en
pendentif. L'assemblée poussa des "oh" admiratifs. Harm n'était pas
mécontent de son petit effet. Ca faisait longtemps qu'il l'avait : il attendait
le bon moment et les évènements des dernières 24 h semblaient lui donner
raison. Mac ne savait pas quoi dire et resta à regarder l'écrin sans oser
toucher le bijou.
- Alors marine, vous ne voulez pas l'essayer ?
-
Harm,
c'est trop. Je ne peux pas l'accepter.
-
Vous
allez me vexer. De toute façon, vous n'avez pas le choix, le magasin ne le
reprendra pas. Et puis, c'est entre autre pour m'avoir sauvé la vie et un
diamant est éternel… comme notre amitié je l'espère…
Harm se
saisit du bijou et entreprit de le passer au cou de Mac. Il passa derrière
elle; elle baissa légèrement la tête offrant sa nuque nue à Harm. Il lui mit le
pendentif tout en lui effleurant légèrement la nuque. Elle frissona. Puis il
garda un court instant ses mains sur ses épaules nues. Ah ! S'ils avaient été
seuls… Il avait bien envie de déposer un baiser sur la naissance de ce cou… De
l'avis de tous, le bijou lui allait à ravir. Puis l'on se sépara pour la nuit.
Pour deux d'entre eux, se fut secrètement à regret…
Nuit
Mac ne
parvenait pas à trouver le sommeil sans savoir que Harm était dans le même état
sur son divan. Ces dernières heures soulevaient beaucoup de questions. Que
signifiait ce diamant ? Celà voulait-il dire qu'il était prêt ou bien
n'était-ce qu'un gage d'amitié comme il l'avait dit ? Ils devaient avoir une
conversation sèrieuse dès le lendemain. Ils ne pouvaient pas continuer comme ça.
De son côté, Harm n'avait qu'une envie : aller la rejoindre. Il était bien
décidé à mettre les choses au clair avec elle et vivre enfin son amour
pleinement. Mais il pensait encore à Mic. Il se leva et grimpa les escaliers
qui le séparaient de Mac. Devant sa porte, il colla son oreille mais n'entendit
aucun son. Il s'apprêtat à frapper mais il suspendit son geste. Qu'allait-il
lui dire ? " Mac, c'est moi, j'ai envie de vous ! " Il décida
finalement de faire demi-tour et de rejoindre son canapé trop froid… et trop
petit. Mac retenait sa respiration. Elle l'avait entendu monter ( vieux réflexe
de marine de rester toujours sur ses gardes ! ) Mais qu'attendait-il pour
entrer ? Elle fut déçue quand elle l'entendit redescendre.
Les heures
de la nuit avançaient et Mac ne parvenait toujours pas à dormir. Elle décida
d'aller se chercher un verre de lait. Elle descendit précautionneusement
l'escalier en bois afin de ne pas réveiller la maisonnée. Elle passa devant le
salon et distingua la grande silhouette d'Harm qui dépassait du divan. Pas un
bruit, il semblait dormir. A la cuisine, elle ouvrit le frigo.
-
Vous
ne dormez pas ?
Mac sursauta
et se cogna la tête à la porte du frigo.
-
Harm,
vous auriez pû prévenir de votre arrivée ! chuchota-t-elle sur un ton de reproche.
-
Excusez-moi.
Je ne voulais pas vous effrayer.
Décidemment,
elle était ravissante dans son déshabillé noir. Mac, voyant qu'il la
dévisageait se rendit compte de la légèreté de sa tenue et, dans un sursaut de
pudeur, ramena ses bras sur sa poitrine.
-
Je
pensais qu'un verre de lait m'aiderait à trouver le sommeil.
Harm la
frôla pour approcher le frigo. Ce léger contact les fit tous deux frissonner.
Il lui servit un verre de lait. Le silence qui s'installa entre eux devint
pesant. Elle plongea dans son verre, lui cherchant comment lui dire tout ce
qu'il voulait : il ne savait pas par où commencer. Elle reposa le verre. Elle
était sans défense devant l'homme qu'elle désirait plus que tout. Lui, la
trouva craquante avec la trace que le lait avait laissé sur le haut de sa
lèvre. Il décida d'être direct pour une fois. Au pire, que risquait-il ? Une
gifle ? Un refus ? Au mieux, elle était dans les mêmes dispositions que lui.
Il s'approcha. Elle ne pouvait pas bouger, coincée contre le meuble de la
cuisine. Il avança sa main vers le pendentif et fit comme s'il le remettait
en place. Ses doigts caressèrent au passage la peau douce de Mac qui retenait
son souffle. Chacun de ses contacts avait pour effet de l'embraser totalement.
Il s'approcha un peu plus et déposa un léger baiser sur ses lèvres en murmurant
son prénom. Voyant qu'elle ne réagissait pas, il posa ses mains sur sa taille
et l'attira à lui. Mac baissa les armes et répondit à son baiser qui se faisait
plus insistant. Elle passa ses bras autour de son cou. Enfin ! Leurs langues
se mélèrent avec une passion trop longtemps retenue puis leur baiser se fit
plus tendre. De la façon dont ils étaient vêtus, chacun pouvait sentir le
désir de l'autre. Une voix les ramena soudain à la réalité.
-
Harm,
que se passe-t-il ? J'ai crû entendre du bruit ?
Tout à leur
étreinte, ils n'avaient pas vu la lumière de l'escalier s'allumer. Cette
remarque eu pour effet de les séparer d'un seul coup, juste quand la mère
d'Harm entrait dans la cuisine.
-
C'est
rien maman. On avait une petite soif. Excuses-nous de t'avoir réveillé.
-
Bien,
je préfère ça. Je retourne me coucher. J'espère que je n'ai rien interrompu
dit-elle malicieusement.
-
Non,
non. Je remonte aussi. Demain c'est Noel, il faut être d'attaque. Bonne nuit
Harm.
-
Bonne
nuit Sarah.
Il la
regarda s'engager à regret dans les escaliers. Pourquoi avait-il fallu que sa
mère arrive, maintenant qu'il s'était lancé ? Vraiment, il était maudit ! Et
demain ? Qu'en sera-t-il ? Il espérait qu'elle ne change pas d'avis. Pour la
deuxième fois de la nuit, il rejoignit, seul et frustré, son canapé où il finit
par trouver un sommeil remplit de Mac.
Cette
dernière quant à elle mit un moment à retrouver ses esprits. Que serait-il
arrivé si la mère de Harm ne s'était pas manifestée ? Seraient-ils allés
jusqu'au bout de leur désir ? Malheureusement, la question resterait sans
réponse. Il lui tardait d'être au lendemain pour voir si Harm ne se serait pas
une nouvelle fois retranché derrière son masque d'avocat du JAG animé de ses
beaux principes. Elle ne trouva le sommeil qu'au petit matin.
Matin de Noël
9H AM
Tous se
retrouvèrent autour de la table du petit déjeuner. Les conversations allaient
bon train. Seul Mac et Harm semblaient ailleurs. Ils n'arrêtaient pas de se
dévorer des yeux n'attendant que de se retrouver seuls pour pouvoir enfin se
parler. Dehors, la neige tombait toujours et il fut décidé de sortir faire une
bataille de boules de neige.
10 H AM
Chacun y
allait de bon cœur. Compte tenu de son état, le lieutenant Singer finit par
demander grâce et rentra au chalet. Sergeï l'y accompagna. Harm se tourna vers
son frère :
-
Je
ne pensais pas que mon frère était une poule mouillée et qu'il capitulerait
si vi… !
Il ne put
terminer sa phrase, interrompu par une boule lancée par Mac qui l'atteignit au
cou. Harm se retourna et la fusilla du regard. Elle lui décocha alors un
sourire imparrable.
-
Désolée
Harm, c'était trop tentant !
-
Vous
ne payez rien pour attendre !
Et il
s'élança à sa poursuite alors qu'elle s'enfuyait à toutes jambes.
-
Je
croyais que les Marines ne fuyaient jamais devant l'ennemi ?
-
Pas
quand ils ont votre regard meurtrier ! lui répondit-elle dans un éclat de
rire.
La neige
entravait leur course mais Harm la rattrapa rapidemment. Mac se retourna pour
l'empêcher de l'agripper mais elle trébucha sur une branche et tomba à la
renverse. Harm qui allait la saisir la suivi dans sa chute et tomba sur elle de
tout son poids. Instantanément, et malgré l'épaisseur de leurs vêtements, les
évènements de la nuit refirent surface. Harm plongea son regard dans celui de
Mac. Avec sa main, il lui caressa la joue tandis que de ses lèvres il frôlait
celles de Mac et y fit fondre les flocons qui s'y trouvaient. Le regard
toujours accroché à Mac, il guettait sa réaction. Ne voyant pas d'objection sur
le visage de sa partenaire, il l'embrassa à pleine bouche, mettant dans son
baiser toute sa frustration nocturne. Mac répondit à ce baiser avec la même
fougue. Ils sentaient l'un et l'autre le désir les envahir. Mac murmura son prénom.
La sentant totalement à lui, il glissa sa main droite sous son pull et caressa
son ventre. Sa peau était douce et chaude. Mac se cambra. Il remonta sa main
jusqu'à sa poitrine. Mac avait maintenant passé ses bras autour de son cou et,
sous cette nouvelle caresse, émit un gémissement de plaisir. Harm savait
vraiment y faire ! Elle décida de prendre les choses en main et, d'un mouvement
de hanche, se retrouva sur lui ce qui n'était pas pour déplaire au Capitaine.
Mais le contact de la neige sous lui lui rappela l'endroit où ils se trouvaient
et que s'ils continuaient comme ça, ils risquaient la pneumonie. Dans un effort
surhumain, il détacha sa bouche de celle de Mac.
-
Sarah
écoutez…écoute, on ferait mieux de rentrer. Sinon, l'Amiral risque de nous
retrouver sur des bâtonnets !
Mac fit la
moue mais jugea que la remarque de son presque amant n'était pas dénuée de bon
sens. A regret, elle quitta le corps chaud de Harm et lui tendit la main pour
le relever. Ils se retrouvèrent face à face ne trouvant rien à dire. Ils se
dirigèrent vers le chalet. Harm passa un bras autour des épaules de Mac en lui
souriant. Elle lui rendit son sourire en enlaçant sa taille.
25 décembre
5h30 PM
Après le
traditionnel repas de Noël, il fut temps de repartir vers Washington, Harm
devant jouer le Père Noël pour les enfants du Jag le lendemain. Les deux frères
se séparèrent à regret mais devaient bientôt se revoir pour le mariage de
Sergeï et du Lieutenant Singer. En embrassant Mac, la mère d'Harm lui glissa à
l'oreille :
-
Il
me semble que les choses s'arrangent entre Harm et vous. J'en suis très heureuse…
Mac lui
répondit par un sourire.
-
Qu'est-ce
que vous complotez toutes les deux ? s'écria Harm en approchant.
-
Rien,
des histoires de filles ! lui répondit sa mère.
Il leva les
yeux au ciel en l'embrassant.
Le trajet
du retour se passa calmement. Il y eut peu de paroles échangées entre les deux
avocats mais leurs yeux parlaient pour eux. Mac avait posé sa main sur la
cuisse droite de Harm et le regardait tendrement. Celui-ci la dévorait du
regard dès que la route le lui permettait et lui souriait. On aurait dit deux
ados à leur premier rendez-vous ! Il se demandait si elle l'inviterait à passer
la nuit avec elle ou s'il devait faire le premier pas. Quand Harm se retourna
pour lui poser la question, il vit qu'elle s'était assoupie. Il est vrai que la
nuit avait été courte pour elle ! Il sourit en lui caressant la main. Il devait
également absolument lui parler de Mic avant d'aller plus loin.
25 décembre
9h30 PM
Harm stoppa
la voiture au bas de l'immeuble de Mac. Elle dormait toujours. Il prit sa main
et l'embrassa. La marine ne se réveillant toujours pas, il se pencha vers elle
et effleura ses lèvres, puis sa joue jusqu'à son cou. Sous ses lèvres, Mac
finit par ouvrir les yeux.
-
Alors
Pilote, on en profite ?
-
Excuses-moi
mais c'était trop tentant. Et puis, on allait pas passer la nuit ici…
Ca y est !
Il lui avait tendu la perche. Il attendait avec impatience le verdict. Mac
souriant :
-
Ah
oui ? Et tu comptes la passer où ?
Harm
entrant dans son jeu et toujours son visage près du sien :
-
Je
ne sais pas… tu penses à quelque chose ?
Pour toute
réponse, Mac lui prit le visage à deux mains et l'embrassa. Leur baiser fut
torride et passionné. Les mains de Harm ne savaient plus où donner de la tête
et courraient sur tout le corps de Mac. Il murmura son prénom d'une voix
rauque. Mac interrompit ce baiser qui allait dérapper et proposa :
-
Harm,
on devrait peut-être monter.
Harm
acquiessa et s'éloigna à regret de la chaleur de Mac. Il se consola vite en se
disant que ce qui l'attendait en haut serait encore mieux !
25 décembre
10 h PM
Ils ne
savaient pas comment ils étaient arrivés jusque dans l'appartement. Compte tenu
de leur attitude, heureusement qu'ils n'avaient croisé aucun voisin ! Mac eut
du mal à trouver la serrure. Elle entra la première. Harm referma la porte
derrière lui et y plaqua Mac : il n'en pouvait plus. Il fallait qu'elle lui
appartienne ce soir ! Mac s'écarta pour reprendre ses esprits et alla vers la
cuisine se servir un verre d'eau. Tout allait beaucoup trop vite ! Harm passait
du froid au chaud ! Il la regarda s'éloigner pendant quelques secondes puis la
rejoigmit. Ils n'avaient toujours pas échangé une seule parole. Ils savaient
indéniablement que ce qui allait se passer ce soir changerait à jamais leur
relation et bien que chacun soit décidé à sauter le pas, cela les effrayait un
peu. Mais ce qu'ils allaient découvrir ne serait-il pas encore plus beau ? Tous
deux, sans le savoir, avaient des pensées similaires. En s'approchant de la
cuisine, Harm vit le répondeur clignoter.
-
Mac,
vous avez des messages. Peut-être que vous devriez les écouter. Il y a peut-être
un appel important.
Sans le
vouloir, le vouvoiement lui était revenu naturellement. Et il s'en apperçu trop
tard. Il vit le visage de Mac se fermer légèrement.
-
Vous
avez raison Capitaine, lui répondit-elle sèchement.
-
Alors
qu'ils étaient si proches il y a quelques minutes, un fossé les séparait
maintenant. Mac interrogea son répondeur. Elle avait trois messages... tous de
Mic.
-1/ Sarah,
c'est Mic. Je… je pense que tu as essayé de m'appeler. J'ai vu ton numéro.
Bon…je rapellerais…2/ C'est encore moi… je commence à m'inquiéter.
Rappelles-moi ! 3/ Mic à nouveau. Si tu as besoin de parler, tu peux me
rappeler… tu me manques.
Ce dernier
message troubla Mac et Harm le vit. Ainsi, elle l'avait appelé. Pourquoi ? Si
elle voulait recommencer avec ce satané Australien, pourquoi avait-elle flirté
avec lui ces derniers jours ? Toutes ces questions se bousculaient dans sa tête
et il n'en pouvait plus. Il n'était pas en état de réfléchir.
-
Tiens,
il refait surface celui-là ! dit-il d'un ton cynique.
-
Harm…
soupira Mac
-
Vous
ne m'aviez pas dit que vous aviez encore des contacts.
-
Harm,
je n'ai aucun compte à vous rendre !
-
Ah non
?
Harm était
jaloux et il savait qu'il s'engageait dans une discussion qui allait
certainement anéantir ses efforts des derniers jours et que la nuit risquait
d'être autrement différente de ce qu'il avait pensé.
-
Harm !
Ca fait des mois que vous me repoussez et maintenant, vous venez me reprocher
d'avoir appelé Mic dans un moment de solitude et de faiblesse ? Vous plaisantez
!
Elle était
furieuse. Furieuse contre lui de réagir comme ça… et contre elle d'avoir appelé
Mic. Elle ne savait plus où elle en était. Elle avait envisagé différemment
cette soirée et elle prenait une tournure qui ne lui plaisait pas. Mais
peut-être était-il nécessaire de mettre les choses à plat avant de commencer
quelque chose de sèrieux avec Harm. Ce dernier s'approcha de Mac qui lui
tournait le dos.
-
Ecoutez
Mac. Peut-être qu'on devrait en rester là. Si vous aimez encore Mic, vous êtes
libre de faire comme vous voulez. Ne vous en faites pas pour moi…je m'en
remettrais. Disons que ce qui s'est passé ces deux derniers jours n'a été qu'un
accident.
Il avait
dit cela sur un ton plus dur qu'il ne l'aurait voulu. Il ne voulait surtout pas
qu'elle voit combien il souffrait. Il voulait la laisser libre. Libre de
choisir et si c'était Mic… et bien il se plierait à sa volonté. Il demanderait
sa mutation et tenterait de l'oublier…même s'il savait au fond de lui qu'il ne
le pourrait pas. Peut-être avait-il trop attendu ?
Mac fit
volte-face. Ses yeux étaient emplis de larmes.
-
C'est
vraiment ce que vous voulez Harm ? On a fait ce qu'on a fait. C'était bien.
Point. Terminé. Oublié. Vous croyez que c'est aussi facile que ça ? Mais, je ne
suis pas comme vous Harm. Moi, j'ai des sentiments…et je ne peux pas oublier ce
qui s'est passé parce que c'est vous que j'aime et que je veux. Oui, j'ai
téléphoné à Mic dans un moment de faiblesse parce que je me sentais seule. Mais
maintenant, je sais que vous m'aimez. Vous me l'avez fait comprendre sans me le
dire et ça, Harm, c'est ce que j'ai toujours voulu alors…
Ses
sanglots l'empêchaient de continuer. Harm se trouvait face à elle, désemparé
devant les larmes de celle qu'il aimait. Il ne pouvait pas bouger, ému et
soulagé de la déclaration qu'elle venait de lui faire. Devant le mutisme de
Harm, Mac s'emporta :
-
Mais
bon dieu Harm, dites quelque chose… ou si vous n'avez rien à me dire, vous
savez où est la porte…moi, je n'ai plus la force de me battre et de vous
attendre !
Harm ne
bougeait toujours pas mais la fixait de ses yeux bleus, les bras ballants.
Excédée, Mac le giffla. Aucune réaction. Elle leva la main pour le giffler à
nouveau mais il attrapa son poignet au vol et l'enserra en maintenant ses
poignets dans son dos. Il prit ses lèvres et leur baiser fut violent, passioné.
Harm finit par relâcher son étreinte et Mac pû alors passer ses bras autour du
cou de son partenaire. Les mains de Harm s'égarèrent sous le pull de Mac qui ne
portait rien dessous excepté son soutien-gorge. Mac gémissait en sentant le
plaisir l'envahir des pieds à la tête. Harm lui enleva son pull et embrassa
chaque centimètre carré de sa peau. Ils tatonnèrent jusqu'à la chambre en
renversant au passage le téléphone. Harm plaqua sa partenaire contre le mur et
entreprit de lui enlever son jeans. Mac, après s'être bien battue, était enfin parvenue
à lui oter sa chemise et pouvait maintent embrasser ce torse qu'elle avait tant
convoité. Harm ferma les yeux sous les baisers brûlants et suspendit tous ses
mouvements en se laissant faire. Mac descendit ses mains jusqu'à la ceinture de
son compagnon et n'eut pas de mal à la défaire. Elle déboutonna un à un les
boutons du jeans d'Harm en le regardant dans les yeux. Et ce qu'elle y vit lui
annonçait une nuit haute en couleurs ! Attentif aux moindres frissons que
chaque geste de Mac lui procurait, Harm ne bougeait pas. Elle fit glisser le
jeans et le caleçon et il se retrouva nu devant elle. Elle vait maintenant la
certitude qu'il la désirait ! Elle descendit sa main le long de son ventre mais
Harm arrêta son geste et reprit le contrôle. Il lui prit le visage et
l'embrassa tendrement. Il voulait prendre son temps. Après tout, ils avaient
attendu 7 ans alors ils pouvaient bien encore patienter quelques minutes. Sa
bouche glissa sur sa joue, puis vers son cou. Il remonta jusqu'à son oreille et
la lui caressa avec sa langue. Ce geste eu pour effet de faire fondre
littéralement Mac qui se serra encore un peu plus contre lui. Elle pouvait
sentir son désir. Elle voulait qu'il la prenne maintenant... mais il ne
semblait pas pressé. Il la souleva légèrement et elle passa ses jambes autour
de sa taille. Tout en l'embrassant, il la porta jusqu'au lit où ils se
laissèrent tomber. Il termina alors de la déshabiller et resta un moment à
contempler ce corps parfait qu'il avait si souvent imaginé et qu'il allait bientôt
connaître plus intimement. Il s'allongea sur elle mais ne bougea pas. Il
accrocha son regard bleu acier aux yeux noisette de Mac. Ces derniers lui
suppliaient de lui faire l'amour. Il murmura son prénom et l'embrassa
tendrement. Ses mains qui entouraient son visage descendirent le long de ses
épaules et sa main droite continua jusqu'à ses hanches. Sous cette caresse, Mac
se cambra. Harm commença à bouger légèrement les hanches mais bientôt, il ne pû
plus attendre plus et la pénétra. Leurs deux corps s'accordaient parfaitement.
Harm accéléra ses mouvements de façon graduelle et Mac sentait des vagues de
plaisir l'envahir croyant que chacune d'entre elles était la plus forte, mais
elles montaient encore et encore. Harm quitta sa bouche pour sa poitrine. Dans
un dernier mouvement de hanche, il atteignit son plaisir en même temps que sa
partenaire. " Sarah " murmura-t-il " Je t'a… ". Son aveu se
perdit dans un gémissement de plaisir. Mac ferma les yeux et crût perdre
connaissance tellement son plaisir avait été fort. Décidemment, le Capitaine
Rabb n'avait pas finit de la surprendre ! Ils restèrent un moment sans bouger à
se complaire dans le plaisir qu'ils venaient de connaître. Ils étaient bien et
pour rien au monde, ni l'un ni l'autre ne voulaient briser cet état de
plénitude. Harm finit par rouler et se laisser tomber à côté de son amante en
poussant un " waouh ! ". Mac sourit.
-
Colonel,
vous allez avoir ma peau !
-
Vous
vous trompez Capitaine, je veux bien plus !
Il s'appuya
sur son coude et la contempla :
-
Tu es
belle Sarah Mc Enzie lui dit-il en relevant une mèche qui collait à son front
moite.
Sa main
descendit le long de son épaule, effleura ses seins, son ventre…
-
Harmon
Rabb Junior, je te préviens que si tu continues, je ne réponds plus de rien !
-
Ah oui
? Vraiment ?
Et sa main
lui prodigua une caresse intime et exquise. Mac ferma les yeux et son
compagnon, croyant l'avoir terrassé, fut surpris de la voir rouler sur lui.
-
Tu
l'auras voulu Pilote ! Maintenant, je te tiens !
Elle était
à califourchon sur lui et se pencha pour l'embrasser. Harm lui caressa le dos
puis descendit vers ses reins qu'il emprisonna. Mac commença à onduler
sensuellement son corps ce qui provoqua chez son amant une réaction plus
qu'instantanée. Il se souleva légèrement pour lui embrasser les seins. Mac se
mordait les lèvres pour ne pas crier son nom. Leurs mains se joignirent et une
nouvelle fois, leurs corps à l'unisson, ils atteignirent leur plaisir ensemble.
Mac se laissa retomber sur le corps musclé de son beau Capitaine qui l'enveloppa
de ses bras et demanda :
-
Pourquoi
a-t-on attendu si longtemps ?
-
La
réponse t'appartient Pilote. Tu sais bien que si ça n'avait tenu qu'à moi, nous
aurions déjà une ribambelle de Harmon Rabb Juniors !
-
J'ai
été vraiment bête dit-il en soupirant et en lui embrassant tendrement le front.
Il la fit
pivoter à ses côtés et ils s'endormirent d'un sommeil profond, apaisés dans les
bras l'un de l'autre.
26 décembre
11h AM
Un bruit de
vaisselle sortit Mac du cocon où elle se trouvait. Elle s'étira et tendit le
bras à côté d'elle pour vérifier si elle n'avait pas rêvé cette nuit idyllique
mais elle ne trouva qu'une place froide. Elle se redressa affolée mais fut de
suite rassurée en entendant Harm siffloter dans la cuisine. Ainsi, tout était
bien réèl. Ils avaient vraiment fait l'amour. Elle se sentit rougir en
repensant à cette nuit qui resterait inoubliable. Elle enfila la chemise de
Harm qu'elle trouva par terre et retrouva aussitôt l'odeur familière de son
amant. Elle alla à la cuisine. Harm était en train de préparer des pancakes. Il
avait juste enfilé son jeans et lui tournait le dos.
-
Bonjour
vous ! lui dit-elle en entourant sa taille de ses bras et en lui déposant un
baiser dans le cou.
Harm reposa
sa spatule et lui attrapa les mains pour les embrasser avant de se retourner.
-
Salut
Marine. Bien dormie ?
-
Pas
assez… mais ça vallait le coup dit-elle en se blotissant contre son torse.
-
Ah oui
? répondit-il d'un air rieur, encore 2 ou 3 nuits comme ça et je finis dans un
fauteuil roulant !
-
Vantard
! Il va pourtant falloir que tu t'y fasses. Et puis, il n'y a pas que la nuit
dans une journée…
-
Je
vois… mais avant, on devrait peut être manger quelque chose histoire de
reprendre des forces. Nous n'avons rien avalé depuis hier midi et telle que je
te connais, tu dois être affamée !
-
C'est
vrai. Mais en ce moment, je me contenterais d'amour et d'eau fraiche.
-
Doucement
Marine. Je ne suis pas aux fourneaux depuis 1 heure pour rien. Allez, assise !
Après on pourra passer à autre chose.
-
Tu
penses à quelque chose en particulier ?
-
Harm
riant : non, et toi ?
-
Hum…
Peut-être dit-elle rêveusement en plongeant dans sa tasse de café.
26 décembre
11h45 AM
Après le
copieux petit déjeuner, Mac décida d'aller prendre une douche. Harm débarassa
la table et à la pensée du corps de Mac sous l'eau, il eut l'envie irrésistible
de l'y rejoindre. Alors qu'il se dirigeait vers la salle de bain, on sonna à la
porte.
-
J'y
vais ! cria-t-il à l'attention de Mac.
Il ouvrit
la porte et se retrouva nez à nez avec l'Amiral qui tenait à bout de bras un
costume de Père Noël. Les deux hommes se regardèrent aussi stupéfaits l'un que
l'autre. Ce fut finalement l'Amiral qui parla le premier.
-
Capitaine
! Je ne m'attendais pas à vous trouver ici ! Je peux entrer ?
Un sourire
se dessina sur ses lèvres.
-
Oui,
excusez-moi. Mais, vous n'êtes pas en Italie ? demanda Harm très mal à l'aise.
-
Mon
avion n'a pas put décoller à cause de la neige. En repassant par le Jag, j'ai
vu que vous aviez oublié votre costume pour cet après-midi. Je savais que vous
étiez chez votre mère. C'est pourquoi je l'apportais au Colonel Mc Enzie. J'ai
essayé d'appeler mais la ligne et constemment occupée. Mais je vois que je peux
vous faire la commission directement !
-
Merci
Monsieur.
Harm se
sentait gêné et se demandait quelles pouvaient être les pensées de l'Amiral. En
effet, comment pouvait-il justifier se promener chez le Colonel à moitié nu ?
-
Le
Colonel n'est pas là ? demanda innocemment AJ.
-
Si,
si. Elle est sous la douche.
Un silence
pesant s'installa entre les deux hommes quand Mac fit son entrée dans la pièce,
roulée dans une serviette qui lui arrivait à mi-cuisses.
-
Dis-donc
Flyboy, je croyais que tu serais venu me rej……
Elle
s'arrêta net en voyant face à elle l'Amiral qui la regardait en souriant. Ce
dernier jubilait ! Il les avait pris sur le fait et s'amusait de leur gêne. Son
regard allait de l'un à l'autre avec un sourire satisfait.
-
Mac,
l'Amiral est venu apporter le costume que j'avais oublié.
-
Bonjour
Monsieur.
-
Bonjour
Colonel. Bien, je vois que vous avez passé un Joyeux Noël…vous avez mis le
temps. Je pense que nous devrons avoir une petite discussion tous les trois
demain dans mon bureau à la première heure !
-
Oui
Monsieur répondirent en cœur les deux amants.
-
Bien,
on se voit tout à l'heure. Ne vous mettez pas en retard !
Et il
sortit laissant nos deux avocats en pleine confusion. L'Amiral avait l'air de
prendre la chose plutôt bien. Il faudra qu'ils jouent serré pour continuer à
travailler côte à côte mais peut-être que l'Amiral les soutiendrait.
-
Bon,
et bien une bonne chose de faite !
-
Oui.
Ca s'est plutôt bien passé… quoiqu'un peu brûtal !
-
Mais
pourquoi es-tu venue à moitié nue dans le salon ? Et si ça n'avait pas été
l'Amiral ?
-
Je
n'entendais pas parler. Je croyais que c'était une erreur…
-
Harm
sourit… ah oui ? Et bien moi je vais te montrer que ce que je voulais faire
avant cette visite inattendue n'en était pas une !
Et il la
prit dans ses bras pour la conduire dans la salle de bain. Il voulait sa douche
avec Sarah Mc Enzie et il l'aurait !
26 décembre
4h PM
Tous les
enfants du personnel du Jag étaient réunis autour du grans arbre de Noël qui
avait été dressé au milieu de la salle de réception. Ils attendaient avec
impatience le Père Noël qui semblait se faire désirer. Ce qu'ils ne savaient
pas c'est que ce dernier avait prit une douche en compagnie d'un certain
Colonel du Jag et qu'elle s'était un peu trop prolongée ! Harm et Mac
arrivèrent donc en catastrophe. Heureusement, Harm avait passé son déguisement
chez Mac et il n'eut plus qu'à sauter de la voiture pour arriver, essouflé,
devant les enfants impatients. Les deux officiers firent une entrée fracassante
puisqu'ils étaient les derniers, sous le regard mi-reproche, mi-amusé de
l'Amiral. Les enfants étaient ravis de rencontrer le Père Noël mais, il faut
bien l'avouer, ils étaient surtout intéressés par les cadeaux ! Seul le petit
AJ regardait avec méfiance ce Père Noël qui ressemblait étrangement à son
tonton Harm ! Mais comme les autres, il finit par aller chercher son cadeau.
Après la
distribution, Harm et Mac s'isolèrent dans le bureau de l'Amiral. Cela faisait
maintenant presque 2 heures qu'ils ne s'étaient pas embrassés et ça devenait
invivable. Harm s'assit dans le grand fauteuil en cuir et Mac s'installa sur
ses genoux, passant ses bras autour de son cou.
-
Mademoiselle,
vous n'êtes pas un peu grande pour vous asseoir sur les genoux du Père Noël ?
-
Et
vous ? Vous n'êtes pas un peu jeune pour jouer les vieux messieurs à la barbe
blanche ? Je ne crois pas que les enfants aient été dûpes !
Harm
caressa la cuisse de Mac.
-
Et
puis, j'ai le Père Noël pour moi toute seule : n'est-ce pas le fantasme de
toutes les petites filles ?
-
Sarah,
je ne crois pas que les petites filles aient des pensées aussi peu convenables
!
-
On se
plaint ?
-
Non !
Au contraire…
Et ils
s'embrassèrent très tendrement. Tout à leur occupation, ils n'avaient pas vu le
petit AJ sur le pas de la porte qui les observait. Décidément, ce Père Noël
était bien étrange ! Voilà maintenant qu'il embrassait sa tata ! Il voulut en
savoir plus et alla chercher ses parents. Ces derniers se laissèrent entrainer
vers le bureau de l'Amiral, poussés par la curiosité que le discours de leur
fils avait titillée. Ils s'arrêtèrent net à la porte devant le spectacle du
Colonel et du Capitaine tendrement enlacés. Ils n'en croyaient pas leurs yeux.
Enfin, ils s'étaient trouvés ! Harriet avait remarqué un changement chez Mac
pendant la party mais elle ne savait pas lequel. Maintenant, elle comprenait.
Le couple échangea un regard complice et firent signe au petit AJ de ne pas les
déranger. Alors qu'ils étaient sur le point de repartir, ils furent rejoint par
l'Amiral.
-
Bien,
je vois que la place est occupée !
-
Vous
étiez au courant Amiral ?
-
Oui,
je les ai surpris chez Mac tout à l'heure… si vous aviez vu leur tête !
-
C'est
formidable. Mais vont-ils pouvoir continuer à travailler ensemble ?
-
Nous
étudierons cela demain. Pour l'instant, laissons le miracle de Noël se
poursuivre.
Les deux
amants n'avaient même pas daigné interrompre leur baiser durant la discussion.
Ils avaient totalement ignoré leurs amis, complètement isolés sur leur petit
nuage ! Tous les laissèrent donc. Les félicitations attendront le lendemain. Le
petit AJ quant à lui ne cessait de poser des questions bien embarassantes à ses
parents qui ne savaient quoi lui répondre ! Mais ce qu'il ne savait pas, c'est
que de cette heureuse union entre le Père Noël et sa tata, naitra bientôt Emma
qui deviendra un jour la future Madame AJ Roberts !
Fin
Je sais, la
fin est un peu bêbête !!!