Depuis que Harriet avait quitté le Jag, elle et Mac se retrouvaient dès que l’occasion le leur permettait, le samedi après-midi pour parler entre filles ou faire du shopping. Leur relation d’amitié avait toujours était présente mais elles n’avaient jamais vraiment pris le temps de l’approfondir.
Leur rapprochement se fit le lendemain de la soirée de l’amiral. Mac était passée chez Bud et Harriet pour apporter un dossier à celui-ci.
Harriet voyant son regard triste et mélancolique chercha à savoir ce qui se passait. Et de fil en aiguille, Mac lui raconta l’opération, les quatre pourcents de chance qu’elle avait d’avoir un enfant un jour, et la relation ambiguë qu’elle entretenait avec Harm.
Washington samedi pm
Centre commercial
Mac et Harriet sirotaient une limonade, tout en parlant de leur sujet favori le Capitaine de frégate Harmon Rabb jr.
Harriet- Pourquoi attendez vous qu’il fasse le premier pas ? De ce que vous m’avez dit, l’accident de Mattie la fait se renfermer sur lui. Donc maintenant qu’elle va mieux, pourquoi attendre. Provoquez-le, incitez-le à penser qu’il ne pourra pas vivre sans vous.
Mac- Si je comprends bien ce que vous me dites, Harriet, vous voulez que je lui fasse du rentre dedans, c’est ça.
Harriet- Oui... ! Écoutez Mac, vous aimez cet homme et d’après ce que j’ai vu tout au long de ses années à travailler à vos côtés, lui aussi. C’est quelqu’un qui a la tête sur les épaules et vouloir faire un enfant avec vous est une grande responsabilité, de cette manière il vous prouve son amour et son engagement. C’est ça façon à lui de vous le faire comprendre sans risquer de trop se dévoiler.
Mac- Sans trop se dévoiler, c’est une plaisanterie... Vouloir un enfant justement est plus engageant que tout autre chose. Pourquoi n’arrive-t-il pas à faire les choses comme tout le monde ?
Harriet- Il a peur de dire je t’aime, car pour lui ce mot est associé à malheur. Depuis ça plus tendre enfance les gens qu’il aime, disparaissent.
Mac- Mais enfin... Mac leva les bras en l’air et les laissa retomber sur ses cuisses, tout en soufflant d’exaspération. Pourquoi me promettre des choses comme ça si c’est pour le retrouver dans les bras d’une autre femme quelques mois après ?
Harriet- Mac, vous n’êtes pas sûr qu’il fréquente quelqu’un d’autre. Lui avez vous posé la question ?
Mac- Mais bien sûr, je vais aller le trouver et lui demander, Harm sortez-vous avec cette jolie rousse, comment s’appelle-t-elle déjà... Ah oui, Alicia Montes, que j’ai vu le soir où je suis venue vous voir dans votre appartement.
Harriet- Ne soyez pas sarcastique, Mac. Mais oui ! Je pense que vous devriez le lui demander. Peut être pas de cette manière... Vous êtes avocates ou vendeuse de chaussures ? Non de dieu, Mac ! Arrêtez de vous chercher des excuses ! S’emporta Harriet.
Allons, Mac. Sur un ton de nouveau plus doux. Vous savez faire preuve de subtilité quand même.
Mac- Pourquoi dîtes-vous que je me cherche des excuses ?
Harriet- Je n’ai jamais voulu vous le dire, mais en fin de compte, ça vous rassure à vous aussi de prendre l’excuse qu’il a peut-être quelqu’un d’autre, car vous êtes morte de trouille.
Mac sur la défensive, regarda Harriet avec des yeux de reproche.
Harriet- Désolé, Mac. Voyant qu’elle était peut-être aller trop loin dans sa franchise.
Mac...Je veux juste votre bonheur, je ne voulais pas vous offenser.
Mac- Non, c’est bon Harriet.
Mac se radoucit devant l’air penaude de son amie.
Mac- Vous avez raison Harriet. Mac regardait droit devant elle, les yeux dans le vague.
C’est autant sa faute que la mienne si nous en sommes encore à chercher qui nous sommes l’un pour l’autre.
Il est vrai que sur le ferry à Sydney, j’aurais tellement voulu qu’il se laisse aller. Je pensais avoir surmonter son refus mais ce n’était pas le cas. Je lui en ai voulu pour ça, et j’ai voulu le lui faire payer en épousant Mic. Mais tout ce que j’ai réussi à faire, c’est encore plus de dégâts dans notre amitié. Il a essayé de me faire comprendre qu’il tenait à moi le jour de la soirée de l’Amiral pour mes fiançailles, nous nous sommes même embrassés, mais moi je lui ai dit adieux.
Ensuite est venu son accident et je me suis rendue compte que je l’aimais toujours autant et Mic n’était pas la solution à ma frustration.
J’ai espéré encore après le départ de Mic mais une autre femme était encore entre nous.
Harriet- Renée, c’est ça.
Mac- Oui. Souffla-t-elle. Donc je me suis enfuie sur le Guadalcanal, pour essayer d’y voir plus clair. Quand il est venu pour une affaire, nous avons essayé de parler, mais sans succès. Puis je suis rentrée et nos vies ont repris leur court. Nous étions en train de reconstruire notre amitié et de nouveau quand les choses se passaient bien, il y a eu son arrestation et ma mission au Paraguay.
Harriet- Je n’ai jamais compris pourquoi vous avez été aussi catégorique avec lui. Pourquoi ne pas lui avoir demander de vous laisser un peu de temps, au lieu de dire non ?
Mac- Elle souffla une nouvelle fois. Franchement...Harriet, la trouille, comme vous dîtes. La trouille d’un autre refus, la trouille de perdre un ami si nous deux ça ne marchait pas.
Je sais que ce que je vais vous dire est égoïste de ma part et que j’aurais dû comprendre que le fait d’avoir démissionner prouvait que je comptais plus pour lui que sa carrière mais après tout ce que j’avais vécu, je voulais qu’il me rassure.
Cela faisait la cinquième fois que nous parlions de nous et comme d’habitude il se défilait. Il n’a jamais exprimé vraiment ces sentiments, il est toujours restait dans le flou. Et de se fait, j’ai pris son silence comme une nouvelle fuite. Et j’ai voulu me protéger pour ne plus souffrir.
Puis ensuite est venu la fausse mort de Webb, mon opération et notre fameuse discussion à la soirée du départ à la retraite de l’Amiral.
Il m’a reparlé de notre pacte, qu’il était prêt, si je voulais toujours avoir un enfant. Il a été tellement adorable ce soir-là. Mais avec le départ de Mattie je me suis dit qu’il voulait combler un manque. Donc je l’ai repoussé, de toute manière, je suis pratiquement stérile, donc je lui ai demandé du temps et de l’espace, et c’est ce qu’il a fait, jusqu’à l’accident de Mattie ou là il s’est renfermé sur lui-même. Et depuis plus rien.
Notre relation est restée amicale, mais je sens que nous avons perdu quelques choses en cours de route.
Harriet connaissait l’histoire de leur relation mais Mac n’avait pas vraiment expliqué ses sentiments sur tout ça et là, elle venait de le faire.
Harriet- Est-ce que vous l’aimez Mac ?
Mac, surprise devant la spontanéité d’Harriet, mit quelques secondes avant de répondre.
Mac- Oui...Elle baissa la tête.
Harriet- Alors c’est simple. Elle posa la main sur celle de son amie et la regarda avec un sourire timide.
Dîtes-le lui, il a sûrement besoin de l’entendre lui aussi. Laissez, le passé derrière vous, Mac.
S’il est vraiment avec cette Alicia Montes et bien battez-vous pour lui, et s’il ne l’est pas poussez-le jusqu’à ce qu’il ne jure que par vous. Provoquez-le, faites remonter à la surface le jeune homme arrogant, fougueux et sexy qu’il était. Bien qu’entre nous, il n’a rien perdu de tout ça.
Elles se mirent à rire ce qui détendit un peu l’atmosphère.
Mais il a besoin peut être qu’on le lui rappelle. Dit-elle pour finir.
Mac pencha la tête, regarda vers son amie et lui fit un franc sourire.
Mac- Ok, vous avez raison, il est temps que le lieutenant colonel Sarah Mackenzie du corps des Marines passe à l’attaque et que le Capitaine de Frégate Harmon Rabb Jr se lâche.
Harriet- Bien dit, Mac.
Elles se levèrent en même temps et s’étreignirent.
Mac- Vous m’accompagniez à Victoria secrets j’aurais quelques achats à faire là-bas.
Elle sentit le rouge lui monter aux joues, mais elle n’allait plus lui laisser le choix.
Harriet- Oh, Oh... je sens que l’on va s’amuser. Elle jubilait en se frottant les mains l’une contre l’autre. Vous savez ce que je regrette le plus ?
Mac- Non, dites-moi.
Harriet- C’est de ne plus être au Jag, pour voir la longue agonie de Harm.
Elles partirent dans un deuxième fou rire.
Mac- Je vous promets de vous tenir au courant, mais en attendant vous allez pouvoir m’aider si vous le voulez bien.
Harriet était encore plus excité que Mac.
Harriet- Dîtes moi, comment ?
Mac- Invitez nous, ce soir ou dimanche soir, pour dîner.
Harriet- Très bonne idée, comme ça je serais au première loge.
J’adore votre idée. Je l’appelle tout de suite.
Elle sortit son portable et composa le numéro de Harm. Au bout de trois sonneries une voix rauque, lui répondit.
Harm- Allo.
Harriet- Bonjour monsieur, comment allez-vous ?
Je ne vous dérange pas j’espère.
Mac regardait Harriet avec un sourire de connivence et ses yeux pétillaient de mille feux en attendant la réponse.
Harm- Bonjour Harriet. Que me vaut cet appel ? Tout va bien ?
Harriet- Très bien, je voulais savoir si vous seriez d’accord pour venir ce soir ou demain soir dîner à la maison ?
Harm- Oh, j’en aurais été ravi mais j’ai des projets pour ce week-end.
Mac vit la tête enjouer de Harriet, s’assombrir au fur et à mesure que Harm lui parlait.
Mac- Que se passet-t-il ? Demanda Mac dans un murmure pour que seul Harriet l’entende.
Celle-ci lui fit signe de la main de patienter un peu. Elle prit une voix et une moue de petite fille des plus attristée que seul Mac pouvait voir ce qui la fit sourire et continua son assaut.
Harriet- Oh... Quel dommage... AJ va être tellement triste que vous ne puissiez pas venir.
Harm- Pourquoi ça ? Aurais-je oublié un évènement ?
Harriet- Non...Non, c’est juste que lundi il s’en va pour une semaine chez mes parents et qu’il aurait voulu voir son parrain avant de partir.
Harriet affichait un parfait sourire. Elle savait qu’elle touchait un point sensible. Et elle asséna le coup final, celui de la culpabilité.
Harriet- Mais si vous ne pouvez pas, ce n’est pas grave, je lui expliquerais que vous êtes trop occupé.
Harm réfléchit quelques secondes avant de reprendre la parole, et soupira de résignation.
Harm- Ok, Harriet.
Celle-ci se mit à sautiller sur place et leva son pouce en l’air pour dire à Mac que tout était ok.
Harm- Mais Harriet, je ne pourrais venir que dimanche soir. Il ne met pas possible de décommander pour ce soir.
Harriet- Aucun problème, Harm. Bien, je vous dis à dimanche vers 19 heures ça vous va ?
Harm- Parfait à dimanche. Bye.
Harriet- En revoir.
Ils raccrochèrent et les deux complices se sourirent.
Mac- Merci, Harriet. Je me demande ce qu’il va faire ce week-end.
Harriet- Pensez positif, Mac. En lui posant sa main sur son avant bras. Quoi qu’il puisse faire et avec qui, ne doit pas vous détourner de votre objectif.
Mac- Ouais, vous avez raison. Après tout j’étais là avant.
Elles s’étreignirent une nouvelle fois et partir faire les quelques achats de prévus pour faire tourner la tête de ce fichu pilote.
Appartement de Mac
Dimanche
Le lendemain, Mac passa son après midi à se préparer. Elle avait convenu avec Harriet que pour la première phase de son plan séduction, il fallait y aller doucement mais sûrement.
Sa tenue était des plus communes mais sexy à la fois.
Elle portait un chemisier bordeaux cintré à la taille, à manche longue, possédant une fermeture éclair qu’elle laissa ouverte jusqu’à la naissance de ses seins. Ce qui laissait apparaître un petit morceau de dentelle du soutien-gorge. Une jupe noire, droite et relativement courte s’arrêtant un peu plus haut que ses genoux et fendue sur les deux côtés jusqu’à mi-cuisse, ainsi qu’une paire de bottes noires montantes aux genoux, et à talons. Tout ceci était agrémenté bien entendu par une fine lingerie en dentelle noire et des bas noirs.
Elle ajouta à sa préparation, une touche de maquillage légère et s’admira devant son miroir, satisfaite d’elle-même.
Mac- Ce soir mon cher Harm. Elle soupesa ses seins devant le miroir, se tenant bien droite et les souleva puis les lâcha d’un coup sec et posa ses mains sur ses hanches. Votre imagination va fonctionner à plein tube, et aucun moyen pour vous d’y échapper.
Elle prit son sac, ses clés de voiture et roula jusqu’à la maison des Roberts.
Si ces calculs étaient bons, vue l’heure, Harm n’allait pas tarder à arriver.
Elle téléphona à Harriet pour être sûre de son coup.
Elle n’avait pas envie de poireauter des heures sur la chaussée attendant que son beau chevalier ne passe, alors que celui-ci se trouvait déjà chez Harriet.
Mac- Harriet, est ce qu’il... ?
Harriet- Non, la voiture que je vous ai prêtée vous convient-elle ? Et êtes- vous en place ?
Mac- Oui, pour les deux questions. C’est parfait. Espérons qu’il ne va pas changer d’itinéraire juste ce soir. De plus cela fait trois personnes de la gente masculines que je repousse.
Harriet- Il ne devrait pas tarder, mais vous savez qu’il est toujours en retard. Si par je ne sais quelle malchance, il se retrouve ici sans vous, je vous appelle.
Mac- Ok. Ah, Je vous laisse je crois que j’aperçois sa voiture.
Effectivement c’était bien Harm qui s’arrêta sur le bas côté. Il avait aperçu les feux clignotants de détresses de la voiture et le capot relevé. Il sortit de sa corvette et s’avança vers celle-ci. Tout en s’approchant, un sourire se dessina sur ces lèvres. La position de la jeune femme ne lui déplaisait en aucune mesure. Les mains dans les poches de son pantalon et la tête légèrement penchée, sûr de lui, il admira ainsi avec délice ses longues jambes fuselées mais bien galbées, ses hanches généreuses et sa taille fine.
Mac toujours penchait au dessus du moteur, fit semblant de ne pas l’avoir entendu arriver.
Harm laissa ses yeux rivés sur ses six heures, tout en commença à parler.
Harm- Vous devriez laisser le soin à quelqu’un d’autre de faire ça, sinon je crains que votre chemisier n’en subisse les conséquences.
Mac se retourna avec lenteur et sensualité et aperçu le regard perçant de Harm qui la scrutait des pieds à la tête, s’arrêtant à son décolleté. Un sourire plantait en plein milieu du visage, elle le regarda et attendit qu’il relève les yeux pour lui parler.
Quand Harm entra en contact visuel avec elle, il eut un mouvement de recul et de panique. Il se sentit tout à coup comme un adolescent, prit en flagrant délit et ses joues s’empourprèrent. Il ouvrit la bouche et fit une tentative pour parler mais les mots restèrent coincé au fond de sa gorge.
Mac prenait un malin plaisir de le voir dans cet état là.
Mais elle se décida à prendre la parole.
Mac- Salut, matelot. Faisant comme si de rien était. Vous tombez bien, Harriet m’a prêté sa voiture samedi car la mienne et au garage et...
Harm ! Harm ! Vous allez bien ?
Harm- Pa...par...pardon. Excusez-moi. Il secoua sa tête pour remettre ses idées en place. Je ne m’attendais pas à ce que se soit vous.
Mac- Ah... Et à qui vous, vous attendiez ?
Harm- Personne en particulier, mais sûrement pas, à vous.
Mac prit un air faussement vexé et s’approcha de lui.
Mac- Dois-je comprendre que vous n’êtes pas content de me voir et que je dois me débrouiller seule pour la voiture ?
Harm- Non. Cria-t-il. Bien évidement que non. Je suis content de vous voir.
Mac- J’ai remarqué... dit-elle le sourire aux lèvres.
Vous allez m’aider avec cette fichue voiture ou dois-je appeler une dépanneuse ?
Harm troublé au plus au point par ce qu’il avait devant les yeux et par les pensées obscènes qui lui ont traversé l’esprit au moment ou ses yeux étaient rentrés en contact avec la jeune femme, s’avança vers la voiture de Mac et y jeta un coup d’oeil.
Harm- Vous, vous rendiez chez Harriet et Bud, ce soir ? Dit-il en se penchant sur le moteur.
Mac- Oui. AJ voulait absolument me voir avant de partir. Et vous aussi apparemment ?
Elle s’adossa à côté de lui.
Harm sentit l’avant de la voiture s’affaisser légèrement et détourna le regard du moteur quelques secondes.
Ses yeux rencontrèrent la plus belle paire de cuisse qu’il lui est été permis de voir pendant sa vie d’homme. Il déglutit péniblement en apercevant un morceau de dentelle du bas noir qu’elle portait.
Il sentit monter en lui une vague de chaleur et se redressa rapidement. Se cognant la tête contre le capot de la voiture.
Harm- Aie !
Mac- Harm...Ça va ?
Mettant une main sur sa douleur et l’autre en avant pour ne pas qu’elle s’approche de trop près, il parla, tout en grimaçant.
Harm- Tout va bien. Ça fait mal sur le coup mais ça passe.
Les yeux dans les yeux, ils se scrutèrent. Mac essayait de garder son sérieux face à un Harmon Rabb visiblement très agité.
Harm- Je dois absolument m’éloigner d’elle, avant tout pour ma santé mentale et pour éviter de faire quelques choses d’irréversibles. Pensa-t-il.
Il fit deux pas en arrière, sans la quitter des yeux.
Mac le regardait lutter contre lui-même. Et décida de mettre fin à son calvaire pour ce début de soirée.
Mac- Alors, est-ce que s’est réparable ?
Harm n’avait pas eu le temps de bien regarder. Trop perturber.
Et décida d’aller à la facilité.
Harm- Je crois bien Marines, que la dépanneuse sera plus que nécessaire.
Désolé.
Mac- Ok, vous appelez la dépanneur et moi Harriet. J’ai oublié de l’avertir.
Harm- D’accord.
Mac s’éloigna un peu de lui pour ne pas qu’il entende la conversation à venir.
Mac- Harriet, c’est moi.
Harriet- Alors ?
Mac- La première phase est atteinte.
Harriet cria tellement fort que Mac se retourna pour voir si Harm avait entendu quelque chose.
Quand à Bud, il sursauta, manquant de renverser le repas de ce soir et leva un sourcil, se demandant si sa femme allait bien.
Mac- Calmez-vous Harriet. Murmura-t-elle.
Elle haussa la voix pour que cette fois-ci Harm entende, voyant qu’il avait coupé son téléphone et qu’il se rapprochait d’elle.
Mac- Je suis désolée Harriet. Nous faisons le plus rapidement possible. Et elle raccrocha.
Harm- Le dépanneur arrive. Ça a été avec Harriet ?
Mac- Aucun problème.
Un silence gênant s’installa, et Mac décida de le rompre.
Mac- Alors, vous avez passé un bon week-end ?
Harm la regarda, il la trouvait magnifique ce soir, et très sexy. Il n’avait pas l’habitude de la voir dans des tenues pareilles. Sentant son trouble réapparaître, il tourna la tête un instant et fit quelques pas devant lui pour ne plus se trouver à proximité de ce corps excitant.
Harm- Oui.
Mac fut surprise qu’il n’en rajoute pas plus. Et insista pour savoir s’il était avec Alicia ou si il était parti voir Mattie.
Mac- Comment va Mattie ?
Harm- Bien, elle se remet tout doucement. Les médecins sont confiants. Je vais lui rendre visite le week-end prochain.
Mac- Vous n’y êtes pas allé hier ?
Harm- J’avais des choses à faire. Et comme Jennifer lui rendait visite ce week-end, j’ai préféré les laisser entre fille.
Mac- Je vois. Dit-elle déçu, pensant qu’il avait dû le passer avec Alicia.
J’aimerais aller la voir. Si cela ne vous ennuie pas.
Harm releva la tête et la regarda surpris de sa demande.
Harm- Vous n’avez pas besoin de ma permission, Mac, pour aller la voir. De plus je suis sûr qu’elle sera ravie.
Mac- Je ne veux pas...M’imposer.
Harm- Ça ne sera pas le cas, je vous assure.
Mac- Bien.
Harm- Mac.
Mac- Oui ?
Harm- Je voulais...le dépanneur est là.
Mac était frustrée. Maudissant cette foutue machine et son occupant de les avoir couper dans un moment comme celui-là.
Le conducteur descendit du camion et avança vers Mac, laissant son regard glissé le long des ses courbes généreuses.
Harm le remarqua et la jalousie envahit tout son corps.
Il s’approcha près de Mac pour faire comprendre au chauffeur qu’il avait plutôt intérêt de s’occuper du remorquage et seulement du remorquage de la voiture.
Harm- Vous devriez éviter de vous habiller comme ça Marines. Dit-il sur le ton de la plaisanterie, mais il le pensait vraiment.
Mac- Et comment aurais-je dû m’habiller ? Dit-elle, amusée par son comportement.
Harm- Moins court et moins décolleté. Dit-il en lui souriant.
Mac- Je ne trouve pas ma jupe trop courte et mon décolleté n’a rien de si provoquant. Seriez-vous jaloux que les hommes me regardent ?
Harm- Non, pas du tout. C’est seulement, que j’aimerais ne pas devoir me battre pour sauvez votre jolie postérieure. Fit-il amusé.
Mac resta bouche bée devant Harm. Elle n’aurait jamais pensée qu’il oserait lui dire ça un jour.
Mac n’eut pas le temps de répondre car le dépanneur avait fini ses manoeuvres.
Le dépanneur- Où voulez vous que je dépose la voiture ?
En scrutant toujours Mac de bas en haut.
Harm ne tenant plus et irrité par son comportement lui lança sèchement.
Harm- Vous n’avez cas nous suivre, si vous arrivez à décoller vos yeux de son décolleté. Nous ne sommes pas très loin de chez les propriétaires du véhicule.
Mac le regarda surprise, et le dépanneur se mit à rougir.
Mac- Tout est encore possible. Pensa-t-elle. Elle se mit à sourire et le rejoignit près de sa voiture.
Ils montèrent tous les deux dans la corvette et le chauffeur prit place dans son camion.
Le trajet se déroula sans qu’aucun des deux ne décrochent un mot.
Harm lui était trop énervé devant la façon dont ce pervers de chauffeur l’avait reluqué et Mac affichait un sourire de béatitude devant le comportement jaloux de son partenaire.
En y réfléchissant bien, Harm se surprit à penser qu’il avait eu le même comportement en la voyant de dos. Il s’était lui aussi rincé l’oeil. Il en éprouvait à la fois de la honte car elle était sa partenaire et son amie et du désir car s’était une femme magnifique et sexy.
Devant cette constatation il se radoucit un peu.
Harm- Mais sait-elle seulement, l’effet qu’elle provoque sur mes semblables et sur moi-même. Pensa-t-il.
Ils arrivèrent chez les Roberts avec plus de deux heures de retard.
Une fois la voiture déposée dans l’allée, ils entrèrent dans la maison et s’excusèrent.
Harriet et Mac se lancèrent un regard de connivence et se sourire.
Harriet attrapa Mac par le bras et la dirigea vers la cuisine.
Harriet- Alors ? Et je veux tous les détails.
Mac- C’est plus, que ce que j’espérais. Mais je vous raconterais tout ça un autre jour. Allons les rejoindre.
La soirée se passa à merveille. Ils profitèrent du petit AJ pendant environ deux heures. Harm ne la quittait pas des yeux et puis vint l’heure ou il fallait rentrer.
Harm se proposa de ramener Mac chez elle, ce qu’elle accepta bien volontiers.
Immeuble de Mac
Un peu plus tard.
Arriver devant l’immeuble, aucun des deux n’osaient bouger.
Mac se décida enfin.
Mac- On a passé une excellente soirée, n’est-ce pas ?
Harm- C’est vrai. Cela faisait bien longtemps, que nous ne nous étions pas retrouvés entre amis. Cela m’a fait le plus grand bien, si l’on fait l’impasse sur le début de soirée.
Mac- Harm...Dit-elle d’une voix hésitante.
Harm- Oui. Il se tourna vers elle.
Mac- Vous vouliez me dire quelques choses tout à l’heure, avant que la dépanneuse arrive. Qu’est-ce que s’était ?
Harm- Je voulais juste...M’excuser pour mon comportement, que j’ai eu envers vous, lors de l’accident de Mattie.
Et il lui lança un sourire timide mais sincère.
Mac- Ce que je peux aimer cet homme. Pensa-t-elle.
Mac- Vous n’avez pas à vous excusez, j’ai très bien compris votre comportement.
Mais j’aurais aimé pouvoir vous aider.
Elle baissa la tête pour ne pas qu’il s’aperçoive la montée de larmes qui commençaient à voiler ses yeux.
Mais elle ne fut pas assez rapide et Harm passa l’une de ses mains sous son menton et la fit relever la tête. Mais elle ne le regardait toujours pas.
Harm- Regardez moi, Sarah. Que se passe-t-il ?
Il lui passa son pouce sur une de ses joues pour interrompre la descente d’une larme.
Mac- Je vais bien, je vous assure. C’est juste que...
Harm- Que quoi ?
Mac- vous m’avez dit un soir, que vous étiez fatigué de regarder ma vie, que vous vouliez en faire parti. Cette fois-ci elle le fixait.
Harm- c’est vrai. Mais vous aviez besoin de...
Mac- de temps, et vous m’en avez laissé. Écoutez, laissez tomber, je vais rentrer et vous rejoignez Alicia, elle doit vous attendre, il se fait tard.
Elle dégagea son visage de sa main.
Harm, la regarda, un air de pur incompréhension sur le visage. Il fronça les sourcils.
Harm- Je ne comprends pas. Pourquoi me parlez-vous d’Alicia ?
Vous pensez que Alicia et moi sommes...Sommes ensembles ?
Mac- Ce n’est pas le cas ? Vous n’étiez pas avec elle ce week-end ? dit-elle d’une voix timide, reprenant espoir.
Harm- Non, Mac. Bien sur que non. Nous avons collaboré ensembles rien de plus.
C’est ce que vous avez cru ?
Mac- Je l’ai vu vous embrasser au tribunal et lorsque je suis venue chez vous l’autre jour, vous dîniez tous les deux, alors...elle haussa les épaules. Alors, j’ai cru que c’était effectivement le cas. Je me sens stupide. Dit-elle
Elle ouvrit la porte pour sortir.
Harm lui posa la main sur l’avant bras pour le retenir.
Harm- Ne le soyez pas. Il lui sourit.
La main sur la poignée et une jambe à moitié dehors, elle se retourna vers lui, se pencha et lui déposa un baiser sur la joue.
Mac- Merci, Harm. À demain.
Il la regarda descendre et passer devant la voiture et ne put s’empêcher d’observer sa démarche féline et sensuelle.
Harm- Vous êtes une tentatrice née, Mademoiselle Sarah Mackenzie. Dit-il dans un murmure.
Mais avant qu’elle ne rentre, il reprit ses esprits et l’interpella.
Harm- Mac, vous voulez que je passe vous prendre demain ?
Mac- C’est gentil, Harm. Mais Bud me l’a déjà proposé et j’ai accepté. Ça vous évite de faire un détour.
Harm fut légèrement déçu.
Harm- Ok, alors à demain Sarah. Hey...Cria-t-il à nouveau, avant que la porte de son immeuble ne se referme.
Mac sortit la tête et le regarda.
Mac- Que se passe-t-il ?
Harm- Par votre seule présence, vous m’avez aidé, Sarah. Et je veux toujours faire parti de votre vie.
Il démarra et partit. Et c’est le cœur léger qu’elle monta dans son appartement.
QG du Jag
Lundi matin
Cuisine du Jag.
Étant là depuis plus d’une heure, Mac leva son nez de son ordinateur et s’aperçu que Harm n’était pas encore arrivé et décida d’aller prendre un café dans la cuisine.
Arrivée devant celle-ci, elle se stoppa net en voyant l’objet de tous ses fantasmes.
Harm lui tournait le dos. Elle en profita pour poser ses jolis yeux marron sur ses fesses, et se mordit la lèvre de gourmandise.
Il ne l’entendit pas entrer.
Elle s’approcha de lui en douceur.
Mac- Bonjour Harm. Dit-elle d’une voix qui se voulait suave.
Harm sursauta et faillit renverser le contenu de son verre sur lui. Il se retourna et fut surpris de la trouver aussi prêt de lui.
Ne s’étant pas tout à fait remis de la veille, il s’écarta d’elle et essaya de garder une voix neutre.
Harm- Salut, Mac. Vous m’avez surpris.
Mac- Désolée. Dit-elle amuser.
Le fait d’avoir eu cette discussion avec lui la veille, l’avait conforté dans son idée.
L’espace étant réduit cela aller lui faciliter la tâche.
Harm se trouvait en face d’elle lui bloquant le passage pour atteindre la cafetière.
Ne se démontant pas, elle avança vers lui jusqu’à se retrouver presque coller à lui, du moins la moitié de son corps, et tendit son bras pour atteindre le café.
Elle leva les yeux et rencontra un regard rempli de frayeur mais aussi de désir.
Elle remarqua aussi sa mâchoire crispée et le léger tremblement de ses lèvres.
Harm- Excusez moi. Je vous gêne. Il fit un pas de côté pour se dégager de la chaleur que ce corps posait sur le sien lui prodigué.
Mac- Ça va. J’ai eu ce que je voulais. Sans le quitter des yeux, un sourire narquois sur les lèvres.
Harm- Mon dieu, Mac. Restez loin de moi. Pensa-t-il.
Il fut sorti de ses pensées par la voix de Tiner qui venait les chercher sur ordre du Général Cresswell.
Harm emboîta le pas de Tiner, laissant Mac dans la cuisine.
Celle-ci malgré son amusement était toute fois ému par le contact de leur deux corps. Sur ceux elle prit la direction du bureau de son supérieur.
QG du Jag
La Bibliothèque. Pm.
Le Général leur avait confié une nouvelle affaire, et des recherches étaient nécessaires pour la préparation de leur défense.
Donc en se début d’après-midi, installé l’un en face de l’autre, ils travaillaient comme des élèves studieux, du moins ils essayaient.
Harm avait du mal à se concentrer, des flashs de la soirée d’hier lui revenait constamment en tête.
Il releva un moment la tête pour la regarder et il fut hypnotisé par sa bouche si pulpeuse et sensuelle qui faisait faire à l’aide de sa main un va et vient à son stylo, et ses pensées dérivèrent vers une autre partie de son anatomie qui aurait aimé elle aussi subir le même sort.
Harm- Tu deviens complètement barjot mon pauvre. Arrête ton imagination sinon tu vas te retrouver dans une position plutôt inconfortable et embarrassante. Pensa-t-il.
Et il se mit à se tortiller sur sa chaise.
Mac releva sa tête et souleva un sourcil en le voyant aussi nerveux.
Mac- Vous allez bien ?
Surpris il se figea.
Harm- Oui. Alors avez vous trouvé quelques choses ?
Mac- Peut-être bien. Mais, avant de vous dévoiler ma stratégie il faut que je me documente encore.
Elle se leva et se dirigea vers les rayons de livres. Elle prit l’escabeau qui se trouvait à sa droite et y grimpa dessus.
Harm la regarda partir, puis se leva à son tour pour aller la rejoindre.
Harm- Mac...appela-t-il.
Tout en marchant il avait continué à lire le document qu’il tenait dans ses mains, et lorsqu’il releva la tête, il se retrouva nez à nez pour la deuxième fois avec son jolie postérieure.
Mac à l’appel de son nom avait tourné légèrement la tête et en baissant ses yeux, elle put apercevoir la réaction plutôt subjective de Harm.
Ne voulant pas le mettre dans une position gênante, elle reprit sa position initiale et fit comme si de rien n’était.
Harm quand a lui son sang ne fit qu’un tour, et il partit le document devant lui, vers les toilettes les plus proches priant pour ne rencontrer personnes.
C’était la première fois qu’une telle chose lui arrivait.
Harm- Avoir une érection au travail, mais tu deviens obséder Harm. Se dit-il.
Où plutôt c’est elle qui t’obsède. J’espère qu’elle n’a rien vu. Elle va finir par me rendre complètement fou.
Il se pencha au dessus du lavabo et s’aspergea la figure d’eau froide.
Au bout de quelques minutes, retrouvant toutes ses facultés, il regagna la bibliothèque, en se demandant quelle excuse, il allait bien pouvoir déballer.
Mac, quand à elle, se força à enlever cette image de sa tête. Elle constata tout de même fier d’elle que son plan fonctionné et que finalement, elle allait sûrement y parvenir plus vite que prévue.
Pourtant, elle n’avait rien fait pour provoquer cela, du moins consciemment.
Elle regagna sa place plus que souriante en attendant que son pilote ne revienne.
Il poussa la porte de la bibliothèque et vit Mac de dos s’être remise au travail.
Sans faire plus de bruit que nécessaire, il rejoignit sa chaise.
Mac le regarda s’asseoir et fit un petit rictus avec sa bouche.
Mac- Que vous est-il arrivé ?
Harm- Oh, rien de grave. Dit-il en gesticulant avec les mains. J’avais oublié d’appeler Mattie au déjeuner.
Mac- Ah...Et comment va-t-elle ?
Harm- Bien, très bien. Alors avez vous fini ? Changeant de sujet.
Mac- Oui.
Harm- Nous devrions comparer nos notes, alors.
Mac- Vous avez raison, mais il se fait tard et l’audience n’est qu’après demain à 13 heures, donc nous aurons toute la journée de demain pour faire ça.
Harm- Et si je vous invitais à dîner chez moi, comme ça nous pourrions faire ça se soir, car demain après midi, je dois partir pour Norfolk.
Harm- Pour lui-même. Tu viens d’avoir une érection il y a de ça quelques minutes et tu l’invites aussitôt à dîner, un tête à tête avec la fille de tous tes ennuies. Plutôt pas mal comme perspective, tu aimes te torturer mon vieux.
Mac lui fit un sourire. Elle ne savait pas si accepter ou refuser. Le comportement qu’il avait eu tout à l’heure l’avait troublé plus qu’elle ne veuille le laisser paraître. Et une idée germa dans son esprit.
Mac- C’est gentil, mais je ne peux pas ce soir, je suis attendue.
Mac l’observa et put lire sur son visage la déception mais aussi la jalousie qu’elle avait provoqué en lui, en lui parlant d’un rendez-vous.
Ayant obtenue la réaction désirée, elle se leva, et se dirigea vers la sortie.
Harm n’avait toujours pas bougé, ni ouvert la bouche.
Elle se retourna une dernière fois sur lui.
Mac- On se voit demain matin matelot. Passer une bonne soirée.
Elle enfonçait un peu plus le clou, mais elle ne put s’en empêcher.
Sans desserrer les dents, il lui lança un vague bonsoir et replongea son nez dans ces documents.
Harm- Avec qui diable pouvait-elle avoir rendez-vous ? Vous allez me rendre dingue, Marines.
Quelques minutes après, il partit lui aussi.
QG du Jag mardi
Troisième jours.
Harm venait d’arriver et il avait une sale tête.
Toute la nuit il l’avait passé à se retourner dans son lit en pensant à Mac.
Ses deux derniers jours avaient fait remonter à la surface des émotions qu’il s’était promis de ne plus éprouver après l’accident de Mattie.
De plus les hallucinations qu’il avait eu il y a de cela trois ans en arrières refirent leur apparitions. Mac en tenue de soirée, Mac sortant de sa salle de bain vêtue d’une simple serviette bleue et enfin Mac et là il ne l’avait pas rêvé, avant hier soir, appuyée sur le capot d’une voiture plus sexy que jamais.
Tout se bousculait dans sa tête et il ne savait plus comment gérer tout ça.
Et elle que voulait-elle vraiment ?
Après la soirée de l’Amiral pour son départ à la retraite, elle lui avait demandé du temps et il lui en avait laissé, mais maintenant le temps était peut-être venu de mettre les choses aux claires entre eux.
Il en était là de ses réflexions quand on frappa à la porte de son bureau.
Harm- Entrez.
Mac- Bonjour, Harm. Vous avez l’air tendu.
Sans lui laisser le temps de réagir, elle se positionna derrière lui et commença un massage à la base de son cou, pour essayer de le détendre.
Mac attaquait fort pour ce mardi matin.
Au contact de ses mains sur son cou, il se raidit et au lieu de savourer ce moment et se détendre, il devenait de plus en plus nerveux.
Mac- Détendez-vous Harm. Lui souffla-t-elle près de son oreille.
Je vous trouve très stresser en ce moment.
Il sentit un souffle chaud lui caresser l’oreille et un frisson courut le long de sa colonne vertébrale.
Il se releva d’un coup et manqua de la renverser dans sa précipitation.
Harm- Hum...Hum...Nous devrions nous retrouver dans la salle de débriefing. Dit-il d’une voix tremblante, sentant encore les traces de feu que ses mains lui avaient infligé.
Mac- Ok, je vous retrouve là-bas.
Et elle sortit de son bureau fier d’elle.
La tête dans ses mains, il se demandait ce qui lui arrivait et pour ne pas perdre la boule il devait avoir une discussion avec elle.
Les résolutions c’est bien beau mais faut-il encore les mettre en pratique.
Il alla la rejoindre, et finalement la matinée se passa plutôt bien, tous les deux restants strictement professionnelles.
Mac- Vous partez à quelle heure pour Norfolk ?
Harm- Dans une demie heure environ.
Mac- Bien, je vais y aller, Harriet doit m’attendre pour aller déjeuner.
Harm- Passez-lui le bonjour.
Mac- Ok, bonne après-midi. À demain, alors.
Après lui avoir lancé un dernier regard, elle sortit et rejoignit Harriet qui l’attendait dans le bureau de son mari.
Mac- Salut, Harriet.
Harriet- Bonjour, Mac.
Mac- Je pose ces documents dans mon bureau et nous pouvons y aller.
Harriet- Bien, je vous attends près de l’ascenseur.
Assise depuis dix minutes à la terrasse du Jag, la discussion arriva très vite au sujet de Harm.
Harriet- Où en êtes-vous avec lui ?
Mac- Pour l’instant, je l’asticote comme prévue. Je pense que je suis sur la bonne voix et qu’il ne tardera pas à perdre la tête.
Harriet- Je suis contente pour vous que cela marche.
Mac- Je ne vous cache pas que c’est dur de jouer se rôle mais c’est excitant à la fois.
Harriet- Demain soir Bud, lui et Sturgis vont prendre un verre au Mc Murphy, vous devriez aller y faire un tour si vous n’avez rien de prévu.
Mac la regarda avec un large sourire et ses yeux dérivèrent tout à coup vers l’entrée du Jag ou un certain pilote avait fait son apparition.
Leurs yeux s’accrochèrent ce qui faillit à Harm de se retrouver les quatre fers en l’air en ratant une marche. Mac se mit à rire face à son côté maladroit. Harriet, elle, les étudiait tous les deux. Et Harm comme si de rien n’était leur fit signe de la main et rejoignit sa voiture.
Harm- Mon vieux, tu te ridiculises de jour en jour. Cette soirée entre homme va te faire le plus grand bien.
Harriet- Effectivement vous êtes sur la bonne voix, Mac. D’après ce que j’ai pu voir il est plus que troublé.
Mac- Ouais, je le pense aussi. Mais je ne le savais pas aussi nigaud.
Harriet- Je penche plutôt pour dire, que ses sentiments remontent à la surface et c’est surtout ça qui le perturbe. Le jour où il les acceptera, je suis certaine que l’homme sûr de lui, et séducteur réapparaîtra. Et à ce moment-là, c’est vous Mac... Elle pointa son doigt dans sa direction et hocha la tête. Qui allait devoir faire attention à vos fesses.
Devant les paroles de Harriet, Mac ouvrit de grands yeux et elles se mirent à rire à plein poumon.
Mac se calma la première et repris un peu de son sérieux.
Mac- Harriet, je suis contente de pouvoir parler de tout ça avec vous.
Harriet- Et moi, je suis ravi que vous le fassiez. Vous allez, y aller demain.
Mac- Je ne manquerais cette occasion pour rien au monde.
Harriet- Vous avez une idée de ce que vous allez faire.
Mac- En premier trouver la tenue idéale et ensuite je ne sais pas, je verrais sur le moment je pense.
Ça vous direz de vous joindre à moi demain soir ?
Harriet- Si j’arrive à faire garder le petit Jimmy, ça sera avec plaisir.
Mac- Je vous appelle demain, il faut que j’y retourne, bye et merci pour le déjeuner.
Finalement le lendemain, Mac se chargea de la défense de son client seule, car Harm était bloqué à Norfolk pour la journée.
Harriet avait pu se libérer, et pour ne pas gâcher l’effet de surprise, elle ne dévoila pas à Bud où avait lieu leur rendez-vous du soir.
Mc Murphy, le même soir. Mercredi.
Harm, Bud et Sturgis étaient accoudés au comptoir et buvait une bière, tout en discutant de voiture, de football, et de filles.
Harm- Ça à l’air de fonctionner avec Varèse ? Demanda-t-il à Sturgis.
Sturgis- C’est vrai, je crois bien que s’est la bonne. Et ils se sourirent.
Bud- Et bien lancez-vous Monsieur.
Sturgis- Pour l’instant nous y allons doucement, mais j’en ai bien l’intention d’ici quelques mois.
Harm- Et bien...Dit-il en souriant. Qui aurait cru cela possible ?
Sturgis- Tu parles pour toi là mon pote. En lui donnant une tape dans le dos.
Devant la réflexion de Sturgis, tous les trois éclatèrent de rire.
Bud- En tout cas toutes nos félicitations. Et vive les femmes qui entourent nos vies.
Ils levèrent leur bière pour trinquer.
Et tout à coup le brouhaha qui régnait dans le bar se transforma en murmure et plusieurs yeux se tournèrent vers l’entrée.
Sturgis la bouche ouverte, donna un coup de coude à Harm et lui fit signe de la tête en direction de l’entrée.
Quand celui-ci se retourna, il crut que son coeur allait tomber, sortir de sa poitrine tellement il se mit à battre rapidement, et ses jambes se mirent à trembler.
Harm- Mon dieu, suis-je aussi stupide ? Dit-il dans un murmure.
Bud- Pardon monsieur. Qu’avez-vous dit ?
Il lui répondit sans quitter des yeux Mac.
Harm- Rien Bud, rien d’important.
Mac sentit le regard brûlant de Harm se posait sur elle. Tout en marchant dans leur direction, elle ne le quitta pas des yeux. Ça démarche se voulait érotique et sensuelle.
La tenue qu’elle avait choisie, dévoilait ses formes généreuses.
Elle avait opté pour un bustier à dos nu dont les lanières s’attachaient dans le cou. Un pantalon moulant de cuir noir ainsi qu’une paire de talons aiguilles.
Le gloss transparent avec lequel ses lèvres brillaient, les rendaient gourmande et sensuelle.
Bud, étant allé à la rencontre de sa femme et l’ayant attiré dans un coin, pour parler, laissèrent Mac avancer seule, vers Harm et Sturgis.
Lui restant que quelques mètres à parcourir, elle se fit aborder par un jeune homme.
Mac s’arrêta. Le jeune se rapprocha d’elle et lui murmura quelques paroles à l’oreille, ce qui la fit sourire.
Harm observait la scène et trouvant qu’il était beaucoup trop prêt de l’espace vital de Mac, il se leva et s’avança vers eux.
Mac le vit approcher.
Harm- Bonsoir Mac.
Mac- Harm. Elle hocha la tête.
Harm- Vous, vous joignez à nous ?
Mac- Ok, excusez-moi. Dit-elle, au jeune homme. Ça sera pour une autre fois. Merci pour l’invitation.
Harm afficha un sourire triomphant. Il lui posa sa main au bas des reins pour la diriger vers le coin du bar ou ils étaient installés plus tôt, et au moment ou ses doigts se posèrent, un long frisson parcouru Mac aux bas des reins et une chaleur envahit tout son corps.
Ils commencèrent à marcher quand le jeune homme au moment de se retourner pour prendre sa bière lança.
Jeune homme- Garce.
Harm et Mac s’arrêtèrent nets et Harm se retourna sur lui.
Mac le prit par le bras.
Mac- Laissez tomber, pilote.
Mais il ne l’écouta pas et s’avança vers lui.
Harm- Vous avez un problème ?
Jeune homme- Ouais... Il se leva et ils se retrouvèrent nez à nez.
Harm le regardait de haut car celui-ci était plus petit, mais assez bien baraqué.
Ils se scrutèrent aucun des deux ne bougeaient.
Mac- Harm...Venez. Réitéra-t-elle.
Jeune homme- C’est ça ! Emmène ta pé...
Il n’eut pas le temps de finir qu’il reçu une droite en plein dans le nez, qui se mit à saigner automatiquement.
Celui-ci pour ne pas tomber se raccrocha au tabouret du bar. Il se retourna d’un seul coup et lança lui aussi son poing qui atteignit la pommette de Harm.
Ils se mirent à se battre cassant quelques tables, verres et autre objets qui se trouvaient sur leur passage.
Mac essaya en vain de s’interposer.
Sturgis arriva en quelques enjambés ainsi que Bud pour les séparer.
Le jeune homme fut lâché et il partit avec un bel oeil au beurre noir, un nez cassé et quelques bleus sur le corps.
Harm, quand a lui, avait la lèvre en sang et la pommette droite qui rougissait a vue d’oeil.
Sturgis- Ça va aller, mon vieux ?
Harm- Ouais ça va.
Mac- Venez Harm, je vous ramène chez vous et nous allons soignés tout ça.
Il se laissa entraîner vers la sortie. Mac se retourna sur Harriet.
Mac- Est-ce que vous pouvez vous occuper de ma voiture Harriet ?
Je ramène mon sauveur chez lui. Lança-t-elle avec ironie et un sourire qui en disait long.
Harriet- Pas de problème.
Le retour se passa dans le silence le plus complet.
Chacun pensant à ce qui s’était passé.
Ils montèrent à l’appartement de Harm et celui-ci se laissa tomber sur son canapé.
Harm- Ça va aller, Mac. Vous n’êtes pas obligé de faire tout ça.
Sans dire un mot, elle se dirigea dans la salle de bain, là ou se trouvait généralement la trousse à pharmacie.
Elle revint vers lui et s’assit sur la table basse en face de lui, et commença à désinfecter les plaies.
Harm faisait des petits rictus avec sa bouche à chaque fois qu’elle posait le coton imbibé d’alcool sur les coupures.
Mac, elle, était amusée par son comportement et afficha un magnifique sourire.
Harm- Ça vous amuse ? Hein.
Mac- Oui, il faut dire, que vous me faites rire en ce moment.
Harm- Et qu’est ce qui vous fait rire ?
Mac- Votre comportement.
Harm- Qui est ?
Mac- La jalousie que vous affichez dès qu’un autre homme s’approche de moi.
Harm- C’est faux, je ne suis pas jaloux.
Mac- Ah, oui... Elle le regarda avec des yeux interrogateurs. Et comment appelez-vous le comportement que vous avez eu ce soir et l’autre jour ?
Harm- J’essayais juste de veiller sur vous. Et ce soir vos petites fesses ont eu de la chance de m’avoir. Un magnifique sourire orna son visage, un sourcil relevé.
Mac- Voyez vous ça... ? Prenant la même intonation que lui. Et qui vous dit que mes petites fesses on envie d’être surveillé. Vous avez sûrement dû entendre des bruits de couloir disant que j’étais dans le corps des marines ?
Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas plaisanté comme ça et ça leur faisait du bien.
Tous les deux étaient très à l’aise.
Harm- J’ai entendu quelques rumeurs, effectivement. Dit-il dans un murmure en s’approchant dangereuse de Mac.
La donne changea au moment où Mac posa sa main sur sa joue. Les yeux dans les yeux, le coeur battant à tout va et les mains tremblantes, ils se contemplaient.
C’est Mac qui rompit le silence la première.
Mac- Merci, matelot.
Et là contre toute attente, elle se leva.
Harm complètement déboussolé ne s’attendant pas à se revirement de la part de Mac, la regarda bouche bée.
Harm- Dis-lui quelque chose, abrutit. Pensa-t-il.
Il leva les mains vers le ciel et parla sur le ton de la plaisanterie.
Harm- Alors, c’est tout ? Mac se retourna surprise de sa question.
Le beau chevalier n’a même pas le droit à sa récompense ?
Mac se mit à rire, suivit de Harm.
Mac- Qui est ?
Harm- Un baiser pour le vainqueur.
Mac- Qui vous dit que vous avez gagné.
Harm- c’est évident voyons. Prenant un air faussement vexé.
Mac- votre arrogance refait surface à ce que je vois. Tachez de vous reposer superman, bonne nuit. Dit-elle en souriant et sortit de l’appartement.
La porte fermée, elle s’y adossa. Elle était tout simplement heureuse, même si la soirée avait mal commencé. Elle n’avait pas prévue qu’elle tourne de cette façon, mais finalement la fin de celle-ci avait été pour elle, inespérée.
Harm, lui se demandait encore, comment tout ceci avait commencé. Mais le fait est qu’il s’en fichait et qu’il n’avait plus envie de combattre ses sentiments pour Mac.
Il était temps pour eux, de passer à l’étape supérieure. Son corps tout entier en avait besoin ainsi que son cœur et son âme.
Assit dans son canapé, il se remémora les trois jours de pure folie qu’il venait de passer et une idée lui germa dans la tête.
Harm- Marines, si vous m’avez piégé, vous allez le regretter.
Il se leva et partit se coucher le visage serein et le cœur plein d’espoir.
QG du Jag
Jeudi 8 Am.
Ils arrivèrent pratiquement en même temps.
Mac- Bonjour. Vous êtes tombé du lit ?
Harm- Très drôle. Bonjour.
Mac- Votre joue vous fait encore mal ?
Harm- J’y survivrais.
Ils montèrent dans l’ascenseur.
Harm- Vous avez réussi à dormir ?
Mac resta sans rien dire, pendant quelques secondes essayant de comprendre la ou il voulait en venir.
Mac- Oui, pourquoi cette question.
Ils étaient arrivés à l’étage et les portes s’ouvrirent. Il se pencha vers elle et s’approcha de son oreille.
Mac ne savait plus comment réagir et attendait comme un i, le coeur battant une réponse.
Harm- Établir des plans diaboliques pour piéger les gens doit être éreintant.
Mac ne sut quoi dire. Harm, lui sortit et la laissa là, planter en plein milieu de l’ascenseur, fier de lui. Au vue de son comportement, il avait mit le doigt en plein dessus.
Mac décida de s’extirper de l’ascenseur avant que celui-ci ne referme les portes, et se dirigea d’un pas décider vers son bureau.
Elle se laissa tomber dans son fauteuil et téléphona aussitôt à Harriet.
Mac- Harriet, bonjour, c’est Mac.
Harriet- Mac ! s’exclama-t-elle. Alors comment c’est passé cette fin de soirée ?
Mac- Très bien, mais avant que vous vous fassiez de fausses idée, je tiens à vous dire qu’il ne s’est rien passé, du moins physiquement.
Elle continua sans laisser le temps à Harriet de répondre.
Est ce que Harm vous a contacté ce matin ?
Harriet- Non, pourquoi ?
Mac- Il sait.
Harriet- Comment ça, il sait ?
Mac- Que j’ai tout fait pour le piéger.
Je ne sait pas comment, mais j’ai peur maintenant que cela fiche tout par terre.
Harriet- Comment a-t-il réagit ?
Mac- Bien, je crois... Il n’avait pas l’air du tout fâché. Je dirais même qu’il était plutôt fier de lui au moment ou il me la fait comprendre.
Harriet- C’est une bonne chose, n’est ce pas ?
Mac ne répondit pas. Un évènement survenu de l’autre côté du plateau, l’interpella et une boule d’angoisse se forma au creux de son estomac.
Harriet à l’autre bout du fil s’égosiller la voix pour savoir ce qui se passait.
Mac- Elle est là.
Harriet- Qui ?
Mac- Alicia Montes. Elle est dans le bureau de Harm.
Harriet- Et que font-ils ?
Mac- Ils sont en pleine discussion.
Harriet- Ne vous inquiétez pas Mac. Cela doit être pour le travail. Il n’y a rien entre eux, il vous l’a dit.
Mac- Oui, bien sûr. Dit-elle énerver. C’est pour ça qu’elle se tient aussi prêt de lui. Le mot collaboration doit signifier autre chose pour elle. Pesta-t-elle.
Harriet rigola à travers le téléphone.
Mac- Et ça vous fait rire. Cria Mac.
Harriet- Entre deux hoquets. Ne vous énervez pas Mac. Ce qui me fait rire c’est que vous avez le même comportement tous les deux.
À votre avis pourquoi c’est il battu hier soir au Mc Murphy ? Et ne me dîtes pas que c’est pour vous protéger. Il est jaloux Mac, comme vous l’êtes en ce moment.
Foncez Mac, n’attendez plus. Je crois que vous vous êtes assez torturés l’esprit tous les deux.
Mac- Vous avez raison. Merci, Harriet. Alicia Montes, je vais te faire ravaler ton sourire béa et te renvoyer d’où tu viens.
Harriet prit peur tout à coup.
Harriet- Mac, vous n’allez pas vous battre j’espère ?
Mac- Non, je vais tout simplement lui montrer, qu’il n’est plus libre.
Harriet- Ça ne me rassure pas vraiment.
Mac- Je vous laisse Harriet. Souhaitez-moi bonne chance. Et elle raccrocha.
Harriet resta avec le combiné téléphonique dans les mains, se demandant ce qu’elle allait faire.
Tout à coup la lumière se fit dans son esprit et elle se couvrit la bouche de sa main pour ne pas crier de joie.
Bureau de Harm au Jag.
Mac d’un pas décidé se dirigea vers le bureau de Harm.
Pas très sûre d’elle et encore moins lorsqu’elle se retrouva devant sa porte. Mais c’était un Marines et les Marines ne se dégonflaient pas.
Elle entra sans frapper, plongea directement ses yeux sur Harm et occulta complètement la présence d’Alicia et de toutes les personnes qui se trouvaient sur le plateau.
Harm surprit se tourna vers elle et au moment où il allait parler, sa bouche fut arrêtée par des lèvres pulpeuses. Elle entoura sa nuque de ses mains pour l’attirer et le plaquer un peu plus sur son corps.
Harm ne sachant pas ce qui se passait, ne répondit pas tout de suite au baiser, mais quand il sentit une langue demandant la permission de passer, il émit un petit gémissement et capitula. Le baiser s’intensifia de lui même, il posa ses mains dans son dos, et commença à faire quelques caresses du bout des doigts.
A bout de souffle ils durent se séparer, mais ils ne se quittèrent pas des yeux. Mac reprenant petit à petit ses esprits, se rappela tout à coup où il se trouvait et que si le Général les surprenait dans cette position, leurs jolis petits derrières allaient sûrement se retrouver hélitreuiller en Alaska. Elle se sortit de son étreinte avec douceur.
Mac- Je ne vous ai pas remercié pour hier soir. Dit-elle pour expliquer son comportement.
Harm ne bougea pas, toujours dans son monde de béatitude et d’incompréhension.
Mac prit conscience que Alicia était toujours dans la pièce et elle se retourna vers elle, lui tendant la main.
Mac- Alicia.
Alicia- Mac. Elle lui rendit sa poignée de main en hochant la tête.
Mac- Je vais vous laisser finir, excusez-moi pour cette intrusion.
Elle ouvrit la porte et se dirigea de nouveau dans son bureau sans se retourner vers Harm.
Alicia- Harm ? Harm ? Est ce que ça va ? demanda-t-elle en posant sa main sur son avant bras pour le faire réagir.
Harm sortit de sa léthargie une main posée sur ses lèvres et regarda Alicia comme s’il était surpris de la trouver dans son bureau.
Alicia- Et bien, je crois que je vais te laisser te remettre. Je te contacte plus tard.
Harm ?
Harm- Oui, oui, faisons comme ça.
Alicia- Ça va aller ?
Harm- Oui, je suis un peu perdu pour l’instant mais ça va aller.
Alicia- Ok, en tout cas elle a dû aimer hier ce que tu as fait pour elle, vue le baiser. Elle rigola. Tu devrais aller la voir.
Harm- C’est ce que j’ai l’intention de faire. Et j’y vais de ce pas.
Excuse-moi, Alicia.
Ils sortirent tous les deux. Alicia se dirigea vers l’ascenseur, quand à Harm, vers le bureau de Mac.
Il frappa deux coups à la porte et entra. Tout ce qu’il trouva c’est une place vide et un ordinateur éteint.
Harm- Et merde. Pesta-t-il. Mais qu’est-ce qui lui a pris ?
Bien, Mademoiselle Mackenzie. Vous lancez des bombes ensuite vous vous défilez, mais ne croyez pas que vous allez pouvoir fuir longtemps.
Coates, est ce que vous savez où est parti le colonel ?
Coates- Elle a demandé au Général sa journée.
Harm- Bien, merci.
Le soir il tourna dans son appartement comme un lion en cage, se demandant s’il devait aller la voir.
Il essaya de l’appeler, sans résultat. Personne ne répondait. Il décida d’aller jusqu’à chez elle, mais apparemment elle l’avait déserté pour la nuit.
Harm- Ce petit jeu a assez duré, Colonel. Demain, vous ne pourrez plus vous échapper.
QG du Jag
Vendredi, Matin.
Harm était arrivé en avance pour ne pas rater l’arrivée de Mac.
Il l’attendait dans le hall, assit sur un banc.
Manque de chance quand il releva la tête, Mac était accompagnée de Bud.
Mais il ne se laissa pas démonter.
Leurs yeux se fixèrent. Mac eut les jambes qui se mirent à trembler, devant l’air décidé et perçant de Harm. Elle pouvait dire à ce moment précis que le jeune homme arrogant, fougueux et sexy qu’elle avait voulu faire réapparaître était devant elle. Et c’est aussi à ce moment précis que les paroles d’Harriet, lui revinrent en tête. « Ce jour là c’est vous qui devrait faire attention à vos fesses. » elle continua à avancer avec au creux de l’estomac une boule d’excitation mais aussi d’angoisse.
Harm- Bonjour, Bud, Mac.
Mac- Bonjour, Harm.
Bud- Bonjour, Monsieur.
Harm- Il faut que je vous parle Mac.
Bud- Je vous laisse à plus tard, Madame, Monsieur. Retenait les portes ! Dit-il en direction des personnes qui se trouvaient dans l’ascenseur.
Sans faire attention à ce que Bud venait de leur dire, Mac prit la parole, tout en se dirigeant vers l’ascenseur que Bud venait de prendre.
Mac- Harm, j’ai beaucoup de boulot aujourd’hui, donc si cela ne vous ennuie pas, j’aimerais qu’on remette cette discussion à plus tard.
Attendant l’ascenseur, Mac n’osait pas regarder Harm. Celui-ci décida d’attendre d’être dans l’ascenseur à l’abri des oreilles d’autrui, pour parler.
Les portes s’ouvrirent et Mac pria pour que quelqu’un monte avec eux, mais sa prière ne fut pas exaucée.
C’est elle qui avait commencé tout ça, mais elle avait toujours autant la trouille. Tant que c’est elle qui maîtrisait le jeu et qu’elle le faisait évolué à son allure, tout allait bien, mais maintenant tout lui échappait.
Harm attendit que les portes se referment que l’ascenseur se mette en marche et appuya sur le bouton arrêt.
Mac le regarda avec une expression de panique dans les yeux.
L’ascenseur du Jag (passage nc17)
Mac- Qu’est ce que vous faites ?
Mac tenta d’atteindre le bouton pour le remettre en marche, mais elle fut bloquée par une main ferme et puissante, qui la fit reculer jusqu’à la paroi de l’ascenseur.
Il posa ses deux mains à plat de part et d’autre de son visage sur la cloison, sans la toucher pour ne pas perdre le contrôle de la situation, il la fixa.
Mac était prit au piège entre la paroi et Harm.
Harm- Alors, Sarah. Pourquoi avez-vous joué ce jeu ?
Mac- Je...Je n’ai jamais joué à aucun jeu avec vous.
Harm- Ah oui...Il se rapprocha encore un peu, mais leurs corps ne se touchaient toujours pas. J’ai dû rêver ces derniers temps, alors ?
Mac sentait ses défenses faiblir à chaque mot qu’il prononçait. Le sentir aussi prêt, la troublée énormément. Elle l’avait provoqué, et maintenant elle devait en assumer les conséquences.
Finalement, elle se détendit. Le visage moins crispait, elle lui sourit.
Mac- Ça doit être cela, Capitaine. Dit-elle sensuellement.
Harm remarqua son changement d’attitude.
Harm- Ce n’est pas très gentil, Marines. Il se rapprocha encore une fois et cette foi-ci, leur corps rentrèrent en contact l’un avec l’autre.
Harm sentit la poitrine de Mac s’appuyer légèrement contre son torse, ce qui provoqua une réaction immédiate sur son entre jambe.
Mac- Qu’est ce qui n’est pas très gentil, matelot ? Souffla-t-elle.
Leurs yeux ne se quittèrent pas, jusqu’à ce que Harm rompe le contacte pour approcher sa bouche, qu’à quelques centimètres de son oreille.
Harm- De m’avoir séduit, provoquer, et embrasser. Puis de me laisser comme ça. Lui murmura-t-il. Vous êtes diabolique, mademoiselle Sarah Mackenzie.
Elle sentait son souffle chaud contre son visage, et son parfum qui l’enivrait, mais aussi le désir qu’elle provoquait chez lui.
Il donnait des petits coups de langue sur le lobe de son oreille et dans son cou. Quand il entendit le gémissement de Mac, se fut le point de départ.
Elle s’accrocha à son cou et leurs bouches s’entrechoquèrent, se cherchèrent tout d’abord se fut un baiser violent mais quand leurs langues se mêlèrent, le baiser devint langoureux et sensuelle. Harm se plaqua complètement sur Mac et fit descendre ses mains le long de son dos et commença à la caresser. A bout de souffle, ils se séparèrent sans perdre le contacte.
Mac prit à son tour l’initiative de l’embrasser. Elle commença par la base de son cou du côté droit pour remonter sur ses lèvres. Elle lui asséna un coup de langue, ce qui lui fit ouvrir la bouche, mais elle recula sa tête, le regarda puis se pencha sur le côté gauche et continua sa douce exploration. Ses mains ne restaient pas inactives. Elle déboutonna sa veste, puis sa chemise pour frôler son torse, mais lorsque ses doigts rentrèrent en contact avec le tee-shirt qu’il portait elle émit une insulte que Harm ne comprit pas, et celui-ci releva la tête.
Harm- Que ce passe-t-il ?
Mac- Rien, aime-moi Harm, aime-moi.
Elle se rua sur sa bouche une nouvelle fois.
Après sa demande et sachant qu’il n’avait pas toute la matinée, Harm, lui défit à son tour sa veste et son chemisier. Il en écarta les pans et admira quelques secondes ses deux seins fermes et ronds qui étaient encore retenues dans un écrin de dentelle rouge. Sans défaire le soutien-gorge, il en sortit un et commença à le malmener de sa main et ensuite de sa langue. Mac agonisait, elle perdait pied.
Mac- Maintenant, Harm. Je te veux en moi maintenant.
A ces paroles Harm abandonna ses seins, fit glisser ses mains le long de ses cuisses, les remonta avec lenteur et entraîna avec elles, sa jupe. Il sourit en s’apercevant qu’elle portait un porte jarretelle sous son uniforme ce qui poussa son érection au maximum.
Harm- Hum...Marines je n’aurais jamais pensé que vous pourriez porter des choses comme ça...surtout sous votre uniforme.
Mac- Je ne suis pas une none, Harm. Dit-elle d’une voix sensuelle.
Harm- C’est ce que je remarque.
Ils se sourirent et s’embrassèrent.
Harm s’occupa de lui retirer son string, et de lui prodiguer du plaisir en caressant le coeur de sa féminité qui devenait humide de seconde en seconde. Il y glissa deux doigts tout en gardant son pouce sur son point le plus sensible, jouant avec, le titillant, l’effleurant. Mac, gémissait sous cette tendre et délicieuse sensation. Le désir étant à son paroxysme, elle ouvrit le bouton de son pantalon et fit descendre sa fermeture éclair, tout en appliquant une légère pression sur son membre, ce qui provoqua chez Harm un gémissement rauque, presque animal.
Elle lui baissa son pantalon et son boxer et libéra par la même occasion son sexe érigé. Elle le prit quelques instants dans ses mains et commença un mouvement de va et vient.
Harm, fléchissant légèrement sur ses jambes, lui prit une des siennes et la posa sur sa hanche, pour faciliter la pénétration.
Mac le tenant toujours, elle le guida à l’intérieur de ses cuisses et d’un mouvement lent et doux, Harm s’introduisit en elle. Ils restèrent sans bouger le temps d’apprécier cette nouvelle sensation, et lorsque Mac hissa son autre jambe sur sa taille pour que la pénétration soit plus profonde, Harm commença un va et vient, plutôt lent qui s’intensifia au fur et à mesure que leurs gémissements et leurs désirs grandissaient.
Les coups étant quelques fois lents, quelques fois rapides, quelques fois doux, quelques fois violents, ils arrivèrent ensembles au bout de leur destin, et dans un dernier coup de reins Harm les propulsa tous les deux au paradis dans un cri puissant.
Épuisés mais heureux, ils se laissèrent glisser sur le sol de l’ascenseur, puis ils éclatèrent de rire quand ils se rendirent compte de l’endroit où ils étaient et de ce qui venait de se passer.
Mac reprit son sérieux la première et le regarda droit dans les yeux puis posa sa main sur sa joue.
Mac- Je t’aime, Harm.
Il la fixa et l’embrassa d’un doux baiser.
Harm- Je t’aime, aussi.
Ils se prirent dans les bras l’un de l’autre.
Cela faisait trois quarts d’heure que l’ascenseur était bloqué. Ils entendirent du bruit de l’autre côté de la paroi. Ils réalisèrent que la situation allait devenir gênante s’ils ne se dépêchaient pas à remettre de l’ordre dans leur vêtement.
Dans un vent de panique, ils se levèrent et se hâtèrent car l’ascenseur c’était remis en marche. Harm remonta et referma son pantalon et reboutonna sa chemise et sa veste. Pendant ce temps Mac fit de même. Harm lui tendit, le petit bout de tissus en dentelle rouge qu’il lui avait retiré mais elle n’eut pas le temps de le prendre, car ils entendirent la petite sonnerie signifiant l’arrêt à l’étage et les portes s’ouvrirent. Harm cacha le string dans sa poche.
Plusieurs paires d’yeux étaient rivées sur eux à l’ouverture. Bud tenta de dire quelques mots mais se ravisa en voyant le sourire de béatitude et de satisfaction, qu’affichaient ses deux supérieurs. Sans commentaire, ils sortirent de leur prison dorée et se dirigèrent chacun vers leur bureau.
Une heure plus tard, Mac ayant retrouvée ses esprits, décrocha le téléphone.
Mac- Harriet ? Ça y est.
Harriet- Yes...Yes...Yes...waouh...Cria-t-elle. Quand ?
Mac rigolait à l’autre bout du téléphone. Elle ne savait pas si s’était nerveux ou euphorique mais elle était heureuse.
Mac- il y a une heure, quarante cinq minutes et dix secondes.
Harriet- Où ?
Mac- Ici, l’ascenseur du Jag.
Harriet- NNNOOOOOOOONNNNN ! Elle mit sa main devant sa bouche.
Mac- Oui.
Harriet- Et alors ?
Mac- C’était fabuleux, merveilleux. Je veux dire...il a été...C’est un dieu, Harriet.
Mac rougissait. Elle n’avait pas l’habitude de raconter ce genre de chose, mais Harriet avait été une complice et une aide précieuse pendant ces quelques jours.
Celle-ci jubilait pour son amie.
Harriet- Je suis contente pour vous.
Mac- Merci pour vos conseils et votre aide. Je vais vous laisser, l’homme de mes rêves arrive.
Harriet- Bonne chance Mac.
Mac- Merci. Mais tout va bien aller maintenant. J’en suis sûre.
Elle raccrocha et fit un énorme sourire en voyant Harm, lui tendre la petite dentelle rouge qu’il maintenait dans sa poche, témoin que tout ceci n’était pas un rêve.
FIN.