L’affaire de ma vie

 

Je suis le capitaine de Corvette Harmon Rabb jr., avocat au JAG depuis presque 5 ans suite à un crash. Je travaille avec Mac, qui est ma principale coéquipière et même un peu plus depuis ses fiançailles loupées avec mic Brumby. Aujourd’hui je suis en train de prendre mon café comme chaque matin, en pensant à Mac qui est devenue ma principale préoccupation. Évidemment, elle compte beaucoup pour moi mais je ne sais pas comment lui dire. Je suis interrompu par Bud, le lieutenant Roberts, un de mes meilleurs amis avec son habileté légendaire et son attrait pour les sucreries en tous genres. Il me salue. Puis me dit :

« - Bonjour Capitaine, vous ne savez pas où se trouve le colonel Mackenzie par hasard ? » . Le colonel Mackenzie c’est Mac. Elle est dans mes pensées mais, ce que  je ne m’étais pas rendu compte avant, pas là ! Ah les femmes ! « -Bonjour Lieutenant, non je ne sais pas où elle se trouve, d’habitude elle prend le café avec nous. Elle doit être en retard. » Je ne crois pas moi-même à ce que je viens de dire. Mac en retard c’est impossible !

 « - Merci Capitaine, je vais appeler chez elle pour voir si tout va bien.

-         Laissez Lieutenant, je m’en occupe, vous avez beaucoup de travail.

- C’est gentil, vous me semblez de bonne humeur ce matin ! Donnez-moi de ses nouvelles s’il vous plaît. »

Évidemment je suis de bonne humeur, je pense sans arrêt à Mac. Je ne vais quand même pas rater l’occasion de l’entendre de bon matin même s’il est déjà 8h15 ce qui m’inquiétait un peu a vrai dire. Je me dirige donc vers mon bureau quand le Lieutenant Turner m’arrête. Décidément on est jamais tranquille ! «- Capitaine, l’Amiral vous attend avec le Colonel immédiatement dans son bureau, c’est très urgent. » J’aurais pu le deviner tant pis pour Mac. Je dois essayer de la couvrir devant l’Amiral. « - Merci je vais y aller sur-le-champ. »

Je me dirige donc prestement  vers son bureau car il vaut mieux ne pas le faire attendre, c’est un ancien commando des Marines autant dire juste mais inflexible ! Je toque à la porte. «-  Entrez Capitaine, Colonel je vous attends. » J’entre au garde –à- vous. «-  Repos Capitaine. Où est donc le Colonel Mackenzie ? 

-         Je crois qu’elle est coincée dans les embouteillages.

- Ce n’est pas très grave pour l’instant. J’ai une information très importante pour vous. Le Lieutenant Riponer s’est échappée de Levenworth. »

Levenworth c’est une prison militaire. Je me souviens bien de cette affaire surtout du Lieutenant Riponer.

« - Capitaine, je vous confie l’affaire jusqu’à l’arrivée du Colonel Retrouvez-moi le lieutenant Riponer au plus vite.

- A vos ordres Amiral. » Je sors du bureau impatient. Je passe devant celui de bud et j’en profite pour lui demander de rechercher le dossier Riponer. Je décide d’appeler Mac chez elle. Je compose alors son numéro, le téléphone sonne mais personne. Je laisse donc un message sur son répondeur. Je décide alors de fouiller dans ma mémoire pour retrouver ce qui s’était passé lors de cette affaire. C’était il y a presque 2 ans. Mac et moi faisions partie de la représentation, un jeune sergent pour la défense. Le lieutenant Riponer était accusé de meurtre sur son mari également dans la Marine. Cette affaire n’était pas très claire. Nous  avions obtenu 10 ans d’emprisonnement. Je me souviens encore de l’expression de son visage, ses yeux noirs vous glacer le sang. Elle voulait absolument se venger de nous. Je repense des fois à cette jeune femme, qui à 34 ans, avait été condamnée peut être pour rien. Je l’ai gardé tout au fond de moi. C’est pour cela que je ne suis pas totalement assuré. Je décide d’appeler Mac sur son portable. Je tombe sur la messagerie. C’est très rare car d’habitude, elle répond toujours. Cette fois c’est trop, je me dirige vers le bureau de l’Amiral pour lui demander la permission d’aller chez Mac car j’ai un mauvais pressentiment. Je toque à la porte. « - Entrez ! » Je me dirige vers son bureau. « - Capitaine Rabb, allez-y  je vois que vous vous inquiétez pour elle mais ne traînez pas. » Je dois vraiment avoir l’air inquiet pour que l’amiral me dise cela ! « - Merci Amiral. » Je sors du JAG et me dirige vers ma voiture. Je prends l’autoroute n°35 vers Falls Church Nord et au bout de quelques minutes me voilà devant l’appartement de Mac. Je monte avec l’ascenseur au second étage, personne. Je vois la porte ouverte apparemment la serrure avait été crochetée. Là je sais que quelque chose ne va pas. J’entre, l’appartement est vide, sur la table un mot : « Capitaine Rabb je savais que vous viendriez en premier. J’espère ne pas m’être trompée. Vous m’aviez pris  la chose la plus importante à mes yeux : la liberté. Aujourd’hui j’ai pris la vôtre. Vous savez un regard ne trompe jamais. Il y a deux ans déjà mais je n’ai pas oublié la façon dont vous la regardiez. Je ne veux pas d’argent mais je veux revoir mon procès avec vous. Je vous recontacterai bientôt. » Je ne sais pas comment elle sait pour Mac mais cela est bizarre ! Pour commencer, je rentre au JAG. Je fonce tout droit sur l’autoroute. Une fois arrivé, j’annonce la mauvaise nouvelle à l’Amiral : Mac a été kidnappée par le lieutenant Riponer. Je demande son dossier à Bud. Je ne m’étais pas trompé, c’était bien une jeune femme qui avait été condamnée à 10 ans pour meurtre. Ce dossier ne me sert plus à grand chose maintenant ! J’appelle donc un de mes meilleurs amis Webb, c’est un agent de CIA mais il n’hésite pas à me rendre service quand il le faut. Je décroche mon téléphone et compose son numéro. « - Allô ?

-         Webb c’est Rabb.

- Capitaine Rabb que me vaut l’honneur de votre appel ? De l’aide j’imagine ?

- Oui mais cette fois c’est très important. Viens tout de suite au JAG, avec ton matériel d’écoute, pour que je t’explique la situation. »

Webb, d’habitude un peu réticent à me donner son aide accepte tout de suite. Je crois que le ton de ma voix traduit mon émotion et mon humeur.

 « - D’accord, j’arrive au plus vite.

- Merci beaucoup. » Webb tient toujours  parole. En effet, quelques minutes après, il est devant moi. « - Que se passe t’il ?

-         Je dois mettre mon portable sur écoute.

-         Pourquoi ?

- Mac s’est fait kidnapper, le ravisseur m’a dit qu’elle me recontacterais sur mon portable. Je veux qu’on la localise si c’est possible.

- Je m’occupe de cela. » Cinq minutes plus tard tout est prêt. Juste à cet instant, mon téléphone sonne. Je décroche et le dispositif d’écoute se met en marche. La voix n’est pas très claire. 

« - Capitaine je sais que votre portable est sur écoute c’est pour cela que je serai brève .Comme je vous l’ai dit dans la lettre, je veux vous rencontrer pour revoir mon procès. Prenez une décision et rappelez-moi dans cinq minutes au 555 3946. Soyez dans les temps sinon vous ne reverrez plus le colonel vivant.

- Allô ! Allô ! » C’est trop tard elle a déjà raccroché. Je pense que ce qu’elle demande est complètement impossible. « - Rabb, on n’a pas eu le temps de la localiser, c’est une pro.

-         Que pensez-vous que je devrai lui dire ?

-         Donnez-lui rendez-vous quelque part pour discuter de ce procès. »

Je le vois pianotant sur son ordinateur portable.  « - Le numéro qu’elle vous à donné est celui d’une cabine. J’ai les coordonnées nous nous en servirons plus tard. Ecoutez, dites-lui que vous êtes d’accord et demandez le lieu du rendez-vous. Je vous placerai une balise pour savoir votre position à tout moment ! De plus je sais déjà le quartier grâce à la localisation de la cabine. Vous êtes d’accord ? »

Je réfléchis quelques instant le plan de Webb me paraît bien. « C’est OK. J’ai confiance ne vous. » L’Amiral également présent dans la pièce me conforte dans  mon choix. A cet instant, je décide de rappeler au numéro. Le lieutenant Riponer me répond  « - Capitaine, je savais que vous me rappelleriez ! Quelle est votre décision ?

-         J’accepte de revoir votre dossier mais ne faites pas de mal à Mac !

- Mac c’est son petit nom comme c’est mignon. Je veux que vous veniez seul, sans arme et sans micro.

-         D’accord ! Où ?

- Venez par la ligne 12 du métro puis la troisième rue à droite. Rentrez par la porte jaune. Et attention ne me faites pas d’entourloupe. Je vous attends dans exactement dix minutes. » Elle raccroche. Webb dissimule la balise sur moi.  « - Bonne chance Harm,  ne t’inquiète pas tout va bien se passer. Je suis là ! » Je ne me sens pas très bien a vrai dire mais Webb est là heureusement. Le temps presse, j’attrape le dossier de l’affaire et  je me dirige  en courant vers le lieu du rendez-vous. Exactement 9 minutes plus tard, j’ouvre la fameuse porte jaune avec le dossier  à la main. Je sens quelqu’un se glisser derrière moi. Elle referme la porte puis me met un bandeau noir et elle me fouille. Heureusement, elle ne trouve pas la balise. 

« - Lieutenant, puis-je parler à Mac pour voir si elle va bien.

- Capitaine Rabb, je suis contente de vous voir ! Je vais vous laisser parler à Mac dans un instant mais d’abord on va marcher un peu. »

Elle me passe des menottes puis me met un bâillon. Ensuite nous descendons un petit escalier. Je sens la fraîcheur d’une cave. Nous rentrons dans une pièce, je sens une présence. C’est Mac, elle doit être aussi attachée, bâillonnée et les yeux bandés car elle n’oppose pas une grande résistance quand le lieutenant la fait se lever. Nous marchons maintenant dans un souterrain. Après un petit kilomètre, nous entrons dans une pièce car j’entends une porte se refermer derrière nous. Elle nous fait asseoir sur deux chaises où elle nous attache avec les menottes. Elle nous enlève notre bandeau. La première chose que je regarde c’est Mac. Son uniforme est un peu déchiré, elle a l’arcade ouverte mais elle a l’air en forme. Ensuite, j’observe la pièce, elle est sombre mais je vois deux portes. Le lieutenant Riponer s’approche de moi enfin je peux la voir. Elle est grande environ 1m70, des grands cheveux bruns foncé lui tombent sur ses épaules et une frange  couvre partiellement ses yeux noirs. Elle nous regarde, toujours ce même regard noir, puis nous fait un sourire un peu narquois. « - Ça y est vous voilà réunis, mes avocats enfin plutôt les avocats qui m’ont condamnée. » Elle tient son dossier dans ses mains.  « - Je suis innocente. Vous le savez. » Dans ses yeux je vois un mélange de rage et de vengeance mais pas de folie. Ce regard me fait frissonner. 

« - Nous sommes donc réunis aujourd’hui pour revoir l’affaire Riponer. » Elle ouvre son dossier. Mais à cet instant, on entend des bruits de pas dans le souterrain. Malgré son assurance apparente, elle prend peur. Et elle s’enfuit par la seconde porte à l’opposé des bruits de pas. A cet instant, l’Amiral franchit la porte, suivi de Webb, avec l’arme au poing. « -Stop ! Ou je tire. » Mais c’est trop tard elle est déjà partie. Je ne me rends pas compte de la situation, elle s’est enfuie alors qu’elle aurait pu nous prendre en otage. Je pense maintenant qu’elle n’a pas pu tuer son mari sinon elle aurait tué Mac avant et nous aurait pris en otages mais elle s’est enfuie. L’Amiral range son arme puis nous détache et enlève notre bâillon. Il regarde ses hommes derrière lui « -  Equipe Delta poursuivez-la, on ne sait jamais. » Puis il nous regarde, sourit et dit :  «  - Il était temps que j’arrive. Heureusement grâce à Webb on a pu vous retrouver facilement. Je suis content de vous voir ! Maintenant rentrez au JAG mais passez par l’infirmerie car je vois que vous êtes blessés mais ce n’est pas très grave. Moi je continue mes recherches avec Webb. On se retrouve dans 20 minutes au JAG. 

- A vos ordres Amiral ! » Nous nous levons donc et nous dirigeons vers la sortie en parlant.

« -  Mac ca va ?

- Ca va Flyboy ! Merci de ton aide ! Je veux aider à l’enquête, j’ai discuté avec elle et j’ai des informations. Elle a parlé d’un chalet ou je pense qu’elle est allée se réfugier. Ensuite, je pense qu’elle est innocente dans la première affaire. Alors tu veux bien de moi ? »

Je la regarde à cet instant, elle a une magnifique lueur dans les yeux et un sourire à tomber à la renverse !

« - De rien je suis là pour toi ! Évidemment tu peux faire équipe avec moi ! Je donnerai mon accord à l’Amiral. Je suis d’accord avec toi, je la pense également innocente. Maintenant, on passe à l’infirmerie pour soigner cette mauvaise plaie, puis on verra pour la suite au JAG, on reparlera de tout cela ! » Une fois retournés au soleil, nous nous dirigeons par le chemin retour à l’infirmerie qui est accolée au JAG et qui se situe à environ 10 min de marche et de métro. Pendant cette marche, je réfléchis. Je lui ai sauvé la vie, elle est comme moi elle n’ose pas montrer ses sentiments. Après cette épreuve, je sais que je l’aime de tout mon cœur. Ca y est nous sommes arrivés à l’infirmerie. Je la regarde avec son mouchoir sur l’arcade. Elle me dit : « - Je me suis fait ça quand elle m’a assommé dans mon appartement ce matin. Elle m’a tapé sur la tête et je suis tombée sur ma table. Elle m’a eue par surprise juste avant que je parte au travail ce matin. Mais ce n’est pas très grave je suis une Marine. J’en ai vu d’autres ! Elle était très en colère contre nous pour son premier procès mais maintenant je suis presque sûre qu’elle est innocente mais elle payera pour m’avoir frappé ce matin ! » Nous entrons. Elle  fait la moue et ajoute :  « - Je pense que l’infirmerie aurait pu attendre !

- Mac vous ne pouvez pas poursuivre l’enquête avec votre blessure et c’est un ordre ! »

Un infirmier conduit Mac dans une salle dont elle ressort quelques dizaines de minutes plus tard avec un beau  pansement. « - Bien allons 

 au JAG maintenant ! » Nous remercions l’infirmier puis marchons quelques dizaines de mètres. Ouf, enfin au bercail ! L’amiral nous y attend déjà. « - Nous ne l’avons pas rattrapée ! Bien Mac je vois que vous vous êtes fait soigner c’est bien.

- Amiral puis-je faire partie de l’équipe pour l’enquête, le capitaine est d’accord.

- Oui, je vous donne mon autorisation !

- Merci ! Je pense savoir où est le lieutenant Riponer car on a parlé ensemble et elle m’a dit que lorsqu’elle était enfant elle partait avec son père dans un chalet.

-         Bien colonel. Savez-vous où il se trouve ? »

Mac se dirige vers une carte puis indique un point précis environ à une dizaine de kilomètres d’ici.

« - En êtes vous sure ?

- Oui  amiral elle m’a dit qu’il se situait au croisement entre deux petites rivières près de la foret Wallace et j’ai comme un pressentiment que c’est là !

-         Bien, équipe 2 et 3. Préparez-vous !

-         Sauf votre respect Amiral, Je voudrais y aller en première.

- Je suis d’accord mais à deux conditions : la première le Capitaine Rabb vous accompagne, la seconde je suis en renfort avec mes équipes. Ca vous va ?

-         D’accord merci beaucoup Amiral ! »

Et moi j’avais rien à dire ! De toute façon, je suis ravi de pouvoir accompagner Mac. L’Amiral prend donc le contrôle de la situation pour cette affaire spéciale ! « - Colonel, Capitaine vous partez d’abord. Je vous rejoins dans quelques minutes au point Delta. » Il désigne un point sur la carte que Mac a entre les mains. J’embarque un talkie-walkie et un chargeur supplémentaire pour mon pistolet. Je vois Mac faire de même. Ensuite, j’enfile un gilet pare-balles et j’aide mac à mettre le sien. Puis nous montons dans ma voiture, je roule jusqu’au point Delta. Quelques minutes après mon arrivé, la camionnette de l’Amiral arriva avec tous ses hommes. L’Amiral en habit de commando sort et dit : « - Je vous laisse exactement cinq minutes au Top puis je lance un appel sur votre talkie. Si vous ne répondez  pas j’arrive. » Je vois le chalet à une cinquantaine de mètres dans le foret, Mac ne s’était pas trompée maintenant espérons qu’elle y sera et que tout se passe bien. J’observe Mac, elle me fait signe que c’est bon. 

« - Bien Amiral. On y va ! 

- TOP ! » Mon cœur bat à toute vitesse. Nous courons vers le chalet en étant le plus discret possible. Je regarde par l’ouverture du volet. Je la vois, la tête entre les mains apparemment elle ne nous a pas entendus. Je fais signe à Mac d’approcher. Puis je me dirige vers la porte. A 3 je la défonce ! 1.2.3 ! Je donne un violent coup de pied dans la porte qui vole en éclat et je pointe mon arme sur elle. Elle me regarde avec ses yeux noirs, ce regard me fait frémir. Pourtant elle se lève et dit :

  « - Je me rends, Capitaine. Je savais que vous me retrouveriez mais je ne veux plus lutter. Je suis innocente. Je me rends car je ne veux pas aggraver mon cas. Je ne veux pas faire de mal. »Mac entre à ce moment, je le regarde et lui dit :

 « - Pas la peine de pointer le pistolet, elle se rend. »Je regarde Mac dans les yeux, et je plonge dans son regard. Je la sens soulagée. « - Tant mieux pour elle, je préfère cela ! Ainsi on pourra s’arranger pour les procès. » J’acquiesce de la tête puis je m’approche du lieutenant, elle a les yeux baissés et elle se tient de nouveau la tête. Je lui prends les mains et lui passe les menottes. A cet instant, mon talkie émet : « - Colonel, Capitaine répondez !

- Amiral, c’est moi  il n’y a pas de problème elle s’est rendu sans résistance. Venez avec le fourgon, ramenez la à Levenworth ! 

- C’est d’accord, j’arrive tout de suite ! Je suis content que tout s’est bien passé ! Félicitations ! » Je me retourne vers les deux femmes. « - Ecoutez Mac et lieutenant, je ne sais pas si vous êtes d’accord mais on va essayer d’avoir un nouveau procès pour le meurtre mais vous serez inculpée de coup et blessure sur un officier. Je ferai partie de l’accusation pour le second procès et Mac sera ma conseillère. Je pense que le juge sera compatissant et transformera votre peine en peine déjà exécutée ces deux dernières années car avant je prouverai votre innocence dans le meurtre de votre mari. Lieutenant, je ne vous crois pas capable de commettre un meurtre. Vous êtes d’accord Mac ?

- Je suis entièrement d’accord avec toi, Harm. » A cette réplique elle me pose sa main sur l’épaule et je sens mon corps envahi de frisson. Le lieutenant paraît également contente de cet arrangement car elle me fait un sourire eu moment où l’Amiral  arrive dans son fourgon blindé. Je regarde le lieutenant et dis : « - On vient vous voir demain pour parler de cela, ne vous inquiétez pas ! » L’Amiral entre dans le petit chalet et dit : «- Capitaine, Colonel je viens chercher le lieutenant, il est 18 heures je vous laisse repartir chez vous maintenant ; vous avez fait un excellent travail.

- Amiral, nous pensons que le lieutenant est innocent dans l’affaire de meurtre, pourrions nous le prouver devant un tribunal. De plus, nous allons ouvrir une enquête et un procès pour l’affaire d’aujourd’hui. Cela vous semble correct ?

- Oui, on verra cela demain. Reposez-vous bien, je vous attends au JAG à 8 heures précises comme d’habitude ! »

Mac et moi répondons en chœur : « - Merci Amiral ! A vos ordres ! » L’Amiral part avec le lieutenant Riponer. Enfin seul ! Mac me regarde et dit : 

« - Merci Harm de m’avoir accompagnée ! Nous sommes une bonne équipe je trouve !

-         Je suis là pour ça ! Un ami c’est quelqu’un sur qui on peut compter ! »

Je n’en reviens pas j’ai dit un ami ! Que je suis bête ! Elle ne fait pas de remarque à ce sujet. Elle regarde son uniforme puis dit : « - Je vais rentrer chez moi, prendre un bain d’une  heure et me coucher. Et toi ? » L’idée du bain me plaît bien mais pas seul ! Cette fois je ne vais pas laisser l’occasion passer mais je vais y aller en douceur. « - Mac, je te laisse une heure et je t’invite à manger chez moi, je suis sûr que tu meurs de faim, non ?

- Tu sais bien que je suis toujours partante pour manger ! A vos ordres, Capitaine !

-         Je te dépose chez toi allez sortons de ce chalet !

-         Ok ! »

Nous montons donc dans ma voiture, puis je roule jusque chez elle en silence. Une fois arrivée je lui dis : « - Ca ira Mac ? Je te laisse ! N’oublie pas à dans une heure !

- Oui ça ira merci. Et toi n’oublie pas je suis toujours à l’heure ! A plus tard ! »

Elle me fait un clin d’œil. Je la regarde s’éloigner en lui faisant un signe de la main puis je rentre chez moi rapidement. Ouf, enfin à la maison ! Je m’active à la cuisine puis pendant que les lasagnes cuisent je prends une douche et enfile un jeans avec un t-shirt. Je mets un peu d’ordre dans mon appartement. Enfin, je dresse la table. Juste au moment où le four sonne la fin de la cuisson, j’entends toquer à la porte. D’abord j’enfile les gants pour sortir le plat puis j’ouvre la porte sans enlever mes gants. Mac est resplendissante dans sa robe noire. Elle me regarde puis dit : « - Une vraie fée du logis avec tes gants. J’espère que tout est prêt, je meurs de faim. » Je rougis légèrement, enlève mes gants puis réponds : « - Oui, tout est prêt. Tu es mieux dans cette robe que dans l’uniforme quoiqu’il te va bien tout de même !

- Merci, toi aussi ! » Elle regarde autour d’elle. « - Entre, je t’en prie » Elle entre et s’assoie à la table pendant que je ferme la porte. Je sers les lasagnes et nous les mangeons en parlant de cette journée mouvementée. A la fin du repas je me lève pour débarrasser, je pose mon assiette sur le bar. Elle pose également son assiette à coté de la mienne. En passant derrière moi, elle me frôle. Je me retourne brusquement et la regarde dans les yeux. « - Sarah... » Je la vois s’étonner du regard ce mot car je ne l’appelle jamais Sarah. Je m’approche d’elle. Je pose mes mains sur ses hanches. «  - Harm, es ce raisonnable ?

- Je ne sais pas mais...  » Je ne peux terminer ma phrase. Elle me pose ses mains dans la nuque. Puis elle m’embrasse passionnément. Tout en s’embrassant nous nous dirigeons vers le lit. Cette nuit fut inoubliable, j’avais donné tout mon amour à une femme. Le lendemain tout  était différent je savais que c’était la femme de ma vie et désormais je savais que c’était réciproque. Au JAG, personne ne dit rien mais tout le monde avait compris que notre attitude l’un envers l’autre avait changé, malgré nos efforts pour ne pas trop le montrer. L’Amiral nous convoqua dans son bureau. Il nous accorda le droit de faire un procès contre le Lieutenant Riponer et de revoit son premier procès. Il nous fit une légère réflexion sur notre relation et ajouta qu’il s’occuperait des papiers necessaires pour continuer à travailler ensemble. Quelques semaines plus tard, j’avais fini de rassembler toutes les preuves pour les deux procès. Dans le premier c’était un règlement de compte entre le mari et un autre homme. En effet, le 2ème classe Riponer devait de l’argent à un homme. C’était une dette de poker. Sa femme ne savait rien de tout cela. Dans le deuxième procès pour coup et blessure ce fut plus simple Mac et moi avions suffisamment de preuve pour passer en cour martiale qui fût fixée une semaine après. Le juge ayant pris connaissance des deux affaires et après les délibérations déclara que le lieutenant Riponer était libre car elle avait déjà effectué deux ans à tort en prison. Mais il décida qu’elle devrait quitter la Marine. A ce verdict, je vis le visage de cette femme s’éclairer. Elle  vint me voir. « - Capitaine merci beaucoup ! J’aurais voulu être comme vous. Oubliez tout ce qui c’est passé, je suis désormais Valérie Riponer. Je vais faire mes excuses au colonel maintenant et la remercier de vous avoir aidé a prouver mon innocence. » Elle me fit un bisou sur la joue. Mac la pardonna et lui dit que c’était son travail et qu’elle n’avait aucune rancune envers elle. Quelques mois plus tard, Mac accoucha d’une petite fille, qui tombait exactement cinq ans après notre pacte, et nous nous chamaillons pour lui trouver un prénom : Sarah comme sa mère ou Valérie ?   

      FIN