Je suis le capitaine de Corvette Harmon Rabb jr., avocat au
JAG depuis presque 5 ans suite à un crash. Je travaille avec Mac, qui est ma
principale coéquipière et même un peu plus depuis ses fiançailles loupées avec
mic Brumby. Aujourd’hui je suis en train de prendre mon café comme chaque
matin, en pensant à Mac qui est devenue ma principale préoccupation.
Évidemment, elle compte beaucoup pour moi mais je ne sais pas comment lui dire.
Je suis interrompu par Bud, le lieutenant Roberts, un de mes meilleurs amis
avec son habileté légendaire et son attrait pour les sucreries en tous genres.
Il me salue. Puis me dit :
« -
Bonjour Capitaine, vous ne savez pas où se trouve le colonel Mackenzie par
hasard ? » . Le colonel Mackenzie c’est Mac. Elle est dans mes pensées
mais, ce que je ne m’étais pas rendu
compte avant, pas là ! Ah
les femmes !
« -Bonjour Lieutenant, non je ne sais pas où elle se trouve, d’habitude
elle prend le café avec nous. Elle doit être en retard. » Je ne crois pas
moi-même à ce que je viens de dire. Mac en retard c’est impossible !
« - Merci Capitaine, je vais appeler
chez elle pour voir si tout va bien.
-
Laissez
Lieutenant, je m’en occupe, vous avez beaucoup de travail.
- C’est
gentil, vous me semblez de bonne humeur ce matin ! Donnez-moi de ses
nouvelles s’il vous plaît. »
Évidemment je suis de bonne humeur, je pense sans arrêt à
Mac. Je ne vais quand même pas rater l’occasion de l’entendre de bon matin même
s’il est déjà 8h15 ce qui m’inquiétait un peu a vrai dire. Je me dirige donc
vers mon bureau quand le Lieutenant Turner m’arrête. Décidément on est jamais
tranquille !
«- Capitaine, l’Amiral vous attend avec le Colonel immédiatement dans son
bureau, c’est très urgent. » J’aurais pu le deviner tant pis pour
Mac. Je dois essayer de la couvrir devant l’Amiral. « - Merci je vais y aller
sur-le-champ. »
Je me dirige donc prestement vers son bureau car il vaut mieux ne pas le faire attendre, c’est
un ancien commando des Marines autant dire juste mais inflexible ! Je toque à la porte. «- Entrez Capitaine,
Colonel je vous attends. » J’entre au garde –à- vous. «- Repos Capitaine. Où est
donc le Colonel Mackenzie ?
-
Je
crois qu’elle est coincée dans les embouteillages.
- Ce
n’est pas très grave pour l’instant. J’ai une information très importante pour
vous. Le Lieutenant Riponer s’est échappée de Levenworth. »
Levenworth c’est une prison militaire. Je me souviens bien
de cette affaire surtout du Lieutenant Riponer.
« -
Capitaine, je vous confie l’affaire jusqu’à l’arrivée du Colonel Retrouvez-moi
le lieutenant Riponer au plus vite.
- A vos
ordres Amiral. » Je sors du bureau impatient. Je passe devant celui de bud et
j’en profite pour lui demander de rechercher le dossier Riponer. Je décide
d’appeler Mac chez elle. Je compose alors son numéro, le téléphone sonne mais
personne. Je laisse donc un message sur son répondeur. Je décide alors de
fouiller dans ma mémoire pour retrouver ce qui s’était passé lors de cette
affaire. C’était il y a presque 2 ans. Mac et moi faisions partie de la
représentation, un jeune sergent pour la défense. Le lieutenant Riponer était
accusé de meurtre sur son mari également dans la Marine. Cette affaire n’était
pas très claire. Nous avions obtenu 10
ans d’emprisonnement. Je me souviens encore de l’expression de son visage, ses
yeux noirs vous glacer le sang. Elle voulait absolument se venger de nous. Je
repense des fois à cette jeune femme, qui à 34 ans, avait été condamnée peut
être pour rien. Je l’ai gardé tout au fond de moi. C’est pour cela que je ne suis
pas totalement assuré. Je décide d’appeler Mac sur son portable. Je tombe sur
la messagerie. C’est très rare car d’habitude, elle répond toujours. Cette fois
c’est trop, je me dirige vers le bureau de l’Amiral pour lui demander la
permission d’aller chez Mac car j’ai un mauvais pressentiment. Je toque à la porte. « - Entrez ! » Je me dirige
vers son bureau.
« - Capitaine Rabb, allez-y je
vois que vous vous inquiétez pour elle mais ne traînez pas. » Je dois vraiment avoir l’air inquiet pour
que l’amiral me dise cela ! « - Merci Amiral. » Je sors du JAG et me dirige vers
ma voiture. Je prends l’autoroute n°35 vers Falls Church Nord et au bout de
quelques minutes me voilà devant l’appartement de Mac. Je monte avec
l’ascenseur au second étage, personne. Je vois la porte ouverte apparemment la
serrure avait été crochetée. Là je sais que quelque chose ne va pas. J’entre, l’appartement est vide,
sur la table un mot : « Capitaine Rabb je
savais que vous viendriez en premier. J’espère ne pas m’être trompée. Vous
m’aviez pris la chose la plus importante
à mes yeux : la liberté. Aujourd’hui j’ai pris la vôtre. Vous savez un
regard ne trompe jamais. Il y a deux ans déjà mais je n’ai pas oublié la façon
dont vous la regardiez. Je ne veux pas d’argent mais je veux revoir mon procès
avec vous. Je vous recontacterai bientôt. » Je ne sais pas comment elle sait
pour Mac mais cela est bizarre ! Pour commencer, je rentre au JAG. Je
fonce tout droit sur l’autoroute. Une fois arrivé, j’annonce la mauvaise nouvelle à l’Amiral : Mac a
été kidnappée par le lieutenant Riponer. Je demande son dossier à Bud. Je ne
m’étais pas trompé, c’était bien une jeune femme qui avait été condamnée à 10
ans pour meurtre. Ce dossier ne me sert plus à grand chose maintenant !
J’appelle donc un de mes meilleurs amis Webb, c’est un agent de CIA mais il
n’hésite pas à me rendre service quand il le faut. Je décroche mon téléphone et compose
son numéro. « -
Allô ?
-
Webb
c’est Rabb.
-
Capitaine Rabb que me vaut l’honneur de votre appel ? De l’aide j’imagine ?
- Oui
mais cette fois c’est très important. Viens tout de suite au JAG, avec ton
matériel d’écoute, pour que je t’explique la situation. »
Webb, d’habitude un peu réticent à me donner son aide
accepte tout de suite. Je crois que le ton de ma voix traduit mon émotion et
mon humeur.
« - D’accord, j’arrive au
plus vite.
- Merci
beaucoup. » Webb tient toujours
parole. En effet, quelques minutes après, il est devant moi. « - Que se passe t’il ?
-
Je
dois mettre mon portable sur écoute.
-
Pourquoi ?
- Mac s’est
fait kidnapper, le ravisseur m’a dit qu’elle me recontacterais sur mon
portable. Je veux qu’on la localise si c’est possible.
- Je
m’occupe de cela. » Cinq minutes plus tard tout est prêt. Juste à cet instant,
mon téléphone sonne. Je décroche et le dispositif d’écoute se met en marche. La
voix n’est pas très claire.
« - Capitaine je sais que votre portable est sur écoute c’est pour cela
que je serai brève .Comme je vous l’ai dit dans la lettre, je veux vous
rencontrer pour revoir mon procès. Prenez une décision et rappelez-moi dans
cinq minutes au 555 3946. Soyez dans les temps sinon vous ne reverrez plus le
colonel vivant.
-
Allô ! Allô ! » C’est trop tard elle a déjà raccroché. Je pense que
ce qu’elle demande est complètement impossible. « - Rabb, on n’a pas eu le temps de la
localiser, c’est une pro.
-
Que
pensez-vous que je devrai lui dire ?
-
Donnez-lui
rendez-vous quelque part pour discuter de ce procès. »
Je le vois pianotant sur son ordinateur portable. « - Le numéro qu’elle vous à
donné est celui d’une cabine. J’ai les coordonnées nous nous en servirons plus
tard. Ecoutez, dites-lui que vous êtes d’accord et demandez le lieu du
rendez-vous. Je vous placerai une balise pour savoir votre position à tout
moment ! De plus je sais déjà le quartier grâce à la localisation de la
cabine. Vous êtes d’accord ? »
Je réfléchis quelques instant le plan de Webb me paraît
bien. « C’est
OK. J’ai confiance ne vous. » L’Amiral également présent dans la pièce
me conforte dans mon choix. A cet
instant, je décide de rappeler au numéro. Le lieutenant Riponer me répond : « - Capitaine, je savais que
vous me rappelleriez ! Quelle est votre décision ?
-
J’accepte
de revoir votre dossier mais ne faites pas de mal à Mac !
- Mac
c’est son petit nom comme c’est mignon. Je veux que vous veniez seul, sans arme
et sans micro.
-
D’accord !
Où ?
- Venez
par la ligne 12 du métro puis la troisième rue à droite. Rentrez par la porte
jaune. Et attention ne me faites pas d’entourloupe. Je vous attends dans
exactement dix minutes. » Elle raccroche. Webb dissimule la balise sur moi. « - Bonne chance
Harm, ne t’inquiète pas tout va bien se
passer. Je suis là ! » Je ne me sens pas très bien a vrai dire
mais Webb est là heureusement. Le temps presse, j’attrape le dossier de
l’affaire et je me dirige en courant vers le lieu du rendez-vous.
Exactement 9 minutes plus tard, j’ouvre la fameuse porte jaune avec le
dossier à la main. Je sens quelqu’un se
glisser derrière moi.
Elle referme la porte puis me met un bandeau noir et elle me fouille. Heureusement,
elle ne trouve pas la balise.
« -
Lieutenant, puis-je parler à Mac pour voir si elle va bien.
-
Capitaine Rabb, je suis contente de vous voir ! Je vais vous laisser
parler à Mac dans un instant mais d’abord on va marcher un peu. »
Elle me passe des menottes puis me met un bâillon. Ensuite
nous descendons un petit escalier. Je sens la fraîcheur d’une cave. Nous
rentrons dans une pièce, je sens une présence. C’est Mac, elle doit être aussi
attachée, bâillonnée et les yeux bandés car elle n’oppose pas une grande résistance
quand le lieutenant la fait se lever. Nous marchons maintenant dans un
souterrain. Après un petit kilomètre, nous entrons dans une pièce car j’entends
une porte se refermer derrière nous. Elle nous fait asseoir sur deux chaises où
elle nous attache avec les menottes. Elle nous enlève notre bandeau. La
première chose que je regarde c’est Mac. Son uniforme est un peu déchiré, elle
a l’arcade ouverte mais elle a l’air en forme. Ensuite, j’observe la pièce,
elle est sombre mais je vois deux portes. Le lieutenant Riponer s’approche de
moi enfin je peux la voir. Elle est grande environ 1m70, des grands cheveux
bruns foncé lui tombent sur ses épaules et une frange couvre partiellement ses yeux noirs. Elle nous regarde, toujours
ce même regard noir, puis nous fait un sourire un peu narquois. « - Ça y est vous voilà
réunis, mes avocats enfin plutôt les avocats qui m’ont condamnée. » Elle tient son
dossier dans ses mains.
« - Je suis innocente. Vous le savez. » Dans ses yeux je vois un mélange
de rage et de vengeance mais pas de folie. Ce regard me fait frissonner.
« -
Nous sommes donc réunis aujourd’hui pour revoir l’affaire Riponer. » Elle ouvre son
dossier. Mais à cet instant, on entend des bruits de pas dans le souterrain.
Malgré son assurance apparente, elle prend peur. Et elle s’enfuit par la
seconde porte à l’opposé des bruits de pas. A cet instant, l’Amiral franchit la
porte, suivi de Webb, avec l’arme au poing. « -Stop ! Ou je tire. » Mais c’est trop
tard elle est déjà partie. Je ne me rends pas compte de la situation, elle
s’est enfuie alors qu’elle aurait pu nous prendre en otage. Je pense maintenant
qu’elle n’a pas pu tuer son mari sinon elle aurait tué Mac avant et nous aurait
pris en otages mais elle s’est enfuie. L’Amiral range son arme puis nous
détache et enlève notre bâillon. Il regarde ses hommes derrière lui « - Equipe Delta poursuivez-la, on ne sait jamais. » Puis il nous
regarde, sourit et dit : « - Il était temps que j’arrive. Heureusement grâce
à Webb on a pu vous retrouver facilement. Je suis content de vous voir ! Maintenant rentrez au JAG
mais passez par l’infirmerie car je vois que vous êtes blessés mais ce n’est
pas très grave. Moi je continue mes recherches avec Webb. On se retrouve dans
20 minutes au JAG.
- A vos
ordres Amiral ! » Nous nous levons donc et nous dirigeons vers la
sortie en parlant.
« - Mac ca va ?
- Ca va
Flyboy ! Merci de ton aide ! Je veux aider à l’enquête, j’ai discuté
avec elle et j’ai des informations. Elle a parlé d’un chalet ou je pense qu’elle
est allée se réfugier. Ensuite, je pense qu’elle est innocente dans la première
affaire. Alors tu veux bien de moi ? »
Je la regarde à cet instant, elle a une magnifique lueur
dans les yeux et un sourire à tomber à la renverse !
« -
De rien je suis là pour toi ! Évidemment tu peux faire équipe avec
moi ! Je donnerai mon accord à l’Amiral. Je suis d’accord avec toi, je la
pense également innocente. Maintenant, on passe à l’infirmerie pour soigner
cette mauvaise plaie, puis on verra pour la suite au JAG, on reparlera de tout
cela ! » Une fois retournés au soleil, nous nous dirigeons par le
chemin retour à l’infirmerie qui est accolée au JAG et qui se situe à environ
10 min de marche et de métro. Pendant cette marche, je réfléchis. Je lui ai
sauvé la vie, elle est comme moi elle n’ose pas montrer ses sentiments. Après
cette épreuve, je sais que je l’aime de tout mon cœur. Ca y est nous sommes
arrivés à l’infirmerie. Je la regarde avec son mouchoir sur l’arcade. Elle me
dit : « -
Je me suis fait ça quand elle m’a assommé dans mon appartement ce matin. Elle
m’a tapé sur la tête et je suis tombée sur ma table. Elle m’a eue par surprise
juste avant que je parte au travail ce matin. Mais ce n’est pas très grave je
suis une Marine. J’en ai vu d’autres ! Elle était très en colère contre
nous pour son premier procès mais maintenant je suis presque sûre qu’elle est
innocente mais elle payera pour m’avoir frappé ce matin ! » Nous entrons.
Elle fait la moue et ajoute : « - Je pense que
l’infirmerie aurait pu attendre !
- Mac
vous ne pouvez pas poursuivre l’enquête avec votre blessure et c’est un
ordre ! »
Un infirmier conduit Mac dans une salle dont elle ressort
quelques dizaines de
minutes plus tard avec un beau
pansement.
« - Bien allons
au JAG maintenant ! » Nous remercions
l’infirmier puis marchons quelques dizaines de mètres. Ouf, enfin au
bercail ! L’amiral nous y attend déjà.
« - Nous ne l’avons pas rattrapée ! Bien Mac je vois que vous vous
êtes fait soigner c’est bien.
-
Amiral puis-je faire partie de l’équipe pour l’enquête, le capitaine est
d’accord.
- Oui,
je vous donne mon autorisation !
-
Merci ! Je pense savoir où est le lieutenant Riponer car on a parlé
ensemble et elle m’a dit que lorsqu’elle était enfant elle partait avec son
père dans un chalet.
-
Bien
colonel. Savez-vous où il se trouve ? »
Mac se dirige vers une carte puis indique un point précis
environ à une dizaine de kilomètres d’ici.
« -
En êtes vous sure ?
-
Oui amiral elle m’a dit qu’il se
situait au croisement entre deux petites rivières près de la foret Wallace et
j’ai comme un pressentiment que c’est là !
-
Bien,
équipe 2 et 3. Préparez-vous !
-
Sauf
votre respect Amiral, Je voudrais y aller en première.
- Je
suis d’accord mais à deux conditions : la première le Capitaine Rabb vous
accompagne, la seconde je suis en renfort avec mes équipes. Ca vous va ?
-
D’accord
merci beaucoup Amiral ! »
Et moi j’avais rien à dire ! De toute façon, je suis
ravi de pouvoir accompagner Mac. L’Amiral prend donc le contrôle de la
situation pour cette
affaire spéciale ! « - Colonel, Capitaine vous partez d’abord. Je vous rejoins dans
quelques minutes au point Delta. » Il désigne un point sur la carte que Mac
a entre les mains. J’embarque un talkie-walkie et un chargeur supplémentaire
pour mon pistolet. Je vois Mac faire de même. Ensuite, j’enfile un gilet
pare-balles et j’aide mac à mettre le sien. Puis nous montons dans ma voiture,
je roule jusqu’au point Delta. Quelques minutes après mon arrivé, la
camionnette de l’Amiral arriva avec tous ses hommes. L’Amiral en habit de commando sort et dit : « - Je vous laisse exactement
cinq minutes au Top puis je lance un appel sur votre talkie. Si vous ne répondez pas j’arrive. » Je vois le
chalet à une cinquantaine de mètres dans le foret, Mac ne s’était pas trompée
maintenant espérons qu’elle y sera et que tout se passe bien. J’observe Mac, elle me fait signe que
c’est bon.
« -
Bien Amiral. On y va !
-
TOP ! » Mon cœur bat à toute vitesse. Nous courons vers le chalet
en étant le plus discret possible. Je regarde par l’ouverture du volet. Je la
vois, la tête entre les mains apparemment elle ne nous a pas entendus. Je fais
signe à Mac d’approcher. Puis je me dirige vers la porte. A 3 je la
défonce ! 1.2.3 ! Je donne un violent coup de pied dans la porte qui
vole en éclat et je pointe mon arme sur elle. Elle me regarde avec ses yeux
noirs, ce regard me fait frémir. Pourtant elle se lève et dit :
« - Je me rends, Capitaine. Je savais que vous me retrouveriez mais je ne
veux plus lutter. Je suis innocente. Je me rends car je ne veux pas aggraver
mon cas. Je ne veux pas faire de mal. »Mac entre à ce moment, je le regarde et
lui dit :
« - Pas la peine de pointer le pistolet, elle se rend. »Je regarde Mac
dans les yeux, et je plonge dans son regard. Je la sens soulagée. « - Tant mieux pour elle, je préfère
cela ! Ainsi on pourra s’arranger pour les procès. » J’acquiesce de
la tête puis je m’approche du lieutenant, elle a les yeux baissés et elle se
tient de nouveau la tête. Je lui prends les mains et lui passe les menottes. A
cet instant, mon talkie émet : « - Colonel, Capitaine répondez !
-
Amiral, c’est moi il n’y a pas de problème elle s’est rendu sans
résistance. Venez avec le fourgon, ramenez la à Levenworth !
- C’est
d’accord, j’arrive tout de suite ! Je suis content que tout s’est
bien passé ! Félicitations ! » Je me retourne vers les deux
femmes. « -
Ecoutez Mac et lieutenant, je ne sais pas si vous êtes d’accord mais on va
essayer d’avoir un nouveau procès pour le meurtre mais vous serez inculpée de
coup et blessure sur un officier. Je ferai partie de l’accusation pour le
second procès et Mac sera ma conseillère. Je pense que le juge sera
compatissant et transformera votre peine en peine déjà exécutée ces deux
dernières années car avant je prouverai votre innocence dans le meurtre de
votre mari. Lieutenant, je ne vous crois pas capable de commettre un meurtre.
Vous êtes d’accord Mac ?
- Je
suis entièrement d’accord avec toi, Harm. » A cette réplique elle me pose
sa main sur l’épaule et je sens mon corps envahi de frisson. Le lieutenant
paraît également contente de cet arrangement car elle me fait un sourire eu
moment où l’Amiral arrive dans son
fourgon blindé. Je regarde le lieutenant et dis : « - On vient vous voir demain pour
parler de cela, ne vous inquiétez pas ! » L’Amiral entre
dans le petit chalet et dit : «- Capitaine, Colonel je viens chercher le lieutenant, il
est 18 heures je vous laisse repartir chez vous maintenant ; vous avez
fait un excellent travail.
-
Amiral, nous pensons que le lieutenant est innocent dans l’affaire de meurtre,
pourrions nous le prouver devant un tribunal. De plus, nous allons ouvrir une
enquête et un procès pour l’affaire d’aujourd’hui. Cela vous semble
correct ?
- Oui,
on verra cela demain. Reposez-vous bien, je vous attends au JAG à 8 heures
précises comme d’habitude ! »
Mac et moi répondons en chœur : « - Merci Amiral !
A vos ordres ! » L’Amiral part avec le lieutenant Riponer. Enfin
seul ! Mac me regarde et dit :
« -
Merci Harm de m’avoir accompagnée ! Nous sommes une bonne équipe je trouve !
-
Je
suis là pour ça ! Un ami c’est quelqu’un sur qui on peut
compter ! »
Je n’en reviens pas j’ai dit un ami ! Que je suis
bête ! Elle ne fait pas de remarque à ce sujet. Elle regarde son uniforme
puis dit : « -
Je vais rentrer chez moi, prendre un bain d’une heure et me coucher. Et toi ? » L’idée du bain
me plaît bien mais pas seul ! Cette fois je ne vais pas laisser l’occasion
passer mais je vais y aller
en douceur. « -
Mac, je te laisse une heure et je t’invite à manger chez moi, je suis sûr que tu
meurs de faim, non ?
- Tu
sais bien que je suis toujours partante pour manger ! A vos ordres, Capitaine !
-
Je
te dépose chez toi allez sortons de ce chalet !
-
Ok ! »
Nous montons donc dans ma voiture, puis je roule jusque chez
elle en silence. Une fois arrivée je lui dis : « - Ca ira Mac ?
Je te laisse ! N’oublie pas à dans une heure !
- Oui
ça ira merci. Et toi n’oublie pas je suis toujours à l’heure ! A plus
tard ! »
Elle me fait un clin d’œil. Je la regarde s’éloigner en lui
faisant un signe de la main puis je rentre chez moi rapidement. Ouf, enfin à la
maison ! Je m’active à la cuisine puis pendant que les lasagnes cuisent je
prends une douche et enfile un jeans avec un t-shirt. Je mets un peu d’ordre
dans mon appartement. Enfin, je dresse la table. Juste au moment où le four
sonne la fin de la cuisson, j’entends toquer à la porte. D’abord j’enfile les
gants pour sortir le plat puis j’ouvre la porte sans enlever mes gants. Mac est
resplendissante dans sa robe noire. Elle me regarde puis dit : « - Une vraie fée du
logis avec tes gants. J’espère que tout est prêt, je meurs de faim. » Je rougis
légèrement, enlève mes gants puis réponds : « - Oui, tout est prêt. Tu es
mieux dans cette robe que dans l’uniforme quoiqu’il te va bien tout de
même !
-
Merci, toi aussi ! » Elle regarde autour d’elle. « - Entre, je t’en
prie » Elle entre et s’assoie à la table pendant que je ferme la porte. Je
sers les lasagnes et nous les mangeons en parlant de cette journée mouvementée.
A la fin du repas je me lève pour débarrasser, je pose mon assiette sur le bar.
Elle pose également son assiette à coté de la mienne. En passant derrière moi,
elle me frôle. Je me retourne brusquement et la regarde dans les yeux. « - Sarah... » Je la vois
s’étonner du regard ce mot car je ne l’appelle jamais Sarah. Je m’approche
d’elle. Je pose mes mains sur ses hanches. « - Harm, es ce raisonnable ?
- Je ne
sais pas mais... » Je ne peux terminer ma phrase. Elle me pose ses mains dans
la nuque. Puis elle m’embrasse passionnément. Tout en s’embrassant nous nous
dirigeons vers le lit. Cette nuit fut inoubliable, j’avais donné tout mon amour
à une femme. Le lendemain tout était différent
je savais que c’était la femme de ma vie et désormais je savais que c’était
réciproque. Au JAG, personne ne dit rien mais tout le monde avait compris que
notre attitude l’un envers l’autre avait changé, malgré nos efforts pour ne pas
trop le montrer. L’Amiral nous convoqua dans son bureau. Il nous accorda le
droit de faire un procès contre le Lieutenant Riponer et de revoit son premier
procès. Il nous fit une légère réflexion sur notre relation et ajouta qu’il
s’occuperait des papiers necessaires pour continuer à travailler ensemble.
Quelques semaines plus tard, j’avais fini de rassembler toutes les preuves pour
les deux procès. Dans le premier c’était un règlement de compte entre le mari
et un autre homme. En effet, le 2ème classe Riponer devait de
l’argent à un homme. C’était une dette de poker. Sa femme ne savait rien de
tout cela. Dans le deuxième procès pour coup et blessure ce fut plus simple Mac
et moi avions suffisamment de preuve pour passer en cour martiale qui fût fixée
une semaine après. Le juge ayant pris connaissance des deux affaires et après
les délibérations déclara que le lieutenant Riponer était libre car elle avait
déjà effectué deux ans à tort en prison. Mais il décida qu’elle devrait quitter
la Marine. A ce verdict, je vis le visage de cette femme s’éclairer. Elle vint me voir. « - Capitaine merci
beaucoup ! J’aurais voulu être comme vous. Oubliez tout ce qui c’est
passé, je suis
désormais Valérie Riponer. Je vais faire mes excuses au colonel maintenant et
la remercier de vous avoir aidé a prouver mon innocence. » Elle me fit un
bisou sur la joue. Mac la pardonna et lui dit que c’était son travail et qu’elle
n’avait aucune rancune envers elle. Quelques mois plus tard, Mac accoucha d’une
petite fille, qui tombait exactement cinq ans après notre pacte, et nous nous
chamaillons pour lui trouver un prénom : Sarah comme sa mère ou Valérie ?
FIN