A : Amiral Chegwidden
T : Tiner
H : Harm
Ma : Mac
Lundi 20 juin 2003
8h05 g.m.t
Je sort de l'ascenseur et me dirige vers mon bureau. Harriet me gratifia d'un bonjour et j'en profite pour demander des nouvelles du petit AJ, il était tombé malade pendant le week-end. Ce matin, j'ai une cour martiale à 11h, je dois relire ma plaidoirie une dernière fois et vérifier que j'ai utiliser tous les arguments possibles pour disculper mon client. En passant devant le bureau de mac, je vois qu'elle est absente. Je trouve ça bizarre car je devais la retrouver aujourd'hui à 8h00 et il était déjà 8h10. En effet , hier soir, elle m'avait laisser un message sur mon répondeur, elle voulait me parler de quelque chose d'important.
Je fus sorti de mes pensées en entendant frapper a la porte de mon bureau.
T- L'Amiral vous demande tout de suite, capitaine.
H- Merci Tiner
J'allais vers le bureau de mon supérieur et frappais à la porte. En entendant sa réponse positive, j'entrai. Après mon salut militaire, il prit la parole
A- Il ne manque plus que le colonel Mckenzie et je vous expliquerai la situation.
En attendant l'arrivée de mac, l'Amiral me demanda comment se déroulait les affaires en cours et si j'avais besoin qu'on retire certains dossiers pour alléger mon travail. Je répondis que tout allait bien et que ca n'était pas nécessaire.15 min plus tard, l'Amiral appuya sur l'interphone et demanda à Tiner si le colonel était arrivée. Il répondit négativement. Mon inquiétude grandissait quand on frappa à la porte. Tiner entra
T- Excusez-moi , Amiral, mais vous devriez allumer la télévision sur CNN
L'Amiral appuya sur le bouton de la télécommande et écouta. Le journal était fini mais il y avait un flash spécial. Le reporter disait
R (reporter)- information de dernière minute : le corps du lieutenant colonel Sarah Mckenzie a été retrouver ce matin dans son appartement. Elle a été poignardée à plusieurs reprises et, selon les enquêteurs, avec une extrême violence. Le colonel a été transportée d'urgence par hélicoptère à l'hôpital naval de Bethesda où elle est entre la vie et la mort. Les médecins disent que les prochaines 48h seront décisives pour elle. Nous vous communiquerons plus d'informations dans le journal de ce soir.
Je me senti comme foudroyé, ne voulant pas croire ce que je venais d ‘entendre. L'Amiral ne disait rien, il était sous le choc. Je reprend mes esprits et demande
H- Amiral, avec votre permission, je voudrai…
Je n'ai pas eu à finir ma phrase, il me répond
A- vous pouvez y aller, capitaine
Je cours le plus vite vers l'ascenseur, en manquant de bousculer une personne. Comme l'ascenseur ne vient pas assez vite, je prend l'escalier et fonce vers ma voiture. Je crois que je n'ai jamais conduit aussi vite. Quand ,enfin, j'arrive à l'hôpital, je me dirige vers l'accueil et demande la chambre de mac. Je marche d'un pas rapide vers la chambre 10, celle de mac. Je m'arrete devant la porte et entre doucement. Quand je vois Sarah reliée à toute sorte de tuyaux, à des perfusions et une poche de sang, les larmes me montent aux yeux. Elle est allongée ,là, toute pâle avec comme unique bruit le « bip……bip » des battements faible de son cœur. Je me rappelle alors les paroles du reporter : entre la vie et la mort. C'est à ce moment que Sergei entre dans la chambre. Lui aussi a appris la nouvelle à la télévision. Je me tourne vers lui et les larmes commencent à couler sur mes joues. Pour une fois, je me laisse aller et Sergei me prend dans ces bras pendant deux bonnes minutes. Les larmes ruissellent sur mes joues. Jamais je ne me suis senti si triste, si désemparé et impuissant à la fois. C'est comme si on m'avait arraché le cœur, ma raison de vivre, ma moitié. Je me détache de Sergei et me tourne vers sarah. Oh oui, elle est ma raison de vivre, ma moitié, elle est la seule qui connaît tous mes secrets, qui accepte de m'écouter quand j'ai besoin de parler, qui m'a suivi jusqu'en Russie pour retrouver mon père, elle a fait tant de choses pour moi, bien plus que ce qu'une simple amie aurait fait.
Je viens m'asseoir près du lit et marmonne
H- je ne veux pas qu'elle meurt, pas elle, pas comme sa. Nous avons encore tant de choses à nous dire
S (sergei)- elle ne va pas mourir, harm. Elle est forte, elle s'en sortira.
H- je l'espère.
Tout à coup, une foule de souvenirs remonte à la surface.
Je me remémorais un des rares moment d'intimité que nous avions eu, elle et moi : un soir, sous le porche de l'amiral, elle s'était penchée vers moi et nos lèvres s'étaient effleurées, puis je l'avais enlacée dans mes bras et l'embrassait. Je la sentais frissonner sous mes caresses. Ses lèvres si douces et si tendres posées sur les miennes me hurlait de ne pas s'arrêter, de prolonger ce moment intense de bonheur mais sa raison avait repris le dessus, elle s'était éloignée et avait dit : « on devient très fort pour se dire adieu. »
J'en avais assez de la faire souffrir, je ne voulais pas la perdre et je pris conscience qu'il fallait que je lui dise lorsqu'elle irai mieux. Si elle irait mieux un jour….
Lui dire que…….. je l'aime ……
Partie 2
Cela faisait maintenant 2 semaines que mac était dans le coma. Le médecin m'avait dit que cela pourrait prendre des mois sans que son état s'aggrave. Je passais des nuits blanches à mon appartement car l'amiral m'avait donné l'ordre d'aller me reposer.
Comme chaque après-midi, je venais prendre des nouvelles de mac mais la réponse des médecins étaient toujours la même « son état est stable, capitaine. Pas d'améliorations observées. »
J'entre dans sa chambre et m'assois sur une chaise, auprès du lit. Tous mes souvenirs de mac et moi défilaient devant mes yeux : Les Appalaches, le ferry à Sydney, sa soirée de fiançailles sous la véranda de l'amiral…
Un bruit aigu me sortit de ma torpeur. Les battements de cœur de mac s'accélérait. Une lueur d'espoir apparut. Ses mais commençaient à bouger, ses yeux semblait s'ouvrir difficilement. Elle dit d'une voix faible :
« Harm…… »
Je lui prit la main
« Oui, je suis là, sarah. »
J'était si content qu'elle se soit réveillée que ce fut les seuls mots que je réussis a prononcer.
Après que le médecin eut fini de l'examiner et qu'elle eu retrouver ses esprits, je lui dit :
« Vous m'avez fait une de ces peurs ! ! ! ! ! ! Ne me refaites jamais sa ! ! »
Elle me sourit et dit avec un air de défi :
« sinon quoi, capitaine ? ? »
Je ne put m'empêcher de sourire en même temps que sarah. Son sourire m'avait tellement manqué. Je retrouvais enfin, « mon » devil dog marine préféré ! ! ! ! Toutes ces petites manières qui faisaient que c'était elle et pas quelqu'un d'autre.
Je fus interrompu de mes pensées par l'infirmière qui vient me dire que mac avait besoin de repos et qu'il fallait que je la laisse se reposer. Je partis donc a contre cœur, non sans avoir gratifié mac d'un sourire et d'un long regard que elle seule pouvait comprendre.
Je ne voulais pas qu'il parte, j'aurai tant aimé parler encore un moment avec lui, sa présence me rassurait, me donnait du courage.
Ce long regard, je ne l'avais vu qu'une seule fois : à ma soirée de fiançailles chez l'amiral. Quand il m'a regardée et m'avait dit qu'il voyait en moi une femme désirable. Il avait si peur de perdre le contrôle, lui qui était d'habitude si sur de lui.
Quand je me suis réveillée, ses yeux bleus aciers brillaient et des millions de petites étoiles venaient les envahir. Il avait l'air si heureux de me voir , ce sourire en guise d'accueil, le « Flyboy Grin » qu'il me réservait pour moi et moi seule. J'avais craquer plus d'une fois avec ce fameux sourire ! ! ! !
Je dois bien l'avouer : harm m'a manqué. Lui, le brillant avocat qui trouve toujours quelque chose à dire dans un tribunal, mais qui a tant de mal à trouver les mots dès qu'il s'agit de ses sentiments, de notre relation. Depuis son accident, j'ai compris que harm passerait toujours avant tout, que mes sentiments pour lui étaient bien plus intense que je voulais me l'imaginer. Je rêve qu'il m'embrasse avec la même ardeur et la même passion que sous le porche de l'amiral. Je me sentais fondre sous ces caresses, c'était si agréable, et ses lèvres étaient si douces et si tendres ! ! ! ! Ah ! ce contrat que nous avons passé il y a 4 ans, j'aimerai tant qu'il se réalise ! ! !Que nous formions une famille, que notre enfant ait ses yeux bleus ou son sourire ravageur...
Je fus tirée brusquement de ma rêverie par un petit coup a la porte : Harriet et Bud ouvrirent tout doucement la porte et nous discutâmes pendant un long moment, ils étaient si content de me revoir en forme ! !
Après cette longue conversation, je me sentis soudain fatiguée et je décida de me coucher. Harm est là, en face de moi, avec son uniforme de cérémonie blanc, et je vois qu'il ne se sent pas à son aise. Il s'assoit et me dit :
« Sarah, je doit vous dire quelque chose, quelque chose d'important : quand je vous ai vu pour la première fois dans cette roseraie, j'ai ressenti quelque chose de fort, d'intense. Oui, vous ressemblez à Diane, et j'ai pensé que c'était sa qui m'avait autant frappé mais au fil des années, j'ai appris à vous connaître et à vous faire confiance. J'ai failli vous perdre quand vous alliez épouser Brumby et je ne veux pas prendre le risque de vous perdre une seconde fois : Je vous aime, Sarah, comme je n'ai jamais aimé personne d'autre dans ma vie, pas même Diane. Vous êtes la seule avec qui je me sente capable de tout raconter, de tout partager, de me laisser aller. Je m'imagine si souvent notre vie commune, des enfants, une maison, une vie auquel je ne veux pas renoncer. »
J'étais là, incapable de dire quoi que ce soit, mais mes yeux parlaient pour moi. Il m'avait enfin avoué son amour, il était prêt pour une relation sérieuse. Je m'approchait de son visage tout doucement et je sentis son souffle chaud sur mon visage, une vague de chaleur m'envahit de la tête au pieds. Nos lèvres n'étaient plus qu'a quelques centimètres l'une de l'autre…………………………
Quand tout a coup, je sentis qu'on me caressait doucement le visage. Qui avait osé ? Qui avait osé interrompre ce rêve si agréable et si doux ?
Je vis apparaître un sourire, puis un regard qui me dévisageait complètement. C'est Harm, il tient un bouquet de fleurs magnifiques et me les tends en me disant :
« _Alors marine, je vois qu'on en profite pour faire la grasse matinée ?
Ignorant sa remarque :_ Comment sa se passe au JAG sans moi, vous n'êtes pas trop sur chargés ?
_Sturgis et Bud se répartisse les dossiers, ils ont l'air de s'en sortir. Le medecin vous a dit quand est ce que vous pourrait sortir ?
_Dans une petite semaine, environ. Pourquoi, vous êtes si pressés de m'avoir sur le dos ou ce sont les batailles au tribunal qui vous manquent ?
_Le JAG n'est plus le même sans vous et puis……………
_ oui ?
_ Vous me manquez, Sarah
Un frisson me parcourut le dos comme à chaque fois qu'il m'appelait par mon prénom. Il me regardait, ne dit rien mais ses yeux s'exprimaient pour lui. Il s'approcha de moi, si près que je pouvait sentir son souffle, si léger et si doux. Il se pencha vers moi et m'effleura les lèvres tout doucement puis, ne voyant pas d'objection sur mon visage, m'embrassa avec toute la douceur et la tendresse dont il était capable. Je me sentais fondre sous ces caresses comme la neige au soleil. Je m'écarte pour reprendre mon souffle et le regarde, il lève une main et me caresse la joue. Ce moment est si intense que je ferme les yeux et je sens les lèvres d'harm venir se poser tout doucement sur les miennes pour un court baiser. A ce moment l'infirmière frappe et entre, ce qui a pour effet de nous éloigner l'un de l'autre tout d'un coup. Harm me regarde une dernière fois et s'en va en me disant « au revoir, Sarah »
Comme à chaque fois, je n'avais pas su trouver les mots, aucun son n'était sorti de ma bouche, je me maudissais intérieurement. Il fallait que je trouve un endroit où on pourrait discuter, seuls, sans pouvoir être déranger. Tout à coup, j'ai une idée, oui c'est ça, la situation idéale. Un décor romantique, une atmosphère agréable…. Il faut que ça soit parfait et ça le sera.
Il me fallu quelques minutes pour reprendre mes esprits et me rappeler ce qui s'était passé. Harm m'avait embrassée, oui le capitaine de frégate Harmon Rabb Jr m'avait embrassée, moi, qui avait attendu si longtemps ce moment et ce n'était pas tout pas tout, il avait voulu recommencer, ce qui voulait dire que ce n'était pas un coup de tête, qu'il le désirait vraiment.
Allons, Sarah, pourquoi est ce que tu te prend autant la tête avec ça ?……. mais s'il était vraiment décidé a faire le premier pas, a faire avancer notre relation…. Ce ne sont que des « si » après tout. Allez marine, il faut dormir, tout sera plus clair demain, la nuit porte conseil, enfin c'est ce que l'on dit……………………
Les jours passaient et vint enfin sa sortie. Hélas, je ne pouvais pas aller la chercher, je devais aller à la base d'Andrews mais je lui avait laissé un message pour lui dire de me retrouver ce soir chez moi vers 20h. ça allait être le grand soir, celui de tout lui avouer. Il fallait que je sois prêt.
Je trouve le message de Harm et me prépare pour aller chez lui. J'arrive devant son appartement, je monte dans l'ascenseur et me retrouve en face de sa porte. Je frappe et je trouve un Harm , en tenue décontracté, très séduisant avec sa chemise ouverte et ce jean plutôt moulant.
J'entre dans la pièce, harm me débarrasse et au moment de me retourner vers la table, je découvre toutes ces bougies, disposées a peu près partout, ce qui détend aussitôt l'atmosphère. Harm me demande :
« Qu'est ce que vous voulez boire en guise d'apéritif ?
_ Un jus d'orange fera l'affaire
_ Je dois avoir ça en stock. »
Il sort 2 verres et me tend ma bouteille de jus d'orange tandis que lui sort une canette de Coca et verse son contenu dans le verre, je fais la même chose avec ma bouteille et me regarde droit dans les yeux en disant :
« A votre retour parmi nous »
Je suis complètement hypnotisée par son regard, ce regard si précieux et intense.
On boit nos verres et ensuite on passe à table. Le dîner se passe dans la bonne humeur, on parle du JAG, des enquêtes qu'on a mené ensemble, des difficultés personnelles que nous avons eu chacun de notre coté, bref, tous nos souvenirs.
Puis tout doucement, la discussion dérive vers notre relation :
« pourquoi n'avait vous rien dit à ma soirée de fiançailles, un mot et j'accourais vers vous
_ Je ne voulais pas vous rendre malheureuse, vous vouliez épouser Brumby, c'était évident pour moi. Mac il faut que je vous dise quelque chose et ne m'interrompais pas avant que j'ai fini, s'il vous plait.
Quand je vous ai vu pour la première fois dans cette roseraie, j'ai été tellement frappé par votre ressemblance avec Diane que je n'ai pas vu tout le reste. Au fur et a mesure des années, ce n'était plus Diane que je voyais mais vous, Sarah, un marine particulièrement têtue mais si attentive quand elle le voulait. Vous m'avez toujours écouté, toujours aidé, toujours pardonné ou presque. Vous avez fait tant de choses pour moi que j'ai l'impression que je ne vous mérite pas. Lorsque je vous voyez avec Brumby, je réalisais combien j'étais jaloux, que j'avais été idiot de ne pas avoir dit « oui » sur le ferry a Sydney.
Sarah, je vous aime. Je ferai tout pour vous, je pourrai tout vous donner, je…… »
Je n'en peux plus, c'est trop dur alors je me penche vers lui et l'embrasse avant même qu'il ait fini sa phrase ! ! !
Je suis d'abord surpris mais je l'embrasse avec la même vigueur, je sens le désir monter en moi, j'ai envie d'elle, je la désire depuis si longtemps. Je lui prend la main et lui dit :
« viens »
On se dirige vers la chambre, on monte les 3 marches, et je la dévisage, elle est si belle, son teint de pêche, tout chez elle me fascine. Je commence a enlever les boutons de son chemisier tout doucement en la regardant droit dans les yeux.…….
Nos deux avocats passèrent une nuit torride, remplie d'amour et de désir
J'ouvre les yeux , baille et réfléchit à la nuit que je viens de passer. Je me retourne et voit personne, je commence à m'affoler mais je vois Harm s'affairer dans la cuisine, pour préparer le petit déjeuner. Je me lève, met sa chemise qui m'arrive à mi-cuisse et me dirige vers lui.
Elle m'embrasse dans le cou et passe ses bras autour de moi. Je lui prend les mains doucement et la fait pivoter pour se retrouver face à moi. Je me penche vers elle et l'embrasse :
« Bonjour, lui dis-je »
Elle me répond par un baiser et se tourne, dos à moi. Je lui passe alors les bras autour de la taille et lui dit :
« Bien dormi ?
_comme un bébé , me dit-elle en poussant un soupir
_je t'ai préparé des cookies, je me suis dit que mon marine préféré aurait sûrement faim après une nuit comme celle-là…..
_exactement, dit elle avec un petit rire. Harm ?
_Hmm ?
_J'ai passé la plus belle nuit de toute ma vie
_En ce qui me concerne, ça a été bien au delà de mes rêves les plus fou.
Ils s'embrassèrent passionnément et déjeunèrent tranquillement. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que de cette première nuit allait naître Grace, leur petite fille. Harm prit bien soin de Sarah pendant sa grossesse et lui demanda sa main. Elle accepta avec joie et eurent un très beau mariage.
Voilà, c'est la fin de cette fanfic. J'espère qu'elle vous a plu. Envoyez moi vos remarques et opinions mais ne soyez pas trop sévères, c'est ma première fanfic. merci