T : « Vous savez, je n’ai pas beaucoup d’amies féminines. Vous en faites partie et je n’ai pas besoin d’elle ! ...

Dites, vous avez vu, Galindez semble bien s’entendre avec ma copine ! »

 

Harriet se retourna et regarda discrètement.

Har : « Ils formeraient un beau couple ! »

 

A ce moment-là, l’amiral, Harm et Bud vinrent vers nous. Singer était rentrée à la maison.

 

AJ : « On peut s’asseoir ? »

 

T : « Bien sûr amiral. »

 

AJ : « Je pense que Galindez ne va plus rester longtemps célibataire ! »

 

A ce moment-là, Galindez et Julie vinrent chez nous. Je me levai et ils me dirent :

 

Gal : « Nous allons y aller. La soirée était très réussie. » En prononçant ces mots, il regarda sa partenaire.

 

Je souris et le remerciai.

 

Julie me prit dans les bras et me chuchota dans l’oreille :

 

Julie : « C’était super ! Je n’oublierai jamais cette soirée ! »

 

Elle prit la main de Galindez, je lui fis un clin d’œil et ils quittèrent le café.

 

T : « Je pense qu’une longue histoire vient de commencer entre ces deux tourtereaux. »

 

Je voyais que l’amiral n’était pas trop à l’aise. Bud changea de conversation et commença à parler de son petit AJ. Il me montra les photos qu’il avait dans son portefeuilles. Son premier anniversaire, ses premiers pas,...c’était une vrai collection ! Il y avait aussi des photos de famille où l’on pouvait voir son père et son frère Mikey.

 

D’un coup, l’amiral dit :

 

AJ : « Il est déjà 4h00 du matin. Il faut que je rentre. Je vous remercie et vous souhaite à vous et au capitaine un bon wee-kend !»

 

T+H « Merci amiral ! »

 

Beaucoup de monde était parti ! Il ne resta plus que Harriet, Bud, Harm et moi.

Quand l’amiral nous avait quittés, Harriet me dit :

 

Har : « Que faites-vous normalement à Noël ? »

 

Je rigolai et répondis :

 

T : « Les dernières années, je passais Noël sur un porte-avions ! ...Mais quand je vivais encore au Luxembourg, toute la famille se réunissait ! » 

 

Har : « Bud et moi, nous organisons une petite fête. Si vous voulez, vous êtes invités ! » en regardant Harm et moi.

 

H : « Mais,... je viendrai un peu plus tard ! »

 

Har : « Pas de problème ! »

 

Harriet semblait comprendre ce qu’il voulait dire.

 

T : « Je dois voir avec mes parents. Je ne les ai déjà longtemps plus vus ! »

 

Après avoir fini notre verre, Bud dit :

 

Bud : « Harriet, il est l’heure ! Nous allons rentrer ! »

 

Har : « Oui, tu as raison ! »

 

Pendant qu’ils quittèrent l’établissement, je payai. Harm m’avait attendue et nous sortîmes ensemble. Il m’accompagna à la voiture et me dit :

 

H : « C’était une belle soirée ! »

 

T : « Je suis contente que ça vous ait plu ! Dites au fait, comment on fait demain ?»

 

H : « Je viendrai vous chercher vers 9 heures ! »

 

T : « Je serai prête ! »

 

J’étais contre la portière de ma voiture. Il se rapprocha de plus en plus de moi. Je pouvais sentir son souffle dans ma nuque. Il voulut m’embrasser  quand je lui tendis la joue. Je pense que ce n’était pas ce qu’il avait prévu mais c’était le mieux. Il recula pour me laisser monter dans ma voiture et je lui dis :

 

T : « A demain, matelot ! »

 

Il sourit et me fit un clin d’œil.

 

H : « A demain ! »

 

Mon cœur me disait toujours de me laisser aller mais mon cerveau me l’interdisait. Je savais très bien qu’une relation entre deux officiers comme nous était interdite. Harm le savait et le respectait mais pour tous les deux, ce n’était pas toujours le cerveau qui commandait !

 

Vendredi

 

Il était 9 heures et j’étais prête. Je me demandais pourquoi il m’avait choisie. Tellement de femmes auraient voulu être à ma place. Le temps passa et je regardai par la fenêtre pour le voir venir. Il était déjà 9h15. Harm avait toujours été à l’heure auparavant. Je ne comprenais pas. Je téléphonai à son appartement mais mon appareil sonna HORS SERVICE ! C’était bien ma chance. Je pris mon portable et composai le numéro. Personne ne répondait ! Il était déjà 9h30 et je commençais à me faire du souci. Quelque chose avait dû lui être arrivé ! Je décidai d’aller faire un tour à son appartement.

 

Arrivée sur place, je sonnai à la porte. Personne ! Je savais où il avait caché sa deuxième clé ; derrière la boîte aux lettres !  Je la pris et entrai. Les pièces étaient vides et je téléphonai au quartier général !

 

Bud :  « Lt Roberts »

 

T : « C’est moi,Tess... »

 

Bud : « Ah, Lt ! Ca fait une heure que j’essaye de vous joindre ! »

 

T : « Mon téléphone est HORS SERVICE ! Savez-vous où est le... »

 

Bud : « Le capt Rabb est parti en Afghanistan pour une affaire importante ! Il a quitté Washington à 6h ! »

 

T : « Ah bon ! ...J’arrive ! »

 

Je raccrochai et allai au JAG. En sortant de l’ascenseur, je croisai Harriet.

 

Har : « Tess... Je vous croyais en Californie ! »

 

T : « Oui, mais il y a eu un imprévu ! Harm est parti en Afghanistan ! »

 

Har : « Dommage !...  Je dois vous laisser, l’amiral m’attend ! »

 

T : « Pas de problème ! »

 

J’allai dans mon bureau et y trouvai une lettre.

 

« Bonjour Tess,

 

Je n’ai pas réussi à te joindre ce matin ! Je pars pour l’Afghanistan ! On remet notre weekend à plus tard. A bientôt.

 

Harm »

 

A ce moment-là, Singer entra dans mon bureau.

 

Si : « Vous n’êtes pas avec le capitaine ? »

 

T : « Non, il a dû partir en Afghanistan pour une affaire importante. »

 

Si : « Oh, comme c’est triste. »

 

Elle commençait à m’énerver.

 

T : « Vous n’avez rien d’autre à faire ? »

 

Elle quitta mon bureau avec un sourire mesquin. Je m’assis quand qqn frappa à la porte. C’était Tiner.

 

Tiner : « L’amiral voudrait vous voir. »

 

T : « J’arrive. »

 

En entrant dans le bureau de l’amiral, Harriet sortit. Je refermai la porte et m’assis.

 

AJ : « Je suis désolé pour votre wee-kend mais il y a six soldats américains qui ont été faits prisonniers. On pense qu’ils sont dans une base mais nous ne savons pas s’ils vivent encore. Nous craignons qu’ils aient été torturés et maltraités peut-être jusqu’à la mort. Un groupe de soldat y est allé pour les retrouver et le capt Rabb les a accompagnés ! »

 

T : « Je comprends ! De toute façon, cela appartient à notre travail ! »

 

AJ : « Le Lt Singer vous donnera quelques dossiers à parcourir. »

 

T : « A vos ordres ! »

 

Je me levai et saluai. Dans le bureau de Singer, il y avait une pile de dossiers immense.

 

T : « Je viens chercher quelques dossiers. »

 

Si : « Servez-vous. »

 

Le temps passa et ça faisait bizarre que Harm ne soit pas là. L’après-midi, j’allai m’acheter un sandwich et ne fis plus de pause jusqu’à ce que la pile de ait disparu. Ensuite, je retournai chez l’amiral pour les faire signer. Il était déjà 16 h.

 

T : « Avez-vous des nouvelles du capt. ? »

 

AJ : « Non, pas encore. »

 

Lorsqu’il eut fini, j’emmenai les dossiers aux archives. Harriet et Bud étaient déjà rentrés à la maison. A 19 heures, je fis de même. Cette belle journée s’était transformée en quotidien ennuyeux. Même si je n’avais pas fait d’effort physique, j’étais épuisée. Je me couchai sur le canapé et m’endormis.

 

A 3h du matin, le téléphone sonna.

 

T : « Allô ! » d’un air endormi.

 

H : « Tess, c’est Harm. »

 

T : « Harm ? »

 

H : « J’ai besoin de votre aide ! Nous sommes à la base et il me faudrait des informations sur le général Motahari ! »

 

T : « Pour quand ? »

 

H : « Aussi vite que possible. »

 

T : « Je vous signale qu’il est 3 heures du matin ici ! »

 

Je n’entendis plus rien jusqu’à ce qu’il dise :

 

H : « Excusez-moi, je n’avais pas pensé au décalage horaire. »

 

T : « Bon, je vais aller au quartier général pour faire vos recherches. Téléphonez-moi dans une heure au JAG ! »

 

H : « Merci, je vous revaudrai ça ! »

 

T : « J’espère bien. »

 

Après avoir raccroché, je me mis en route et fis les recherches qu’il m’avait demandées. A 4 h, le téléphone sonna. Je m’assis dans mon bureau et lui expliquai.

 

T : « Harm ? »

 

H : « J’écoute ! »

 

T : « J’ai trouvé ! Le général Motahari a vécu pendant 15 ans en Amérique. Il avait le grade de Lt lorsqu’il a quitté le pays pour l’Afghanistan. Un soldat déséquilibré avait tué toute sa famille lorsqu’il vivait en Californie. Il décida de tourner la page mais à partir de ce jour, il a développé de la haine contre les américains. Il s’est promis de venger sa famille...

C’est tout pour l’instant. Dites, vous avez trouvé les soldats ? »

 

H : « Non, pas encore ! Aucune trace. »

 

T : « Alors faites attention à vous ! »

 

H : « Ne vous en faites pas ! »

 

Je raccrochai et continuai encore mes recherches jusqu’au moment où je me suis endormie.

 

Samedi

 

Harriet me réveilla à 7h30.

 

Har : « Que faites-vous là ? Tess, réveillez-vous ! »

 

T : « J’ai fait des recherches pour le capt Rabb ! »

 

Har : « Il vous a contactée ? »

 

T : « Oui, cette nuit. »

 

Har : « Voulez-vous un café ? »

 

T : « Oui, ça me fera du bien. »

 

Je me levai et nous allâmes à la cuisine. En me servant une tasse de café, Harriet me demanda :

 

Har : « Comment va le capt ? »

 

T : « Ca a l’air d’aller ! »

 

Har. « Bud m’a un peu parlé de l’enquête. Est-ce qu’ils ont retrouvé les soldats ? »

 

T : « Non, pas pour l’instant. C’est plus compliqué qu’ils ne se l’étaient imaginé. »  

 

A ce moment-là, Singer entra. Elle se prit une tasse de café et me demanda :

 

Si : « Que faites-vous cette après-midi ? »

 

T : « Rien pour l’instant. Pourquoi ? »

 

Si : « Nous pourrions aller manger ensemble ! »

J’avais pensé avoir mal entendu mais acceptai même si je n’en avais pas envie.

 

T : « D’accord ! »

 

Elle sourit et quitta la cuisine. Harriet me regarda et dit :

 

Har : « Singer va toujours m’étonner ! »

 

T : « Ma journée ne pouvait pas mieux commencer. » d’un air ironique.

 

Ensuite, Tiner entra.

 

Tiner : « Lt. Turner, je vous ai cherchée partout. L’amiral vous attend. »

 

T : « J’arrive. »

 

Je posai ma tasse et le suivis. Arrivée dans le bureau, je m’assis. L’amiral avait l’air inquiet et me dit :

 

AJ : « Le capt Rabb a disparu ! »

 

Je le regardai et dit :

 

T : « Mais, cette nuit je l’ai eu au téléphone. »

 

AJ : « Oui, je sais mais depuis, on ne sait plus où il est. Il n’a plus donné signe de vie. »

 

T : « Vous pensez qu’il est ... » Je ne pouvais pas dire ce mot ! 

 

AJ : « Je ne sais pas. Il faut attendre ! »

 

T : « Attendre ? Mais combien de temps ? Les soldats qui l’accompagnent, sont-ils à sa recherche ? »

 

AJ : « Oui, mais il y a certains endroits de la base où ils n’ont pas le droit d’entrer. Ils devront attendre l’accord du général ! »

 

T : « Du général Motahari ? »

 

AJ « Oui ! »

 

T : « Cela va durer un bon moment ! »

 

AJ : « Pourquoi ? »

 

Je lui expliquai ce que j’avais trouvé sur lui.

 

AJ : « Ca ne vas pas nous aider ! »

 

T : « Il doit exister une manière plus rapide ! »

 

Il ne répondit pas.

 

T : « Et si... »

 

Il me regarda.

 

T : « Et si vous m’envoyiez là bas, il ne faudrait pas attendre. »

 

AJ : « C’est trop dangereux ! »

 

T : « Le Lt Roberts pourrait m’accompagner ? ! »

 

AJ : « Le Lt a trop de travail ! »

 

T : « Et le Sergent Galindez ? »

 

AJ : « Impossible, il assiste le Lt Roberts. »

 

Je pensais à une personne mais je n’osai pas demander. Je regardai l’amiral en espérant qu’il puisse lire dans mes pensées.

 

AJ : « Que voulez-vous me dire LT ? »

 

T : « Il faudrait un homme qui a du courage, de la volonté et qui soit un bon combattant. »

 

AJ : « A qui pensez-vous ? »

 

T : « Si je peux me permettre, je pensais à vous ! »

 

Il était surpris et fier à la fois. Il demanda à Tiner :

 

AJ : « Tiner, y a-t-il des rendez-vous inscrits pour la semaine prochaine? »

 

Tin : « Oui, il y a l’amiral Boone qui vient lundi après-midi ! »

 

AJ : « Reportez le rendez-vous ! »

 

Tin : « A vos ordres ! »

 

AJ : « Et réservez-moi deux places pour l’Afghanistan ! »

 

Il me regarda et dit :

 

AJ : « Allez- vous préparer ! »

 

T : « A vos ordres ! » en saluant.

 

Je quittai le bureau et Harriet vint vers moi.

 

T : « Je pars pour l’Afghanistan. »

 

Har : « Qqch est-il arrivé au capt ? »

 

T : « Il a disparu ! »

 

Elle s’assit et je continuai mon chemin. Je dois dire que mes sentiments se mélangeaient entre la peur, l’inquiétude et le désespoir ! Plein de questions tournaient dans ma tête. Dans ma voiture, il y avait ma valise. Je remontai et l’amiral vint vers moi.

 

AJ : « Nous allons prendre un avion militaire pour parachutistes ! Il n’y avait pas d’autre vol. »

 

T : « Ca sera parfait ! »

 

Il me sourit et prit l’ascenseur. Singer vint vers moi.

 

Si : « Vous partez ? »

 

T : « Oui, Je suis désolée pour cette après-midi ! On le remet à plus tard. »

 

Si : « D’accord ! »

 

J’éteignis l’ordinateur et fermai la porte du bureau. Ensuite, je quittai le quartier général en compagnie de l’amiral.

 

A la base, l’avion nous attendait. L’amiral parlait avec qqn lorsque j’entrai dans l’appareil. Il était plein. Il ne restait plus que deux places séparées par une rangée de soldats.

Je passai au milieu des soldats pour rejoindre le siège qui se trouvait au bout. Je pouvais entendre les conversations autour de moi. Un petit courageux se mit debout pour m’empêcher de passer.

 

Soldat : « Ne vous êtes-vous pas trompée d’avion ? Vous allez vous sentir mal à l’aise ici ! »

 

Tout le monde rigola.

 

T : « Vous savez, j’ai vu pire ! »

 

Il commença à sourire !

 

Soldat : « Ah bon ? ! »

 

T : « On peut faire un tour de Tomcat quand vous voulez ! ! ! »

 

Je le poussai de côté et continuai mon chemin. Je m’assis et mis ma ceinture. J’entendis une voix :

 

Bob : « Bonjour, je m’appelle Bob ! »

 

Je le regardai. En regardant ses yeux, je revis le visage de Harm.

 

Bob : « Madame, ça va ? »

 

T : « Oh, excusez-moi ! J’avais un déjà-vu ! On m’appelle Tess ! »

 

Bob : « Vous leur avez bien répondu ! Il ne faut pas faire attention à eux ! Quand ils voient une belle femme ils veulent toujours se rendre intéressants. »

 

Je lui fis un sourire et répondis :

 

T : « Vous savez, je sais ce que c’est ! J’ai travaillé quelques années sur un porte-avions ! »

 

Il attendit un peu et me dit :

 

Bob : « Vous allez en Afghanistan ? »

 

T : « Oui, pour le JAG ! »

 

A ce moment-là, les moteurs se mirent en marche et on décolla.

Avec un peu de mal, je réussis à m’endormir.

Après un long vol, on arriva à l’aéroport. Je me détachai pendant que les autres soldats restaient assis. Je regardai Bob et dit :

 

T : « Vous ne venez pas ? »

 

Bob : « Non, nous redécollons tout de suite !... Ca m’a fait plaisir de faire votre connaissance. »

 

T : «A moi aussi ! Peut-être à une prochaine fois ! »

 

Il me fit un sourire et je sortis de l’appareil. Une voiture nous attendait.

Arrivés à la base, les soldats nous mirent des émetteurs minuscules, presque impossibles à détecter. On pouvait nous suivre à l’aide d’un radar. Il y avait aussi un petit bouton qu’on devait déclencher en cas de danger ou si nous avions trouvé Harm.

J’accompagnai l’amiral auprès du général Motahari. Il était déjà 6 p.m. et j’étais épuisée. Le salon était grand et très luxueux.

 

GM : « Veuillez-vous asseoir. Je vous attendais ! »

 

Il prit une boîte de cigare et nous en proposa.

 

GM : « Amiral ? »

 

AJ : « Non merci ! »

 

GM : « Lt ? »

 

T : « Oui, avec plaisir ! »

 

Il me fit un grand sourire et me l’alluma. L’amiral avait l’air étonné.

 

GM : « Vous êtes là pourquoi au juste ? »

 

AJ : « Nous vous suspectons de retenir un certain nombre de soldats américains. Parmi eux, le capt Rabb. »

 

GM : « Je pense qu’il y a un malentendu. J’ai bien vu le capt Rabb mais je ne sais pas où il se trouve en ce moment ! »