C’est Harm qui parle

 

Jeudi 23 Octobre 2002, 9 :30

Bureau du JAG, Washington

 

Je suis dans mon bureau depuis une bonne heure quand Tiner vient m’annoncer :

 

« Capitaine, désolé de vous déranger mais l’Amiral veut vous voir dans son bureau immédiatement.

 

- Très bien, j’arrive tout de suite Tiner. »

 

Je me lève et me dirige vers le bureau de l’Amiral et à ma grande surprise, en frappant sur le montant de la porte qui est ouverte, j’aperçois Mac qui est déjà assise et l’espace d’un instant, mes pensées s’évadent et je repense à ce baiser ce soir-là à sa soirée de fiançailles avec Mic, mais soudain :

 

«  Capitaine, vous êtes toujours avec nous ? beugle l’Amiral.

 

- Monsieur, Colonel, excusez-moi, je me suis égaré dans mes pensées.

 

- J’ai vu ça Capitaine, mais ce n’est pas le sujet de votre convocation. Veuillez fermer la porte et prendre place à côté du Colonel. »

 

Sûr-ce, je ferme la porte et m’installe dans le fauteuil situé à la droite de celui de Mac.

 

« Je vous ai fait venir parce que Webb m’a contacté ce matin.

 

- Webb, ça risque encore d’être une mission de routine! ironise Mac.

 

- En effet, Colonel, cela risque d’être assez compliqué pour vous deux. M. Webb m’a appris que Palmer avait réussi à s’évader de Fort Leavenvorth hier dans l’après-midi en simulant je ne sais trop comment une crise d’épilepsie. Il a donc été amené à l’infirmerie où il a réussi à subtiliser l’arme d’un gardien et à le prendre en otage pour sortir de l’enceinte de la prison et s’échapper en voiture. Voiture qui a été retrouvée quelques kilomètres plus loin avec le gardien mort à l’intérieur.

 

- Monsieur, si je peux me permettre, pourquoi serions-nous en danger d’après Webb ? Palmer vient à peine de s’évader, il ne va pas risquer de se faire prendre en revenant voir Harm, dit Mac

 

- C’est ce que j’ai dit à Clayton Webb, jusqu’à ce qu’il m’explique qu’une lettre lui étant adressée avait été  retrouvée dans sa cellule. Ce message lui disait de vous prévenir Capitaine, qu’il était bien décidé à vous faire regretter de l’avoir rencontré.

 

- Mais monsieur, que vient alors faire Mac là-dedans ?

 

- Webb m’a aussi dit qu’à la fin de la lettre, Plamer avait rajouté un Post Scriptum où il y avait écrit je cite :  « Demandez aussi à Harm comment se porte son Devil Dog Marine préféré. » Clay en a donc déduis qu’il s’agissait du Colonel et m’a demandé de vous mettre tous les deux en permission  pendant que la CIA se chargerait de vous mettre à l’abri. »

 

Soudain, le téléphone sonne, c’est Webb. L’Amiral met le haut-parleur pour que Mac et moi puissions entendre.

 

« Allez-y Webb, Rabb et Machenzie sont avec moi.

 

- Très bien, bon je vais faire bref. D’après certaines de mes sources, Palmer aurait été vu à Washington très tôt ce matin, mais ça reste à vérifier. En tout cas, on ne peut pas prendre le risque de vous laisser tous les deux sans protection vu les dernières attaques de Palmer contre Harm. J’ai donc élaboré un plan pour vous mettre à l’abri quelques jours.

 

- Et on peut connaître votre plan ? demande l’Amiral.

 

- Le Capitaine et le Colonel quitteront Washington ce soir par avion direction une des planques pour témoins de la Compagnie à Miami.

 

- Et je peux savoir combien de temps cela va durer ? intervient Mac.

 

- Juste quelques jours, le temps pour nos équipes de le retrouver et comme il ne se doute pas que vous allez quitter DC, je pense qu’il risque d’essayer de se rendre à l’un de vos appartements dans les jours qui viennent et nous pourrons l’y attraper.

 

- J’espère pour vous Clay, dis-je.

 

- Vous pouvez me faire confiance Rabb, je vais chopper ce salop et il ne sortira plus jamais de sa cellule. Au fait on a placé des équipes de surveillance devant la maison de votre mère et devant l’appartement de Sergueï. Bon maintenant, vous m’attendez au JAG pour que je vous emmène chercher quelques affaires dans vos appartements respectifs avant de vous conduire à un aérodrome de la CIA où vous prendrez votre avion et au passage, j’en profiterai pour vous expliquer certains détails.

 

 

 

Jeudi 23 Octobre 2002, 10 :30

Appartement de Mac, Georgetown Washington

 

Je suis dans la voiture avec Clay devant l’appartement de Mac qui est parti chercher ses affaires. Elle nous a dit qu’elle n’en avait pas pour longtemps. Pour une fois qu’elle n’avait pas un sac prêt dans sa voiture, elle en avait besoin avait-elle rechigné.

On est passé à mon appartement juste avant, j’y ai pris quelques affaires et mon arme, on ne sait jamais. En chemin, Clayton nous avait expliqué que nous partions pour un quartier résidentiel de Miami où nous serions surveillés 24 heures sur 24 et qu’il nous était déconseillé de sortir de notre habitation le temps de l’enquête, ce qui avait fait sortir Mac de ses gonds. En parlant de Mac, elle n’était toujours pas redescendue, cela faisait près de 10 minutes qu’elle était montée en disant qu’elle ne serait pas longue. J’ouvre la portière et lance à Clay :

 

«  Je vais voir ce que fabrique Mac.

 

- Dès qu’il s’agit de votre petit Marine, un rien vous inquiète, hein ?

 

- Elle nous a dit qu’elle ne serait pas longue et ça fait déjà plus de 10 minutes, alors, je monte voir ce qu’elle fait.

 

- Très bien, dépêchez-vous, je fais tourner le moteur. »

 

Sûr-ce, je m’exécute et tout en montant les marches, je réfléchis à ce que m’a dit Clay, et je me rends compte, qu’il à raison, dès qu’il s’agit de Mac, je m’inquiète pour un rien. Enfin, j’arrive dans le couloir qui menant à sa porte qui est ouverte :

 

« Hé, Ninjagirl, alors comme ça, on aurait des problèmes de timing aujourd’hui ? »

 

Soudain je vois Jingo allongé au milieu du salon entouré d’une mare de sang. Je crie :

 

« Mac où êtes-vous ? Sarah, je vous en pris répondez-moi. »

 

Aucune réponse, je me dirige en courant vers sa chambre et ne l’y trouve pas. Il y a juste un téléphone portable et un mot sur le lit qui indique : « Cher Harm, je te promets de prendre soin de ton petit Colonel, enfin dépêche-toi de me retrouver, je pourrais perdre patience. »

Je n’en reviens pas, le mot est signé « Ton vieil ami Palmer », l’espace d’un instant, je n’arrive plus respirer, s’il lui fait du mal, je ne me le pardonnerais jamais et enfin quand je ramasse le portable sur le lit, je découvre qu’un autre mot est caché dessous : « Harm, ce mot est pour toi et uniquement pour toi, c’est ta seule chance de sauver ton petit Marine. Prends le portable et ne dit à personne qu’il existe. Je t’appellerai dans la journée pour te dire où nous rejoindre, et tu viendras seul ou elle mourra. »

Je suis sous le choc, et la dernière phrase me fait froid dans le dos, quand soudain j’entends Webb crier mon nom, il est dans le salon de l’appartement, je lui dis où je suis en cachant le téléphone et le mot qui va avec dans ma poche sans vraiment savoir pourquoi je le fais :

 

« Bon Dieu Rabb, qu’est-ce qui c’est passé ici ? »

 

Je lui tends le mot, incapable de dire quoique ce soit.

 

« Non Harm, ce n’est pas possible, il n’a pas laissé que ça. »

 

Et avec honte de mentir à un ami, je réponds :

 

« Si, il n’y avait que ça.

 

- Je suis désolé Harm, je crois que je l’ai sous estimé, j’aurais du penser qu’il pouvait s’infiltrer chez l’un de vous deux dès le début. Ecoutez Harm, rentrons au JAG, il faut prévenir l’Amiral et je vous promets que je vais mettre tous mes hommes sur le coup. »

 

 

Jeudi 23 Octobre 2002, 18 :00

Bureau du JAG, Washington

 

Je suis seul dans mon bureau depuis un moment. Ici tout le monde est sous le choc, les Roberts bien sûr, ainsi que Sturgis et même Singer je crois. Depuis que Clay et moi sommes rentrés, il y a des agents de la CIA qui ont placé des micros sur tous les téléphones fixes et cellulaires des officiers du JAG, d’autres analyses le mot de Palmer, pendant que certains fouilles l’appartement de Mac au peigne fin dans l’espoir de trouver un indice. Et moi je suis là assis à mon bureau à me demander si Palmer finira par m’appeler et je contemple une photo de Mac et de moi au baptême du petit AJ, elle est si belle. Et pour la première fois depuis que j’ai appris la vérité sur la mort de mon père, je pleure, des larmes roulent sur mes joues, et je n’ai pas la force de les effacer. Je n’arrête pas de me demander si j’ai fait le bon choix en cachant l’existence de ce portable à tout le monde, quand soudain, il sonne et je m’empresse de répondre :

 

«  Hangar 11 quai numéro 3 et viens seul ou elle est morte.

 

- Je veux lui parler… »

 

Trop tard, il a raccroché, j’essuie mes larmes et me lève, en sortant je croise l’Amiral :

 

« Où allez-vous Capitaine ? me demande-il.

 

- J’ai besoin d’aller faire un tour.

 

- On va la retrouver Harm, j’en suis sûr. »

 

J’approuve d’un signe de tête et prends l’ascenseur. Je déteste vraiment mentir mais il le faut, la vie de Mac est en danger.

 

 

 

Jeudi 23 Octobre 2002, 19 :30

Hangar 11 quai numéro 3, Washington

 

Je gare ma voiture et rentre dans l’entrepôt. Il fait noir, mais je vois une petite source de lumière au fond d’un couloir. J’y vais et décide de ne pas sortir mon arme de peur d’énerver Palmer. Je rentre dans la pièce éclairée et la porte se referme derrière moi. Je tante de l’ouvrir en vain et observe la pièce, pas de trace de Palmer, mais dans une partie moins éclairée, j’aperçois un corps assis sur une chaise, c’est Mac. Je me précipite vers elle, détache son bâillon et la défais de ses liens.

 

«  Oh mon Dieu, Harm j’ai bien cru que je ne vous reverrais jamais, dit-elle en larmes en me sautant au cou.

 

- Moi aussi j’ai eu peur Sarah, mais ça va aller maintenant, je suis là et je ne vous laisserai plus », dis-je en essuyant les larmes qui coulent le long de son visage. Quand soudain la porte s’ouvre sur Palmer qui braque une arme sur nous :

 

« Je voulais vérifier que tu étais venu seul Harm, je vois que tu as suivi mes instructions c’est bien. Maintenant recule et vous Colonel venez près de moi. »

 

Sûr cet ordre, nous nous exécutons et maintenant qu’il tient Sarah contre lui l’arme pointée sur la tempe, je ne peux pas utiliser mon arme.

 

« Alors, ce cher Capitaine Rabb ne me demande pas comment j’ai fait pour capturer son joli Colonel ? » lance-t-il d’un air narquois.

 

Il a l’air toujours aussi prétentieux et sûr de lui et je me dis que ça pourrait devenir sa faiblesse mais je préfère m’abstenir de le froisser pour le moment.

 

« Comme je sais déjà comment tu es sorti de prison dit moi comment tu as fais pour rentrer chez Mac.

 

- Je savais que Webb ne tarderait pas à vous prévenir et à faire surveiller vos appartements, mais j’ai été plus rapide que lui et j’ai réussi à entrer chez le Colonel après son départ ce matin où je l’ai attendu toute la journée. Ensuite, rien de plus facile que de sortir par l’arrière qui n’était surveillée que par un seul agent.

 

- Il l’a abattu de sang froid, explique Mac.

 

- Maintenant que je connais tout ton plan pour capturer Mac, est-ce que tu vas me dire ce que tu veux.

 

- Mais tout simplement te faire souffrir mon cher Harm, je vais tuer le Colonel devant toi pour avant de t’éliminer.

 

- Et pourquoi Mac ?

 

- Bonne question, c’est vrai que j’ai hésité à choisir ta mère ou encore ton cher petit frère, mais mon choix s’est vite arrêté sur ton équipière, car sert, ça fait mal de perdre une personne qu’on aime, mais ça fait encore plus mal de perdre une personne à qui on a pas eu le cran d’avouer ses sentiments. D’ailleurs je trouve ça assez pathétique de ta part. »

 

Je regarde Mac dans les yeux et comprends qu’elle a l’intention d’agir avant que ça ne dégénère, il faut donc que j’arrive à le distraire et je crois que j’ai une idée, il faut que j’arrive à toucher son ego.

 

« Relâche la Palmer, je pensais qu’un dégénéré comme toi n’était au moins pas assez lâche pour s’attaquer à une femme dans le but d’atteindre un homme.

 

- Moi un, quoi ? »

 

Sûr-ce il braque son arme sur moi et Mac en profite pour attraper son bras et tenter de le désarmer. De mon côté je dégaine mon arme et la pointe sur lui mais il n’arrête pas de bouger en se débattant avec Mac. Quand soudain je tire en plein dans sa tête, mais trop tard, un coup de feu à déjà retentit. Je le vois s’écrouler et quand Mac se tourne vers moi, elle a la main sur l’abdomen et la chemise pleine de sang. Je lâche mon arme et la rattrape avant qu’elle ne tombe à terre.

« Mac, Sarah, tenez le coup, je vous en pris, ça va aller, les secours vont arriver, dis-je en sortant mon portable.

 

- Harm, dit-elle dans un soupir de douleur.

 

- Chut, Mac ne dites rien, ça va aller je vous le promets. »

 

Soudain, je vois l’Amiral et Webb qui arrive en courant accompagner de policier et de brancardiers qui se précipitent sur Mac et m’éloigne d’elle.

 

« J’ai bien fait de placer un émetteur sur votre voiture, autrement on ne vous aurait jamais retrouvé, dit Webb. »

 

Alors que les ambulanciers s’affairent autour de Mac, je suis incapable de parler ou de bouger tellement choqué par ce que je vois, l’Amiral s’en rend compte et me pousse à l’écart.

 

« Ca va aller Harm, Mac est une battante, ils vont la conduire à l’hôpital et nous allons les accompagner. Maintenant Palmer ne vous embêtera plus, il a eu son compte »

 

L’Amiral a beau essayer de me rassurer et de me convaincre que tout va bien se passer pour Mac, sans qu’il s’en aperçoive, j’entends Webb demander à un des secouristes :

 

« Est-ce qu’elle va s’en sortir ?

 

- Il est trop tôt pour se prononcer, mais je sais que si on ne l’opère et ne la transfère pas rapidement, elle ne survivra pas. »

 

 

 

Vendredi 24 Octobre 2002, 1 :30

Hôpital militaire de Betesdha, Washington

 

Cela fait plus de quatre heures que Mac est au bloc et personne ne nous donne de ces nouvelles. Tout le monde est là, l’Amiral et Webb bien sûr, mais aussi les Roberts et le petit AJ qui dort paisiblement dans les bras de sa mère et il y a aussi Sturgis avec Bobby Latham. Moi je suis seul sur une terrasse à côté de la salle d’attente, et je laisse mes pensées s’évader sur certains de mes souvenirs avec Mac. Notre première rencontre dans cette roseraie, notre expédition en Russie à la recherche de mon père, la naissance du petit AJ et cette promesse que j’aimerais tant se voir réaliser, cette soirée dans le port de Sydney qui me rappelle à quel point je regrette ma réaction, et ce baiser sous le porche de l’Amiral qui a hanté mes nuits pendant de longs mois et qui continue de le faire de temps en temps, et j’en arrive à la conclusion que Palmer avait raison en disant que je n’ai pas le cran d’affronter mes sentiments et de les avouer à Mac et cela me fait encore plus mal. Et pour la deuxième fois en moins de 24 heures, je pleure, je pleure parce que j’ai peur que Palmer et finalement réussi à me détruire car je me rends compte que si Sarah vient à disparaître je ne m’en remettrai jamais, sans elle ma vie n’a plus de sens. Quand soudain, j’entends une voix me dire :

 

« Hé frangin !

 

- Hé Sergueï, dis-je en essayant de cacher ma peine et en essuyant mes larmes.

- Sturgis m’a appelé pour me prévenir et j’ai pris un taxi tout de suite.

 

- Tu n’étais pas obligé de venir tu sais, de toute façon on ne nous dit rien.

 

- Je me suis dit que tu aurais peut-être besoin de moi pour te confier. Tu sais Harm, je ne connais pas très bien le Colonel, mais je vous ai vu tous les deux et je crois ne pas me tromper en disant que ce que vous éprouvez l’un pour l’autre c’est plus que de l’amitié.

 

- Je ne sais plus Sergueï, avant aujourd’hui j’essayais de me persuader qu’elle n’était rien de plus que ma meilleure amie à mes yeux et que de toute façon ça ne pourrait pas marcher entre nous, mais maintenant je commence à comprendre ce que tout le monde a remarqué depuis des années, j’ai besoin d’elle dans ma vie, si je la perds aujourd’hui je sais que je ne pourrais pas vivre sans elle, je l’aime Sergueï.

 

- Alors maintenant, je crois qu’elle a une raison de plus de s’en sortir, elle a un homme qui l’aime.

 

- Je te jure que si elle s’en sort, je le lui dirais. »

 

Soudain on entend Webb s’approcher en disant que le médecin veut nous parler à tous. Je me précipite vers lui et demande :

 

« Comment va-t-elle docteur ?

 

- Elle est vivante. »

 

J’entends des soupirs de soulagement derrière moi, et moi-même, je souffle un grand coup, mais le médecin continue :

 

« Ne vous réjouissez pas trop vite, c’est vrai qu’elle est en vie, mais elle a perdu énormément de sang, on a extrait la balle et arrêté l’hémorragie interne, mais elle n’est pas sortie d’affaire. Les 48 heures à venir vont être cruciales, avec de la chance on a arrêté tous les risques d’hémorragie, donc si son organisme tient le coup pendant les 2 jours qui viennent, elle sera sortie d’affaire. Je suis vraiment désolé. »

 

Je n’en revenais pas de ce que je venais d’entendre, je crois tomber mais Sturgis me soutient, c’est affreux, je n’arrive pas a enlevé de mon esprit cette pensée que ma Sarah risque de mourir et je ne peux rien faire. Derrière moi, Harriet est en larmes et Bud la prend dans ses bras, personne n’ose dire quoique soit, jusqu’à ce que l’Amiral pour rompre le silence demande au docteur :

 

« Est-ce qu’on peut la voir ?

- Bien sûr, mais un à la fois, elle a beau dormir, mais ça n’empêche pas qu’elle peut vous entendre et il ne faudrait pas la fatiguer.

 

- Oui, vous avez raison, dit Webb, je crois que c’est Harm que Mac aimerait le plus savoir près d’elle.

 

- Vous avez raison Clay, allez-y Capitaine.

- Merci. »

 

Le Docteur m’indique sa chambre, c’est la 203, et d’un pas hésitant, je franchis la porte. Elle dort et en la regardant, je remarque sa grande pâleur, mais elle est toujours aussi belle à mes yeux. Je m’installe sur une chaise près de son lit et lui prends la main. Je sens encore les larmes monter en moi, mais les retiens, je dois être fort pour Mac. Le docteur a dit qu’elle pouvait nous entendre, alors ça paraît peut-être ridicule, mais je me lance :

 

« Hé Marine, vous nous avez fait une belle peur à tous. Le docteur dit que vous allez très vite vous remettre et vous avez intérêt car j’ai bien l’intention de vous inviter à manger. »

 

Je voulais essayer de lui dire quelque chose de rassurant en lui disant qu’elle allait bientôt être sur pieds, mais je n’arrive pas à lui mentir, et je me rends bien compte que je dis tout ça avec peu de conviction, et très vite l’émotion prend le dessus.

 

« Allez Mac, vous devez vous battre, vous devez vous en sortir, si vous ne le faite pas pour vous, faite le pour prouver à Palmer qu’il n’aura finalement pas réussi à me faire du mal, ou faite le pour votre filleul, pour Chloé, ou faite le pour…moi. »dis-je d’une voix hésitante lorsque l’infirmière rentre dans la chambre et me demande de sortir le temps qu’elle change le pansement de Sarah.

 

 

Je sors dans le couloir et rejoins la salle d’attente où tout le monde s’approche de moi pour me questionner sur Sarah.

 

« Et alors ? demande Clay.

 

- Rien, l’infirmière m’a demandé de sortir, le temps pour elle de changer son pansement.

 

- Comment est-elle ? demande Sergueï hésitant.

 

- Elle est très pâle et à l’air faible. »

 

Sûr cette dernière parole, je m’éloigne du groupe et retourne sur ma terrasse.

 

 

 

Vendredi 24 Octobre 2002, 9 :00

Hôpital militaire de Betesdha, Washington

 

Je suis assis près du lit de Mac et je la regarde dormir depuis près de 5 heures. En effet, une fois le pansement de Mac terminé, tous ses amis présents ont souhaité passer un par un dans sa chambre pour la voir et une fois ceci fait, l’Amiral a ordonné à tous ses officiers présents de rentrer chez eux pour dormir un peu car avec Mac en moins au JAG, il n’aurait pas trop de tous ses officiers en forme le matin. Clay partit aussi pour régler les derniers détailles sur la mort de Palmer et j’ai demandai à Sergueï de rentrer chez lui, car il ne saurait d’aucune utilité ici. J’ai aussi demandé à l’Amiral la permission de rester au près de Mac, et il m’a répondu qu’elle avait plus besoin de moi ici que lui avait besoin de moi au JAG et m’a donc ordonné de rester auprès d’elle jusqu’à ce qu’elle aille mieux. Il m’a quand même demandé de rentrer me reposer un peu et de revenir le lendemain, mais j’ai refusé et il n’a pas insisté sachant qu’il ne réussirait pas à me faire changer d’avis. Je suis donc là assis à côté de Mac sa main dans la mienne à écouter une machine émettre un bip régulier correspondant aux battements de son cœur. Elle est si belle et je ne cesse de prier Dieu de la laisser en vie. J’ai appelé Chloé il y a une heure pour la prévenir et elle m’a dit de l’appeler dès qu’il y aurait un changement.

 

 

 

Vendredi 24 Octobre 2002, 12 :00

Hôpital militaire de Betesdha, Washington

 

Je suis rester auprès de Sarah toute la matinée, l’Amiral m’a téléphoné pour avoir de ses nouvelles et pour me dire que lui, les Roberts et Sturgis passeraient le soir-même.

Sergueï vient d’arriver et comme l’infirmière venait de me jeter dehors pour refaire les pansements de Mac, il en profite pour me mener sur la terrasse de l’étage.

 

« Alors, comment va-t-elle, me demande-il en me tendant un sandwich que je refuse.

 

- Le docteur dit que son état est stable et que ses constantes s’améliorent, à parement, ce serait bon signe.

 

- Tu sais Harm , tu devrais manger un peu, dit-il en me tendant une nouvelle fois le sandwich.

 

- Non merci, frangin, je n’ai vraiment pas faim.

 

- Est-ce que tu vas me dire ce qui te fait culpabiliser à ce point ? me lance-t-il.

 

- Tu ne comprends pas que c’est de ma faute si elle est dans cet état là ?

 

- Non, je ne comprends pas, parce que ce n’est en rien ta faute si un psychopathe en veut à ta vie, au point de vouloir te faire souffrir par tous les moyens possibles.

 

- Mais j’aurais du agir autrement quand il a pointé son arme sur Mac, j’aurais du tirer plutôt.

 

- Harm écoute moi je sais que tu as fais le bon choix parce que je sais que tu prendrais jamais de risque avec Mac en jeu. »

 

Sûr cette dernière réplique, nous retournons à la chambre, en effet le médecin a donné son accord pour que plusieurs personnes puissent voir Mac en même temps.

 

 

 

Vendredi 24 Octobre 2002, 19 :00

Hôpital militaire de Betesdha, Washington

 

Arès le départ de Sergueï, c’est Webb qui est venu la voir et qui s’est encore excusé de ne pas avoir était assez efficace en ce qui concerne notre protection à tous les 2, mais je sais très bien que de toute façon, rien n’aurait empêché Palmer d’arriver à son but. Je suis en train de remonter une couverture sur Mac quand, je vois l’Amiral rentrer avec Bud, Harriet et Sturgis :

 

« Nous sommes venus prendre la relève, m’annonce l’Amiral.

- C’est gentil à vous mais je n’ai pas envie de laisser Mac seule pour le moment.

 

- Mais elle ne sera pas seule, puisqu’on sera là, et de toutes façons, c’est un ordre, me réplique-t-il.

 

- C’est vrai Harm, tu n’as pas mangé et dormi depuis combien de temps, me lance Sturgis.

 

- Oui, monsieur, vous faites vraiment peur à voir, vous êtes presque aussi pâle que le Colonel, me dit Harriet.

 

- Allez Harm, rentrez chez vous au moins pour vous doucher et vous raser. 

 

- Bon, je crois que je n’ai pas vraiment le choix, de toutes façons.

 

- En effet, vous ne l’avez pas, et profitez-en pour manger quelque chose, on veille sur elle, prenez votre temps. »

 

Je me lève donc à regrets, et embrasse doucement Mac sur le front en murmurant :  « Ne vous en faite pas Marine, je reviens très vite. »

 

En quittant la pièce, je n’oublie pas de leur rappeler :

 

« S’il y a le moindre changement, appelez-moi immédiatement, mon portable est branché et de toute façon, je reviens vite.

 

- Ne vous en faite pas Capitaine, nous n’oublierons pas, me lance l’Amiral avec un sourire. »

 

 

 

Vendredi 24 Octobre 2002, 21 :00

Hôpital militaire de Betesdha, Washington

 

J’ai juste pris le temps de me doucher, me raser et de me changer, pour ce qui est de manger, il va falloir attendre que Mac s’en sorte avant que je retrouve de l’appétit. Je rentre dans la chambre et ai droit au sermon de Sturgis :

 

« Une heure et demi, tu ne vas tout de même pas me faire croire, que tu as eu le temps de te laver, te changer, manger et de faire l’aller retour Betesdha, Norfolk ?

 

- Je n’avais pas faim », dis-je pour m’expliquer et surtout pour ne pas avouer que je n’avais pas vraiment respecté les limitations de vitesse.

 

 Alors qu’il allait encore répliquer quelque chose, le docteur entre et nous demande de sortir de la chambre le temps pour lui de l’examiner. Nous attendons quelques minutes et enfin, il sort et vient nous voir.

 

« Je n’ai pas vraiment de bonnes nouvelles, annonce-t-il, en effet, le Colonel Machenzie a de la fièvre, ce qui est peut-être un signe d’infection, dans ce cas là il faut absolument que son système immunitaire reprenne le dessus, c’est pourquoi elle a besoin de repos et vous tous ensemble dans sa chambre, ce n’est pas la meilleure solution.

- Est-ce que le Capitaine Rabb tout seul peut rester près d’elle ? demande l’Amiral.

 

- Vu que depuis qu’il est dans sa chambre son état général c’est amélioré et qu’en un peu plus d’une heure sans lui sa température a monté, je crois que sa présence est bonne pour le Colonel, explique le docteur avant de nous prévenir qu’il doit partir s’occuper d’autres patients.

 

- Très bien Capitaine, vous avez entendu ce qu’a dit le médecin, Mac a besoin de vous alors retournez auprès de votre équipière et nous nous reviendrons demain, me dit l’Amiral.

 

- Très bien merci monsieur. »

 

Sûr-ce, je retourne dans la chambre de Mac et reprends mon poste près de son lit, sa main dans la mienne.

 

« C’est bon Marine, je suis revenu, maintenant cessez vos enfantillages et remettez-vous sur pieds, je vous en prie Sarah, il ne vous reste plus que 24 heures à tenir, ne me laissez pas tomber, j’ai besoin de vous. »

 

Je me lève et vais mouiller une serviette pour l’appliquer sur son front. Je pose le tissu sur son visage et tout en la regardant, je sens mon cœur se serrer, elle est si pâle, si fragile. Une fois de plus, des larmes roulent sur mes joues et je n’ai aucune envie de les arrêter.

 

« Vous avez vu ce que vous arrivez à faire Ninjagirl, vous faites pleurer un pilote. Je vous en supplie Sarah ne lâchez pas maintenant, je ne survivrai pas sans vous. Je vous jure que si vous vous en sortez je ne me défilerai plus devant mes sentiments, mais tenez le coup Mac. »

 

Tout le reste de la nuit, je lui éponge le front et la supplie de ne pas m’abandonner et le matin quand l’infirmière vient changer le pansement elle me dit :

 

« Je ne sais pas ce que vous avez de si spécial qui la remet sur pieds dès que vous êtes là, mais la fièvre et tombée et ses constantes sont bonnes. »

 

Je n’en revient pas, et pendant qu’elle finit son pansement je cours appeler l’Amiral et Chloé.

 

Je suis de retour dans la chambre depuis quelques minutes quand le médecin arrive à son tour.

 

« On m’a raconté vos exploits, dit-il en vérifiant lui-même sa température, c’est vrai qu’elle n’a plus de fièvre, bravo Capitaine.

 

- Dites-moi, quand sera-t-on si elle est sortie d’affaire ?

 

- Je vous l’ai dit, si elle tient jusqu’à ce soir, il n’y aura plus aucun risque d’hémorragie e je crois qu’avec vous à ses côtés, elle n’est pas prête de lâcher. »

 

- Merci docteur. »

 

Quand il sort de la chambre, je reprends mon poste et dis à Mac :

 

« Vous avez entendu ça Marine, si vous tenez jusqu’à ce soir, c’est bon. Alors vous savez ce qui vous reste à faire pour me rendre heureux, accrochez-vous Sarah. »dis-je en l’embrassant sur le front.

 

Pendant la journée, je restais à mon poste et recevait la visite de Clay, puis de Sergueï, qui eu la bonne idée de m’apporter un rasoir. Il devait-être près de 18 heures quand j’ai commencé à somnoler ma tête posée sur le lit de Mac, il faut dire que ça faisait maintenant un bon moment que je n’avais pas dormi, quand soudain une voix familière me réveille :

 

« Alors Fliboy, on dort pendant les heures de travail, c’est Sarah, sa voix et faible, mais quand je la regarde, je retrouve ce sourire qui m’a tant manqué imprimé sur son visage.

 

- Hé Marine, on a finit sa petite sieste ? Comment vous sentez-vous ?

 

- J’ai l’impression qu’un camion m’ai passé dessus, mais vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis contente de vous revoir.

 

- Sûrement pas autant que moi, mais ne bougez pas, je vais chercher le docteur. »  dis-je avant de l’embrasser sur le front et de sortir.

 

Le médecin fit quelques examen le temps que j’appelle les autres pour les prévenir, ils m’ont tous dit qu’ils passeraient dans la soirée. Je n’ai d’ailleurs jamais entendu autant de soupir de soulagement en si peu de temps. Quand le médecin sortit, il me dit que ça relevait presque du miracle qu‘elle s’en soit sortit aussi bien. En re-rentrant dans la chambre, je trouve déjà qu’elle a repris des couleurs même si ses traits sont assez tirés.

 

« Vous avez l’air fatigué Ninjagirl.

 

- Pas autant que vous à mon avis, me dit-elle en souriant, au faite Harm, que s’est-il passé exactement ?

 

- J’ai abattu Palmer, mais il vous avait déjà tiré dessus, heureusement, l’Amiral et Webb m’avaient suivi et donc les secours sont arrivés tout de suite. Une fois ici le chirurgien nous a dit avoir réussi à retirer la balle et à arrêter l’hémorragie interne, mais qu’on était pas à l’abri d’une autre hémorragie, si vous teniez jusqu’à ce soir, vous étiez sorti d’affaire. Mais il y a eu des complications, vous avez eu de la fièvre cette nuit et j’ai bien cru que j’étais en train de vous perdre. »

 

J’ai à peine fin ma phrase que tout le monde entra, il y a l’équipe du JAG, Webb et Sergueï. Tous prennent des nouvelles de Mac et Sturgis fait exprès de me demander si je veux manger quelque chose devant Mac en précisant que je n’ai rien mangé depuis 2 jours pour qu’elle me supplie d’aller manger quelque chose, et comme je ne peux rien lui refuser et que tout le monde s’y met, nous allons tous manger au restaurant de l’hôpital pendant que Mac se repose un peu. Tous sauf Sergueï qui nous a dit devoir partir.

Après avoir mangé un sandwich, nous retournons tous à la chambre de Mac et dans le couloir, je suis surpris de croiser Sergueï.

 

« Hé, je croyais que tu devais partir.

 

- C’est vrai, mais j’avais quelque chose à faire avant.

- Bonne soirée frangin !

 

- A toi aussi Sergueï. »

 

Même si je trouve ça assez bizarre, je ne dis rien et rentre dans la chambre où entre temps tout le monde a dit au revoir à Mac. Je suis peut-être un peu naïf par fois, mais cette fois-ci, je sais très bien que c’est pour nous laisser seul. A peine sont-ils sortis, que Mac m’annonce :

 

« Sergueï est resté me parler après que vous soyez partis manger, vous savez que vous avez de la chance d’avoir un frère comme ça.

 

- Oui je sais, mais je crois que je ne vais pas tarder à changer d’avis, que vous a-t-il dit exactement ?

 

- Il m’a expliqué à quel point vous vous sentiez coupable de ce qui m’arrivait et à quel point vous étiez mal. Harm, si Palmer m’a tiré dessus ce n’est en rien votre faute.

 

- Si Mac, j’aurais du agir autrement, j’aurais du tirer le premier.

 

- Et risquer de me toucher, non Harm, vous avez fait le bon choix.

 

- Oh Sarah, si vous saviez à quel point j’ai eu peur de vous perdre, dis-je en m’approchant du lit.

 

- Harm, c’est fini, je suis en vie et je vais bien, dit-elle en me caressant la joue.

 

- Je sais que c’est fini Mac, mais quand vous étiez là dans mes bras en train de vous vider de votre sang et après dans ce lit en train de lutter entre la vie et la mort, j’ai eu peur de ne jamais pouvoir vous dire ce que je ressens pour vous. Il a fallu que je vous voie dans ce lit pour me rendre compte à quel point je tiens à vous Sarah, pour enfin réussir à m’avouer que ce que  j’ai toujours essayais d’éviter était arrivé. Depuis la disparition de mon père, je me suis toujours juré que je n‘aimerais plus jamais personne, pour ne plus jamais souffrir comme je l’ai fait à l’époque. Mais vous êtes entrée dans ma vie, et je suis tomber sous le charme dès le début et croyez moi ce n’est pas à cause de votre ressemblance avec Diane, non vous êtes vraiment différente et c’est ça qui m’a fait craquer et qui continue de le faire aujourd’hui. Sarah Machenzie, je vous aime. »

 

Mac reste me regarder avec de grands yeux, il faut dire que je n’en reviens pas moi-même d’avoir réussi à lui avouer ça. Soudain, je vois des larmes commencer à couler le long de ses joues.

 

« Non Sarah, je t’en prie ne pleure pas, je ne veux plus te faire de la peine.

 

- Ce sont des larmes de joie Harm », me dit-elle avant que je ne l’embrasse.

 

Le baiser et d’abord une douce caresse, puis il devient plus tendre et enfin carrément passionnel, pour se finir en une douce étreinte dans les bras l’un de l’autre.

 

« Je t’aime Harmon Rabb junior, me murmure-t-elle à l’oreille.

 

Au bout de quelques minutes je me dégage de notre étreinte pour regarder Mac, elle est si belle.

 

« Quand tu sortiras, je te promets qu’on rattrapera le temps perdu.

 

- Mais j’espère bien, me dit-elle en m’embrassant, en attendant, est-ce que ça ne te dérange pas de dormir avec moi, demande-elle en se déplaçant un peu dans le lit pour me faire une place.

 

- Ce serait avec plaisir Colonel », dis-je en m’installant et en la prenant dans mes bras.

 

Envahie par la fatigue, nous nous endormons rapidement, la tête de Mac sur ma poitrine.

 

 

 

Dimanche 26 Octobre 2002, 11 :00

Hôpital militaire de Betesdha, Washington

 

J’ouvre doucement les yeux et vois Mac tranquillement endormit sur ma poitrine, l’espace d’un instant, je me demande ce qu’on fait là et d’un coup tout me revient en tête et ce souvenir me fait sourire.

Soudain, Mac entrouvre les yeux et me regarde un sourire se dessinant sur son visage.

 

« Bonjour toi, dis-je.

 

- Bonjour Fliboy, bien dormi ?

 

- Comme un bébé, et toi ?

 

- J’ai adoré l’oreiller », dit-elle pendant que je me redresse pour adopter une position plus confortable avant de l’embrasser fougueusement. Quand soudain, la porte s’ouvre sur l’Amiral, il nous a pris en flagrant délit, heureusement pour nous un sourire se dessine sur son visage.

 

« Il vous en a fallu du temps, dit-il, j’espère que vous prendrez soin d’elle Rabb.

 

- Vous pouvez compter sur moi monsieur.

 

- Bon j’étais venu voir si vous aviez besoin de quelque chose Mac, mais je vois que vous avez tout ce qu’il vous faut.

 

- Oui, monsieur, je n’ai besoin de rien d’autre, annonce-t-elle en affichant un sourire.

 

- Bon, sûr-ce Capitaine, on se voit demain au JAG, car je crois que vous allez avoir pas mal de paperasse à faire pour pouvoir rester tous les deux sous le même commandement.

 

- Merci monsieur, à demain. »

 

Après qu’il soit sortit de la chambre je m’empresse d’embrasser Mac et de lui rappeler que je l’aime, et pour la première fois de ma vie je sais ce que sais vraiment d’aimer.

Samedi 31 mai 2002, 11 :00

Eglise du père Turner, Washington

 

« Et vous Lieutenant-Colonel Sarah Machenzie, acceptez-vous de prendre pour époux le Capitaine de Frégate Harmon Rabb junior ici présent ?

 

- Oui je le veux.

 

- Alors, par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare mari et femme, vous pouvez embrasser la mariée. »

 

Sûr ces dernières paroles, je m’exécute sous les applaudissements de tous nos amis. Et en sortant de l’église au bras de ma femme, je suis le plus heureux des hommes, on a tous les deux pu rester au JAG, je viens d’épouser la femme que j’aime et dans 6 mois je serais l’heureux papa d’un petit Wyatt.

 

 

FIN

 

 

ANGEL.