Mardi 13 avril
Cartier général du JAG
Falls Church, Virginie
Harm et Mac étaient attendus dans le bureau de l’amiral, celui-ci devait leur exposer les faits sur la nouvelle enquête qu’ils auraient à mener. L’amiral arriva dans son bureau, Mac et Harm étaient déjà là et l’attendaient.
A : Capitaine, Colonel, asseyez-vous, L’enquête que je vous confie est des plus délicate, il s’agit d’un enlèvement. Celui d’un petit garçon. Les faits sont les suivants.
Chris Lorenzo JR âgé de 5 ans et le fils de deux anciens inspecteurs dans la police criminelle de Palm Beach, Chris Lorenzo et Rita Lanz. Chris Lorenzo a été assassiné il y a de ça 5 ans et demi lors d’une enquête. Son meurtrier a lui-même été tué à la fin de cette enquête.
Des suites de la mort de son mari, Mme Lanz a quitté la police et est allée s’installer à New York où elle travail comme secrétaire au commissariat du coin.
Il y a de ça 4 jours, le petit Chris n’est pas rentré de l’école. Mme Lorenzo a reçu une lettre expliquant que le fils de l’assassin de son mari désirait venger la mort de son père. Je vous envoie à New York pour enquêter sur cette affaire à l’aide des inspecteurs de police. Vous prenez l’avion dans 2 heures.
H : Je vous demande pardon mais je ne vois pas ce que le JAG a à voir avec cette affaire, elle ne touche pas l’armée !!!
A : j’ai oublié de vous préciser que le kidnappeur en question est le Quartier-maître MacPhie, Alan MacPhie qui était en mission sur l’USS Patrick Henry jusqu’à la semaine dernière. De plus, l’ancien chef de Mme Lanz, le capitaine Lipshitz de la police de Palm Beach est un ami personnel de longue date et il m’a demandé de l’aider sur cette affaire.
M : très bien Amiral nous ferons tous ce que nous pourrons.
A : Je l’espère bien.
Harm et Mac se mirent au garde-à-vous avant de quitter le bureau de l’amiral.
Bureau de Harm
15 :30
Falls Church, Virginie
M : Notre avion par dans un peu moins de deux heures, je rentre chez moi préparer mes valises, on se retrouve à l’aéroport ?
H : Je vais préparer mes affaires aussi. Je peux passer vous prendre si vous voulez. Ça sera plus facile ?
Ça n’était pas plus facile, bien au contraire, Harm devait faire un détour pour aller chercher sa partenaire mais il avait envie d’aller la chercher. Depuis qu’elle avait quitter Mic, il ne savait plus trop ce qu’il ressentait, tout ce qu’il savait c’est qu’il avait envie d’être proche d’elle mais il ne savais pas trop pourquoi.
M : Si vous voulez. Ça sera avec plaisir alors vous passez à 16H30. Ne soyez pas en retard !!!
Mac quitta le bureau de Harm en lui souriant.
Harm lui rendit son sourire.
Appartement de Mac
16 :29
Falls Church, Virginie
Harm sonna à la porte, il était fier de lui car pour une fois, il avait réussi à être à l’heure. Mac vint lui ouvrir.
M : Vous voilà déjà ? Alors là vous m’épatez, vous avez même une minute d’avance !
H : Qu’est ce que vous croyez, je suis quelqu’un de sérieux, dit-il en souriant
M : Moi je suis prête. Nous pouvons y aller.
Aéroport de Washington DC
17 :00
A peine arrivé dans l’avion, Harm laissa Mac s’installer vers le hublot. Il savait que c’était la place qu’elle préférait.
M : Merci beaucoup dit-elle très touchée par l’intention de son ami.
Ils restèrent un bon moment sans discuter réfléchissant l’un comme l’autre à leur vie privée.
Harm remettait sa vie en question.
« Depuis que Renée m’a quittée, ma vie sentimentale est un vrais désastre pensa-t-il. Je n’ai eu personne et le pire c’est que je n’ai pas envie d’avoir quelqu’un, si je croise une belle fille, je n’ai même pas envie de la regarder. Je n’ai plus le goût à l’amour. Ce n’est pas ma rupture qui m’a donner cette impression non je crois que le problème vient d’autre part, mais je ne sais pas de où. Il repensa alors à une discussion qu’il avait eu avec sa mère trois mois plus tôt alors qu’il venait d’apprendre que Mac allait se marier. Il était triste et sa mère lui avait fait remarquer que si il voulait être heureux avec une femme, il devait d’abord comprendre pourquoi il était si malheureux lorsque Mac était avec un autre homme. Il repensait à cette remarque de sa mère. Pourquoi lui avait-elle dit cela, Harm lui a toujours dis que Mac était sa meilleur ami, il n’y a rien de plus à voir là dedans. Et si au contraire il y avait quelque chose à voir ? Si sa mère avait vu quelque chose que lui-même n’avait pas remarqué ? Il était intrigué. Il repensait au fait qu’il avait fait un énorme détour pour aller chercher Mac il y a de cela 2 heures uniquement pour être auprès d’elle durant le trajet qui les mènerait à l’aéroport. Et si finalement Mac avait bien plus de valeur à ses yeux que ce qu’il avait toujours voulu se persuader ? Il décida de mettre tout cela au clair. C’est vrai, pensa-t-il, nous allons être dans un autre endroit durant au moins 2 semaines, sûrement que j’arriverai à me remettre au clair quand à mes sentiments pour Mac »
Au dessus des états unis
Vol Washington – New York
Mac quand à elle réfléchissais à la discussion qu’elle avait eu avec Mic lors de leur rupture. Celui-ci lui reprochait d’être trop proche de Harm. Elle était maintenant sure que Mic avait raison, elle aimait Harm depuis longtemps, et elle l’aimait plus que tout. Lorsqu’elle l’avait avoué à Sturgis, elle s’était sentie comme libérée d’un poids, elle avait enfin réussi à comprendre pourquoi les moindres faits et gestes de Harm avaient de l’importance pour elle. Si seulement il n’était pas si borné pensa-t-elle avec un petit sourire, il fallais qu’elle mette tout en œuvre pour avoir une discussion sérieuse avec Harm afin de savoir à quoi s’en tenir. Il fallais qu’elle sache si elle devais encore espérer ou tout abandonner et passer à autre chose. Il fallait qu’ils se parlent. Le plus tôt sera le mieux.
Sortis de leurs pensées respectives par la voix de l’hôtesse qui leur annonçait le repas, Mac et Harm se regardèrent en souriant.
H : Alors que pensez-vous de cette enquête Mac ?
M : Et bien j’avoue que ça doit être affreux pour cette femme, perdre son mari et être en train de perdre son fils et tout ça à cause de la même personne. Je ne sais pas ce que je ferais moi, je pense que je ne me contrôlerais plus.
H : Ouais c’est vrai, je ne peux même pas imaginer le mal que ça peut faire de perdre un enfant. Surtout lorsqu’il est le seul lien qui vous reste avec votre mari.
M : Comment peut-on être aussi cruel ?
H : Je n’en sais rien j’avoue que ça me dépasse.
M : Moi de même.
M : Harm ?
H : Oui… ?
M : Je redoute un peu de me retrouver face à cette femme, je sais que nous avons régulièrement à faire à des gens dans la douleur mais je ne sais pas pourquoi je me sens proche de cette femme même si je ne la connais pas. Je me dis que je dois tout faire pour qu’elle retrouve son enfant. Harm j’ai peur de craquer devant elle.
H : Ne vous en faites pas Sarah, je serai là si vous avez besoin de vous appuyez sur quelqu’un.
M : Merci Harm merci pour tout.
H : Nous devrions manger sinon ça va devenir froid !
M : Vous avez raison. Bon appétit pilote.
H : Merci de même Marine.
Tout en mangeant, Mac se remémorait les parole de Harm, il l’avait appelé Sarah, il ne le faisais pas en général. Mais elle devait avouer qu’elle aimait bien qu’il le fasse.
Aéroport de New York
20 :00
Ils avaient passé le reste du voyage à discuter de tout et de rien, de cette affaire, etc. l’avion venait d’atterrir et comme prévu, une voiture les attendait à l’aéroport afin de les emmener à leur hôtel.
Hôtel The Liberty
21 :00
Harm se dirigea vers la réception afin de récupérer les clés de leurs chambres respectives. Mac l’observait depuis le hall d’entrée.
Harm se tourna vers elle et lui demanda de venir à la réception.
Une bagarre avait eu lieu dans l’une des deux chambres qui était réservée à leur nom et malheureusement, l’hôtel affichait complet.
M : Je ne vois pas ou est le problèmes dit-elle avec un large sourire. On se dégonflerait à dormir dans la même chambre que moi Flyboy ?
H : Non non pas du tout mais je voulais savoir ce que vous en pensiez !
Chambre n° 314
Hôtel The
21 :15
Harm et Mac étaient en train de défaire leur valise, ils s’étaient répartis équitablement les placards.
H : Nous avons rendez-vous demains matin à 9h00 au poste de police de Manhattan avec le commandant Klei ensuite avec Madame Lanz à 13h00 puis avec M Lipshitz, son ancien parton qui est venu la soutenir à 17h00. Voilà une journée bien chargée.
M : En effet. J’espère qu’on trouvera quelque chose qui nous fera avancer.
Harm avait vu l’inquiétude se réinstallé dans les yeux de sa collègue.
Il s’approcha d’elle et posa une main sur son épaule.
H : Ne vous en faites pas Sarah, nous trouverons.
M : Bon et qu’allons-nous faire ce soir ? Vous m’emmenez dîner ?
H : Et en quelle honneur ?
M : En l’honneur du fait qu’on soit à New York, vous avez besoin d’une raison pour m’inviter ? Lui demanda-t-elle en souriant.
H : Non pas du tout. très chère madame. Qu’avez-vous envie de manger ?
M : Je ne vais pas jouer les difficile, je vous laisse choisir.
H : Oh c’est trop d’honneur.
Les deux amis se regardèrent et sourirent.
Restaurant « Chez Steph’ »
22 :00
M : J’avoue que vous avez de bons goûts, ce restaurant français est tout simplement génial. Le seul gros problèmes c’est qu’il y a tellement de choix sur cette carte que je ne sais pas quoi choisir. Que me conseillez-vous ?
H : Et bien j’ai le même problème que vous j’hésite surtout entre le poulet au citron ou le …
Harm n’eut pas le temps de finir sa phrase que Mac la finissait pour lui
M : Magret de canard à l’orange.
H : Ne me dites pas que ce sont vos choix ?
M : Ben……… si
H : Très bien alors voilà ce qu’on va faire on va prendre chacun un plats et au milieu du repas, nous échangerons nos assiettes ça vous va ?
M : Dites-moi Harm, vous lisez dans mes pensées ?
H : Oui ça m’arrive dit-il dans un petit sourire
Chambre 314
Hôtel « The Liberty »
Mercredi 14 avril
0 :30
Après être rentré à l’hôtel après une soirée agréable, Harm et Mac reprirent possession de leur chambre.
H : Alors comment faisons-nous pour le lit ? Je peux dormir sur le fauteuil si vous voulez !
M : Harm enfin, nous sommes des adultes, nous pouvons quand même partager un lit. A moins que vous ne ronfliez, je n’y vois pas d’inconvénient.
H : Très bien mais je vous averti si vous bougez trop, je me verrez dans l’obligation de vous balancer par-dessus bord !
M : A vos ordres capitaine. Bonne nuit Harm.
H : Bonne nuit Sarah.
Mac et Harm s’endormirent presque automatiquement. Inconsciemment, ils révèrent l’un de l’autre. Des rêves plutôt agités !!!
Poste de police de Manhattan
New York
9 :00
Harm et Mac avaient rendez-vous avec le commandant Klei qui était chargé de l’enquête.
H : Dites-moi commandant, En quoi était tenu l’enquête de Monsieur Lorenzo sur M MacPhie il y a de ça 5 ans et demi ?
K : Et bien c’était une affaire de traffic de drogue, Steven MacPhie, le père d’Alan, s’était fait prendre par Lorenzo et Lanz alors qu’ils n’étaient encore que coéquipiers. Il en avait pris pour 15 ans de prisons pour gros traffic de drogue. MacPhie s’est évadé de prison au bout de 3 ans. Entre temps, Lorenzo et Lanz se sont mariés. MacPhie a décidé de se venger en kidnappant Rita Lanz.
M : Le kidnapping est une affaire de famille.
K : En effet. Il a promis à Lorenzo de relâcher sa femme en échange d’une rançon. Ce que Lorenzo a tout de suite fait. Seulement, au moment de faire l’échange, MacPhie a tiré une balle dans le dos de Lorenzo, il est mort des suites de ses blessures laissant sa femme enceinte de 3 mois. L’enquête a été reprise par M Lipshitz, le chef de Lorenzo et Lanz. Il a retrouvé la trace de MacPhie. Lors de l’arrestation de MacPhie, celui-ci a été tué en tentant de se sauver.
H : Et en ce qui concerne le présent kidnapping ?
K : Ce qui est bizzare, c’est que Alan MacPhie n’a même pas cherché à cacher son identité. Nous pensons qu’il désirait plus que tout faire savoir à Mme Lorenzo que c’était par vengeance qu’il avait enlevé son fils. Il la prend comme responsable de la mort de son père alors il veut la punir.
M : Il veut en quelque sorte qu’elle se repentisse de ce qu’elle a fait ?
K : Oui en quelque sorte.
H : Nous allons interroger Mme Lanz tout à l’heure j’espère que nous trouverons quelque chose quand à l’endroit ou pourrait se cacher MacPhie. Encore une chose, dans quelles circonstances s’est déroulé l’enlèvement ?
K : Le petit Chris sort de son école à 16h00 normalement. Seulement sa maîtresse, madame Richardson nous a dit qu’un homme s’était présenté comme étant un collègue de Mme Lorenzo et qu’il venait chercher Chris pour l’emmener chez sa grand-mère.
M : La maîtresse a-t-elle reconnu l’homme ?
K : Oui, nous lui avons montré une photo de MacPhie et c’était bien lui. Nous savons juste qu’il avait une voiture cabriolet rouge. Mais rien de plus pour le moment. Vous pourrez consulter le dossier du Cartier-maître MacPhie quand vous le désirerez.
M : Merci beaucoup commandant. Bonne journée. Nous vous tenons au courant.
K : Merci je vous fais parvenir le dossier ainsi que des nouvelles dès ce soir à votre hôtel. Encore une chose, faites attention à Madame Lorenzo, elle est vraiment détruite. Ne lui poser pas trop de question.
H : Entendu. Bonne journée.
Maison de Rita Lorenzo-Lanz
Manhattan, New York
13 :00
M : Madame Lorenzo, nous sommes désolés de vous poser ces questions mais nous devons connaître des renseignements pour retrouver votre fils.
Mac avait pris un ton désolé. Cette femme la peinait beaucoup. Rita était en pleur mais elle faisait tout pour aider les deux avocats.
RL : Je sais bien que vous faites cela pour le retrouver. Vous savez je faisais partie de le police criminelle alors je comprend. Ne vous excusez pas.
H : Très bien, nous vous écoutons.
RL : Chris et moi étions coéquipiers dans la police criminelle de Palm Beach. Il était mon meilleur ami. Nous nous adorions, quand l’un avait un problème, il se rendait chez l’autre pour en parler et vice versa. Au bout de 7 ans de travail, j’ai eu un accident, j’ai été touchée par une balle. Ça n’était pas bien grave mais Chris, qui n’était pas présent ce jour là a été prévenu et a tout de suite paniqué. C’est là que nous nous sommes rendus compte que nous étions amoureux l’un de l’autre. 5 mois plus tard, nous nous sommes mariés.
Rita ne pleurait plus, elle avait un petit sourire en repensant à tous ces bons moments. Elle continua son récit.
Il y a de ça une dizaine d’année, Chris et moi avions mis sous les verrous un certain MacPhie, Steven MacPhie pour trafic de drogue, c’était un gros trafficant mais il n’était pas très malin, nous l’avons vite retrouvé. Il nous a juré pendant qu’il montait dans la voiture de police qu’il nous le ferait payé. Vous savez notre métier est comme le votre, les gens que l’on arrête nous menacent tous alors nous ne pouvions pas nous douter que celui-là plus qu’un autre mettrais sa menace à exécution.
Il y a 5 ans, juste après notre mariage, je suis tombée enceinte. Chris et moi étions tellement heureux. Et puis nous avons appris que MacPhie s’était évadé de prison. Je l’ai appris en écoutant la radio chez moi. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de prévenir mon mari, il m’avait déjà enlevé. Comme vous devez le savoir, lors de l’échange, mon mari a repris une balle dans le dos
Rita s’arrêta un instant, la remémoration de ses souvenirs était insoutenable. Elle reprit néanmoins.
RL : Il est décédé quelques heures plus tard à l’hôpital. J’ai quitté la police et je suis venue m’installer ici.
M : Madame Lorenzo, pouvez-vous nous raconter la journée de jeudi dernier, celle-là même ou votre fils a été enlevé ?
RL : Et bien comme d’habitude je l’attendais à la sortie de l’école à 16h00 et sa maîtresse est venu me voir en m’expliquant qu’un homme était venu le chercher en disant être un collègue.
J’ai tout de suite appelé mon chef au poste de police puis M Lipshitz avec qui je reste très proche depuis la mort de mon mari, il est le parrain de Chris Junior.
En rentrant chez moi, j’ai trouvé une lettre, celle que vous avez vu chez M Klei.
Mme Lorenzo était maintenant en larme. Elle s’adressa à Mac.
RL : Je vous en prie retrouvez mon bébé, vous êtes une femme, vous devez savoir ce que c’est que l’instinct maternel, ils m’ont déjà pris mon mari, ma raison de vivre, retrouvez tout ce qu’il me reste de lui. Je vous en prie.
Mac était bouleversée de ces paroles. Harm se souvenant de leur discussion dans l’avion lui vint en aide.
H : Madame Lorenzo, je peux vous assurer que le colonel MacEnzie et moi-même feront tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver votre enfant et punir son kidnappeur. Faites-nous confiance.
RL : Merci Capitaine, excusez-moi.
M : Ne vous excusez pas. Je vous laisse ma carte. Si vous avez besoin de parler je serai disponible à ce numéro. N’hésitez pas. Comme vous l’avez dit je suis une femme, je peux comprendre certaines choses.
RL : Merci Colonel
Harm et Mac sortirent de chez Mme Lorenzo, Lipshitz avait eu un empêchement. Il avait repoussé leur rendez-vous pour le lendemain, ils n’avaient donc plus rien de prévu pour le reste de la journée. Ils décidèrent d’aller étudier le dossier à l’hôtel.
Hôtel « The Liberty »
16h00
New York
Harm et Mac étaient penché sur le dossier depuis déjà une demie heure. Ils relisaient les antécédents du quartier-maître MacPhie.
M : Merci Harm.
H : Pourquoi ?
M : Pour m’avoir soutenue chez Mme Lorenzo. Je n’y serais pas arrivé sans vous.
H : Je vous ai dit que je serais là pour vous et je le suis. C’est normal.
Ils se sourirent et se remirent au travail.
Ils épluchèrent les dossiers de fond en comble sans trouver la moindre piste. Ils étaient exténués, il était maintenant plus de 23 heures. Ils dévidèrent d’aller se coucher.
M : Bonne nuit Harm.
H : Bonne nuit Sarah.
Ils s’endormirent.
Hôtel « The
23h30
Mac était fort agitée elle se retournait sans cesse dans son lit. Tout à coup, elle se réveilla en sursaut en criant
M : Haaaaaaaaaaaarm !!! Nooooonnnnnnnnnn…….
Harm se réveilla immédiatement ne sachant ce qu’il se passait, il avait été tiré d’un rêve plutôt gênant. Disons qu’il était dans une drôle de circonstance avec Mac.
H : Mac qu’est-ce qu’il vous arrive ?
Mac était en sueur. Elle était terrorisée.
M : J’ai fait un cauchemar ça n’est pas grave.
H : Vous voulez me faire croire que ça n’est pas grave ? Dites-moi ce qui ne va pas ? Vous savez que je suis là.
M : Harm………….., j’ai revu toute la scène que nous a racontée Madame Lorenzo, jusqu’à la mort de son mari. Mais…
H : Mais quoi ? Dites-moi je suis là n’ayez pas peur.
M : À la place de Rita et Chris, c’était nous deux que je voyais Harm. Je, je vous ai vu mourir sous mes yeux.
Ses yeux s’étaient alors emplis de larmes. Elle ne savait pas ce que cela voulait bien signifier.
H : Sarah, ça n’est qu’un cauchemar, je suis là je suis en vie et je suis avec vous.
M : Harm, je me suis rendu compte que si je vous perdais, ma vie n’aurait plus aucun sens.
H : Sarah, comme je vous l’ai déjà dit, vous ne me perdrez pas, vous m’entendez, que nous soyons ensemble ou séparer par un continent et deux océans, vous serez toujours dans mon cœur et nous seront réunis.
Harm avait dis tout cela sans réfléchir, les mots étaient sortis tout seul comme si ils ne demandaient que ça.
M : Oh Harm j’ai tellement besoin de vous.
H : Moi aussi j’ai besoin de vous Sarah
A ces mots, il la prit dans ses bras. Il déposa un léger baiser sur ses lèvres et elle mis sa tête dans le creux de son épaule.
La respiration de Mac se faisait de plus en plus calme, elle était maintenant détendue.
Elle s’endormit. Harm la regarda. « Comme elle est belle » se dit-il. « Cette fois j’en suis sûr, je l’aime, il faut que je lui parle, oui c’est juré, une fois que cette enquête sera terminée je lui parlerai. »
Harm s’endormit après avoir déposer un baiser sur le front de Mac.
Hôtel « The
08H00
Jeudi 15 avril
Mac se réveilla dans les bras d’Harm, il lui fallu un petit moment pour se souvenir du pourquoi elle était dans ses bras. Elle le regardait quand il se réveilla à son tour.
H : Bonjour Marine, bien dormi ?
M : Bonjour, super bien et vous ?
H : Oui très très bien merci. Ça fait longtemps que vous êtes réveillées ? Vous auriez du me réveiller. Je vous empêche un peu de bouger avec mes bras. Lui dit-il dans un tendre sourire.
M : Non non ne vous en faites pas, je viens de me réveiller et puis il faut croire que je suis bien dans vos bras, je n’ai plus fait de cauchemars.
H : Alors c’est très bien ils seront à vous quand vous en aurez besoin !!!
M : Merci pilote. Bon et bien maintenant que vous êtes réveillé, je vais allé prendre ma douche à tout à l’heure.
H : A tout à l’heure !
Ils se sourirent tendrement, repensant au petit baiser de la veille sans que ni l’un ni l’autre n’ose aborder le sujet.
Harm commanda le petit déjeuné dans la chambre. Lorsque Mac fut sortie de la douche elle fut étonnée de voir que le repas était là, servis et qu’une rose se dressait au milieu du plat.
H : Commencez à manger sans moi, je vais aller me doucher.
M : Non non je vous attend, ça ne me dérange pas.
H : Très bien je me dépêche.
Ils prirent le petit déjeuner ensemble ils discutèrent de tout et de rien, de leur affaire, du programme de la journée, sans jamais revenir sur les évènement de la veille.
H : Je pense que nous devrions faire un tour sur le Patrick Henry en fin de journée, peut-être que les gars sauront quelque chose que nous ignorons sur MacPhie, un indice qui pourrait nous faire trouver ou il se cache.
M : C’est une excellente idée, nous avons rendez-vous ce matin avec Lipshitz, nous irons cet après-midi.
Ils continuèrent le repas sans oublier de se sourire à quelques reprises.
Hôtel « Little Paris »
Chambre du commandant Lipshitz
New York
H : Alors comme ça vous êtes l’ancien parton du couple Lorenzo ?
L : Oui c’est bien cela, ils ont commencé sous mon commandement en 1992. Ils sont restés durant 7 ans. Jusqu’à ce que, ………………….
M : Jusqu’à l’assassinat de M Lorenzo ?
L : Oui c’est cela répondit le policier complètement déboussolé.
H : Vous êtes toujours resté en contact avec Mme Lorenzo ?
L : Oui, à la mort de son mari, je lui ai promis de toujours être là pour elle. Qu’elle pouvait m’appeler quand bon lui semblerait. Vous savez, Chris et elle étaient un peu comme mes enfants je les aimait énormément. Lorsqu’ils m’ont annoncé leur mariage j’était un peu en colère parce qu’ils n’avaient jamais parlé de leur liaison auparavant. Puis Rita est tombée enceinte et ils m’ont demandé de devenir le parrain de leur enfant. J’étais le plus heureux des hommes.
M : Vous souvenez-vous de l’affaire MacPhie ?
L : Steven MacPhie était un gros trafiquant, il répandait sa drogue dans toute la ville, cela dit, il n’était pas très malin, nous avons bien vite découvert de qui il s’agissait et nous avons pu le coincer. Il était condamné à 25 ans de prison, il en a fait 5 puis il s’est échappé. La suite vous la connaissez. Ni moi ni Rita ni Chris ne savions qu’il avait un fils.
H : Apparemment, il s’en était bien caché auprès de tout le monde d’après ce que nous avons pu apprendre sur Alan, il a été élevé dans un orphelinat son père lui a rendu visite une ou deux fois en 15 ans pas plus, ce que je trouve bizarre, c’est qu’il soutienne son père malgré le fait qu’il l’ait abandonné.
L : Oui c’est vrai que c’est assez bizarre en effet.
M : Nous savons également que MacPhie a terminé sa mission sur le Patrick Henry il y a 1 semaines, nous allons nous rendre sur le bateau tout à l’heure.
L : Très bien. J’espère que vous apprendrez des choses intéressantes.
H : Je suppose que vous connaissez la formule, si vous vous souvenez de quelque chose en particulier …
L : Je vous appellerai.
M : Exactement.
L : Bonne journée. Et tenez-moi au courant.
H : Nous n’y manquerons pas. Bonne journée.
Harm et Mac sortirent de la chambre d’hôtel
M : Je le trouve adorable cet homme, il me fait un peu penser à l’amiral, il est le supérieur qui reste ami dans les moments difficiles.
H : Oui vous avez raison. Bon et bien maintenant, direction le Patrick Henry.
Le téléphone de Mac sonna.
M : Colonel MacEnzie
RL : Bonjour c’est Rita Lanz à l’appareil, hier vous m’avez dit que je pourrais vous appeler si j’avais besoin de parler. J’espère que je ne vous dérange pas ?
M : Non pas du tout mais que se passe-t-il ?
RL : Rien de bien particulier. Je crois juste que j’ai besoin de me confier.
M : Très bien on peu se voir si vous voulez ?
RL : Volontiers. Que dites-vous de passer chez moi ?
M : Oui bien sûr. À quelle heure ?
RL : Quand vous aurez le temps, je ne bouge pas de la journée de toute façon.
M : Ecoutez j’arrive la plus vite possible. A tout de suite
RL : Merci à tout de suite.
Rita raccrocha.
M : Le porte-avions me tente assez mais Madame Lanz ne se sent pas très bien. Je vais aller chez elle. Ça ne vous dérange pas d’y aller sans moi ?
H : Non pas du tout. Madame Lanz a besoin de parler c’est normal. On se retrouve ce soir à l’hôtel ?
M : Oui bien entendu.
H : Mac ça va aller ?
M : Oui pilote ne vous en faites pas.
H : Je serai là pour vous réconforter à l’hôtel. Dit-il en lui montrant un large sourire.
M : Merci Harm.
H : Allez, filez, on vous attend
Mac embrassa Harm sur la joue et parti avec un petit sourire. Comme une écolière qui avait obtenu ce qu’elle voulait sans même avoir demandé l’avis du principal intéressé.
Harm de son côté était déboussolé de la réaction de Mac. Mais il avait adoré ce contact. Comme il adorait d’ailleurs tous les contacts qu’il pouvait avoir avec Sarah. Elle lui procurait un tel sentiment de douceur, de calme et de quiétude, il avait l’impression qu’il était sur un nuage, oui c’est ça il était au paradis et Sarah, SA Sarah, était un ange.
Il sourit intérieurement à cette pensée et monta dans sa voiture.
USS Patrick Henry
13h00
Port de New York
H : Capitaine Rabb au rapport.
C : Repos capitaine, je suis le commandant du navire, que me vaut l’honneur de la visite d’un avocat au JAG ?
H : Et bien je voudrais vous parler d’un de vos quartier-maître.
C : Qui exactement ?
H : Alan MacPhie.
C : Ah oui je vois de qui vous voulez parler !
H : Vous avez l’air de bien le connaître
C : Oui en effet, il a souvent eu à faire à moi pour des petites histoires de mots mal placés, ce garçon manque sérieusement de respect capitaine. Des petits incidents sans gravité. Puis-je vous demander dans quoi il est impliqué ?
H : Dans un enlèvement commandant, le fils du policier qui a fait mettre son père en prison.
Harm raconta au commandant les grandes lignes de l’enquête et repris.
H : Vous a-t-il déjà parlé de son père ?
C : Oui, une seule fois, il était dans mon bureau pour je ne sais plus quelle raison et il m’a dis que je lui faisais penser à son père. Je lui ai demandé pourquoi et il m’a répondu que son père ne laissait jamais passer les injustices. Je n’ai pas compris le sens de sa phrase sur le coup je savais que son père n’était pas dans l’armée ni dans la police, je ne voyait donc pas ou il voulais en venir. Je comprends mieux maintenant.
H : Savez-vous quelque chose sur lui qui pourrait nous emmener à sa cachette, un lieu ou il aime aller, une maison, quelque chose comme ça ?
C : Je suis vraiment désolée mais je n’ai pas beaucoup parlé de sa vie privée vous savez, je ne peux pas vous aider d’avantages. Je crains que MacPhie fût très réservé, il ne s’entendait pas très bien avec les autres gars, je ne vois pas à qui il aurait pu se confier.
H : Ça n’est pas grave commandant. Merci de votre aide.
Harm quitta le navire et rentra à l’hôtel
Maison de Rita Lorenzo-Lanz
Au même moment
New York
Mac sonna à la porte de Rita. Elle ne savait pas trop ce que la jeune femme voulait lui dire.
RL : Merci d’être venue si vite madame.
M : Appelez-moi Mac je vous en prie.
RL : Très bien alors pour moi ça sera Rita.
Mac remarqua tout de suite que Rita avait les yeux rouges, elle avait sans doute pleuré une bonne partie de la matinée.
En entrant dans le salon, Mac découvrit un album photo ouvert, elle remarqua sur l’une des photos Rita en robe de mariée. L’homme qui la tenait dans ses bras était sans nul doute Chris Lorenzo. Elle eu du mal à retenir son émotion voyant le bonheur qui luisait dans leurs yeux.
RL : Chris et moi nous sommes mariés sur la plage. À la base, c’était un coup de tête, il m’a dit « on se marie » il n’y avais personne juste nous, le curé et la mer. Aujourd’hui je me dis que j’aurais aimé un beau mariage avec tous nos proches, mais je n’oublierai jamais mon bonheur ce jour là. Une semaine plus tard, j’apprenais que j’étais enceinte.
Rita ne puit retenir ces larmes.
Mac s’approcha d’elle.
M : Je me doute que ça doit être très difficile pour vous de revivre tout cela. Que puis-je faire pour vous ?
RL : Vous savez Mac, je ne sais pas trop pourquoi je vous ai appelé, je voulais juste parlé à une femme, je ne parle qu’avec des hommes depuis une semaine et je n’ai pas réussi à me confier. Je pensais que ça m’aiderait à surmonter si je me confiais.
M : Je suis là vous pouvez y aller.
RL : Vous savez, Chris et moi avons pris beaucoup de temps pour nous rendre compte de nos sentiments l’un pour l’autre. Nous avons eu quelques accrochages, je me souviens d’une fois ou Chris s’était retrouvé à l’hôpital. Il avait repris une mauvaise balle. Je m’étais portée à son chevet durant plus de 2 jours. Mais lorsqu’il est sorti de l’hôpital, nous n’avons même pas flirté, et puis il y a eu cette enquête où je me suis fait touché. Pas très sévèrement, mais Chris a eu peur en l’apprenant par téléphone, il s’était absenté pour un voyage avec sa petite amie. Il a sauté dans le premier avion et est venu me rejoindre. Nous sommes allé dîner chez lui. Durant le souper, je lui ai demandé pourquoi il était revenu si vite. Il m’a répondu que son amie lui avait faire remarquer qu’il tenait beaucoup trop à sa coéquipière pour avoir une relation avec une femme.
Nous avons fait l’amour ce soir là.
Rita avait un petit sourire sur le visage.
RL : Le matin, en me levant, j’ai été lâche, je suis partie de son appartement avant même qu’il ne se réveille. La journée a été plus que pénible, nous n’avons pas arrêté de nous disputer. Nous n’avons pas parlé de la nuit. Et puis dans la soirée, nous venions de boucler notre enquête, il m’a dit qu’il voulait me parler. Il m’a dit qu’il m’aimait et qu’il voulait qu’on soit ensemble. Depuis ce jour, nous ne nous sommes plus quitté. Il est toujours dans mon cœur et il m’a fait le plus merveilleux des cadeaux en me donnant un enfant.
Le sourire de Rita faisait maintenant place à de la tristesse en repensant à son enfant qu’elle ne reverrait peut-être jamais. Après quelques instants, elle repris ses esprits.
RL : Puis-je vous poser une question un peu…………….. personnelle ?
Mac : Oui bien sûr.
RL : Y a-t-il quelque chose entre le capitaine et vous ?
Mac s’était mise à rougir.
RL : J’en conclu par là que la réponse est « malheureusement non » me trompes-je ?
M : Non vous avez raison, je crois que j’aime Harm, je suis sure que je l’aime, mais je ne sais pas ce qu’il ressent pour moi. J’ai envie de lui dire mais j’ai peur qu’il me rejette.
RL : Je crois que vous ne devriez pas avoir peur de ses sentiments Mac.
M : Que voulez-vous dire ?
RL : je n’ai vu le capitaine que 2 heures et j’ai tout de suite remarqué que lorsqu’il vous regardait, il y avait une petite étincelle dans son regard. À un moment, j’ai même cru revoir le visage de Chris quand il me regardait.
M : Vous croyez ?
RL : Mac, si je n’ai qu’un conseil à vous donner, c’est de ne pas attendre, Chris et moi avons attendu 7 années et il est parti alors que notre amour était tout nouveau. Ne faites pas la même bêtise que nous, ne laissez pas passer votre bonheur. Croyez-moi.
Mac réfléchissais à ce qu’elle venait d’entendre. Et si Rita avais raison, et si Harm n’était en fin de compte pas si indifférent à sa présence ? Il fallais qu’elle en aie le cœur net, elle ne pouvais plus attendre. Il fallais qu’elle lui avoue ses sentiments.
M : Je me suis promis d’avoir une discussion sérieuse avec lui dès la fin de cette enquête. Dès que nous aurons retrouvé le petit Chris. Je vais vous laisser. Vous devriez vous reposer, vous m’avez l’air exténuée.
RL : Vous avez raison, je n’ai pas beaucoup dormi ces derniers jours. Merci Mac, Merci pour tout.
M : C’est moi qui vous remercie. Si vous avez encore besoin de moi, vous avez toujours mon numéro ?
RL : Mac ?
M : Oui ?
RL : N’attendez pas trop la vie est trop courte.
M : Merci Rita j’y penserai.
Elle parti et retourna à l’hôtel.
Hôtel « The
18h00
Harm était étendu sur le lit et réfléchissais, il ne pouvait s’enlever de la tête le récit de Rita Lorenzo à propos de sa vie à la criminelle de Palm Beach. L’histoire de Chris et Rita lui donnait un goût de déjà vu. Il lui semblait avoir entendu mot pour mot les relations qu’entretenait Mac et lui depuis qu’ils se connaissaient.
Il repensa à la sensation de douceur qu’il avait éprouvé lors de ce baiser dans ce lit le soir précédent ou devant l’hôtel de Lipshitz 5 heures auparavant. Il ne pouvait s’enlever Mac de la tête. Il la voyais et la revoyait se blottir contre lui cette nuit et s’endormir paisiblement. Ce qui le faisais sourire c’est qu’ils semblaient tout à fait détendu dans les bras l’un de l’autre. Comme si ils avaient toujours su que c’était leur place. Il repensait au mal qu’il avait eu lorsque Mac lui avait annoncé qu’elle se marierait avec Mic. Il réfléchi durant une bonne heure et en arriva à une conclusion. « Comme tu est bête » pensa-t-il « la femme de ta vie est devant toi chaque jour que Dieu fait et tu n’est même pas capable de t’en rendre compte, il va falloir remédier à tout ça »
Au même moment, Harm entendit des bruits de pas dans le couloir et la porte s’ouvrit sur Mac. Elle semblait complètement désemparée. Les larmes lui coulaient sur le visage. Elle avait repensé durant tout le voyage à Rita. Cette femme vivait tant de malheur avait-elle pensé, comment peut-on la faire souffrir à ce point là ? Ça n’est pas humain.
Harm se rendit doucement vers elle et mis ses bras autour de sa taille.
H : Ne pleurez pas Sarah, je suis là. Vous voulez me parler ?
Mac se blotti contre le torse de Harm et se mis à pleurer. Harm était désemparé il ne supportait pas de voir la femme qu’il aimait pleurer. Il ne supportait pas de la voir triste. Il lui déposa un baiser dans les cheveux.
H : Je suis là Chut, ça va aller, je suis là.
M : Harm, elle a tellement souffert. Ce n’est pas juste.
H : Je sais Mac. Mais je vous promets que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver le petit Chris. Je vous donne ma parole que nous le retrouverons vous m’entendez ?
M : Merci Harm je ne sais pas ce que je ferais sans vous.
Mac releva la tête qui était jusqu’alors serrée contre le torse de Harm. Celui-ci se senti comme attiré par les lèvres de sa belle, il baissa délicatement la tête et leurs lèvres se frôlèrent. Mac ne réagissait pas, aussi Harm mis fin à ce baiser à contre cœur. Peut-être était-ce trop tôt pensa-t-il à regret.
Mais sans qu’il n’aie eu le temps de dire ouf, Mac se mis sur la pointe des pieds et se ré empara des lèvres de son pilote. Leur baiser était tendre et passionné. Ils étaient biens, calmes et détendus. Leur baiser dura un bon moment et ils se retirèrent, un peu à regret.
Mac était exténuée.
M : Si nous allions nous coucher Harm, je suis morte de fatigue.
H : Mac je…
Mac mis les mains sur les lèvres de Harm
M : Chut FlyBoy, nous en parlerons demain je vous le promet, prenez-moi dans vos bras et dormons, vous voulez bien ?
Harm sourit à Mac et s’exécuta.
H : Avec plaisir Sarah.
Ils s’enfilèrent sous les couvertures et Harm posa ses mains autour de la taille de Sarah. Il lui déposa un doux baiser dans le cou et Mac enlaça ses mains autour du cou de son pilote. Ils s’endormirent tendrement enlacés. Dans leurs rêves respectifs, ils se voyaient heureux, en couple avec leur coéquipier.
Hôtel « The Liberty »
Vendredi 16 avril
08h00
Harm se réveilla avant Mac. Il la regardait dormir tout en repensant au baiser de la veille. Elle lui avait dit qu’ils parleraient aujourd’hui même. Il n’attendait que ça. Maintenant qu’il avait goûté à la douceur de ses lèvres, il était plus que persuadé que c’était d’elle et d’elle seule dont il avait besoins. Il l’aimait et il allait lui dire. Il ne voulait plus attendre.
Il déposa un baiser sur son épaule ce qui fit bouger légèrement Mac qui se réveilla quelques secondes plus tard.
H : Je suis désolée de vous avoir réveillée Mac je ne voulais pas. Excusez-moi !
M : Ne vous excusez pas Harm c’était un réveil très agréable.
Ils se sourirent. Elle se retourna et blotti son visage dans le creux de l’épaule de son ami. Elle y était si bien pensa-t-elle. Il déposa un léger baiser dans les cheveux de sa partenaire et brisa à contre cœur le silence.
H : Mac nous avons rendez-vous dans une heure au commissariat avec le commandant. Nous devrions nous préparer.
M : Vous avez raison Harm. Je vais me doucher. Je ne serai pas longue, c’est promis.
H : Vous avez intérêt à être rapide. Attention Top Chrono.
Mac bondit de son lit et courra dans la salle de bain.
Elle en ressorti 15 minutes après. Totalement prête.
M : Alors je n’ai pas été trop longue FlyBoy ?
Mac était dans l’encadrement de la porte, Harm la regardait avec tendresse. Elle était vêtue de son uniforme vert kaki. Elle était tellement belle aux yeux de Harm.
H : Vous êtes dans les temps, mais pour un marine, je m’attendais à mieux.
Ils se mirent à rire.
M : Allez, filez prendre votre douche ou sinon c’est vous qui allez nous mettre en retard.
Harm se dirigea vers la salle de bain et en ressorti 10 minutes après complètement prêt.
H : Je suis prêt, nous pouvons y aller !
M : Ah enfin, j’ai failli attendre pilote.
H : Dites donc Mac, vous ne croyez pas que vous exagérez un peu ?
M : Bon j’avoue un tout petit peu mais j’aime bien vous taquiner. Vous le savez.
H : Ohhhhhh oui je ne le sais que trop !
Ils se mirent à rire à nouveau. La bonne humeur était au rendez-vous
Commissariat de Manhattan
09h00
H : Alors commandant, du nouveau ?
K : Malheureusement pas grand-chose, nous avons juste appris que MacPhie possédait une petite cabane au bord de l’Hudson. Nous somme allez vérifier mais il n’y a rien. Nous avons laissé deux hommes à tout hasard.
Le portable de Mac sonna à ce moment là.
M : Colonel MacEnzie…
RL : Mac, c’est Rita, j’ai reçu une nouvelle lettre, il a enlevé Lipshitz
M : Oh mon Dieu, ne bougez pas de chez vous, nous arrivons de suite.
Mac raccrocha et averti les deux hommes de la situation.
Ils se précipitèrent chez Rita Lorenzo.
Maison de Rita Lorenzo-Lanz
09h30
New York
RL : Tenez j’ai reçu cette lettre avec le courrier de ce matin.
« Très
chère madame Lorenzo. Vous croyiez que je me contenterais de votre fils ?
Vous avez bien tord, et vous savez ce que l’on dit à propos du tord ? Je
vous laisse deviner. J’ai cherché un moment qui pouvait vous sembler le plus
proche de vous et tout naturellement je me suis arrêté sur l’homme qui a pressé
sur la gâchette. Ce bon vieux Lipshitz. Il fait très bien l’affaire. En plus
Chris est très heureux d’avoir retrouver son parrain. Je vais vous faire payer
exactement comme vous avez fait payé mon père il y a 5 ans.
Ne vous
impatientez pas trop, bientôt ça sera votre tour. Passez mes amitiés à vos
proches.
Bien amicalement
Alan
MacPhie »
Rita était effrayé par cette lettre. Elle tournait et retournait dans le salon ne tenant pas en place. Toutes les personnes présentes cherchaient un indice. Il ne pouvait pas ne rien y avoir dans cette lettre c’était impossible il devait sûrement y avoir un indice. Indéniablement.
H : Attendez, voulez-vous me passer la lettre ?
Klei donna la lettre à Harm.
M : Harm vous avez une idée ?
H : Madame Lorenzo, où est ce que Steven MacPhie a-t-il été tué ?
RL : Dans son ancienne maison sur les hauteurs de Palm Beach. Pourquoi ?
H : Dans la lettre MacPhie dit qu’il va vous faire payer EXACTEMENT comme vous avez fait payer son père. Je pense qu’il va vouloir retranscrire exactement la scène. Nous avons besoin d’un hélicoptère. Si il a enlevé Lipshitz hier soir, il vient d’atterrir. Et il est a peine arrivé à Palm Beach.
K : J’averti immédiatement l’aéroport de notre arrivée.
H : Non attendez, nous n’arriverons jamais à temps, même en hélicoptère. Il y a un autre moyen.
M : A quoi pensez-vous Harm ? Ne me dites pas que ?
H : Mac c’est le seul moyen d’arriver à temps.
K : Puis-je savoir de quoi voulez-vous parler ?
H : Monsieur, je suis pilote de F14 TomCat et je pense que c’est la seule solution pour arriver à Palm Beach à temps.
K : Mais ou voulez-vous trouvez un F14 capitaine ?
H : Sur l’USS Patrick Henry qui est apponté au port de New York.
Klei n’eu pas le temps de répondre que Harm et Mac étaient déjà parti. Ils montèrent tous les deux dans la voiture et partirent à toute allure.
Mac appela le porte-avions depuis son téléphone portable. Elle expliqua la situation au commandant et il leur dit qu’un F14 pouvait leur être prêté.
M : Harm, le commandant vous demande si vous avez besoin d’un RIO
H : J’en ai un !
M : Non Harm, il n’en est pas question vous savez très bien que je ne suis pas qualifiée.
H : Mac, vous y arriverez, de toute façon il faut que vous veniez avec moi c’est primordiale. Mac, faites-moi confiance.
M : Commandant vous êtes toujours à l’écoute ? Nous n’avons pas besoin de RIO
Harm sourit à sa coéquipière en lui disant de se rassurée.
H : Nous arriverons à temps Sarah !
M : J’éspère Harm.
Au dessus des Etats-Unis
Tomcat F14
12h00
H : Nous arrivons en vue de l’aéroport. Nous allons procéder à la manœuvre d’atterrissage. Ne vous en faites pas, vous n’aurez qu’à faire ce que je vous dis.
M : Très bien je vous fais confiance Harm.
H : Tour de contrôle ici F14 52636 en provenance de New York nous somme en vue de l’aéroport, à vous.
TDC : Ici tour de contrôle à F14 52636 la piste n° 2 est à vous F14
H : J’entame la descente.
L’atterrissage se fit sans aucun accrochage. Harm donna les consigne à Mac qui se révéla être un excellent RIO.
Arrivé sur le tarmac, une voiture les attendait.
H : Je prends le volant ?
M : Ça n’est pas de refus, après ce que je viens de vivre ça n’est pas conseiller de prendre des risques.
Harm et Mac avaient relevé l’adresse et avaient repéré la maison sur une carte géographique. Il ne leur fallu pas plus d’une demie heure pour arriver devant le portail d’entré. Il découvrirent un coupé cabriolet rouge dans l’allée. Le même que celui que l’institutrice du petit Chris avait décrit.
Maison de Steven MacPhie
13h00
Palm Beach
Mac fit le tour par derrière alors que Harm entra par la porte d’entrée qui était par bonheur restée ouverte.
Une fois à l’intérieur, Harm entendit des bruits venant d’une pièce dans le fond de la maison. Il s’y aventura délicatement. Il aperçu dans l’entrouverture de la porte le commandant Lipshitz et le petit Chris ligotés et bâillonnés sur une chaise. Il ne vit personne d’autre quant tout à coups il senti une arme s’approché de lui.
L’arme était maintenant pointée directement sur sa tempe.
MP : que me vaut l’honneur d’un capitaine des marines ?
H : MacPhie enfin vous voilà. Vous n’avez pas honte de séquestrer un enfant ?
MP : Et ses parents, il n’ont pas eu honte de voler le père d’un enfant sans défense ?
H : Vous savez très bien que votre père était un trafiquant de drogue.
MP : ÇA N’ETAIT PAS UNE RAISON POUR LE TUER !
Harm senti l’arme s’éloigner de sa tempe sans trop comprendre pourquoi.
M : Ne vous aviser pas de le toucher MacPhie.
Mac était arrivé. Elle avais vu la scène et avait réussi à prendre MacPhie par surprise. Elle pointait maintenant son arme sur la tempe de MacPhie.
M : Ne m’obligez pas à tirer. Posez votre arme !
MacPhie posa délicatement son arme. Il était maintenant pris au piège. Il se retrourna.
MP : Je vous le ferai payé à vous deux
H : N’y compte pas trop mon bonhomme.
La police locale, qui avait été avertie par Klei de New York arriva quelques minutes plus tard et MacPhie fut conduit au poste de police.
Le petit Chris, Lipshitz Mac et Harm reprirent l’avion et retournèrent à New York.
Maison de Rita Lorenzo-Lanz
Samedi 17 avril
08h00
New York
Les 4 personnes avaient dormis durant tout le voyage. Ils étaient maintenant devant la porte de Rita. Elle n’avait pas eu de nouvelle depuis le départ de Harm et Mac la veille.
Toc Toc Toc.
Rita vint ouvrir la porte. Elle faillit partir à la renverse en découvrant son fils courant vers elle et la prenant dans ses bras.
RL : Oh Chris j’ai eu si peur.
CL : Moi aussi maman. Mais j’ai été un grand garçon. J’ai fait comme papa aurait fait !
RL : Oui Mon chéri comme ton père aurait fait. Il doit être très fier de son fils tu sais. Oh mon dieu, tu lui ressembles tellement.
En entendant cette conversation, Harm ne pu s’empêché de repensé à son père. Lui aussi était parti lorsqu’il était tout jeune et Harm avait toujours tout fait pour que de là ou il était il soit fier de lui.
Harm avait les yeux gonflés, au bord des larmes. Mac le remarqua et glissa sa main dans celle d’Harm. Ils se regardèrent et se sourirent. Il serra la main de Mac dans la sienne. Il ne voulait plus la lâcher, plus jamais.
Rita se tourna vers Harm et Mac
RL : Je ne sais comment vous remercier. Vous avez fait tellement !
M : Ne nous remerciez pas, le plus beau merci que nous puissions avoir c’est de vous voir là avec votre fils en pleine santé.
RL : Merci à vous deux je ne vous oublierez jamais.
H : Si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas surtout. Nous serons là.
RL : Merci je ne l’oublierai pas.
H : Bon nous allons retourné à Washington, nous avons du travail en retard, j’espère que nous nous reverrons !
RL : Moi aussi.
Ils se dirent au revoir. Rita fit un brin de causette avec Mac
RL : N’oubliez pas ce que je vous ai dit, ne laisser pas passer l’amour. Il est là à votre portée.
M : Merci Rita. Je ne l’oublierai pas. Je garde précieusement votre numéro de téléphone. Je vous redonnerai de mes nouvelles. N’hésitez pas à faire de même.
RL : C’est promis.
H : Nous y allons Mac ?
M : J’arrive Harm.
Harm et Mac repartirent, allèrent chercher leurs affaires à l’hôtel et reprirent l’avion en direction de Washington. Ils étaient tellement exténués qu’ils s’endormirent aux premiers vrombissements des réacteurs de l’appareil. Mac posa sa tête sur l’épaule de Harm et celui-ci reposa sa tête sur celle de Mac. Ils dormirent durant tout le trajet.
Appartement de Harm
13h00
Falls Church, Virginie
Harm avait déposé Mac chez elle. Il avait ensuite appelé l’Amiral pour lui annoncer que l’affaire était réglée. L’Amiral lui avait répondu qu’il attendait les conclusions de l’enquête lundi matin.
Harm avait décider de rester chez lui cette après-midi, il devait réfléchir à ce qui s’était passé à New York entre Mac et Lui. Il était maintenant sûr de ce qu’il éprouvait pour Sarah. Encore fallait-il le lui avouer.
Le bruit de la sonnette le tira de ses pensées.
M : Bonjour Harm, je peux entrer ?
Sarah se trouvait sur le pas de la porte, plus belle que jamais aux yeux de Harm.
H : Bien sûr. Vous voulez un thé ?
M : Avec plaisir.