M- Plongé dans un de mes dossiers, je ne l'ai pas entendu venir. Sa main s’est posée sur mon épaule et il m’a fait sursauter. Je lui ai demandé s’il avait oublié quelques choses et il s’est approché de moi avec un regard bizarre. Je ne comprenais pas pourquoi il agissait comme ça. Je lui ai demandé ensuite ce qu'il voulait et puis il m'a embrassé. Au début je l'ai laissé faire mais il me paraissait de plus en plus aliéner et j'ai commencé à le repousser.

L'amiral était complètement perdu. " Elle savait que s'était Palmer et elle s'est laissé embrasser sans rien dire. " Tout son récit n'avait pas de sens.

M- À ce moment là il m'a attrapé les mains et avant que je comprenne ce qui m'arrivait il me m’avait menotté les mains dans le dos.
Voyant qu'elle s'arrêtait, AJ profita pour lui poser une question.

AJ- Mac, il y a une chose que je ne saisis pas. Pourquoi l'avoir laissé s'approcher de vous s’il ne vous menaçait pas avec une arme.

AJ connaissait très bien Mac, pour avoir eu l'occasion de profiter de ces talents de combats.
Mac regarda AJ dans les yeux et entre deux hoquets de pleure, lui répondit.

M- Vous vous rappelez l'affaire du tribunal avec Palmer. Quand il s'était fait passer pour Harm.

AJ se redressa dans le canapé et fixa le mur droit devant lui le temps de bien assimiler l'information et de réaliser les faits.

M- Je croyais que c'était Harm. Et là Mac comme une furie se mit à arpenter la pièce.

AJ pouvait voir la haine dans ces yeux, mais aussi le vide que lui avait laissé cet homme. Et là toute l'horreur de ce qu'avait fait Palmer lui sauta au visage.

M- Quand je m'endors je revois toujours le visage de Harm me faisant et me disant des choses horribles. Pourtant je me rappelle de ses yeux et je sais que se ne sont pas les siens.
Mais je n'arrive pas à enlever son image de ma tête et de la remplacer par celle de Palmer.
Mon dieu, Amiral j'ai peur de ma réaction face à Harm. J'ai peur de ne plus pouvoir le regarder sans penser à cette nuit. Je ne lui en veux pas mais c'est tellement dur. Je ne veux pas perdre Harm. Là elle éclata en sanglot dans les bras de AJ.

AJ- C'est pour ça que vous ne voulez pas qu'il soit au courant. Je comprends mieux maintenant. Mais il faudra que vous l'affrontiez tôt ou tard. Je ne peux pas vous dire que tout ira pour le mieux mais une chose est sûre, vous avez toujours tout combattu à vous deux et vous y réussirez encore cette fois. Mais il faut que vous lui racontiez toute l'histoire.

M- Je ne peux pas Amiral. Je ne sais pas si j'en aurais la force. Je sais que ça va le faire souffrir. Je ne supporterais pas de voir la culpabilité dans ces yeux. Ça va le ronger de l'intérieur.

AJ- Pourtant il faudra le faire Mac si vous voulez avancer.

M- Je sais. Vous savez ce qu'il m'a dit avant de partir. Je sens encore son souffle sur moi. Qu'il avait déjà gagner. Même s’il retournait en prison ou s’il devait mourir il savait que Harm ne le supporterait pas et que la culpabilité de toute cette histoire le détruirait à petit feu. Et c'est ce qui va arriver si je le lui dis. Il ne va même pas essayer de le tuer. Il va attendre et admirer son oeuvre. Je crois que le moyen le plus simple c'est que je disparaisse de sa vie.

AJ- N'y pensez même pas Mac. Vous croyez que vous éloignez sera moins douloureux, pour vous deux.

M- Ce n'est pas comme s’il m'aimait. Nous sommes amis avec le temps...

AJ- Il vous aime Mac autant que vous vous l'aimez. Palmer la sut dès qu'il vous a vu ensemble et il l'a utilisé contre vous deux. Si vous partez ça vous détruira aussi.

M- Avec le temps il refera sa vie, mais si je lui dit il en mourra.

AJ- Vous avez encore une semaine pour réfléchir, Mac. Ils croient tous que vous êtes partie en vacances pour deux semaines. Je crois que vous devriez clarifier les choses avec Webb aussi.

M- Je vais l'appeler, aujourd'hui. Merci AJ pour être là.

AJ- Vous êtes sûre que je peux vous laisser seule.

M- Oui. Ça ma fait du bien de vous parler.

AJ- Bien si vous avez besoin de quoi que se soit même au milieu de la nuit. Vous m'appelez d'accord.

M- D'accord, je vous le promets.

AJ- Je repasse demain pour vous voir.

M- Ok, bonne soirée et dites bonjour à Harm de me part.

AJ- Réfléchissez, bien Mac à ce que je vous ai dit. Au revoir.

AJ partit et laissa Mac avec tous les démons de la nuit qui commençaient à envahir son appartement. Après le départ de AJ, elle ferma le verrou de la porte à double tour et partit s'installer sur son canapé. Malgré les cachets qui l'assommaient pour quelques heures, elle n'arrivait pas à se reposer. Elle restait prostrée ainsi les nuits et les journées qui passèrent, entrecoupées par la visite de ses amis. Son angoisse se faisant de plus en plus grande à la vue de la semaine qui se terminait. Elle ne se sentait toujours pas prête à affronter l'extérieur, encore moins Harm. Elle téléphona aussi à Webb et lui annonça que tout était fini et que ce n'était en rien sa faute mais qu'elle ne l'aimait pas comme il le pensait et qu'elle était désolée de le faire par téléphone, mais qu'elle ne pouvait pas faire autrement.

La semaine se passa sans nouvelle de Palmer. Harm avait décidé avec l'Amiral qu'il était temps qu'il réintègre son appartement en promettant de prévenir au moindre souci.

Deux gardes étaient cependant toujours sur ses six heures. Harm avait essayé de soutirer des informations à Harriet pendant toute la semaine à propos de Mac mais à son grand désarroi il vit que Harriet ne cédait pas d'un pouce, ce qui l'alarma dotant plus. Il savait qu'elle revenait travailler lundi et décida de laisser les choses telles quelles jusque là.

Falls Church
Quartier général du JAG
Lundi matin 7 heure 30

AJ était passé prendre Mac tôt pour qu'elle puisse intégré son bureau, et reprendre ses marques. En montant dans l'ascenseur Mac serrait très fort la main de son supérieur. C'était la première fois qu'elle revenait sur les lieux de son agression. Son angoisse et sa peur étaient de plus en plus omniprésentes.

AJ- ça va aller, je suis là. Venez.

M- Je sais, c'est ce que je n'arrête pas de me dire.

Elle pénétra à l'intérieur et fut prise d'un léger malaise. AJ l'aida à atteindre une chaise.

AJ- On peut remettre ça à la semaine prochaine.

M- Non, plus vite j'affronterais les choses mieux se sera. Mais je ne dirais rien à Harm. Et si s'est trop dur je demanderais mon transfert, Amiral.

Celui ci acquiesça de la tête. Il comprenait très bien sa décision et ne si opposerait pas.

AJ- Je comprends. Vous pouvez vous lever ?

M- Oui.

Ils firent le tour de tous les locaux sauf de la bibliothèque. Rien que le fait de passer devant la pièce lui donnait la nausée.
Le temps passa et le bureau commençait à se remplir. Mac se trouvait dans la salle de débriefing avec l'Amiral quand Sturgis, Bud et Harriet entrèrent. Bud et Sturgis surpris la gratifièrent d'un bonjour.

B- Madame, je suis content de vous voir.

M- Merci, Bud moi aussi.

S- Comment se sont passés vos vacances, Colonel ?

Et avant qu'elle ne puisse répondre la porte s'ouvrit sur le lieutenant Singer ainsi que sur Coates et Harm. Elle tourna la tête et ses yeux rencontrèrent ceux de Harm. Ces mains se crispèrent tellement fort sur son crayon que celui ci vola en morceau. Son coeur battait à tout allure si bien qu'elle pensait que tout le monde l'entendait. C'était tellement dur, tous les évènements se bousculaient à la surface de son subconscient et menaçaient de la submerger. Elle sentit la main de AJ se posait sur la sienne et sa présence la rassura. Personne n'avait loupé ce geste, mais aucun ne se serait permis de faire une seule remarque. Harm fut surpris par le regard que Mac lui lançait. Il pouvait y voir un mélange de haine, de tristesse, et de peur.
Cela ne lui ressemblait pas du tout. Ils rentrèrent, Harm la gratifia d'un sourire. Voyant qu'il venait se positionner à côté d'elle, elle fut prise de tremblement et se leva d'un seul coup.
Tous furent surpris et Harm resta figé sur place.

M- Excusez-moi, Amiral il faut que j'aille me rafraîchir.

AJ- Allez-y et prenez votre temps, nous commencerons s'en vous.

Harm se posait de plus en plus de question. Son regard allait d'Harriet à l'Amiral cherchant à y
découvrir quelque chose. Au bout d'une vingtaine de minutes Mac réapparu dans la salle et se positionna à côté de Coates au lieu de reprendre sa place initiale tout en évitant de regarder Harm. Celui ci ne comprenait plus rien. D'abord ses vacances surprises, la rupture avec Webb que Catherine lui avait rapporté, les gestes de tendresses de son supérieur envers la femme qu'il aimait et ensuite sa fuite devant lui comme si s'étaient ses pires ennemis. " Décidément je crois que je ne la comprendrais jamais. Il faut que je sache ce qui ne va pas. " Se dit il.

AJ- Bien se sera tout pour aujourd'hui. Colonel dans mon bureau tout de suite.

M- A vos ordres, Amiral.

Une fois tous les deux sortis, tout le monde regardait Harm avec des yeux interrogateurs.

H- Hey, pourquoi vous me regardez tous comme ça. Je n'en sais pas plus que vous sur le comportement de Mac, mais vous devriez poser la question à votre femme, Bud.
Et il se retourna vers celle-ci ainsi que tous les autres.

HA- Moi, Capitaine. Mais je n'en sais pas plus que vous.

Elle sortit aussi vite que possible de la salle, avant d'avoir plus d'explication à donner.
Bud commençait à se poser des questions. C'est vrai que sa femme avait agit bizarrement depuis deux semaines. Serait-il possible qu'elle lui cache des choses.
Tout le monde sortit et reprit leur activité.

Dans le bureau de l'Amiral.

AJ- ça va.

M- Je crois que oui. Je ne vous cache pas que c'est très dur mais ce qui me rassure c'est que quand je regarde ses yeux je sais à qui j'ai affaire. Alors avec du temps je pense que je devrais m'en sortir.

AJ- Je suis content pour vous. Pour l'instant je vais vous éviter toute confrontation avec lui au tribunal et je ne vous ferais pas travailler sur une affaire ensemble temps que vous ne me ferez pas signe que vous y êtes prête.
Mac prenait le temps qu'il vous faut.

M- Je sais que je vous l'ai déjà répété souvent, mais j'apprécie tout ce que vous faites vous et Harriet et sans votre soutien je crois que j'aurais basculé du mauvais côté.
Il la gratifia d'un sourire paternel. Bien je crois que C'est le moment d'affronter mes démons.

AJ- Bonne chance. Je vais essayer de contenir Harm en lui expliquant que vous avez besoin de temps et que les explications viendront plus tard.

Elle sortit du bureau et se dirigea vers le sien sans jeter de coup d'oeil vers celui de Harm.
Celui-ci la vit passer tête baissée et d'un pas un peu trop rapide à son goût. Il se leva pour aller lui parler, mais il fut bloqué par la présence de l'Amiral.
Il le regarda.

AJ- Alors Capitaine votre séjour chez moi vous a fait oublié que je suis votre supérieur. AJ adorait le déstabiliser. Harm se mit dans un salut impeccable.

H- Veuillez m'excuser Amiral. Vous vouliez me parler Amiral.

AJ- Repos Capitaine. Oui en effet. Asseyez vous.
Celui ci s'exécuta et il fit de même en se positionnant en face de lui.
Je voudrais vous parler du Colonel. Harm je vous parle en tant qu'ami. Laissez lui du temps et de l'espace et elle reviendra d'elle-même.

H- Je ne comprends pas Amiral.

AJ- Je sais que pour vous tout ceci est confus, mais vous avez dû remarquer le comportement du Colonel ce matin ?

H- Oui, elle avait l'air perturbé.

AJ- Elle l'est. Je vous demande en tant que son meilleur ami de lui laisser du temps sans poser de question.

H- Amiral en tant que meilleur ami c'est justement mon rôle de savoir ce qui se passe pour pouvoir l'aider.

AJ- Je sais. Mais là c'est différent et vous ne feriez qu'aggraver les choses en la bombardant de question.

H- Très bien je ferais ce que vous me demandez, car je tiens à elle et j'attendrais le temps qu'il faudra même si je ne comprends vraiment rien.

AJ- Merci, Harm.

Et il sortit laissant Harm encore plus troubler que ce début de matinée. " Elle voulait du temps pour je ne c'est qu'elle raison elle allait en à voir. Mais pourquoi l'Amiral et Harriet semblait-ils savoir ce qui se passait avant lui. Alors que c'est lui qui est censé être son meilleur."

Deux semaines étaient passées et rien. Mac ne le regardait plus. Les brefs contactent qu'ils avaient lui déchiraient le coeur en voyant son regard. " Qu'avait-il bien put lui faire ? Bon sens, cela fait un mois qu'on ne se parle plus. Son contact me manque, nos soirée, nos joutes au tribunal, nos disputes me manquent. Ça ne peut plus continuer comme ça. " Il se dirigea d'un pas décider vers le bureau de l'Amiral.

AJ- Entrez, capitaine.

H- Amiral, je sais que vous m'avez demandé d'être patient mais rien ne se passe et je n'en peux plus.

AJ- Je sais. Ecoutez, laissez-moi lui parler d'abord.

H- Très bien. Il sortit encore plus énerver.

AJ- Coates, appeler moi le Colonel immédiatement.

CO- A vos ordres, amiral.

Deux minutes après le colonel se trouvaient dans son bureau.

AJ- Mac, est ce...

M- Je vais lui parler amiral. Toutefois je ne lui dirais pas la vérité. J'arrive à le voir maintenant sans me replonger dans cette horreur, donc ma prochaine étape est de me retrouver seule avec lui. Je ne sais pas si j'y arriverais mais je me dois d'essayer pour nous deux.

AJ- Pourquoi ne pas commencer en vous retrouvant dans des lieux publics.

M- Non, je pense pas que ce soit une bonne idée. Si je venais à m'emporter je ne veux pas que ça se fasse en public.

AJ- Très bien. Si vous avez besoin de quoi que se soit faite le moi savoir.

M- Merci, Amiral.

Elle se dirigea vers son bureau et décrocha son téléphone.

H- Rabb.

En entendant sa voix, certaines émotions refirent surface alors qu'elle croyait les avoir perdues pendant cette monstrueuse nuit. Elle hésita tout de même à répondre.

H- Allo.

M- Harm, c'est moi.

Au son de sa voix son coeur se mit à battre plus rapidement. " Enfin. " Se dit-il. Il releva les yeux et regarda en direction de son bureau. Elle le fixait aussi tout en continuant à lui parler.

H- Mac, je suis content de vous entendre. Un sourire se dessina sur ses lèvres.

M- Moi aussi. Je sais que je vous dois beaucoup d'explications et...

H- Sarah, pour l'instant je vous ne vous demanderais rien, je veux juste retrouver ma meilleure amie.

M- Merci, Harm.

H- Pourquoi ?

M- Pour avoir était aussi patient avec moi. Je voudrais savoir si vous êtes libre samedi. Je sais que Catherine ne sera pas forcement...

H- Il n'y a rien entre moi et Catherine et il n'a jamais rien eu, c'est une amie, mac. Et je serais ravi de passer la soirée chez vous, réalisant ce qu'il venait de dire, il se reprit très vite.
Enfin de dîner avec vous, chez vous ou ailleurs, sortez-moi de se guêpier mac et faite moi taire.

M- Elle rigolait au téléphone, sa gêne la faisait rire. Harm je serais ravie de passer la soirée avec vous, mais je vous demanderais une faveur.

Harm était heureux de l'entendre à nouveau rire. « Un premier pas de fait. » Pensa t il.

H- Laquelle ?

M- Faites moi à dîner chez vous.

H- À votre service, marine. Je vous attends pour 19 heures.

M- Merci, à samedi.

H- Mac ?

M- Oui.

H- Je suis content. Est ce que ça serait présomptueux de ma part de vous inviter à déjeuner aujourd'hui.

M- J'en aurais été ravie mais je dois partir sur l'USS Patrick Henri avec Sturgis pour la semaine. Je vous dis donc à samedi.

H- La semaine va me paraître très longue. Il entendit un rire et la sonnerie du téléphone.

Le temps qu'il réalise, Mac était déjà sortit de son bureau. Un sentiment de plénitude envahi son coeur, il était persuadé que tout aller s'arranger samedi et il était prêt à passer le pas, lui avouer ses sentiments.

Pendant ce temps Palmer les épiait. Il avait vu la tristesse de Harm et savait que le Colonel ne lui parlait plus. Il pensait qu'elle serait partie sans aucune explication laissant un Harmon Rabb jr dériver dans un gouffre, et là il lui aurait donné le coup final. Mais il avait sous estimé cette femme et elle allait tout gâcher. " Bien Colonel, vous m'avez eu pour l'instant, mais je serais ravi de me joindre à votre dîner moi aussi. À samedi mes amis. "

Union states
Appartement de Harm
Samedi soir 19 h 10

Harm était inquiet, anxieux. Mac avait dix minutes de retard. " Aurait-elle changé d'avis ? " Cela faisait trois fois qu'il prenait le téléphone, composait son numéro et raccrochait aussitôt.
" Quel idiot tu es. Elle va venir. Bon je lui laisse encore dix minutes. "

Cela faisait dix minutes qu'elle était plantée devant sa porte. Elle avait envie de partir en courant, mais s'était la seule solution, elle ne pouvait plus reculer. Ça n'avait que trop duré. Et elle s'était fait le serment que Palmer ne gagnerait pas cette partie. Ses mains tremblaient, son coeur battait trop vite et elle avait la nausée. Au moment où sa main allait frapper, la porte s'ouvrit en grand. Laissant apparaître devant elle, l'homme de ses rêves, de tous ses fantasmes mais aussi celui de son pire cauchemar. Ils se fixèrent quelques instants essayant de voir l'âme de l'autre au fond de leurs yeux. Se fut Harm qui interrompit le contact le premier en s'effaçant de la porte pour la laisser entrer.

H- Bonsoir, je me suis inquiété. J'ai vu votre voiture en bas et je ne vous voyais pas arriver alors...

M- Bonsoir, Harm. J'avais juste besoin de quelques minutes. Ça sent drôlement bon.
Laissez-moi deviner. Saumon et légumes frits.

H- Oui, madame. J'espère que ça vous convient.

M- C'est parfait.

H- Alors installez-vous et profitez du service.

Ils dînèrent en parlant de tout et de rien, comme au bon vieux temps. Harm sentait le regard fuyant de Mac. À chaque fois qu'il avait voulu s'approcher d'elle, elle reculait. Ils arrivaient à la fin du dîner et le silence s’était petit à petit installé. Il devenait même pesant. Harm voulut poser amicalement sa main sur celle de Mac pour lui demander si elle désirait du café ou un thé. Mais à ce contact elle la retira un peu trop vivement et Harm se demanda un court instant si Mac avait peur de lui. Il chassa cette idée et commença à débarrasser la table. Pour essayer de corriger son geste Mac entama la conversation.

M- C'était très bon Harm. Voulez-vous un peu d'aide ?

H- Merci mais non, vous êtes mon invitée, alors aller vous asseoir dans le canapé. Vous préférez un café ou un thé ?

M- Café, merci.

Elle se leva, mais elle se dirigea vers la fenêtre. Quelques minutes passèrent et elle n'entendit pas Harm s'approcher. Quand il la frôla pour lui donner sa tasse de café, elle se retourna si violemment que les deux tasses partirent s'écraser sur le sol. Il regarda les tasses volées et quand son regard se reporta sur Sarah, se fut une vision d'horreur. La jeune femme s'était recroquevillée sur le sol, le regard complètement vide qui fixait un point imaginaire. Il marcha vers elle et s'approcha le plus lentement possible. Dans un murmure il l'appelait pour ne pas lui faire peur. " Mon dieu, que vous est-il arrivé, Sarah ? "

H- Sarah, Sarah, c'est Harm. Vous me reconnaissez.

M- Non, non, criait elle. Laissez-moi tranquille.

H- Sarah, regardez moi, c'est Harm, aillez confiance je ne vais pas vous faire de mal.

M- Vus m'en avez déjà fait. Dit-elle entre deux sanglots.

Il prit place à côté d'elle sans la toucher de peur qu'elle ne s’enfuie.

H- Quand ça Mac ? Vous me connaissez mieux que quiconque, je n'oserai jamais vous faire de mal. Je n'oserai jamais faire du mal à la femme que j'aime. Vous avez entendu Sarah. Je t'aime.

A ces derniers mots elle releva la tête et vit dans ces yeux tout l'amour et la tendresse que cet homme était prêt à lui donner. Elle se jeta sur lui en pleure. Son geste lui serra le coeur et des larmes coulaient maintenant sur ses joues. Ils restèrent longtemps sur le sol jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que Mac s'était endormie dans ses bras. Il se souleva tant bien que mal et la transporta jusqu'à son lit. Il lui défit ses chaussures et referma la couette sur elle. Complètement anéanti et perdu par la violence de cet instant, il décida d'appeler AJ.

H- Amiral, c'est Harm.

AJ- Que ce passe t il, Harm ? Mac, va bien.

H- Non Amiral elle ne va pas bien et je ne sais pas quoi faire pour l'aider. Je crois... je crois qu'elle a peur de moi. Par moment je vois tellement d'amour dans ces yeux et à d'autre j'y vois tellement de haine.

AJ- Où est elle en ce moment ?

H- Elle dort.

AJ- Bien, écoutez je ne peux pas me libérer pour l'instant mais dès que je peux je vous rejoins chez vous.

H- Très bien, je vous attends.

AJ- Harm, ça va s'arranger. A vous deux, vous y arriverez. A tout à l'heure.

Il raccrocha.

" Pour que ça s'arrange il faudrait que je sois au courant de ce qui se passe. " Pensa t il.
Vingt minutes plus tard quelqu'un frappa à la porte. Il se dirigea vers celle-ci pour l'ouvrir.

H- Vous avez fait...

P- Salut, vieux. Vous vous souvenez de moi. Palmer pointait un 9 mm automatique sur Harm.
Puis-je entrer ?

H- Si je vous dis non, ça ne vous surprendra pas ? Que voulez-vous encore Palmer ? Faites attention ça tourne à l'obsession votre histoire.

P- Je vois qu'on est d'humeur jovial ce soir. Votre charmante partenaire n'est pas ici. Elle vous a déjà fossé compagnie.

H- Laissez-la en dehors de tout ça. Et puis de toute manière elle est déjà partie.

P- Depuis le temps Harm vous devriez savoir que je ne suis pas un de ces putains d'abrutis que vous pourchassez sans cesse. Cria-t-il. Alors elle est où dans votre lit ? Depuis le temps que vous avez envie d'elle. Ce n'est pas trop tôt. Alors vous avez apprécié parce que...

M- Parce que quoi Palmer ? Mac pointait elle aussi une arme sur lui.
Posez votre arme Palmer. Ordonna-t-elle.

Harm sentait le tremblement dans sa voix et ses yeux noirs étaient remplis de haine envers lui. Il ne l'avait jamais vu ainsi. Elle toujours si forte, perdait ses moyens devant Palmer. Palmer le remarqua aussi et décida de continuer son petit jeu.

P- Voyons Colonel, vous ne tireriez pas sur moi et même si vous le faisiez j'aurais le temps de lui planter une balle dans la tête de votre amant.

M- Ce n'est pas mon amant.

P- Oh, je vois que le beau Capitaine n'est pas passé à l'acte encore. Mais peut-être qu'il répugne le fait de passer...

M- Taisez-vous Palmer. Et jetez votre arme.

P- Oh, oh. Et il se mit à rire. Vous ne lui avez encore rien dit. C'est pour ça que mon plan n'a pas fonctionné à la perfection. Vous m'épatez Colonel.

Harm écoutait la joute verbale qui se passait devant ces yeux.

M- Il n'a pas besoin de savoir.

H- Qu'est ce que je n'ai pas besoin de savoir Mac ?

Mac détourna son attention quelques minutes et Palmer lui logea une balle dans le bras, ce qui fit tomber l'arme à terre.

H- Sarah ! S'écria Harm en ce précipitant sur elle.

P- Trop émotive, Colonel. Il ramassa l'arme de Mac. Allons, voyons Capitaine elle ne va pas mourir, du moins pas tout de suite.

H- Laissez-moi lui faire un garrot au moins.

P- D'accord, d'accord, mais c'est parce que j'ai apprécié le petit entretien que nous avons eu tous les deux que je vous laisse faire.

M- Fermez là Palmer.

H- De quoi il parle, Mac. De quel entretien parle-t-il ? Et qu'est-ce que je n'ai pas besoin de savoir ?

Il l'a regardé avec des yeux lui suppliant de tout lui dire.

H- Il vous a fait du mal, Sarah. Demanda-t-il en lui posant une main sur la joue.

P- Allons les enfants serait-on en train de tomber dans une histoire mélo dramatique.
Viens par ici, Harm. Il le fit s'asseoir par terre et l'attacha au pied du bar avec les menottes.
Il regarda Mac.

P- Vous les reconnaissez, Colonel.

Celle ci détourna le regard au moment ou celui de Harm se posa sur le sien.

H- Qu'est ce que vous lui avez fait Palmer ?

P- Oui, qu'est ce que j'ai bien pu faire avec notre beau Colonel ici présent. À votre avis Capitaine.

Harm ouvrit les yeux en grand et chercha le regard de Mac. Il avait peur de la réponse. Mais tout se mettait en place dans sa tête.

H- Mon dieu Sarah, ne me dites pas qu'il... qu'il...
Les mots butaient au fond de sa gorge. Quand il vit ses yeux et la souffrance que cet homme avait pu lui faire endurer et il devint fou.
Tuez-moi maintenant Palmer car je vous jure...

P- Oh, comme c'est noble de votre part de vouloir venger, votre bien aimée. Mais je vous signal Capitaine que vous n'êtes pas en position de dire ou de faire quoi que se soit.
Il se dirigea vers Mac.

H- Laissez-la tranquille. Hurla-t-il en essayant de gagner du temps. Pourquoi ne m'avez-vous rien dit Sarah.

P- Oui Sarah, pourquoi ne lui avoir rien dit. Permettez-moi de répondre à ça Colonel.
Peut être parce qu'elle vous fuyait comme de la peste et qu'elle avait honte d'en parler.
D'ailleurs vous n'avez pas porté plainte. Contre qui auriez vous porté plainte Sarah, moi ou le Capitaine ?

Mac ne répondait pas, elle était pétrifiée qu'il recommence. Ou qu'il tue Harm. Il fallait qu'elle se ressaisisse si elle voulait le sauver.

M- Vous, lâcha-t-elle.

P- Ola, notre Colonel se réveille.

M- Je n'ai jamais cru que Harm pouvait faire ça.

H- De quoi parlez-vous ?

P- Oui, Mac expliquez au Capitaine comment ça s'est passé, je voudrais votre version pour savoir si vous avez aimé, car quand je suis partie ce soir là je n'ai pas eu droit au moindre remerciement.

H- Mac, qu'est-ce qu'il raconte.

P- Remarque si vous ne voulez pas lui dire, je peux toujours lui montrer.

Ils relevèrent tous les deux leur têtes et regardèrent Palmer.

P- Hey, ne me regardez pas comme ça, j'aime bien filmer mes ébats amoureux, c'est mon côté pervers je suppose.

Il sortit une cassette et l'introduisit dans le magnétoscope. Il prit le meuble à roulette et le plaça devant Harm.

M- Non, Palmer ne faite pas ça je vous en supplie. Mac était effondrée en pleure.
Il appuya sur lecture et Harm commença à visionner le film. Une vision d'horreur apparu devant ses yeux quand il reconnu la personne qui se trouvait avec Mac. Il la regarda et se mit à pleurer. Il se sentait tellement coupable de ce qui était arrivé.

P- Oh, mais vous pleurez Capitaine, comme c'est touchant. Je l'ai enfin ma revanche. Vous devriez regarder la suite c'est tellement intéressant. Allez Capitaine regarder. Hurla-t-il. Mais Harm restait fixer sur Mac.

P- Capitaine. Hurla-t-il. Regardez la cassette où je lui plante une balle dans la tête.

Il leva les yeux sur Palmer et tourna la tête vers la télé. Il ne voyait plus les images. Palmer avait bien gagné cette fois-ci.
Même s’ils arrivaient à s'en sortir Harm ne supporterait pas ça.

H- Arrêtez cette cassette Palmer.

P- Pourquoi vous n'aimez pas.

H- Vous avez gagné. C'est ce que vous vouliez entendre.

P- Enfin vous avouez que je supérieur à vous.

Mac se leva d'un coup et hurla.

M- Vous n’avez pas le droit de dire ça. Et elle se jeta sur Harm et le prit dans ces bras.
Ne baisse pas les bras maintenant, il n'a pas eu mon coeur Harm. Je t'aime et je ne veux pas que tu le laisses te détruire à cause de ça.

H- Sarah, pendant un mois tu n'as pas pu me regarder ni me parler en face. Maintenant je comprends pourquoi. Alors comment veux-tu que je m'en sorte si quand tu me regardes tu subis ce qu'il ta fait à répétition.

M- Harm, il est vrai qu'au début et même encore maintenant j'y pense, mais quand j'ai vu tout à l'heure dans tes yeux l'amour et la tendresse que tu voulais me donner j'ai su que j'allais m'en sortir. Mais je ne peux pas le faire toute seule. S'il te plait aide-moi, j'ai besoin de toi. Ça ne sera pas facile mais...

H- Mais à nous deux on y arrivera.

M- Oui, à nous deux. Promets-le moi.

H- Promis.

Et ils s'embrassèrent en y mettant tous ce que chacun d'eux pouvaient apporter à l'autre. Ensemble à jamais.

P- Bravo, bravo. Cria-t-il en rigolant. Il attrapa les cheveux à Mac et la tira en arrière.
J'adore, vous auriez pu être acteurs dans d'autre circonstance. Bon ça suffit, relevez-vous Colonel. Par qui je commence, vous Colonel ou vous Capitaine ?

X- Et pourquoi pas par vous Palmer. Celui-ci se retourna et une balle vint se loger entre ses deux yeux. Il tomba à terre et du sang commença à recouvrir le plancher.

M- Amiral !!!

AJ- Tout le monde va bien ?

H- Non, Sarah est blessée au bras.

Mac s'approcha de lui et lui défit les menottes.

H- Sarah, je...

M- Pas maintenant Harm, plus tard. Laisse-moi profiter de toi encore ce soir. Et elle l'embrassa. Tout d'abord se fut un baiser du bout des lèvres, puis la passion prit le dessus leur langues se cherchaient, se gouttaient, se savouraient.
Quand un ambulancier les interpella ils durent se séparer, sans se lâcher.

AM- Madame, on m'a dit que vous étiez blessée.

M- Laissez-moi juste une minute.

H- Va- y Sarah, je ne vais pas m'enfuir.

M- C'est vrai ?

H- Oui, je t'ai fait une promesse tout à l'heure et je compte bien la tenir, tu te souviens, " nous deux. "

M- Oh oui, je m'en souviens. Ensemble à jamais.

Et se collant à lui, taquine elle lui dit. Si je me souviens bien tu m'avais fait une autre promesse, un jour.

H- Ah, oui ?

M- Oui.

H- Il lui déposa un léger baiser sur ses lèvres. Je sais, et j'ai bien l'intention de m'y tenir et de me raccrocher à ça. Ils sortirent du bâtiment.
Allez vas-y, j'arrive.

Elle se détacha de lui et partit rejoindre l'ambulancier. Au milieu du chemin, elle s'arrêta et se retourna pour lui faire face.

M- Harm, tout est bien fini n'est ce pas ?
Elle avait besoin d'être rassurer.
Harm parcouru la petite distance entre eux et la pris dans ses bras.
D'une main il lui caressa la joue et lui repoussa une mèche qui lui tombait sur les yeux. Et la fixa.

H- Oui, sarah. C'est fini. Je t'aime.

M- Je t'aime aussi.

H- Allez va.

Harm la regarda s'éloigner et se demanda comment il avait pu passait toutes ses années sans elle. L'amiral s'approcha de lui.

AJ- ça va, Harm.

H- Non, Amiral. Mais nous allons nous en sortir.

AJ- Bien parce qu'elle a besoin de vous. Tenez j'ai récupéré ça dans votre appartement.
Il lui présenta la cassette.

H- Ce salaud, il a tout filmé.

La gorge serrée et les larmes prêtes à couler, il prit la cassette des mains de AJ et commença à arracher le film. Une fois celui-ci détruit il le balança dans une beine à ordure. AJ le prit par les épaules et Harm s'effondra dans ces bras.

H- Je ne sais pas comment elle fait pour me soutenir et me guider alors qu'elle est plus meurtrie que moi.

AJ- Parce qu'elle vous aime et c'est cet amour qui la fait survivre et qui va l'aider à vivre. N'abandonnez pas maintenant Harm, ne vous laissez pas envahir par la culpabilité. Elle ne le supportera pas.

H- Je ne promets rien, mais je jure d'essayer de toutes mes forces.

AJ- En tout cas vous savez que vous avez des amis et que vous pourrez toujours compter sur nous.

H- Merci, AJ. Merci pour tout. C'est grâce à vous et à Harriet si elle a tenue le coup.

AJ- J'aime à croire que nous avons participé mais c'est surtout grâce à son caractère, à votre amitié et à l'amour.

Un léger sourire se forma sur leur visage.

AJ- Ne répétez à personne Harm que je fais dans le sentimentalisme, où vous risquez de vous retrouvez muter plus vite que prévu.

H- Aucun souci, Amiral. Si votre réputation un jour venait à tomber ça ne sera pas ma faute.

AJ- Allez la rejoindre et prenez soin d'elle.

Il lui donna un coup sur l'épaule et Harm se dirigea vers son avenir.

M- Ils veulent me faire passer la nuit à l'hôpital. Tu devrais rentrer et te reposer tu as une mine affreuse.

H- Comment tu fais ça, Sarah ? Comment ?

Il lui caressa la joue et l'embrassa comme si s'était la dernière fois qui la voyait.

M- Hey, tu te rappelles, je suis un Marine. Un Devil Dog. Et cette fois c'est elle qui l'embrassa.

Un mois était passé depuis leur mésaventure, Harm s'était installé chez Sarah. Il était impossible à Mac de remettre les pieds chez Harm, pour l'instant.
Ils avançaient doucement dans leur relation, Harm ne voulait pas précipiter les choses, il lui disait qu'il pouvait attendre mais c'était surtout pour ce donner du temps car il avait la trouille qu'elle replonge dans cette enfer. Par deux fois Mac avait tenté de le faire changer d'avis mais il n’avait pas craqué. Mac n'en pouvait plus d'attendre. Elle avait envie de cet homme plus que tout. Mais elle comprenait pourquoi il la repoussait. Ce soir-là Mac avait mit le paquet en l'attendant. Elle avait décidé que cela avait trop duré. Dîner aux chandelles, petite nuisette en dentelle, string et bas noir, il allait craquer c'est sûr.
Quand Harm passa la porte il fut surpris par le manque de lumière, il lui fallu quelques secondes le temps que ses yeux s’y habitue. Elle arriva par derrière et plaça ses bras autour de lui et posa sa joue sur son dos. Cette proximité éveilla en eux une vague de chaleur qui irradiait leur deux corps. Harm posa ses deux mains sur les siennes et se laissa envahir par un sentiment de bien être.

H- Es-tu sûre, Sarah ?
Elle se mit sur la pointe des pieds et lui murmura à l'oreille.

M- Plus que jamais Harm. Ensemble à jamais.

Il se retourna en la gardant bien plaquer à lui et quand il l'a vit il n'eut plus aucun doute sur ses intentions.
Il se dégagea un peu d'elle pour pouvoir admirer ce qui s'offrait à lui.

H- Hum, tout ça c'est pour moi.

M- je ne sais pas laisse moi réflé...

Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'il prit possession de ces lèvres. Mac entrouvrit la bouche pour laisser sa langue la pénétrée. Elle commença à lui déboutonner sa chemise et la fit voler à travers la pièce ce qui fit rire Harm et elle s'attaqua à la boucle de sa ceinture. Harm ne chaumait pas non plus mais lui prenait le temps de caresser chaque parcelle de son corps et trouvait que Mac aller un peu trop vite. Il bloqua sa main quand celle-ci voulu faire descendre la fermeture éclair.
Elle releva les yeux vers lui.

H- Doucement Sarah, nous avons toute la nuit. Laisse-moi faire, ok.

Elle allait protester mais les mots ne dépassèrent pas sa gorge, seul un gémissement de plaisir franchit sa bouche, quand elle sentit la main de Harm lui englober un sein qui se durcit immédiatement. Tout en lui traçant des lignes imaginaires partant du lobe de son oreille au creux de son cou, il continuait à lui caresser le mamelon dont la pointe se dressait respectueusement sous la caresse. De son autre main il fit descendre une bretelle de sa nuisette pour en extirper sa convoitise et le prit à pleine bouche. Sous ses caresses Mac se cambra un peu plus sentant l'objet de ces désirs prendre vie sur son ventre.

M- Viens Harm, suis-moi.

Main dans la main, ils se dirigèrent vers la chambre et là il la fit s'asseoir et s'agenouilla devant elle. Les yeux dans les yeux, il posa ses mains sur l'extérieur de ces chevilles et remonta jusqu'à la limitation des bas. Sarah apprécia cette caresse en fermant les yeux et en s'humectant les lèvres.
Il fit les mêmes gestes mais cette fois en sens contraire et les lui retira.
Il reprit possession de ses lèvres et lui retira la nuisette. Il adorait la vue.

H- Tu es belle Sarah.

Léchant, mordillant, chaque centimètre carré de son corps, Sarah haletait. Elle en voulait plus. Il lui prit la fine dentelle qui couvrait ses hanches et fit glisser son string le long de ses jambes. Ses mains remontaient vers l'intérieur de ses cuisses. Il sentit Sarah se raidir sous ses doigts et stoppa net.
Il la regarda.

H- Sarah, ça va.

M- Oui, continue s'il te plait.

H- Tu es sûre.

Elle acquiesça de la tête. Il lui écarta tout en douceur les jambes et remplaça ses mains par sa bouche et sa langue. Il la sentit se détendre et des petits gémissements sortirent de sa gorge quand celui-ci atteint son intimité. Il le dévora avec une infinie douceur et une lenteur qui amena Sarah à l'extase. Son corps était secoué par des spasmes et sa respiration était saccadée. Il la fit s'allongea sur le lit et vint la rejoindre après avoir retirer son pantalon et boxer. Il l'observa et voyant le regard gourmand que lui lançait Sarah, il rougit. Elle lui attrapa le visage et lui administra une multitude de petits baisers.

M- Je t'aime. Tu sais ça n'est ce pas ?

H- Oui, je sais.

Tout en prenant sa bouche, Sarah posa ses mains sur son torse et commença son exploration. Avec une infinie délicatesse, ses doigts suivaient la ligne de ses muscles, et descendaient vers l'objet de ses désirs. Elle commença à le caresser et le prit à pleine main dans un va et vient à la fois doux et rapide, lui administrant la plus voluptueuse des sensations. Harm sentant son désir atteindre une certaine limite il stoppa sa main et se positionna sur elle. Sarah resserra les jambes automatiquement et se contracta.

H- Sarah, je t'aime. Laisse-moi t'aimer. Tu te souviens " nous deux "

M- Ensemble à jamais.
Elle écarta ses jambes et sentit son sexe frotter le sien.

H- Je vais y aller doucement, ok. Si tu as mal, ou que tu veux que je m'arrête, je comprendrais et je le ferais. Je t'aime tellement.

Et il l'embrassa passionnément, avant de la pénétrer le plus doucement possible. Il la sentait se raidir, au départ puis se relâcher par la suite. Complètement en elle il s'arrêta et la regarda et vit des larmes dans ses yeux.

H- Ne pleure pas sarah. Je vais me retirer, d'accord.

M- Non, Harm. Je veux te sentir en moi. Je pleure parce que je suis heureuse. Je voudrais juste que tu y ailles doucement au départ.

Sans lui laisser le temps de réagir, il bascula sur son dos en l'emportant au dessus d'elle.

H- Comme ça c'est toi qui choisis. Tu vas à ton rythme Sarah. N'oublie pas que je suis à ton service. Et ils se sourirent.

Elle se pencha au dessus de lui pour l'embrasser et commença à bouger tout doucement dans une danse suave puis le rythme que lui imposa Sarah tout en contractant son muscle autour de son sexe fut plus rapide et enflammé. Cela lui fit perdre la tête et ensemble à jamais ils atteignirent le paradis. Ils laissèrent leur respiration revenir à la normale avant de s'allonger l'un contre l'autre. Appuyé sur une main le coude enfoncé dans l'oreiller ils se regardèrent avec tendresse et amour. Elle porta l'autre main à son visage et lui caressa la joue. Il ferma les yeux et apprécia le moment de pur bonheur.

M- Merci.

H- Pourquoi ? Tout ce que j'ai fait c'est faire l'amour à la femme que j'aime.

M- Merci, pour avoir été patient et d'une infinie douceur avec moi. Je sais que ça n’a pas dû être évident pour toi.

H- Sarah, je ferais n'importe quoi pour toi et si je pouvais effacer tout ce...

Elle lui posa un doigt sur les lèvres et le stoppa.

M- Tu viens de le faire Harm. Alors arrêtons de ressasser le passé et allons de l'avant d'accord.

H- Tu as raison. Sarah veux tu m'épouser ?

M- Quoi ?

H- Tu as très bien entendu. C'est toi qui à parler d'avancer.
Il l'entoura de ses bras. Alors comme je veux passer le reste de ma vie avec toi, je me disais peut-être que s'était le bon moment.

M- Oui, Harm. Je veux t'épouser. Et tu sais pourquoi ?

H- Non.

M- Par... ce ... que, ceci est à moi. Elle empoigna son sexe d'une main et colla sa poitrine contre son torse. Hum... je vois qu'il reconnaît son Colonel.

H- Je veux bien me soumettre au Marine, si c'est tous les jours comme ça.

Ils partirent dans un fou rire, et la nuit fut langoureuse et charnelle.
Harm tenu ses promesses.
Nous deux, ensemble à jamais.

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