Prison de Leavenworth
Salle d’interrogatoire
18H30, Samedi Après Midi
Le carnet avait en fait dévoilé une liste de noms à côté desquels on trouvait des montants et encore plus bizarre des indications sur la situation familiale de la personne en question. Gibbs avait laissé la transcription à McGee pour qu’il compare la liste des noms du carnet à la liste des ex et patients actuels du centre.
Gardien : Agent Gibbs, je suis désolé mais le Capitaine Rabb refuse toute visite.
Gibbs : Bien, vous voyez cette carte (il avait sorti son badge), cela signifie que je verrais le Capitaine Rabb qu’il le veuille ou non, je ne viens pas pour une visite de courtoisie. Alors de gré ou de force, il est dans cette salle dans cinq minutes, qu’il ne m’oblige pas à allez le chercher.
Gardien : Bien, Monsieur.
Le gardien réapparut cinq minutes plus tard en traînant le Capitaine Rabb derrière lui.
Gardien : Allez Rabb, rentre la dedans, on t’attends !
G : Entrez Capitaine et asseyez vous.
Harm : Qui est ce que je suis encore sensé avoir tué pour que le NCIS me fasse l’honneur d’une visite, le Président ?
G : Je ne suis pas là pour vous enfoncer Capitaine, se serait plutôt l’inverse, disons que vous avez encore de bons anges gardiens à l’extérieur. Des gens qui veille sur vous et qui vous crois innocent.
H : Vous voulez dire que le dossier n’est pas fermé ?
G : Pas pour tout le monde. Il y a beaucoup de gens qui pensent à vous là dehors.
H : Ils me croyaient tous coupable !
G : Je crois que vous faites fausse route, mais je ne suis pas venu discuter de ça avec vous.
H : Comment va Mattie ?
G : Elle tient le coup, elle se bat comme une tigresse pour vous. C’est grâce à elle que je suis ici et que mon équipe travaille sur l’affaire.
H : Elle n’a pas pris de risques au moins ? Des fois elle peut être très têtue et bornée.
G : Non, pas que je sache. Et vous vous tenez le coup ?
Harm tata son œil enflé et sourit à Gibbs.
H : J’ai connu mieux, mais je dois avouer que vous me redonner espoir. Si vous êtes là c’est que j’ai peut être une chance de sortir d’ici.
G : Oui, enfin ne vous emballez pas trop vite. Bien passons aux choses sérieuses. Je voudrais que vous me racontiez en détail la journée du meurtre. Je veux tous les détails.
H : J’ai repensé a cette journée dans touts les détails et je ne vois aucun élément qui puisse me…….
G : Laissez moi en juger, je vous écoute.
Harm lui raconta sa journée en détail, la dispute avec Mattie la veille du meurtre. Sa séance de tir matinal le lendemain matin, son passage au bureau avant sa visite chez le père de Mattie pour avoir une explication qui avait finit en bataille rangé, l’intervention du thérapeute, son retour au bureau, et enfin ce qu’il avait fait de sa soirée et donc l’absence d’alibi.
Gibbs l’écouta attentivement sans l’interrompre.
G : Bien Capitaine, votre petite ballade du soir au clair de lune avec des témoins qui vous ont vu roder autour du Centre de Cure n’arrange pas vos affaires. Mais revenons d’abord à votre entrevue avec le père de Mattie, racontez moi ça en détail !
H : Et bien je lui ai dit que je m’opposais pour l’instant a ce qu’il récupère la garde de Mattie, qu’il n’était pas prêt et que je me battrais pour l’instant pour que Mattie reste avec moi. Ensuite il m’a dit que je n’étais pas le tuteur idéal non plus, que j’étais souvent absent pour mission, il a même ajouté qu’il n’aimait pas savoir que Mattie pouvait avoir accès à une arme, mon arme.
G : Vous voulez dire que vous avez parlé de votre arme au cours de la conversation ?
H : Oui, mais je ne vois pas……..
Harm s’arrêta net comme touché par la foudre, mais bon sang comment avait-il pu être aussi stupide, et lui qui se disait être avocat. Il était passé à côté de ça, alors qu’il avait repensé à cette journée des dizaines de fois et dans le moindre détail, il n’avait pas fait le lien, bon sang, quel idiot !
G : Quelqu’un aurait pu surprendre votre conversation ?
H : Oui c’est possible, le thérapeute est arrivé juste après, c’est lui qui nous a séparé. Vous voulez dire que ce Moralès pourrait avoir quelque chose à voir dans tous ça ?
G : Ne tirons pas de conclusion hâtive, mais il semble effectivement que ce Moralès ne soit pas très clair. Nous le surveillons de près. Bien Capitaine Rabb, y a-t-il quelqu’un d’autre qui aurait pu surprendre cette conversation ?
H : Je ne sais pas, peut-être un patient qui passait dans le couloir à ce moment là, c’est vrai que nous n’avons pas été très discret et la porte était ouverte.
G : Je vois. Bien Capitaine, si il y a quelque chose d’autre qui vous revient, faites moi appeler, je vais laisser des instructions pour qu’on vous autorise à m’appeler. En attendant, essayez de tenir le coup et de rester en dehors des bagarres.
H : Je fais ce que je peux. Agent Gibbs, vous voulez bien veillez sur Mattie, qu’elle ne fasse de bêtises ou de choses stupides pour essayer de m’aider. Comme je vous l’ai déjà dit elle peut-être vraiment bornée des fois.
G : Ne vous inquiétez pas. On veille sur elle. Elle tient à vous et elle regrette que vous puissiez penser qu’elle vous croit coupable et le fait que vous refusiez toute visite n’arrange pas les choses.
H : Je sais, mais elle n’a pas besoin de me voir dans cet état, je ne veux pas qu’elle se fasse de souci pour ma santé. Si vous pouviez éviter de mentionner cet œil au beurre noir et le reste.
G : J’y veillerais.
H : Merci.
De retour dans sa cellule, Harm tourna en rond pendant un moment. Comment avait-il pu passer à côté d’un détail d’une telle importance ? Mais il entrevoyait enfin une lueur d’espoir, la petite lueur au bout du couloir et tout ça grâce à Mattie, Sarah, Jenifer, Bud et l’Amiral. Gibbs n’avait pas eu le temps de lui donner tous les détails. Mais maintenant il savait qu’on ne l’oubliait pas, il se sentait d’autant plus coupable qu’il ne leur avait pas vraiment facilité la tache. Si il sortait d’ici, il laisserait ses sentiments se dévoiler, il dirait à Mattie qu’il l’aime comme si s’était sa propre fille et que si elle le voulait il ferait une demande d’adoption définitive. Et Sarah, il fallait qu’il lui dise, il avait perdu assez de temps et le fait de croire qu’il allait passer le reste de sa vie ici lui avait fait réaliser qu’il ne pourrait pas vivre sans elle, il pourrait former une famille avec Mattie. Et même si elle ne pouvait plus avoir d’enfants, ils pourraient en adopter. Mais peut-être qu’il s’emballait un peu trop vite, peut-ête que Sarah ne voudrait pas de lui, qu’il lui avait fait trop de mal…….
Quartier Gal du JAG
Falls Church, Virginie
Salle de Conférence
20H30, Samedi Soir
Tout le monde était réuni dans la salle de conférence pour une réunion de travail. Mattie venait d’arriver avec Jenifer et le repas.
Mattie : Agent Gibbs, vous avez pu voir Harm ?
Gibbs : Oui Mattie, tu lui manques.
M : Je lui manque et il refuse les visites ! Comment va-t-il ? Vous lui avez dit qu’on faisait tout pour le sortir de là et que j’étais désolée de m’être comporté…….
G : Mattie il va bien, il sait que vous êtes tous avec lui, il tient le coup, ne t’inquiètes pas trop, d’accord.
M : D’accord, vous croyez qu’il acceptera de me voir Lundi.
G : Non, je ne pense pas, je suis désolé, il ne veut pas que tu puisses le voir dans cet univers assez hostile.
M : Mais, ça n’a pas d’importance, et il faut que je lui dise que je l’aime et que je ne l’oublie pas et que je n’ai jamais pensé qu’il pouvait être coupable malgré mon attitude.
G : Mattie, ne t’inquiètes pas il sait tout ça et il n’en veut à personne sauf à lui-même peut-être de vous avoir entraîné la dedans.
Sarah : L’agent Gibbs a raison Mattie, il faut être patiente, on va le faire sortir de là, nous le verrons quand il sera sorti, ce sera plus facile de s’expliquer avec lui, le parloir de la prison n’est pas le lieu idéal.
G : Bien, mettons nous au travail. Kate ? Tony est installé ?
Kate : Oui, il a un peu râlé pour la forme, mais il est opérationnel. Normalement les visites sont interdites la première semaine, mais j’ai réussi à obtenir une visite exceptionnelle pour demain. Je pourrais lui transmettre nos dernières infos.
G : Très bien, et le carnet ?
Bud : Nous avons comparé les noms du carnet et ceux des patients, il y en a qui sont encore à l’intérieur et d’autres qui sont sorti.
McGee : Oui, et apparemment Moralès ne propose pas de la drogue a tout le monde il a l’air assez sélectif.
Kate : Oui, mais on a réussi à dresser un profil. Les anciens patients avec qui j’ai parlé ont tous fait de graves crises de manque quand il était au centre et apparemment c’est à ce moment que Moralès en profite pour placer sa marchandise.
Bud : Et pour être sûr que personne ne soit tenté de le dénoncer, il ne propose ce traitement de faveur qu’au patient qui ont une femme et/ou des enfants.
Amiral : Vous voulez dire qu’il n’en donne qu’aux patients mariés ou pères.
B : Oui, il est donc sûr d’avoir un moyen de pression : « Ne dites rien, ou je balance tout à votre femme et à vos enfants !»
G : C’est un petit futé. Mais nous allons être plus futé que lui. Bien Tony est le candidat idéal, il est marié, et il va avoir une grave crise de manque. Kate, quand est sa prochaine séance de thérapie individuel avec le docteur Moralès ?
K : Seulement mardi après midi, le lundi c’est le jour de la thérapie de groupe.
M : Mais on ne peut pas attendre jusque là ! Et Harm ? Pourquoi on ne fouille pas son bureau à ce Moralès ? On a assez d’éléments pour que le juge autorise une perquisition.
A : Mattie, nous n’avons pas le choix, c’est le seul moyen de le coincer en flagrant délit. Tu crois vraiment qu’il garde la drogue dans son bureau ? Le fait que ton père ait réussi à le découvrir a du le rendre encore plus prudent, il doit rester discret en ce moment. Il se peut même qu’il ait suspendu ses activités jusqu’à ce que cette histoire se tasse. Mais nous allons lui donner l’occasion de reprendre.
G : Bien Kate, je te laisse le soin de transmettre ces informations à Tony.
K : Bien, Patron. Il va être content, il va pouvoir utiliser ses talents d’acteur.
G : Oui, enfin qu’il en fasse pas trop quand même, et pas de risques inutiles.
K : Je transmettrais.
Ils continuèrent à discuter de l’affaire et à émettre des hypothèses sur l’arme, la clé et les autres zones d’ombres de l’histoire. Ils se fixèrent une nouvelle date de réunion le lundi après-midi, ils auraient plus de renseignements sur la clé et Abby aurait eu le temps de réexaminer l’arme du Capitaine que l’Amiral avait finit par réussir à obtenir auprès de l’autorité convocatrice.
Quartier Gal du JAG
Falls Church, Virginie
Bureau de l’Amiral
20H30, Lundi Soir
L’Amiral, ainsi que le reste de l’équipe ne pouvant rien faire de plus, avait essayé de mettre à jour les dossiers qui s’étaient accumulés au cours des derniers jours. Ils se retrouvaient pour une nouvelle réunion ce soir.
Amiral : Bien, qu’a donné l’examen de la clé et de l’arme ?
Gibbs : Il s’agit d’une clé de casier, nous recherchons encore lequel, mais nous avons la marque et les lieux où le fabricant en a installé à Washington, mais la liste est longue, c’est un fabricant réputé.
A : On va partager avec mon équipe, est ce qu’on a le numéro de casier, où il faut essayer toutes les serrures ?
G : Je crains que ça ne soit le cas. J’ai fait remettre un exemplaire de la clé là où je l’ai trouvé. Il y a un homme qui monte la garde au cas où notre bonhomme se pointerait pour récupérer son bien.
A : Très bien et en ce qui concerne l’arme ?
G : Pas de grandes découvertes, juste une fibre coincée dans la gâche. Abby est en train de faire les analyses.
A : Je voudrais aussi que vous me disiez la vérité sur l’état du Capitaine Rabb. Comment va-t-il ?
G : En toute franchise, pas très bien, je ne sais pas trop combien de temps il va tenir. Même si il n’a rien dit, je pense que ces co-détenus ne sont pas très tendres avec lui. Je suppose que c’est un peu le même cas que quand un flic se retrouve de l’autre côté de la barrière. Le Capitaine Rabb n’a pas du se faire que des amis en exerçant son métier.
A : Vous avez raison, espérons que cette clé va nous mener quelque part. En attendant je compte sur vous pour ne rien dire à Mattie de l’état réel de Rabb. Elle est déjà suffisamment inquiète et je crains que de telles révélations ne la conduisent à faire des bêtises, pour accélérer les choses. Nous avons de la chance pour l’instant, enfin tant que Moralès ne se rend compte de rien pour la clé. Il a vraiment du mettre un frein à ses activités le tant que toute cette histoire se tasse.
Ils rejoignirent ensuite les autres dans la salle de conférence pour se partager la liste des casiers. Le nord de Washington pour le Capitaine Roberts et Jenifer. Le Sud pour le Colonel et Mattie qui avait tenu a participé malgré les vives protestations de l’Amiral, mais il avait finit par céder, après tout ça occuperait l’esprit de la jeune fille et au moins le Colonel pourrait l’avoir à l’œil. L’Est pour Kate et McGee. L’Amiral se partagerait l’Ouest avec l’agent Gibbs. Ils se donnèrent rendez-vous le lendemain matin pour commencer les recherches.
Quartier Gal du JAG
Falls Church, Virginie
Salle de Conférence
18H30, Mardi Après Midi
Amiral : Bien, alors où nous en sommes ? Capitaine Roberts ?
Bud : Et bien nous avons presque terminé la zone, mais pas de résultats pour l’instant, on s’y remet demain matin dès l’aube. Qui aurait pensé qu’il y avait autant de casier de la même marque.
Sarah : Pareil pour nous, il nous reste la gare, autant dire le plus gros morceau de la zone et pas de résultats.
Kate : Idem pour nous, mais nous avons presque finit.
Gibbs : Des nouvelles de Tony, il avait sa séance de thérapie cet après midi ?
Kate : J’ai essayé d’appeler le centre en prétextant que je devais parler à mon mari d’un problème grave au travail, mais il était encore en séance, je dois rappeler dans une demi-heure.
Amiral : Bien, nous allons donc tous rentrer nous reposer, on reprend les recherches tôt demain matin.
Centre de Cure
Washington
20H45, Mardi Soir
Kate : Alors Germain, quoi de neuf ?
DiNozzo : J’ai piqué ma petite crise cet après-midi en criant que j’avais absolument besoin d’un verre, tu aurais du voir cette prestation……..
K : Abrège, Germain !
D : Bon, il a sorti de sa poche deux pilules qu’il m’a donné en me disant que ça me ferait oublier mon envie d’alcool.
K : Et alors, tu as pu les garder ?
D : Il voulait que je les avale tout de suite, mais je les ai gardé sous la langue, il a abrégé ma séance pour que j’aille me reposer. Je les ai mis dans un sachet, il faut que tu puisses les récupérer pour les donner à Abby pour analyse.
K : Oui, mais comment, les visites sont interdites…….
D : Le patient dans la chambre d’a côté a une permission demain après-midi, il sera à quinze heure au centre commercial d’East Washington, je lui ai donné le sachet.
K : Tu as confiance dans ce type…
D : On n’a pas trop le choix…….. Au fait, vous me sortez de là quand vous voulez !………
K : Bonsoir Germain !
Gare, Quartier Sud
Washington
Devant le casier 2532
13H45, Mercredi
Mattie : Je crois que j’ai trouvé !!!!!
Sarah : C’est pas vrai, je commençais à me demander si ce casier existait encore ! Bon on va prévenir les autres que nous avons trouvés. Qu’est ce qu’il y a à l’intérieur ?
M : Il y a une sacoche et une mallette.
S : Bien, ne touche à rien il peut y avoir des empreintes, nous allons attendre l’équipe du NCIS.
Gare, Quartier Sud
Washington
Devant le casier 2532
14H20, Mercredi Après Midi
G : McGee, envoie ça au labo et plus vite que ça, dis à Abby que je veux les résultats pour hier.
MG : Vous ne voulez pas attendre que Kate récupère les échantillons de Tony ?
M : Mais on s’enfiche de vos analyses, on a trouvé la drogue ! Qu’est ce qu’il vous faut de plus ? Il faut qu’on transmette tout ça au juge.
G : Ecoute Mattie, encore un peu de patience et puis allons discuter de cela au Jag. On commence à attirer l’attention ici !
Quartier Gal du JAG
Falls Church, Virginie
Salle de Conférence
16H00, Mercredi Après Midi
Kate : Ca y est tout les échantillons sont partis.
Mattie : Je ne comprends toujours pas pourquoi on attend.
Amiral : C’est simple, Mattie, pour l’instant nous avons des substances illicites dans un casier, mais rien ne les relie à Moralès pour le moment, il faut attendre la recherche d’empreintes.
M : Et les pilules qu’il a donné à l’agent DiNozzo ?
Sarah : Mattie, rien ne prouve que ce soit de la drogue, si ça se trouve c’était simplement des tranquillisants pour calmer l’agent DiNozzo. Il faut attendre les résultats de l’analyse.
M : J’en ai marre d’attendre, on a plus de preuves qu’ils nous en faut et on est toujours là à attendre que ça se passe.
G : Mattie, je te promets qu’Abby est la meilleure et la plus rapide aussi. Dès que nous avons les résultats des analyses et des empreintes nous tendrons le piège final à M. Moralès, ce n’est plus qu’une question d’heures. Mais je dois aussi penser à la sécurité de Tony, alors pas de précipitations.
M : D’accord, quel genre de piège ?
G : Disons que nous allons le pousser à commettre une erreur, pour l’instant rien ne le relie à cette clé ou au casier, mises à part nos suppositions et notre intime conviction.
Donc, dès que nous serons sûr que c’est bien de la drogue qu’il a donné à Tony, nous le pousserons à la faute. Tony ira le voir et lui dira que les pilules lui ont fait beaucoup de bien et qu’il en veut d’autre parce qu’il a du mal à tenir. Je parie que Moralès n’a plus grand-chose sur lui, il a du ralentir le trafic depuis la mort de ton père pour ne pas éveiller les soupçons. Il aura donc besoin d’aller chercher de la marchandise au casier, il se rendra compte qu’il n’a pas la bonne clé, retournera chez le Capitaine Rabb pour la chercher. Dès qu’il aura récupéré la clé, il retournera au casier, on le laissera sortir la marchandise, qu’on aura remise dans le casier auparavant. Et ensuite on le coffre pour flagrant délit de possession de drogue et trafic au sein d’un établissement de l’Etat.
Une fois en garde à vue, si c’est lui le meurtrier, je te promets qu’il avouera très vite.
K : Tu peux lui faire confiance, il est terrible en salle d’interrogatoire, il a déjà fait craquer des vrais durs.
M : D’accord, j’ai compris, encore un petit peu de patience.
Appartement de Harm
21H00, Jeudi Soir
MacGee : Ca y est patron, il a la clé, je vous retrouve à la gare.
Gibbs : Non, tu vas au centre de cure et tu fais sortir Tony de là.
MG : Bien Patron, bonne chance.
Gare, Quartier Sud
Washington
A Proximité du Casier 2532
21H05, Jeudi Soir
G : Ca y est Moralès à la clé.
A : Bien tout le monde en position.
G : Il ne va pas tarder à arriver. Nous sommes prêt. Le périmètre de sécurité est opérationnel. Nous allons le coincer ce petit enfoiré.
Appartement du Colonel Mac Enzie.
21H30, Jeudi Soir
Jenifer avait accepté des rester chez le Colonel avec Mattie. Les négociations avaient été rudes, Mattie voulant absolument être présente lors de l’arrestation. On avait du lui promettre de la tenir informé minute par minute, pour qu’elle accepte de se tenir tranquille.
J : Arrête de tourner en rond, tu me donnes le tournis, ne t’inquiètes pas ils vont le coincer. Ce n’est plus qu’une question de minutes.
M : On a perdu beaucoup de temps !
J : Mattie, tu sais bien que Moralès n’allait pas venir récupérer la clé en plein jour.
M : Je sais, je sais !
J : Allez, viens t’asseoir et manger. Le Capitaine sera libre demain matin.
M : Espérons.
J : Ecoute Mattie, il le tienne ! Et tu as entendu Abby la fibre retrouvé dans la gâche de l’arme est celle des tenues fournis par l’état aux employés des centres médicaux. Les pilules qu’il a fourni à l’agent DiNozzo était bien de la drogue. Il est venu chercher la clé. Il ne pourra plus nier.
M : Je sais tout ça, mais je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter, et si il s’échappait.
J : Mattie ! Ils l’auront.
Gare, Quartier Sud
Washington
A Proximité du Casier 2532
21H45, Jeudi Soir
Gibbs : Allo !
G : Doucement McGee, je ne comprends rien a ce que vous me racontez. Quoi, Tony ? Qu’est ce qu’il y a ?
Gibbs racrocha.
Amiral : Des problèmes ?
G : L’agent DiNozzo a disparu. McGee vient de me dire que plusieurs patients l’avaient vu partir avec Moralès. Il dit aussi qu’un des patients a craqué. C’est le patient a qui Tony avait confié les pilules, il a tout avoué à Moralès parce qu’il était en manque et que celui-ci refusait de lui donner sa dose.
A : Bon sang ! Attendez, le voilà !
Gibbs cria dans son micro.
G : Que personne ne tire, je le veux vivant, il doit nous dire ce qu’il a fait de Tony. Le premier qui tire, je le descends moi-même.
Il s’adressa ensuite à Kate qui était resté sur le Parking pour surveiller les allées et venues.
G : Kate, tu as entendu ?
K : Oui, j’espère qu’il n’ait rien arrivé de grave à Tony.
G : Je ne pense pas, il doit le retenir quelque part en otage, c’est sa monnaie d’échange. Tu l’as vu descendre de voiture ?
K : Non il était à pied, il a du se garer plus loin.
G : Très bien, fait le tour du quartier et regarde si tu vois une voiture isolée. Nous on va le coincer ici et il va tout avouer très vite, fais moi confiance.
Gare, Quartier Sud
Washington
Devant le casier 2532
Jeudi Soir, 21H55
Au moment même ou Moralès sorti la malette et la sacoche Gibbs lui ordonna de mettre les mains sur la tête et de s’allonger. Cependant celui-ci se retourna le sourire aux lèvres :
Moralès : Je tiens un de vos hommes et si vous ne me laissez pas sortir d’ici libre, vous ne le retrouverez jamais.
Gibbs : D’accord mon gars, pose ses sacs et nous allons discuter. Tu es coincé, l’immeuble est cerné, même si on te laissait sortir tu n’irais pas bien loin. Tu sais ce que tu risques pour l’enlèvement et le meurtre d’un agent du gouvernement, c’est la peine capitale. Pour trafic de drogue, tu prends vingt ans et avec une remise de peine pour bonne conduite, tu es dehors dans dix, alors n’aggraves pas ton cas.
Moralès : Je n’irai pas en taule, j’ai mon passeport pour la sortie, si vous ne me laissez pas passer, il va crever.
G : Tu te doutes bien qu’on finira par te coincer. Que ce soit à une frontière, dans un aéroport, dans une gare… Et puis surtout si il arrive quoi que ce soit à l’agent DiNozzo, tu m’auras moi à tes trousses, et tu sais comment on m’appelle ? Le bouledogue ! Parce que je ne lâche jamais.
Moralès : Je m’en fiche de votre petit surnom, je vais sortir d’ici et je vous renverrais l’agent DiNozzo quand je serais en lieu sur.
Kate (dans l’oreillette) : Ca y est Gibbs, j’ai trouvé la voiture, Tony était dans le coffre. Il est en vie, mais inconscient, j’ai appelé les secours.
G : Bon ça suffit, on arrête de jouer, on vient de retrouver l’Agent DiNozzo et j’espère pour toi que les secours arriveront à temps. Alors maintenant tu te couches et tu jettes les sacs doucement vers moi et plus vite que ça.
Moralès : Vous bluffez.
G : Essaie de bouger un seul doigt de pied et tu verras si je bluffe. Allez tu t’allonges maintenant ! C’est la dernière fois que je te le demande gentiment.
Appartement du Colonel Mac Enzie.
Jeudi Soir 22H30
Le téléphone résonna dans la pièce silencieuse, Mattie sursauta dans son sommeil. La jeune fille avait fini par s’asseoir et s’endormir sur le canapé. Jenifer alla décrocher et se retourna pour secouer Mattie gentiment.
Jenifer : Mattie, c’est l’Amiral pour toi.
M : Amiral, ca y est vous l’avez ? C’est lui, il a avoué ?
A : Oui, Mattie nous l’avons, l’agent Gibbs est avec lui et il n’ira pas se coucher tant qu’il n’aura pas obtenu des aveux. Mais le Colonel est en route, elle vous expliquera tout. Je dois y aller Mattie, je vais aller assister l’Agent Gibbs.
Le Colonel rentra une heure plus tard et leur raconta la soirée en détail. Mattie fut sincèrement désolée d’apprendre l’overdose de l’Agent DiNozzo et soulager d’apprendre qu’il allait s’en sortir. Elle se promit qu’elle irait le voir dès demain quand Harm serait sorti de prison. Elle allait peut-être enfin pouvoir dormir tranquille cette nuit, elle savait que l’Agent Gibbs et l’Amiral obtiendraient des aveux.
Quartier Gal du JAG
Falls Church, Virginie
Bureau de l’Amiral
Vendredi Matin, 8H00
Amiral : VOUS AVEZ QUOI ?
La nuit avait été longue et Moralès s’était décidé à n’avouer que très tôt ce matin. Ils avaient réussi à le convaincre que les preuves étaient suffisantes pour le faire condamner pour meurtre, mais que si il avouait il aurait une chance d’échapper à la peine de mort. Tout allait très bien jusqu’à maintenant, l’agent DiNozzo était tiré d’affaire, il avait réussi à obtenir du juge qu’il signe la libération du Capitaine Rabb avant qu’il ne se rende au tribunal et il avait ensuite appelé le Directeur de la prison pour qu’il fasse sortir le Capitaine Rabb dans la matinée. Il avait même prévu d’aller le chercher en personne avec Mattie. Et voilà que le Directeur le rappelait vingt minutes après pour lui dire que :
A : MAIS BON SANG COMMENT PEUT-ON EGARER UN DETENU, VOUS VOUS MOQUEZ DE MOI ?
Directeur : Je suis désolé Amiral, il était là pour l’appel de 7H30 et depuis il a disparu.
A : Très bien, alors écoutez moi bien. Je serais à Leavenworth dans une heure, j’espère à ce moment là pouvoir emmener le Capitaine Rabb avec moi et en un seul morceau. Si ce n’était pas le cas, je vous promets de vous coller une enquête sur le dos dont vous vous souviendrez. SUIS-JE ASSEZ CLAIR, MONSIEUR LE DIRECTEUR.
Directeur : Très clair, Monsieur, mais………
A : PAS DE MAIS, DANS UNE HEURE……..
Et il raccrocha furieusement. Mattie et le Colonel allait arriver d’une minute à l’autre et il se voyait mal expliquer à l’adolescente que le Directeur de la prison avait égaré un détenu.
Quartier Gal du JAG
Falls Church, Virginie
Bureau de l’Amiral
Vendredi Matin, 8H20
Amiral : Entrez.
Mattie : Bonjour Amiral, vous êtes prêt ?
A : Bonjour Mattie, bonjour Colonel, asseyez vous.
Sarah : Bonjour Amiral.
M : Alors Amiral, on y va, le juge a bien signé l’ordre de libération, non ?
A : Oui, Oui, Mattie tout est en ordre.
M : Ben alors allons-y.
S : Amiral, il y a quelque chose qui ne va pas ?
A : Et bien je viens de……. Enfin, non, non tout va bien, je suis juste un peu fatigué, la nuit a été longue, allons-y. La libération de Rabb est prévue pour dans une heure.
Prison de Leavenworth
Vendredi Matin , 9H40
Amiral : Je suis l’Amiral Chegwidden et je viens voir le Directeur.
Gardien : Bien suivez-moi.
Directeur : Bonjour Amiral, Colonel et je suppose que vous devez être Mattie ?
Mattie : Oui, bonjour. Où est Harm ?
Le directeur se tortilla sur sa chaise et lança un regard qui en disait long à l’Amiral.
M : Il va arriver, n’est ce pas ?
Directeur : On s’y emploi.
M : On s’y emploi, c'est-à-dire, où est Harm ?
Directeur : Et bien en toute franchise je l’ignore !
Mattie et Sarah : VOUS QUOI ?
Directeur : Et bien comme je le disais à l’Amiral, il était présent à l’appel de 7H30 et depuis il a disparu.
M : DISPARU ! Amiral ? Vous saviez et vous n’avez rien dit ?
A : A vrai dire oui, mais j’espérais qu’avec tous les hommes dont dispose le Directeur, on l’aurait retrouvé à notre arrivée.
M : Ce n’est pas possible, il lui est arrivé quelque chose.
Directeur : Ecoutez Mattie, le Capitaine Rabb ne savait pas qu’on allait le libérer, alors que peut-être il se cache intentionnellement, pour échapper aux corvées. Il a un comportement bizarre depuis le début.
M : C’est normal ! Il était innocent, mais peu importe ce que vous pensez, il faut le retrouver.
Directeur : Ou allez-vous ?
M : Je pars à sa recherche.
Directeur : Mademoiselle, vous êtes dans un établissement pénitentiaire vous ne pouvez pas vous balader ou bon vous semble comme dans un parc public.
M : Il va bien falloir puisque vous avez été incapable de retrouver Harm.
Directeur : Nous le recherchons activement, nous allons bien finir par le retrouver. Vous pouvez l’attendre ici.
M : Ce n’est pas suffisant. Veuillez dire à vos gardiens de m’ouvrir les grilles.
Directeur : Vous n’y pensez pas !
A : Je crois qu’elle est très sérieuse, je vais aller chercher avec elle.
S : On va se partager les secteurs, je vais rester avec Mattie, on ne sait jamais.
Directeur : Je ne peux pas permettre……..
A : Alors écoutez moi bien, espèce de passoire, vous allez ouvrir ses grilles tout de suite et nous laisser passer. Je m’occuperais de votre cas ensuite, je pense que le Sous Secrétaire d’Etat sera ravie d’apprendre qu’on égare les détenus dans votre établissement.
Directeur : Bien ouvrez leur, mais je veux deux hommes avec chaque groupe.
Prison de Leavenworth
Vendredi Matin , 10H00
Mattie partie avec le Colonel et deux gardiens vers le réfectoire et la cour de promenade, tous les détenus avaient été ramenés dans leur cellule jusqu’à ce qu’on retrouve le Capitaine. Mais évidemment personne n’avait rien vu ou entendu. L’Amiral parti vers les ateliers avec deux autres gardiens. Les autres gardiens continuaient de fouiller les cellules une à une, mais sans résultats jusqu’à présent. Même le Directeur était sorti de son bureau pour participer aux recherches.
Prison de Leavenworth
Vendredi Matin , 11H00
Au bout d’une heure de recherche, l’Amiral retrouva le deuxième groupe devant le bureau du Directeur sans résultats. Mattie avait crié dans tous les coins le prénom d’Harm, mais elle n’avait obtenu aucune réponse, elle était de plus en plus inquiète. Elle n’était pas la seule, Sarah était de plus en plus blanche, l’Amiral était comme une cocotte minute, sur le point d’exploser et le Directeur s’inquiétait pour l’avenir de sa carrière.
A : Bien quel secteur n’avons-nous pas encore fouillé ?
Directeur : Il reste le garage, mais les détenus n’y ont pas accès sans être accompagné. Il y a aussi la laverie.
A : Bien nous allons à la laverie. Nous allons fouiller les tas de linges.
Directeur : Bien, de notre côté nous allons continuer à fouiller les cellules et le garage au cas où !
Prison de Leavenworth
Laverie
Vendredi Matin , 11H10
A : Bien, allons-y, nous fouillons tous les tas, videz les chariots, tant pis pour le linge, ils relaveront.
L’Amiral se redressa d’un seul coup. C’était pourtant évident, mais bien sûr les machines à laver ! Elles étaient plus grandes ici, on pouvait facilement y faire entrer un homme. C’était évident !
A : Les machines, vite !
S : Quoi, quelles machines ?
A : Regardez à l’intérieur des machines à laver.
Mattie et Sarah : Vous ne pensez quand même pas que…….
A : Faites ce que je vous dis.
Ils se mirent à ouvrir les portes des machines et arrivé à la dernière, ce fut le choc.
A : Vite, il faut le sortir de là, il a besoin d’oxygène, il respire à peine et son pouls est faible. Appelez l’infirmerie, on a besoin d’oxygène et faites envoyer une ambulance.
L’Amiral allongea Harm sur le dos, il fallait faire vite, il respirait mal et le pouls était très faible. Mattie avait pris sa main inerte et sanglotait doucement pendant que l’Amiral contrôlait ses battements de cœur.
Le médecin arriva enfin avec l’oxygène et le matériel de perfusion, après un quart d’heure d’effort la respiration d’Harm était devenue plus facile et le pouls battait plus régulièrement, mais il avait besoin d’être transporté très vite à l’hôpital. Le médecin avait détecté plusieurs côtes cassées, et probablement une hémorragie interne, il fallait agir vite, il l’avait retrouvé juste à temps.
Hopital Bethesda
Salle d’attente
Vendredi Après Midi ,16H30
A : Mattie, tu veux bien t’asseoir, tu donnes le tournis à tout le monde. Ne t’inquiètes pas, nous sommes arrivés à temps et Rabb est entre de bonnes mains ici.
Tout le monde était dans la salle d’attente, Bud et Harriet, Jenifer, Sarah, l’Amiral. Ils attendaient tous des nouvelles du Capitaine Rabb qui était au bloc opératoire depuis plus de trois heures, après avoir été transporté par hélicoptère de Leavenworth.
M : D’accord, mais comment avez-vous su pour la machine ?
S : Oui, Amiral vous nous avez fait une de ces peurs en vous redressant comme si vous veniez de voir un mort.
A : En fait je venais d’avoir une illumination. C’est grâce à A.J. Junior, il a joué le même tour à ses parents la semaine dernière. En voyant la taille des machines, je me suis dis qu’on pouvait y entrer une personne de taille adulte sans problème.
Harriet : Tu vois Bud, que les bêtises de ton fils servent à quelque chose !
Bud fit la moue et répondit.
B : Bien, je lui donnerais une médaille la prochaine fois, au lieu de le punir.
Ce fut l’éclat de rire général, ils avaient tous besoin de décompresser et de savoir que les bêtises du filleul du Capitaine Rabb lui avait finalement sauvé la vie détendit l’atmosphère. Mais ils redevinrent sérieux immédiatement en voyant le médecin d’Harm arriver.
Mattie et Sarah : Comment va-t-il ?
Médecin : Et bien, le Capitaine a des blessures sérieuses, la liste est longue, je commence par le haut :
Il a un traumatisme crânien assez sévère, un œil au beurre noir, heureusement pas de fractures de l’arcade sourcilière, un poignet cassé, la cage thoracique légèrement enfoncé, incluant des côtes cassées et enfoncées, il avait une hémorragie interne du à une grave blessure à la rate, une cheville foulée et je vous passe le détail des ecchymoses et des traces de coupures sur tous le corps, les traces de brûlures de cigarettes aussi.
Mattie pleurait, les autres n’en était pas loin.
M : Est-ce qu’il va s’en sortir ?
Médecin : Et bien il est arrivé dans un état général critique, très affaibli physiquement aussi, sa prise de sang montre de nombreuses carences. Nous avons réussi à stopper l’hémorragie et à sauver sa rate, cependant il reste son traumatisme crânien, il est toujours inconscient. Malheureusement je ne peux pas me prononcer pour le moment, il faut voir comment il réagit au traitement pendant les prochaines douze heures, nous en saurons plus à ce moment là.
M : Est-ce que je peux le voir ?
Médecin : Bien sûr, il a droit aux visites et après ce qu’il vient d’endurer, ça ne peut être que bénéfique. Je suis un de ces médecins qui croient que le patient peut entendre son entourage, et que cela peut aider. Il est chambre 12, allez-y. Mais attention, pas tout le monde en même temps, il ne faut pas que ça devienne un concert de voix, il a besoin de calme quand même.
Ils le remercièrent tous et se dirigèrent la mort dans l’âme vers la chambre douze.
Hopital Bethesda
Chambre 12
Vendredi Après Midi ,17H15
Mattie ne l’avait jamais vu aussi pâle, les couvertures n’arrivaient pas à cacher le fait qu’il ait perdu beaucoup de poids. Elle avait l’impression que les machines occupaient plus d’espace qu’Harm dans la chambre. Elle lui prit doucement la main, de peur de lui faire mal. Elle ne voulait pas revivre ça, cette attente et puis le perdre comme sa mère, elle était morte après douze heures de coma. Il avait l’air tellement affaibli, elle comprenait mieux maintenant pourquoi il avait refusé les visites, il ne voulait pas qu’on puisse le voir dans cet état.
Elle se sentait terriblement coupable.
Le reste du groupe avait l’air aussi affligé qu’elle. Ils repartirent au bout de cinq minutes, ils ne pouvaient pas tous rester et ça ne changerait pas grand-chose. L’Amiral repartit donc au bureau pour une dernière réunion avec l’Agent Gibbs et pour régler le sort du Directeur de Leavenworth. Harriet et Bud rentrèrent s’occuper des enfants et remercier A.J. qui avait en quelque sorte sauver la vie de son parrain. Sarah resta avec Mattie, qui s’était assise au chevet d’Harm et s’accrochait à sa main comme si toute sa vie en dépendait.
M : Harm, je sais que tu peux m’entendre, tu sais j’ai tellement de choses à te dire. Je suis désolée, tout est de ma faute. Si je n’étais pas arrivé en retard, on ne se serait pas disputer et tu ne serais pas aller voir mon père et Moralès n’aurait pas surpris la conversation sur l’arme et……..
La jeune fille ne termina pas sa phrase mais fondit en larmes. Sarah s’approcha et commença à bercer l’adolescente tout doucement, tout en lui murmurant des mots d’apaisements.
S : Mattie, tu ne dois pas penser que tu es coupable.
M : Si, la dispute, l’histoire de garde, et l’arme, si je n’en avais pas parler à mon père……..
S : Je suis désolée Mattie de te dire ça maintenant, mais je pense que ton père serait mort………
M : Oui, je sais, mais on n’aurait pas accusé Harm………
S : Peut-être pas, mais ne t’inquiètes pas, il est solide, il va se réveiller.
M : Comment vous pouvez le savoir, regardez le il est vraiment mal en point……..
S : Mattie, il va s’en sortir, il est obligé ! Et puis tu te souviens de ce qu’a dit le médecin, qu’il pouvait nous entendre et que les ondes positives lui ferait du bien. Alors plus de pensées négatives, d’accord ?
M : D’accord. Mais, comment vous faites pour rester aussi optimiste, j’ai tellement peur de le perdre comme ma mère et mon père.
S : Mattie, je t’assure qu’il va s’en sortir, je le connais depuis dix ans, il a toujours réussi à retomber sur ses pieds et cette fois-ci aussi.
En fait Sarah était loin d’éprouver l’optimisme qu’elle essayait de communiquer à Mattie. Mais il fallait qu’elle montre l’exemple et puis Harm ne pouvait pas mourir, pas maintenant. Pas maintenant qu’une adolescente lui avait fait réaliser à quel point elle l’aimait et à quel point ça la détruirait de le perdre. Mattie s’était battue comme une lionne pour le sortir de prison, sans se soucier des conséquences et il était temps qu’elle fasse pareille. Il était temps qu’elle se batte pour sa vie et son bonheur. Son bonheur. La vie lui avait cruellement rappelé qu’elle avait déjà trop attendu, ce bébé qu’elle n’aurait probablement jamais, et maintenant on essayait de lui enlever Harm. Mais cette fois, elle se battrait comme Mattie pour sauver ce qu’il restait de sa vie et tant pis pour les conséquences.
Hopital Bethesda
Chambre 12
Samedi, 2H15 du matin
Mattie : Sarah ! Sarah ! Réveille toi, tu fais un cauchemar. Sarah !
Sarah : Mat……. Mattie….. Qu’est……. Qu’est ce qui se passe, c’est Harm ?
M : Non, pas de changement, mais tu faisais un cauchemar.
S : Oui, ça m’arrive de temps en temps ces jours-ci, mais ça va. Comment va Harm ?
M : Toujours pareil.
S : Mattie, tu devrais dormir un peu, je vais prendre le relais.
M : Non ça va, je veux être là quand il ouvrira les yeux.
S : Bien. Qu’est ce que tu lui racontes ?
M : J’étais en train de lui dire que j’avais adoré quand nous volions tous les deux, et que j’aimerais qu’on recommence. La sensation de liberté est totale la haut, plus de souci, tout va bien. Et Harm est un super pilote.
S : C’est vrai, même si il est un peu à limite du casse-cou des fois. C’est vrai que c’est merveilleux de voler avec lui, enfin quand on ne se fait pas tirer dessus !
M : Tirer dessus ?
S : Oui, il ne t’a jamais raconté ?
M : Non.
Sarah lui raconta l’hitoire de sa balade en avion avec Harm, le crash, la poursuite dans la forêt, sa blessure à la jambe, la réparation de « Sarah » et le décollage en catastrophe. Elle termina en disant que même si Harm lui avait fait très peur en re-décollant dans un pré trop petit, il lui avait sauvé la vie.
M : Vous étiez fait pour vous trouver alors ?
Silence
Sarah ne répondit pas tout de suite, mais Mattie avait raison. Ils avaient toujours été là l’un pour l’autre. Elle était souvent venue à son secours et il avait souvent fait de même. Elle ne pouvait plus nier.
M : C’est vrai, vous êtes toujours là l’un pour l’autre.
Nouveau Silence.
Cette petite était incroyable, elle lisait dans ses pensées.
M : Sarah, vous êtes fait pour vivre ensemble, toujours ensemble et inséparable. Je suis sûr que le fait que vous soyez encore célibataire tous les deux n’est pas un hasard. Harm m’a avoué que peut-être quelque part inconsciemment il avait saboté toutes ces relations parce qu’il n’avait jamais ressenti avec aucune d’elles ce qu’il ressentait quand il est avec vous.
S : Dites donc jeune fille, vous avez l’air bien informé !
M : Je t’avais dit que je lui avais tiré les vers du nez.
S : Je vois ça.
M : Alors, qu’est ce que tu attends, tu est toujours seule toi aussi et tu l’aimes, non ?
S : Je……….. Et bien…….. (Allez un peu de courage, tu viens juste de prendre la décision de vivre ton amour)……. Et bien, je…… (dans un souffle) : Oui.
M : Pardon je n’ai pas bien entendu.
S : Mattie ! Oui je l’aime !
M : Je le savais ! Il ne reste plus qu’à vous marier !
S : Tu ne crois pas que tu vas un peu vite ?
M : Non, vous vous aimez et vous avez déjà perdu beaucoup de temps.
S : Mattie, on va laisser les choses se faire, d’accord ? Et puis tu ne crois pas qu’il faudrait demander son avis au principal intéressé ?
H (d’une voix à peine audible): Il est d’accord.
M : Tu vois il est d’acco………. Oh mon Dieu ! Harm ! HARM ! C’EST MATTIE, TU M’ENTENDS ?
H : Très bien ! J’ai soif ! Mais je suis d’accord pour le mariage.
Sarah était rouge écarlate, mais elle trop heureuse pour tenter de le cacher.
S : Content de vous retrouver parmi nous Pilote. Mais je vais d’abord aller chercher le médecin, on verra pour le prêtre ensuite.
Hopital Bethesda
Devant la chambre 12
Samedi, 3H00 du matin
M : Alors, comment va t-il ?
Le médecin venait de les retrouver dans le couloir.
Médecin : Et bien compte tenue de ses blessures et de son état de fatigue, je dirais qu’il va très bien. C’est étonnant, il est tiré d’affaire. Il a apparemment une très bonne capacité de récupération, ou alors c’est grâce aux deux anges dont il parle, je ne sais pas très bien.
S : Merci Docteur, on peut retourner auprès de lui ?
Médecin : Je crois que ça serait inutile de vous dire non. Mais j’insiste, il a besoin de repos.
M : Ne vous inquiétez pas. Merci Docteur, merci pour tout.
Hopital Bethesda
Chambre 12
Samedi, 3H05 du matin
Harm avait les yeux fermés, il avait du se rendormir.
S : Dites moi, Pilote, vous êtes réveillé ou vous faites encore semblant de dormir pour espionner les conversations ?
H : Je n’espionnais pas, j’étais loin, très loin, et puis vos voix m’ont bercé, ce n’est pas de ma faute si j’ai repris conscience au bon moment.
M : Harm, comment te sens tu ?
H : Un peu groggy, mais ça va.
M : Harm, je suis désolée, tu sais ? Pour tous ce qui vient de se passer, je ne voulais pas et je………..
H : Mattie ! Mattie ! Je n’en veut à personne, si à moi-même, donc interdiction de culpabiliser ou de s’en vouloir. On oublie tout ça.
S : Bien, ça me va. Mais ne recommencer jamais cette fois !
H : Ne croyez pas vous en tirer comme ça Marine, on n’oubliera pas tout…. Je garde en mémoire ce que j’ai entendu avant.
M : Je vais aller nous chercher du café et prévenir tout le monde que tu es de retour parmi nous. Je reviens.
S : Sacrément futé pour son âge !
H : Mac, je dois vous avouer quelque chose, je dois vous dire que……. Voilà……je suis très….. enfin, je veux dire je suis content de vous voir.
S : Moi aussi je suis ravie que vous soyez réveillé.
H : Non.
S : Comment non ?
H : Ce n’est pas ce que je voulais vous dire, enfin si je suis content de vous voir, mais je voulais vous dire autre chose…… Je…..
S : Ne comptez pas sur moi pour faire semblant de dormir pour vous faciliter la tâche.
H : Ce n’est pas juste, vous avez eu un avantage sur moi.
S : Harm……
H : Non, d’accord, alors voilà…….. Je….. Je, je vous………. Enfin je……. Je vous aime.
S : Moi aussi, pilote.
H : C’est vraiment vrai, je ne rêvais pas.
S : Non, c’est grâce a ce sacré petit bout de femme, elle a déjà tellement perdu et elle trouve encore la force de se battre.
H : Vous avez raison, néanmoins je plains le pauvre garçon qui tombera amoureux d’elle un jour.
S : Vraiment ? Enfin il faudra d’abord qu’il arrive à franchir le barrage Harm.
H : Elle verra qui elle veut.
S : Si vous le dites !
H : Mais si on parlais de nous, il était question de mariage ?
S : Je pense que vous rêviez à ce moment là !
H : Mac ! Mattie a raison nous avons perdu assez de temps, je vous aime, vous m’aimez, pourquoi attendre ?
S : Serait-ce une demande en mariage, Pilote ?
H : Ce n’est pas très romantique comme endroit et je n’ai pas de bague, mais oui c’en est une !
H : Sarah MacEnzie, voulez vous devenir ma femme ?
On entendit une grande exclamation de joie à l’extérieur de la chambre. Ils se lancèrent un regard avant d’éclater de rire, ce qui rappella à Harm ses côtes encore très douloureuses. Mais le regard que lui lançait la femme assise au bord de son lit lui pouvait lui faire tout oublier.
Hopital Bethesda
Chambre 12
Samedi, 13H30
Harm s’était rendormi peu après, totalement épuisé. Sarah dormait à côté de lui, le sourire qui flottait sur ses lèvres en disait long sur ses rêves. Harm s’était réveille plusieurs fois et avait constaté avec soulagement qu’il n’avait pas rêvé. Les deux femmes de sa vie étaient là. Mattie veillait sur eux comme une mère poule. Elle l’avait même forcé à avaler de cette terrible gelée que l’hôpital distribuait pour le dessert.
Le médecin était repassé dans la matinée et avait été surpris de constater à quel point son patient récupérait vite, il avait même proposer à Sarah et Mattie de faire la tournée des autres malades. Mais elles avaient refusé en souriant et en expliquant que si ça marchait aussi bien c’était parce que le patient était particulier.
L’Amiral venait d’arriver. Bud et Harriet étaient venu avec A.J. Jr. Ils avaient tous hâte de saluer le revenant. Il y avait même Gibbs et Kate qui étaient passé voir Tony juste avant.
Amiral : Heureux de vous retrouver Capitaine.
Harm : Merci, Monsieur.
A : Mais ne vous avisez plus de recommencer, où c’est moi qu’on condamnera pour meurtre.
H : Bien Monsieur.
Bud : Comment vous sentez vous Capitaine ?
A.J Jr : Parrain ! Alors toi aussi tu as trouvé ma cachette ?
Tout le monde éclata de rire.
H : Oui, j’ai trouvé, merci bonhomme, mais un peu inconfortable comme cachette tu ne trouves pas ?
A.J. Jr : Si, et puis Papa as dit qu’il mettrait la machine en route si je recommençais.
Les rires redoublèrent, Bud avait pris une teinte rouge pivoine et bredouilla :
Bud : Non……. Je…….. A.J., enfin, ne dis pas des choses pareilles.
H : Agent Gibbs, Agent Todd, je dois vous remercier, le Colonel m’a raconté ce que vous aviez fait pour moi, merci vraiment. Comment va l’Agent DiNozzo ?
Kate : Oh, ne vous inquiétez pas trop pour lui, il va planer encore un ou deux jours, mais ça ne nous changera pas à d’habitude. Il s’en remettra.
H : Je vois, merci encore. Mais je ne vois vraiment pas comment vous remercier.
DiNozzo : Moi, je sais. Rendez-nous service, la prochaine fois qu’on vous accusera de meurtre, oubliez-nous.
Gibbs : Qu’est ce que tu fais là, le médecin t’a interdit de quitter ton lit.
D : Ca va je vais bien. Je voulais juste dire deux mots au Capitaine Rabb.
H : Agent DiNozzo, je suis vraiment désolé, si il a quoi que ce soit que je puisse……..
D : Oui, rester loin des gens qu’on asssassine et si vous ne pouvez pas vous en empêcher, oubliez-nous !
H : J’y veillerais.
Gibbs : Allez DiNozzo, ça suffit, au lit et tout de suite.
L’agent Gibbs et Todd repartirent raccompagner l’agent DiNozzo à son lit. On l’entendit protester depuis le couloir : qu’il allait bien et qu’il n’avait pas besoin de rester couché. Il stoppa cependant toute protestation quand l’Agent Gibbs lui proposa de le ramener à coup de pompes dans son lit.
Hopital Bethesda
Chambre 12
Samedi, 14H00
H : Je voulais tous vous remercier pour tous ce que vous avez fait pour moi et m’excuser aussi, je ne vous ais pas facilité la tâche. Merci.
A : Vous avez raison, et je dois dire que je suis assez d’accord avec l’agent DiNozzo, rester loin des ennuis à l’avenir. Et c’est un ordre, le dernier d’ailleurs, je retourne à ma retraite.
H : A vos Ordres ! Mais j’ai une dernière faveur à vous demander, enfin nous avons une dernière faveur à vous demander (il avait attrapé la main de Sarah qui ne l’avait pas retiré malgré sa gêne) :
H : Bien voilà nous allons nous marier avec Mac et nous aurions aimé que vous célébriez la cérémonie, Monsieur.
A : Ah, on n’y croyait plus, mais pour répondre à votre question : ce sera avec plaisir.
S : Merci Amiral, mais je ne comprends pas, que vouliez vous dire ?
A : Et bien disons qu’après votre petite escapade lors de ma soirée de départ en retraite, on se demandait combien de temps il allait encore falloir qu’on attende avant que vous vous décidiez.
M : Et bien voilà c’est fait, et moi je serais Demoiselle d’Honneur !
H : Mattie, on voudrait te demander quelque chose d’autre moi et Sarah. Bien voilà, on se demandait…….
M : Oui ?
C’est Sarah qui prit le relais, elle tenait fermement la main d’Harm.
S : Et bien en fait on se demandait, si tu voulais devenir notre fille ? Harm et moi voudrions transmettre une demande d’adoption définitive.
Il en avait parlé quand Mattie avait donné l’excuse des cafés pour les laisser parler seul à seul. Il n’avait pas eu besoin d’en discuter longtemps, c’était une évidence pour eux, il adopterait Mattie, enfin si l’adolescente était d’accord.
M : Vous…….Vous…… Quoi ?
H : Est-ce que tu veux venir vivre avec nous définitivement, Mattie. Est-ce que tu veux bien de nous comme parents ?
M : Si……. Si………Je…… Je veux être………
S : Mattie, on comprendrait très bien qu’avec ce que tu viens de vivre………. Enfin, prends le temps dont tu auras besoin pour nous donner une réponse.
M : Non.
H : Non, tu ne veux pas. Ecoute Mattie ce n’est pas grav……….
M : Non……. Je voulais dire non, je n’hésite pas……. Si vous êtes sûr que………Enfin, je veux dire que j’en serais ravie. Vous êtes ma seule famille maintenant.
Harriet pleurait, Bud et l’Amiral n’était pas loin de l’imiter. Mattie ne savait plus quoi dire et avait aussi les larmes aux yeux. Sarah s’accrochait toujours à son pilote, de peur de s’envoler, tellement elle se sentait légère. Quand à Harm, les émotions semblaient l’avoir épuisé, il avait du mal à garder les yeux ouverts. Cependant Mattie ne l’avait jamais vu avec une telle expression sur le visage. Et elle savait que même si le chemin ne serait pas facile tous les jours, ils seraient heureux tous ensemble pendant longtemps. Et pour peu que le ciel lui accorde encore un petit frère ou une petite sœur, après tout les miracles ça arrivait, le bonheur serait complet. La preuve Harm était enfin sortie de sa coquille, l’armure du Colonel était fendue, et elle, elle avait enfin retrouvé une famille.
EPILOGUE
4 Mois Plus Tard
Quartier Gal N.C.I.S.
G : Vous vous souvenez du Capitaine Rabb ?
DiNozzo: Ah, non cette fois c’est sans moi. Ne comptez pas sur moi, j’ai encore les traces des aiguilles de perfusion et des piqûres dans les fesses.
Kate : Chochotte !
D : Toi-même !
G : Bon ça suffit. D’accord Tony, on s’occupera de ça avec Kate, McGee et Abby.
D : Je préfère ça !
G (a l’attention de Kate, McGee et Abby): Tenez les enfants vos invitations. Nous partons dans cinq minutes.
Kate : Oh, chouette un mariage ! C’est pour ça que tu nous as demandé d’être chic ce matin.
D : Un mariage ? Quel mariage ?
Kate : Dis donc McGee, tu vas peut-être enfin te trouver une copine, le Colonel MacEnzie m’a dit qu’elle avait encore plein d’amies célibataires.
G : Allez en route, on va être en retard. Tony, garde bien la maison pendant notre absence.
D : Non, attendez moi, je savais pas que…….
Kate : Trop tard !
D : Non, non, je viens, le Bleu ne saura pas se débrouiller tout seul avec les filles, il lui faut un prof, allez attendez moi !………
13 Mois plus tard.
Hôpital Bethesda
Mattie faisait les cents pas dans le couloir de l’hôpital. Le miracle qu’elle avait tant souhaité était sur le point de naître. La magie de la robe blanche et de la nuit de noces avait encore frappé. En effet quatre semaines après le mariage Sarah avait commencé à se sentir mal et à faire des malaises. Harm inquiet, de crainte que son état se soit aggravé, l’avait conduite aux urgences, un matin où elle avait encore eu un malaise dans la salle de bain. Et voilà huit mois plus tard il était encore tous étonné de se retrouver à la maternité, alors que le médecin de Sarah ne lui avait laissé que très peu d’espoir de tomber enceinte.
Et comme la vie faisait vraiment bien les choses, Harm et Sarah venait de signer les papiers définitifs de son adoption au Tribunal quand Sarah avait ressenti les premières contractions dans le bureau du juge.
Ainsi elle aurait un anniversaire commun à fêter avec le bébé.
H : C’est un garçon Mattie, tu as un petit frère, nous avons un fils. Il a dix doigts et dix orteils, il est parfait. Il ne reste plus qu’à lui trouver un prénom. Sarah et moi nous avions pensé au prénom de ton père, qu’en penses tu ?
Mattie pensait que tout irait bien maintenant pour eux.
FIN