Prison de Leavenworth
17H00, Mercredi Après Midi
Une fois de plus Bud venait de ressortir de Leavenworth sans avoir vu le Capitaine. Celui-ci refusait toujours obstinément de rencontrer son avocat depuis son incarcération, il y a quatre jours, suite à la sentence sans appel prononcé à son encontre.
Bud entendait encore résonner la sentence comme si il y était : « Capitaine de Frégate Harmon Rabb Junior, la cour vous condamne à la prison à vie…. ». Maintenant il allait devoir rentrer au bureau et expliquer encore une fois que le Capitaine avait refusé de le voir, il imaginait déjà la déception que cela allait causer. Tout le monde se battait pour le Capitaine, même Mattie qui ne pensait pas que Harm pourrait réellement être désigné coupable et encore moins être condamné à la prison à vie pour un meurtre ; elle en était sûre ; qu’il ne pouvait pas avoir commis. Elle avait agit par colère mais elle savait depuis le début que Harm était innocent, elle regrettait juste de s’être entêtée et de ne pas lui avoir témoigné son soutien, Harm devait penser que tout le monde le croyait coupable et que c’était pour cela qu’il refusait les visites.
Appartement du Colonel Mac Enzie.
18H30, Jeudi Après Midi
Mattie : Colonel, il faut que je voie Harm ! Il a encore refusé de voir Bud cet après-midi !
Sarah : Je suis désolée, Mattie, mais les visites sont interdites la première semaine de détention et je n’ai pas réussi à obtenir de dérogation.
M : Il doit me détester, après ce que j’ai fait, il ne voudrait probablement pas me voir, de toute façon.
S : Je suis sûr qu’il sait que nous le croyions innocent, et on se bat pour lui, Bud fait tout son possible pour amener de nouveaux éléments au Juge et le faire libérer.
M : Comment ? L’enquête est close ils ont le coupable alors pourquoi continueraient-ils à chercher ?
S : Nous continuons à chercher, je t’assure. Mais il ne nous a pas facilité la tâche, il a omis de préciser certains détails et il y a des zones d’ombres dans son récit et il y a l’arme, son arme !
M : Vous ne pensez tout de même pas que…….
S : Bien sûr que non, mais il aurait du se montrer plus honnête sur son emploi du temps. Bon écoute Mattie il faut que je retourne au bureau, nous avons une réunion avec l’Amiral. Je te laisse….
M : Colonel……….
S : Appelle moi Sarah ou Mac, le juge t’a confié à moi, il est temps que tu m’appelles par mon prénom.
M : Oui Colo… Sarah, je vous remercie de me garder avec vous, je ne voulais pas aller dans une famille d’accueil à l’autre bout de l’état et laisser Harm. Euh, Sarah, est ce que vous pourriez m’amener demain au centre de cure, je crois que je suis prête à aller récupérer les affaires de mon père, et en plus ils ont certainement besoin de la chambre pour une autre personne.
S : Bien sûr nous partirons après le déjeuner, bien je te laisse maintenant, ça va aller ?
M : Oui, merci, j’ai aussi besoin de remettre de l’ordre dans mes affaires.
Centre de Cure
Washington
14H00, Vendredi Après-Midi
M : C’est la chambre 22.
S : Bien, Mattie est ce que je peux te laisser ? J’ai une lettre très importante de l’Amiral à aller remettre à quelqu’un de très influent.
M : Quelqu’un d’influent qui pourrait aider Harm ?
S : Oui peut-être. Tu es sûre que je peux te laisser ?
M : Oui, il faut que je le fasse seule, personne ne pourra m’aider…
S : Je comprends……
Centre de Cure
Chambre 22
Washington
14H30, Vendredi Après-Midi
Mattie était assise sur le lit depuis plus d’une demi-heure, ses larmes coulaient depuis qu’elle était entrée dans la chambre. Même si elle n’était pas très proche de son père, il lui manquait, il avait enfin commencé à se rapprocher… Il fallait qu’elle soit courageuse, qu’elle soit forte. Elle risquait aussi de perdre Harm, il fallait qu’elle se ressaisisse !
Centre de Cure
Chambre 22
Washington
15h45, Vendredi Après-Midi
Tout était emballé, elle avait retrouvé de vieilles photos de sa mère et d’elle quand elle était petite, sa première mèche de cheveux et plein d’autres souvenirs dont elle ne soupçonnait pas l’existence. Il ne lui restait plus qu’à vider la cachette de son père, elle était sûre qu’il avait toujours cette vieille habitude, cette manie de tout cacher, de peur qu’on le vole. Elle avait souvent surpris son père en train de cacher de l’argent pour payer ses virées nocturnes dans les bars du coin. Elle essayât de dévisser les têtes de lit mais elles étaient soudées…… Peut-être qu’il avait changé de cachette…….. Non impossible….. Son père aimait trop ses habitudes…….. Peut-être que par le bas……..
Quand elle réussit enfin à enlever la protection du pied du lit, elle trouva effectivement une cachette à l’intérieur du tube, mais au lieu d’y trouver de l’argent comme elle s’y attendait, elle trouva une enveloppe avec son nom dessus. Elle ouvrit l’enveloppe, c’était bien l’écriture de son père.
Ma Mattie Chérie,
Je savais que tu te souviendrais de la cachette……….
Ma Mattie, si tu lis cette lettre c’est que je dois probablement être mort……. Je ne veux pas que tu ais trop de chagrin…. Même si je ne te l’ai jamais vraiment montré tu es ce que j’ai de plus chère sur cette terre, je m’excuse pour toutes mes erreurs, je n’ai jamais été un très bon père, mais sache que je n’ai jamais cessé de t’aimer, même loin de toi……
Mattie si je t’écris cette lettre aujourd’hui c’est pour que la vérité éclate, je vais me rendre ce soir au commissariat du quartier pour dénoncer un trafic de drogue au sein de l’établissement de cure. C’est le thérapeute en chef, M. Moralès qui organise le trafic, mais je crois qu’il a des soupçons, je me sens en danger. Je te confie ces informations car il est important de faire cesser ses activités. Les personnes qui sont ici veulent se soigner de leur dépendance à l’alcool, il ne faut pas qu’ils retombent dans une autre dépendance. Le reste des informations se trouvent en sûreté, tu sauras ou les trouver, confie le tout au Capitaine Rabb, il saura quoi en faire, mais je t’en supplie ne prend pas de risque inutile et surtout dis bien au Capitaine qu malgré nos disputes je suis heureux que se soit lui qui continu à prendre soin de toi.
Je ne pourrais pas traduire dans ces quelques lignes tout l’amour que j’ai pour toi, je suis désolé de t’avoir abandonnée, je t’aime de tout mon cœur.
Ton père qui t’aime.
Thérapeute (M. Morales) : Alors Mattie, toute les affaires sont emballées ?
Mattie sursauta, elle ne l’avait pas entendu arriver, trop absorbé par la découverte qu’elle venait de faire. Elle réussit néanmoins à cacher la lettre sous le tas de photos qu’elle avait entassé sur ses genoux. Elle avait les larmes aux yeux.
M : Oui j’ai tout emballé, la chambre est vide pour un nouveau locataire. Je vais y aller maintenant, le Colonel doit m’attendre en bas.
T : Bien alors au revoir. Mattie, si tu as besoin de quoi que ce soit, de parler de ton père ou d’autre chose, n’hésite pas à appeler.
M : Oui, merci, je m’en souviendrai…
S : Alors, Mattie tu es prête ? Bonjour M. Moralès.
T : Bonjour, Colonel.
M : Oui Sarah, on peut descendre les cartons à la voiture.
T : Je vais vous aider.
M : Non, merci, ce n’est pas nécessaire il n’y avait pas grand-chose !
S : Bien alors, allons-y. Au revoir M. Moralès.
Mattie ne savait pas comment elle avait fait pour garder son sang froid, elle devait sortir d’ici et tout raconter à Sarah. Elle pourrait faire sortir Harm de prison. Elle avait eu tellement peur que Moralès remarque la lettre. Mais maintenant elle était avec Sarah et dans une heure elle serait dans le bureau de l’Amiral avec la lettre. La vérité éclaterait, et Harm sortirait de prison et son père serait un héros. Elle était tellement triste de l’avoir perdu, mais il était mort en essayant de sauver d’autres personnes, elle était si fière de lui.
Appartement du Colonel Mac Enzie.
18H30, Vendredi Après-Midi.
S : Tu es sûre que tu te sens bien Mattie, tu n’as pas dis un mot depuis que nous sommes sortie du centre de cure ? Tu penses à ton père ?
M : Hum…
Elle avait finalement décidé de garder sa découverte secrète pour le moment, du moins jusqu’à ce qu’elle ait réussi à récupéré le reste des preuves dont lui parlait son père dans sa dernière lettre. Elle avait du mal à réfléchir, elle venait de découvrir que son père était mort pour une sombre histoire de drogue, et qu’elle allait devoir jouer à la chasse au Trésor pour trouver le reste des preuves. Elle repensa à la lettre : « Le reste des informations se trouvent en sûreté, tu sauras ou les trouver ». C’était bien là le problème, pour l’instant elle n’en avait aucune idée.
S : Mattie, tu sais que tu peux tout me confier, nous voulons la même chose toutes les deux……..
M : Je crois que j’ai juste besoin d’être un peu seul, pour mettre de l’ordre dans les affaires de mon père.
S : Je comprends, je dois de toute façon retourner au bureau, nous avons encore une réunion avec le reste de l’équipe, nous allons encore repasser tout le dossier en revue, nous avons forcément raté quelque chose…….. Je te laisse, alors ne m’attends pas pour le dîner.
M : Sarah… Euh……Merci, pour tout.
S : C’est normal, tu peux me joindre au bureau si il y a quoi que se soit. Bonne soirée Mattie.
M : Bonsoir Sarah.
Quelque part à Washington
20H30, Vendredi Soir
M (dans ses pensées) : Allez ma fille un peu de courage, tu le fais pour Harm et surtout pour ton père qui est mort pour une sombre histoire de drogue. Depuis le début je sais que tu n’es pas coupable, et je vais le prouver, il restera juste à éclaircir cette histoire d’arme, il devait bien y avoir une explication logique. Une fois que j’aurais trouvé les dernières preuves qu’a laissé mon père, le reste se mettra certainement en place tout seul. Décidément cet endroit me donne la chair de poule, très joli parc pour enfants dans la journée, il devenait sinistre et inquiétant à la nuit tombée. Allez, encore un dernier petit effort avant de retrouver la sécurité de l’appartement de Sarah et tout lui avouer pour qu’elle fasse libérer Harm sur le champ. Allez courage !!! Son père avait forcément cacher le reste des informations ici, c’était obligé, il ne pouvait pas trop s’éloigner du Centre de Cure, et c’était l’endroit où il avait grandi, le nombre de fois qu’il l’avait emmené ici pour lui montrer cette vieille maison où il était né, ça ne pouvait être qu’ici. La maison avait été rasé avec les deux d’a côté et remplacé par un parc pour satisfaire l’envie d’espace vert des habitants du quartier, mais elle espérait que la cabane était toujours là et que personne n’avait trouvé la cachette de son père… Mais apparemment non, il y avait bien un petit carnet sous la pierre sous les lattes du plancher. Elle avait de la chance que les enfants qui utilisait maintenant la cabane et la cachette sous le plancher n’avait pas remarqué que la pierre sous les lattes du plancher bougeaient aussi. Les temps avaient cependant bien changé, là où son père cachait ses comics pour que son propre père ne les lui confisque pas pour le punir elle avait trouvé des revues d’un tout autre genre……Allez il était temps de rentrer et de tout avouer a Sarah… Elle regarderait ce que contenait le carnet une fois bien au chaud et en sécurité.
Appartement du Colonel Mac Enzie.
22H00, Vendredi Soir
Sarah avait essayé de joindre Mattie du bureau pour s’assurer que la jeune file allait bien, mais elle avait du s’endormir car elle n’avait pas répondu. Sarah n’avait pas insisté, Mattie avait besoin de sommeil, les jours qui venaient de passer avaient mis les nerfs de la jeune fille à rude épreuve. Pas que les siens d’ailleurs, tout le monde étaient à cran au Jag, et il n’y avait toujours pas l’ombre d’une piste pour tenter de disculper le Capitaine, et en plus Bud leur avait appris qu’il refusait toujours les visites.
Sarah rentra sur la pointe des pieds et se dirigea vers la chambre d’amie qu’occupait Mattie, elle entrebâilla la porte le plus doucement possible, elle ne distinguait pas grand chose, mais elle n’entendait pas de respiration, elle décida d’allumer pour en avoir le cœur net, et ses soupçons se confirmèrent. Le lit était inoccupé et les draps n’étaient même pas défaits. Elle fit un tour rapide de l’appartement en l’appelant, mais elle était belle et bien toute seule.
Sarah : Ce n’est pas possible………..
Sarah se dirigea vers le téléphone et composa le numéro de portable de Mattie, elle entendit l’appareil sonner pas très loin d’elle, en se retournant elle constata que le portable en question était sur le canapé. Elle raccrocha et recomposa un autre numéro.
Bud : Allo ?
S : Bud, est ce que Mattie est chez vous ?
B : Colonel ?
S : Est-ce que Mattie est chez vous ?
B : Je…… Non…….. Mais pourquoi…… ?
S : Je viens de rentrer et elle n’est pas ici.
B : Comment ça, elle n’est pas chez vous ? Mais….. Je ……Non………Attendez.
(Harriet, est ce que Mattie est venue ce soir ou est ce qu’elle t’a appelé ?)
Je suis désolé, Capitaine, Harriet n’a pas de nouvelles …..
S : Merci, Bud, je vais appeler l’Amiral, il s’entend bien avec Mattie, peut-être qu’elle avait besoin de parler…….
B : Tenez nous au courant, Colonel, si vous ne la retrouvez pas je viendrais vous aider à faire le tour du quartier.
S : Merci Bud.
Sarah appela ensuite l’Amiral qui n’avait pas de meilleures nouvelles.
Amiral : Colonel, j’arrive, ne vous inquiétez pas, je vais d’abord appeler Leavenworth, pour voir si elle n’aurait pas tenté d’aller voir Rabb quand même, nous allons la retrouver, ne vous inquiétez pas.
Appartement du Colonel Mac Enzie.
22H20
S : Très bien, je vous att………..
La porte de l’appartement venait de s’ouvrir.
S : Bon sang, Mattie où était tu passé ? Amiral, je vous rappelle, elle est rentrée.
A : Colonel ? Colonel ? Colonel vous m’entendez ? Allo ? Répondez-moi, Colonel……….
M : J’ai des preuves, Harm est innocent, il faut le faire libérer……
A : COLONEL ? COLONEL ? BON SANG REPONDEZ, C’EST UN ORDRE……….
S : Je suis désolée, Monsieur, Mattie est rentrée, elle dit qu’elle a des preuves pour faire libérer le Capitaine Rabb.
A : Des preuves ? Quelles preuves ??? Bon ne faites rien, j’arrive.
S : Très bien a tout de suite…..
Appartement du Colonel Mac Enzie.
22H25, Vendredi Soir
S : Bien, jeune fille, j’ai essayé le portable, mais il est resté sur le canapé, tu peux me dire à quoi il te sert si il reste sur le can……..
M : Colonel, vous m’avez entendu ? J’ai des preuves pour faire libérer Harm !
S : J’ai bien entendu, et nous en discuterons dès que l’Amiral sera arrivé. Mais en attendant……Tu ne me refais jamais ça, rien même pas un mot sur la table, juste ton lit vide……..
M : Je………..
S : NON ! Ecoute moi bien, Mattie. Je suis responsable de toi, la Juge t’a confié à moi et Harm aussi même si il n’a pas pu me le demander directement, qu’est ce que je leur aurais dit ?…….. Tu ne peux pas partir comme ça, sans laisser de mot ou sans prendre ton portable avec toi. Alors tu ne me refais plus jamais un coup parei………
S : Et bien je suis ravie que ça te fasse sourire, mais moi je ne trouve pas ça drôle, alors ne t’avise pas de recommencer……..
M : Non, je ne souris pas à cause de……… Enfin……. Je veux dire…….. Je pensais que………
S : Et bien allez je t’écoute…….
M : Vous êtes vraiment fait l’un pour l’autre………
S : Je te demande pardon ?
M : Toi et Harm.
Silence.
M : Je souriais parce que la veille du soir où mon père a été…….. Enfin je veux dire, j’étais rentrée en retard et Harm m’a tenu exactement le même type de discours sur l’utilité des portables et des qu’est ce que je dirais au Juge si ?………… Alors j’étais en train de me dire que vous étiez vraiment fait l’un pour l’autre.
Silence.
M : Ben quoi, c’n’est pas vrai, peut être ?
S : Mattie, je crois que tu te fais des idées, on n’est jamais d’accord sur rien, on se chamaille tout le temps, et il m’exaspère !!!!!!!!
M : Mais vous l’aimez, n’est ce pas ?
Nouveau Silence.
M : En tout cas lui, il vous aime !!!
S (Devenue Rouge Pivoine) : Je……….
M : Alors, vous aussi, non ?
S : Je crois que tu te trompes, Mattie tu te fais des idées…………. Mais, euh………Il t’a dit quelque chose ?……
M : Oui, il me l’a avoué, mais j’admets que j’ai du lui tirer les vers du nez avant qu’il avoue……. Alors et vous ? Je suis sûr que c’est réciproque…….
S : Je………Je sais pas……. Je, c’est compliqué, Mattie, tu sais on est collègue de travail…
M : C’est simple comme question, est ce que vous l’aimez ????
S : Mattie, tu sais, je ne pense pas que…….
M : Quand je vous disais que vous étiez pareil, mais lui a été plus rapide à admettre. Alors c’est non ?
S : Oui.
M : C’est oui, je l’aime, ou c’est oui pour non, je ne l’aimes pas ?
S (une légère hésitation) : Oui je l’ai……….
Sauvé par la sonnette.
Appartement du Colonel Mac Enzie.
22H45, Vendredi Soir
Amiral : Bon alors Colonel, que se passe t-il ici ? Où était cette jeune fille ? De quelles preuves parle t’elle ????????
Sarah : Euh et bien je ne sais pas…….
A : Comment ça vous ne savez pas, j’ai mis vingt minutes à venir ici et vous n’avez pas eu le temps de soutirer des aveux à cette jeune fille. Vous avez joué aux dominos en m’attendant ?
Mattie éclata de rire.
A : On peut savoir ce qui vous fait rire ?
M : Et bien…….. Euh………..Les Aveux, enfin……. Je veux dire que……. Non rien, vous avez raison il n’y a rien de drôle.
A : Très bien, je préfère ! Bien, jeune fille, j’attends, les explications que le Colonel n’a pas réussi à obtenir !!!
Mattie leur raconta en détail le déroulement de la journée et de la soirée. Les yeux de l’Amiral lançaient des éclairs et ceux de Sarah devenaient plus ronds à chaque mot qu’elle prononçait. Ils ne comprenaient pas, qu’elle avait fait tout ça pour Harm. Elle lui devait bien ça, après l’avoir quasiment désigné coupable. Elle sorti le carnet de la poche arrière de son jeans et le tendit à l’Amiral qui continuait de la regarder comme si elle aussi avait commis un meurtre.
L’Amiral examina le carnet pendant plusieurs minutes, personne ne parlait.
A : Bien je pense que nous allons devoir appeler le Capitaine Roberts. Quant à toi jeune fille nous devrons avoir une conversation sur le rôle des adultes et les risques que les adolescents ne devraient pas prendre.
M : Mais je………
A : Je sais que tu as fait tout ça pour le Capitaine, mais tu as pris de gros risques, et nous en rediscuterons.
S : Je vais appeler Bud, pour lui demander de venir et lui dire que Mattie est saine et sauve.
M : Pourquoi Bud, qu’est ce qu’il y a dans le carnet ?
A : Tu ne l’as pas ouvert ?
M : Non, je voulais rentrer au plus vite en lieu sûr ! Qu’est ce qu’il y a dans ce carnet ? On va pouvoir faire libérer Harm demain matin, n’est ce pas, Amiral ?
A : Je crains que cela ne soit pas aussi simple, il n’y a pas grand-chose dans le carnet et j’ai l’impression que c’est codé, voilà pourquoi nous avons besoin du Capitaine Roberts. En tout cas il n’y a rien qui permette d’accuser M. Moralès de trafic de stupéfiant et encore moins de meurtre, je suis désolé, Mattie.
M : Mais il y a la lettre que j’ai trouvé dans la chambre qu’occupait mon père…
A : Mattie, je ne veux pas te faire de peine, mais si nous allons chez le juge avec ça, il va nous rire au nez. Je ne sais pas comment te dire ça, sans te faire de peine, mais il vaut mieux que tu vois la réalité en face. A ton avis, d’un thérapeute réputé et reconnu et d’un ancien alcoolique repenti, qui crois tu que le juge va croire, surtout que ton père n’est plus là pour se défendre ?
M : Alors ça y est c’est fini, on laisse tomber, mon père était un pauvre poivrot, Harm est un assassin et M. Moralès est tout beau tout gentil. Je vois………
S : Ce que voulais dire l’Amiral, c’est que……..
La voix de Mattie était montée dans les aigus et elle criait maintenant.
M : Ca va ne vous fatiguez pas j’ai très bien compris, vous avez raison il ne faut pas croire un alcoolique et encore moins sa fille, des fois qu’il m’ait transmis ses gênes……..
A : Mattie, je crois que tu fais fausse route, je n’ai pas dit que………..
M : Oh, ca va, laissez tomber les beaux discours sur le bien et le mal et foutez moi la paix, je ne veux plus vous voir……..
La porte de la chambre qu’occupait Mattie claqua dans le silence qu’elle avait laissé en quittant le salon. L’Amiral et le Colonel se regardaient sans trop comprendre ce qui venait de se passer. Ils n’avaient pas dis qu’ils allaient abandonner, mais que pour l’instant les éléments qu’elle avait trouvé sous le plancher d’une cabane ne disculpait pas Rabb et n’incriminait pas le thérapeute non plus. Mais il n’était pas question d’abandonner le Capitaine Rabb à son sort.
S : Je vais aller lui parler.
A : Je pense qu’il faut la laisser,on dit que la nuit porte conseil, mais il faut la surveiller, elle ne doit pas partir d’ici, nous ne serions pas avancé si elle fuguait. Bien qu’est ce qu’a dit Bud ?
S : Il est ravi que Mattie soit saine et sauve, je lui ais lu deux ou trois ligne du carnet, il dit que ça doit être un code alpha numérique, et qu’il tentera de le décoder demain à la première heure. Bien, de toute façon, il est tard, nous ne pouvons rien faire de plus cette nuit.
A : Vous avez raison, allez vous coucher Colonel, vous avez besoin de repos, vous êtes toute pâle. Si vous le permettez je vais rester sur le canapé pour le reste de la nuit, je ne voudrais pas que Mattie nous fausse compagnie. Il ne manquerait plus qu’elle essaye de faire justice elle-même, elle a déjà pris beaucoup de risques ce soir, elle aurait pu tomber sur n’importe qui dans ce parc. Sur quoi donne la fenêtre dans sa chambre ?
S : Il n’y en pas, mais ce n’est pas nécessaire que vous restiez, je vais m’installer sur le canapé et monter la garde, ne vous inquiétez pas.
A : Lieutenant Colonel Sarah Mac Enzie, allez me chercher une couverture et un oreiller, et c’est un ordre !
S : Bien Monsieur.
Quartier Gal du JAG
Falls Church, Virginie
Bureau de l’Amiral
Samedi Matin , 7H30
La nuit s’était passée sans autre drame. L’Amiral avait entendu Mattie pleurer pendant un moment, mais il l’avait laissé épuiser son chagrin, elle s’était endormie peu après, contrairement à lui qui avait réfléchi toute la nuit. Il savait que le carnet même décodé ne servirait pas à innocenter Rabb, et même si il arrivait à prouver le trafic de drogue évoqué par le père de Mattie, il resterait à trouver les preuves que se soit bien M. Moralès qui l’ait assassiné, ils avaient besoin d’une petite aide extérieure. Il allait décrocher son téléphone quand on toqua à la porte. Il appellerai plus tard.
Amiral : Entrez.
Bud : Bonjour Amiral.
A : Repos Capitaine. Bonjour.
B : Je suis arrivé aussi tôt que j’ai pu mais A.J. Junior a décidé de jouer à cache-cache ce matin.
A : Vous l’avez retrouvé ?
B : Oui Monsieur, il s’était caché dans le tambour de la machine à laver le linge. Heureusement qu’Harriet avait décidé de mettre une machine en route, ou on serait encore en train de la chercher. C’est dingue comme ils sont souples quand ils sont petits. Enfin je lui ai passé un savon quand même……Enfin sans mauvais jeu de mots.
A : A ce petit chenapan ! Il faudra que je vienne le voir quand toute cette histoire sera finie.
B : Ca lui fera plaisir il demande souvent si il peut venir vous voir, je crois qu’il aime bien votre bureau … Et vous aussi, Monsieur, bien sûr !
A : Oui….. Bien, enfin revenons à notre sujet, voici le carnet que le père de Mattie a caché avant de mourir, il semble qu’il soit codé, ça devrait nous donner des preuves qu’il y a un trafic de drogue qui prospère au sein du centre de désintoxication
B : Je m’y mets tout de suite, Monsieur.
A : Bien, tenez moi au courant, de mon côté je vais essayé de voir si on peut coincer ce Moralès en flagrant délit.
B : Comment comptez vous vous y prendre ?
A : Plus tard, Capitaine Roberts, mettez vous au travail tout de suite, et tenez moi au courant. Ah au fait, pas de visite au Capitaine aujourd’hui, de toute façon, il n’aura certainement pas plus envie de vous voir aujourd’hui qu’ hier, et nous n’avons pas de temps à perdre.
B : A vos ordres !
Quartier Gal du JAG
Falls Church, Virginie
Bureau du Lieutenant Colonel Mac Enzie
Samedi Matin, 7H40
Sarah : Entrez !
Bud : Bonjour Colonel, je venais simplement voir si tout allait bien, comment va Mattie ?
S : Oh, elle refuse toujours de m’adresser la parole, en résumé elle croit que nous ne voulons rien faire pour Harm et pour coincer le meurtrier de son père. Tout ça parce que nous lui avions dis que ce qui se trouvait dans ce petit carnet ne suffirait certainement pas à s’assurer que Morales passe le reste de sa vie en prison à la place d’Harm. Ca ira mieux lundi, la première semaine de détention d’Harm est passée, peut-être qu’il acceptera de la voir. Vous avez une idée de ce que le carnet contient ?
B : Je n’ai pas encore regardé, l’Amiral vient de me le confier. Je viens d’arriver, A.J. a cru que c’était le bon matin pour une partie de cache-cache.
S : C’est peut-être parce que nous sommes samedi matin, jour de congé.
B : Vous avez certainement raison, bon je m’y mets tout de suite.
S : Merci, Bud.
Sarah réfléchit un instant à la façon dont Mattie l’avait royalement ignoré ce matin. Heureusement que Jenifer avait accepté de jouer la Baby Sitter pour la journée. Jennifer arriverait peut-être à lui faire comprendre ce qu’elle n’avait pas voulu entendre hier soir. Mattie était intelligente et très sensible aussi, elle aurait du comprendre qu’il faisait tout leur possible pour sortir Harm de ce très mauvais pas. En attendant, ce petit bout de femme avait quand même réussi à lui faire avouer à voix haute ce qu’elle ressentait tout bas pour Harm. Et c’était réciproque, mais au fond d’elle elle le savait depuis le début, seulement c’était plus facile de se voiler la face et de croire qu’il serait toujours là quoi qu’il se passe, en ami. Il fallait qu’elle lui parle, elle tenterait sa chance à Leavenworth, lundi après midi. En attendant, elle allait se mettre au travail, le meilleur moyen pour aider Harm et essayer de le chasser de son esprit aussi paradoxal que cela puisse paraître.
Prison de Leavenworth
Cellule du Capitaine de Frégate H. Rabb Jr
8H00, Samedi Matin
Une semaine, une semaine à tourner en rond comme un fauve en cage entre ces quatre murs, et ce n’était pas prêt de s’arrêter. Tous les matins il ouvrait les yeux après quelques heures de sommeil agité, en se disant que ça ne pouvait être qu’un très mauvais cauchemar et qu’il allait forcément se réveiller dans son lit. Mais c’était toujours le même décor, les murs gris, les barreaux noirs et le bruit de ses co-détenus. Il n’avait pas eu une minute de silence depuis son arrivé, il n’était pas un adepte de la solitude et de la méditation, mais il devait avouer que même dix minutes de silence complet lui ferait le plus grand bien. Enfin ce n’était qu’un détail parmi la foule de choses qui lui manquait ici, et il lui en manquait de plus en plus d’ailleurs.
Ses co-détenus ne se lassait pas de lui piquer ses affaires, il avait du demander une nouvelle tenue quasiment tous les jours parce que la sienne disparaissait systématiquement pendant la douche, et il ne pouvait tout de même pas se doucher avec. Il faudrait de toute de façon trouver une solution, les gardiens lui avaient précisé que ce serait la dernière, ce matin, quand il en avait demandé une nouvelle pour la cinquième fois en une semaine. Il se doucherait avec, ou il ne se doucherait plus, où alors il se promènerait tout nu, vu que la tenue n’était pas le seul vêtement qu’on lui piquait, il allait y réfléchir.
Du temps pour y réfléchir et trouver une solution, ce n’est pas ça qui lui manquait le plus. Du temps pour penser à tout ce qu’il avait raté ou mal fait avec sa mère, qui allait sûrement avoir une crise cardiaque quand elle rentrerait de son mois de convalescence en France (il n’avait pas voulu qu’on la prévienne avant son retour, et il semblait qu’on ait respecté sa demande). Mattie, Sarah, elles lui manquaient, mais il était hors de question qu’elles le voient ainsi, ou qui que ce soit d’autre d’ailleurs.
Les disparitions et vols d’effets personnels n’étaient pas les seules persécutions qu’il endurait.
Il y avait aussi les moqueries.
Il y avait aussi les croches pieds au réfectoire, et il était difficile de manger une fois son repas éparpillé par terre, non pas qu’il avait très faim, mais il y avait le minimum vital quand même. Et tout comme les tenues, au bout de cinq fois on ne vous ressert plus une deuxième fois. Après tout vous n’avez qu’à faire attention où vous mettez les pieds.
Il y avait aussi les pièces qu’il fabriquait à l’atelier qui cassait mystérieusement alors qu’il venait de les finir.
Et enfin il y avait les violences physiques. Il était couvert de bleus. Il devait certainement avoir une ou deux côtes cassées ou enfoncées. Il avait un œil au beurre noir permanant. Il y avait les petites égratignures. Il y avait la cheville douloureuse. Il y avait les articulations douloureuses à force de faire des acrobaties au réfectoire. Il y avait les traces des lames affûtées dans les ateliers, rien de bien profond, mais pour combien de temps encore. Il aurait très bien pu se rendre à l’infirmerie, mais tant qu’il tenait sur ses pieds. Et puis il avait sa fierté et pour l’instant ce n’était que des petits bobos.
Les gardiens, de toute façon, s’en fichaient du moment que vous marchiez.
Et puis il était solide, bien qu’un peu affaibli par le manque de nourriture. Il arrivait tout de même a faire un peu de jogging dans la cour, enfin quand il n’était pas interrompu parce qu’on venait le chercher pour une partie de ballon prisonnier, c’était lui le ballon évidemment, mais vu d’un côté positif c’était du sport aussi.
En fait il avait son petit fan club, des anciens clients qui n’avaient pas trop apprécié la défense qu’il leur avait fournis, et les pires, les gens qu’il avait poursuivis et fait condamner. En fait il n’aurait jamais penser qu’il regretterait un jour d’avoir gagner aussi souvent contre Sarah quand c’est lui qui poursuivait. Il se demandait cependant où pouvait bien être les clients satisfaits et reconnaissant à qui il avait réussi à minimiser les peines d’emprisonnement. Ils étaient peut-être déjà sortis, ou dans une autre aile du bâtiment, il oubliait souvent qu’il était enfermé avec les longues peines et les perpétuités.
Lui aussi était là pour longtemps. Il n’avait rien fait pour aider Bud. Il avait menti au procès, c’était brillant pour un avocat qui faisait répéter toute l’année des « Jurez vous de dire toute le vérité, rien que la vérité ». La triste vérité était que cette fois-ci il était vraiment tout seul. Le fait que Bud soit venue tous les jours et que les autres tenteraient probablement leur chance lundi, ne changait rien. Il n’avait ni besoin d’autres mauvaises nouvelles ni des regards de pitié que ne manqueraient pas d’occasionner son œil au beurre noir et sa démarche de boiteux. Il ne verrait personne, il préférait laisser son passé derrière lui. Il savait qu’il leur faisait beaucoup de peine en refusant de les voir, mais ils étaient libres, ils oublieraient.
LUI PAS.
Quartier Gal N.C.I.S.
Samedi Matin, 9H30
Gibbs : On part en mission d’infiltration.
DiNozzo : Un samedi matin….. ?
G : Ca te pose un problème ?
D : Non, Patron. On part où ?
G : Washington, dans deux heures. Dis moi DiNozzo, tu avais bien une soirée entre potes hier soir.
D : Oui, mais je ne vois pas en quoi……..
G : Parfait, tu es donc le candidat idéal.
D : Idéal ? Pour quoi exactement ? Tu me fais peur Patron quand tu as cette petite lueur dans les yeux.
G : On infiltre un centre de cure pour alcoolique.
Eclats de rire général. (Sauf DiNozzo)
D : Quoi, mais c’est au tour de Kate de travailler sous couverture !!!!!!!!!
Kate : Quoi……. Moi………Très élégant, Tony, comme d’habitude !
G : C’est un centre pour homme uniquement.
D : En plus ! Eh patron et c’est pour quand le tour de McGee, il a suffisamment d’expérience maintenant, non ?
Mc Gee : Mais…….Je……… Non, je ne pense……….
G : Ca suffit, on part dans dix minutes, on active, je vous ferrai un topo sur le chemin.
D : Je pense vraiment que la vie est injuste parfois !
G : Arrête de te plaindre. Tiens Germain, c’est ta nouvelle identité.
D : Germain ! Germain ! Attends Patron ne me dit pas qu’elle a osé !
G : Vois ça avec Abby, mais c’est trop tard pour changer, elle a envoyé ton dossier au centre il y a vingt minutes.
K : Je t’avais dis de ne pas toucher à son lecteur MP3.
D : Je voulais juste lui régler la tonalité, lui rendre service quoi. Tu sais ce qu’on fait entre collègue, on se rend service !
K : Tu as effacé tous ces morceaux !
D : Elle avait une sauvegarde.
G : Ca suffit tous les deux. Allez on y va, tiens Kate, ta nouvelle identité.
K : Quoi, moi aussi ?
Elle ouvrit le dossier.
K : Quoi ? La femme de Tony ?
G : La femme de Germain ! Et comment crois tu que Germain va nous transmettre les informations, les téléphones sont interdits sauf en cas d’urgence, il lui faut un contact à l’extérieur.
K : Ah ! Ca j’y crois pas !
D : Oh, allez fais pas ta Précieuse, et puis je suis un bon coup tu sais, Chérie. Et puis je suis sûr que toi au moins tu n’as pas un prénom stupide.
K : Tu es alcoolique ! Oh, mon Dieu, je suis la femme d’un alcoolique. Ah et Germain, tu me traites encore une fois de Précieuse, et tu vas voir ce que je fais des tiennes !
D : Ouch !
G : Je suis ravi de voir que vous vous êtes imprégnés de vos rôles si rapidement ! Allez en voiture tout le monde !
Sur le Chemin du Centre de Cure
Samedi Matin, 9H40
D : Tu me fais peur Patron, on a l’impression que tu es un G.O. et qu’on part en excursion.
G : C’est un peu ça, Germain.
D : Tu pourrais arrêter de m’appeler comme ça !
G : Non, il faut que tu t’imprègnes de ton nouveau prénom.
D : J’risque pas d’oublier !
K : J’confirme !
G : Bien assez plaisanté ! Tout le monde se souvient du Capitaine Rabb ?
D : Ne me dis pas qu’il est alcoolique et qu’il faut le prendre en flagrant délit de rechute pour le compte de l’Armée.
G : Non, en fait il est accusé d’avoir assassiné le père biologique de la jeune fille qu’on avait placé sous sa tutelle.
K : Encore accusé de meurtre, mais c’est pas possible, il le fait exprès où il est coupable cette fois-ci ?
G : Apparemment innocent comme la dernière fois.
D : Ouais apparemment, mais pourquoi on n’a pas été envoyé pour enquêter sur le meurtre qu’il est censé avoir commis.
G : Parce que le père de Mattie, c’est le nom de la jeune protégée de Rabb, est un civil.
D : Alors pourquoi on y va ?
G : Si vous cessiez de m’interrompre…….
Kate et DiNozzo : Pardon, patron !
G : Bien voilà le topo : le père de Mattie était en cure au Centre où nous nous rendons, il a apparemment découvert un trafic de drogue organisé par le thérapeute en chef, M. Moralès. Mais il a été assassiné avant de pouvoir dévoilé le soi-disant trafic. Ils ont condamné Rabb, parce qu’il s’était violemment disputé avec la victime le matin même. La victime voulait récupérer la garde de sa fille et Rabb ne l’entendait pas de cette oreille, Rabb lui a même mis une droite. On a retrouvé l’arme de Rabb dans une benne à ordure à deux pas de la rue où la victime à été descendu et il a également été aperçu en train de roder autour du Centre le soir du meurtre. Ils l’ont condamné à perpétuité.
Mattie a trouvé hier une lettre de son père lui révélant le trafic et il lui a laissé un carnet codé pour preuve, ils sont en train de l’analyser, ils vont en envoyé une copie à Abby. Cependant vous savez comme moi qu’un carnet n’est pas suffisant devant un tribunal. C’est donc à toi de jouer, Germain, le prendre en flag serait l’idéal, et la cerise sur le gâteau serait de prouver qu’il est également coupable du meurtre.
D : Rien que ça ! Et si le père de la petite se trompait ? Où si il était dans son délire ?
G : A nous de le découvrir !
D : Mais je ne comprends toujours pas ce que le NCIS vient faire la dedans, c’est une affaire pour les flics de Washington, pourquoi il la ferait pas leur enquête en sous-marin ?
G : D’une part, parce qu’une bonne partie des flics de Washington ayant un problème avec la bouteille passe par ce centre. Et ensuite il semble que l’Amiral Chegwidden ait des relations influentes. Les ordres viennent de haut. On a apparemment fait très bonne impression auprès de l’Amiral la dernière fois. Bien je vous laisse lire vos deux dossiers d’infiltrations et vous impregnez de vos deux nouvelles identités.
D : Chouette !
G : McGee, je veux tout savoir sur ce Moralès avant que nous soyons à Washington.
MG : Mais on est presque arrivé !
G : Au boulot Mc Gee !
Centre de Cure
Washington
Chambre 22
11H30,Samedi Matin
Thérapeute : Voilà votre chambre, Germain. Vous permettez que je vous appelle Germain ?
DiNozzo : Oui, bien sûr.
T : C’est un prénom qu’on n’entend pas souvent.
D : Ma mère était française.
T : Ah, je vois. Bien vous avez eu de la chance le centre était complet, mais nous avons un résident qui est parti plus tôt que prévu. Nous n’accueillons personne le samedi matin d’habitude, mais votre femme a su se montrer très persuasive.
Kate : J’espère que l’ancien occupant de la chambre n’a pas fait de rechute ! On m’a dit que vous étiez un très bon centre.
T : Non, il est décédé, assassiné en fait. Une histoire terrible. Oh, mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas arrivé ici, au Centre !
K : Mais c’est horrible, on sait pourquoi ?
T : Il avait une fille, qu’on avait placé, il voulait la récupérer en sortant d’ici, mais le tuteur de la jeune fille ne l’entendait pas ainsi.
K : Pauvre petite !
T : Oui. Vous avez des enfants ?
D : Non.
K : On aurait voulu, mais les…….les……. les petits coureurs de mon mari……….enfin vous voyez de quoi je veux parler, avec l’alcool, ils ne sont plus très efficaces ! Et évidemment vous pensez bien qu’il ne vous laisse pas adopter avec un mari qui bo……………….
D : Mais…….Je…….Anna, tu ne devrais pas…………
K : Chut, ne t’inquiètes pas Chéri, c’est du passé. On n’en parle plus. Et puis M. Moralès va t’aider à dépasser tout ça.
T : Je suis désolé pour vous. Mais oui, ne vous inquiétez on fera également un travail psychologique avec votre mari. Bien je vais vous laisser vous installez. Je vous vois dans dix minutes Germain, pour votre bilan d’entrée et la prise de sang.
Centre de Cure
Washington
Chambre 22
11H45, Samedi Matin
Tony avait refermé la porte après s’être assuré que Moralès était bien redescendu.
D : Il n’était question de prise de sang nulle part, et c’est quoi cette histoire de petits coureurs ? Ce n’était pas dans le scripte !
K : Enfin, chéri, tu ne va pas me dire que tu as peur d’une petite piqûre ? Ne t’inquiètes pas, tu es sur de réussir les tests avec tout ce que tu as du boire hier soir.
D : Ne t’éloignes plus du scripte et ne t’occupes plus jamais de mes petits coureurs, ils vont très bien, d’accord ?
K : Oh là là, susceptible en plus. Allez, déballe tes affaires, on doit redescendre. Ben quoi qu’est ce que tu attends ?
D : Rien, mais tu n’as pas besoin de rester, je peux déballer mes affaires tout seul, tu n’as qu’a m’attendre dans le couloir.
K : Et en plus tu as peur que je vois tes caleçons à fleurs et à cœurs. Allez Germain, active, ta prise de sang t’attend. Je te tiendrais la main si tu as peur, Chéri !
D : Gibbs me le paiera.
K : Bien sur.
Quartier Gal du JAG
Falls Church, Virginie
Bureau de l’Amiral
14H30, Samedi Après-midi
Amiral : Entrez !
Gibbs : Bonjour Amiral Chegwidden.
A : Agent Gibbs, entrez, installez vous, je vous en prie.
G : Merci. Bien ne perdons pas de temps, dites moi où nous en sommes ?
A : Le décodage du carnet est en cours, on a rien de plus malheureusement pour le moment. J’ai demandé au Capitaine Roberts d’en envoyer une copie à votre laboratoire.
G : Comment le Capitaine Rabb prend t-il la chose ?
A : Mal. Il est incarcéré depuis Vendredi dernier et il refuse toute visite. Le directeur de Leavenworth ne m’en a pas appris plus.
G : Bien. Vous avez une idée pour l’implication de son arme ?
A : Non, aucune. Elle était encore dans son appartement le matin du drame, il était allé tiré le matin même, ce qui explique les dépôts de poudre sur ses mains. Mais cela n’explique pas comment elle a tué un homme le soir même.
G : Généralement elles ne le font pas toutes seules, il a quelqu’un qui appui sur la détente.
A : Vous avez raison, mais pas le Capitaine.
G : Vous pourriez m’obtenir une autorisation de visite, je sais que nous sommes samedi, mais vous êtes quelqu’un d’influent, apparemment.
A : Je vais voir ce que je peux faire, mais je vous l’ai dit il refuse toute visite.
G : Et bien il devra me voir, sinon je laisse tout tomber, ami influent ou pas. Ah je voudrais aussi avoir accès à son appartement, je voudrais voir où il range son arme et voir les accès possibles.
A : Bien sûr, je ne peux pas vous accompagner, mais je vais vous confier au Colonel MacEnzie.
Appartement de Harm
15H00, Samedi Après-Midi
Sarah : Voilà, il y a le double de sa clé sous cette pierre.
Gibbs : Pas très prudent, il y a beaucoup de monde au courant de cette cachette ?
S : Moi, Mattie et Jenifer : la colocataire de Mattie et la voisine du Capitaine Rabb. C’est utile quand il est envoyé en mission au pied levé, ça nous permet de donner à boire à ses plantes. Tenez……..
G : Non, laissez moi faire.
Gibbs enfila une paire de gant et sorti la clé de sa cachette.
G : C’est bizarre la clé ne rentre pas dans la serrure.
MacGee : Vous avez essayé dans l’autre sens, Patron ?
G : Mc Gee, la ferme !
MG : Oui, Patron.
G : Ce n’est pas la bonne clé, quand êtes vous venu arrosé les plantes pour la dernière fois ?
S : Je crois que nous avons un peu oublié avec toutes ces histoires, mais il faudrait demander à Jenifer.
Sarah alla toquer chez Jenifer. C’est Mattie qui ouvrit la porte. Elle allait la refermer, mais Sarah fut plus vive, elle avait coincé son pied dans l’entrebâillement de la porte.
S : Mattie, allez écoute je suis désolée pour hier soir, mais nous avons besoin de votre aide, est ce que Jenifer est là ?
J : Oui, je suis là Colonel, j’arrive.
S : Rebonjour, Jenifer. Je suis avec l’agent Spécial Gibbs et Mc Gee. Est-ce que vous ou Mattie êtes entrées dans l’appartement de Harm avec la clé de secours depuis son arrestation.
J : Euh, non Madame, je sais qu’il y a les plantes, mais je………je ne peux pas entrer, c’est trop bizarre sans lui !
M : Je ne suis pas rentré, non plus, mais Harm m’avait fait faire un double des clés.
G : Bonjour Mattie. Est-ce que tu sais si quelqu’un d’autre a un double de ces clés ?
M : Non pas à ma connaissance il y a juste moi, sinon il y a la clé de secours.
G : Oui, mais elle ne rentre pas dans la serrure, vous êtes bien sûr qu’aucune de vous deux n’a touché a cette clé depuis l’arrestation du Capitaine ? Réfléchissez bien, ça peut être très important.
Jenifer et Mattie : Non.
G : Mc Gee, pour Abby tout de suite. Qu’elle relève les empreintes, et qu’elle me dise tout ce qu’elle peut sur le type de cette clé et quel genre de porte elle ouvre.
MG : Tout de suite, Patron.
M : Vous pensez à quoi ?
G : Je ne voudrais pas trop m’avancer, mais il se peut que la personne qui est venu chercher l’arme ait inversé sa propre clé avec celle de Rabb. Mais c’est très peu probable, il s’en serait rendu compte en essayant d’ouvrir sa porte et il serait revenu faire l’échange. A moins que ça ne soit une clé qu’il n’utilise pas très souvent, un casier, ou une maison secondaire. Abby va vérifier. McGee, qu’elle fasse un double et qu’elle nous le renvoie au plus vite.
MG : Oui, Monsieur.
M : Vous pensez qu’on va arriver à sortir Harm de prison ?
G : Doucement, jeune fille, il faut d’abord vérifier. Mais puisque tu es là, tu pourrais me dire tout ce que tu sais.
M : Rien de plus que vous, mon père est mort, il a laissé une lettre et un carnet qui accuse M. Moralès de trafic de drogue. Mais personne ne semble prendre cette histoire au sérieux.
G : Et à ton avis pourquoi sommes nous là ?
M : C’est pas moi qu’il faut interroger, mais plutôt ce Moralès.
G : Et tu crois qu’en allant le voir et en lui demandant directement si c’est lui qui organise un trafic de drogue et si c’est lui qui a tué ton père parce qu’il avait découvert le poteau rose, tu crois qu’il va tout avouer simplement parce qu’on lui pose la question.
M : Non bien sur, non. Je suis désolée.
G : Ecoute Mattie, je sais que tu as hâte que tout ça se termine pour retrouver le Capitaine Rabb et recommencer à vivre. Mais un peu de patience, il faut y aller en douceur, et avec ce genre de type il faut jouer au plus malin. Il finira par faire un faux pas, peut-être que cette clé va nous donner un sacré coup de main. Bien, Mattie est-ce que tu peux m’ouvrir l’appartement du Capitaine et me montrer ou il rangeait son arme ?
M : Je peux vous ouvrir, mais je ne sais pas où il rangeait son arme.
G : Bien la porte ça ira. Ah, une dernière chose, Mattie, le plus grand service que tu puisses me rendre maintenant, c’est de ne pas faire quelque chose de stupide ou d’irréfléchi. Nous aurons ce type, fais moi confiance.
M : D’accord.
G : Bien, McGee on y va. A plus tard Mattie.
M : Est-ce que vous allez fouiller l’appartement ?
G : On est obligés, mais je te promets de tout remettre en ordre.
M : Bien, on se voit plus tard alors, vous me direz ce que vous avez trouvé.
G : D’accord.
Quartier Gal du JAG
Falls Church, Virginie
Bureau de l’Amiral
16H30, Samedi Après-midi
Gibbs : Alors Amiral, avez-vous réussi à m’obtenir un droit de visite pour le Capitaine Rabb ?
Amiral : Oui, ils vous attendent dans deux heures.
G : Bien, merci.
A : Vous avez trouvé quelque chose d’intéressant dans l’appartement du Capitaine ?
G : Rien de suspect à l’intérieur, mais nous avons eu une surprise avec la clé de secours. Elle n’ouvre pas la porte de l’appartement du Capitaine.
A : Vous voulez dire que la clé a été……….
L’Amiral n’eu pas le temps de finir sa phrase, Bud venait de rentrer dans le bureau comme une tornade. Au même moment le téléphone de Gibbs se mit à sonner.
A : Capitaine Roberts, est ce que les mots « porte » et « toquer » évoquent quelque chose pour vous ?
Bud : Euh…….. Oui…….. Je suis désolé.
A : Eh bien, allez-y, puisque vous êtes là, qu’y a-t-il ?
B : Oui, voilà, j’ai déchiffré le code du carnet.
Gibbs était toujours au téléphone.
G : Alors quoi Abby ?
Abby : J’ai déchiffré le code du carnet.
FIN DE LA SECONDE PARTIE