Chapitre 11

Vendredi 31 Janvier 2003, 19H45
Maison de l’Amiral Chegwidden

Cela fait plus d’un quart d ‘heure que nous sommes arrivés et tout le monde est toujours autour de Mac, il y a les Roberts, Sturgis et Bobby Latham, les Matonie, Tiner, ainsi que d’autres collègues du bureau et bien sûr l’Amiral !

Je me suis un peu écarter du groupe pour éviter d’avoir à répondre aux questions répétitives concernant notre mission sauvetage, d’ailleurs maintenant que Webb vient d’arriver, je suis tranquille pour un moment, c’est sûrement lui qu’ils vont interroger !

Depuis que je suis aller chez Mac la chercher tout à l’heure je ne peux m’empêcher de la contempler, elle est si belle, si désirable que… ouh là je m’égare, c’est vrai qu’elle me fit beaucoup d’effets mais malheureusement ce n’est pas si simple, je lui avais pourtant promis à son départ que je ne reviendrais pas sur mes déclarations mais maintenant qu’elle est là, devant moi, que je peux lui parler… je suis incapable de l’affronter… Elle m’a dit que quand elle reviendrait, elle serait prête à parler de nous mais je ne sais pas si ça serait une bonne chose de lancer la conversation, je crois que c’est à elle de faire le premier pas, et surtout… je crois que j’ai peur de sa réponse, j’ai peur de me faire jeter, j’ai peur que notre dernière chance soit passée il y a longtemps… Cependant quelque chose au fond de moi me dit que si je ne tente pas ma chance je le regretterais très longtemps, oui, je dois lui parler, je dois savoir ce que j’ai le droit d’espérer de « nous », c’est décidé, je lui parlerais ce soir !

Soudain l’Amiral s’approche de moi et me sort de mes pensées.

A : A quoi songez-vous Capitaine ?

H : Oh à tout et à rien !

A : Je ne dirais pas ça vu la façon dont vous regarder Mac depuis tout à l’heure !

Gêné par sa remarque je me sens rougir et baisse la tête pour tenter de le cacher, décidément cet homme m’impressionne de plus en plus, il semble tous mieux nous connaître qu’il ne le laisse paraître !

A : Je ne voulais pas vous gêner Harm, votre vie privée ne me regarde en rien tant que ça n’affecte pas votre travail !

H : Il n’y a rien entre Mac et moi monsieur… malheureusement…

Une fois de plus je me sens rougir, je ne voulais pas dire ça devant lui et sentant mon mal aise il ne trouve rien de mieux à faire que de sourire !

A : Je voulais juste vous remerciez de l’avoir ramener saine et sauve Harm.

H : C’était normal que je le fasse monsieur, elle a déjà pris tant de risques pour moi dans le passé que je me devais de l’aider, même au péril de ma vie !

Doucement je sens la main de l’Amiral se poser sur mon épaule et alors qu’il me fixe droit dans les yeux elle me dit :

A : Laissez-lui du temps Harm !

Et je n’ai même pas le temps de répondre que déjà il s’éloigne retournant auprès des autres invités.

Vendredi 31 Janvier 2003, 21H30
Maison de l’Amiral Chegwidden

Après nous être rassasié autour d’un buffet plus que copieux, Tiner qui fait office de DJ pour la soirée, a mis en marche la musique. Cela fait donc près d’une heure que tout le monde danse et comme par hasard, Mac et la seule femme avec qui je n’ai pas dansé, en effet je n’ai même pas pu lui parler depuis que nous sommes arrivés, à croire que je ne pourrais jamais aborder le sujet de « nous » !

Soudain, alors qu’une nouvelle chanson se termine je la vois qui s’approche de moi.

M : Alors Fliboy on pensait que je ne vous remarquerais pas, seul dans votre coin ?

H : Vous avez mieux à faire que de rester me tenir compagnie, il y a une horde d’hommes là-bas qui ne souhaitent rien de plus que danser avec vous !

M : Mais moi ce n’est pas avec eux que j’ai envie de danser !

Alors qu’elle me regarde d’un œil interrogateur un sourire se dessine sur mon visage, elle m’invite à danser !

H : Serait-ce une invitation ?

M : Prenez-le comme vous voulez mais venez tout de suite danser avec moi !

H : Oh ! Et pourquoi est-ce qu je ferais ça ?

M : Pour flatter votre ego démesuré parce qu’un Marine vous a invité à danser !

Faisant semblant de réfléchir pour l’énervé je me réjouis intérieurement de cette occasion bien venue de lui parler enfin ! Sans plus attendre je lui prends le bras et l’attire vers la piste de danse improviser alors qu’un slow commence, il s’agit de « My hart will go on » de Céline Dion, autrement dit l’une des chansons les plus tristes que je connaisse ! Alors que la lumière est assez faible dans la pièce, presque tous les couples présents dansent, mais l’espace d’un instant j’oublie que nous ne sommes pas seuls et réduis l’espace entre moi et Mac qui se laisse faire. Bizarrement cette chanson me fait penser à ma relation avec Sarah, un amour qui s’est déclaré trop tard… dans la chanson il est mort sans avoir pu profiter de cet amour, dans note cas, cet amour s’est peut-être dévoilé trop tard à mes yeux, trop tard pour effacer les erreurs du passé, trop tard pour qu’elle puisse encore vouloir de moi… Alors que la musique nous berce tendrement je me décide à lui parler, dans un murmure je lui dis à l’oreille :

H : Il faut qu’on parle Sarah…

Doucement elle décolle sa tête de mon épaule pour me regarder droit dans les yeux.

M : Qu’on parle de quoi ?

H : De nous…

Je n’ai pas le temps de dire quoique ce soit d’autre que la musique est coupée et que l’Amiral allume en grand la lumière avant de déclarer avec un sourire :

A : Mes amis nous sommes tous ici réunis ce soir pour fêter le retour de Mac, cependant je crois que la fête n’aurait pas eu l’effet escompté sans la présence d’une personne très cher aux yeux de notre Colonel… Chloé Madison !

Alors que Mac ne bouge pas d’un millimètre ne comprenant pas ce qui se passe, Chloé fait son entrée dans la maison et lui saute au cou sus les applaudissements des personnes présentent ! Mac qui n’en revient toujours pas regarde l’Amiral incrédule avant de faire de nouveau face à Chloé.

M : Mais qu’est-ce que tu fais ici, je t’ai eu hier au téléphone et…

C : L’Amiral m’a averti de la fête organisée pour ton retour et m’a gentiment proposé d’y participer, j’ai donc pris un avion ce matin pour être là à temps pour la soirée, malheureusement l’avion a eu du retard, j’ai donc appelé l’Amiral pour lui dire que je n’arriverais qu’au cours de la soirée !

A : Et j’ai envoyé quelqu’un la cherche à son arrivée pour l’accompagner ici !

Sarah est au bord des larmes, je crois qu’elle n’en revient toujours pas et alors qu’elle prend une nouvelle fois Chloé dans ses bras pour la remercier, l’Amiral annonce que la fête continue !

Vendredi 31 Janvier 2003, 22H30
Maison de l’Amiral Chegwidden

Je la regarde depuis plusieurs minutes déjà, elle semble si heureuse que je ne peux m’empêcher de sourire intérieurement. C’est drôle, je devrais m’amuser avec les autres mais je n’en ai pas envie, j’ai juste envie de rester là, sur ma chaise, à l’écart du groupe, à la contempler en cachette et à rêver qu’un jour peut-être nous trouverons enfin le moment pour parler !

Soudain, alors que je ne l’ai pas vu arriver, je remarque Chloé debout en face de moi et qui me sourit béatement.

C : C’est ma sœur que tu regardes comme ça ?

H : Bonsoir Chloé ! C’est bien que tu sois là, tu manquais beaucoup à Mac tu sais !

C : Ne change pas de sujet Harm, tu es peut-être le roi de la voltige dans un tribunal, mais dès qu’il s’agit d’un certain Colonel des Marines, crois-moi tu es loin d’être doué pour trouver des parades de diversions !

Cette réplique me fait rire, Chloé est vraiment infernale quand elle s’y met, elle n’a que 15 ans mais elle est capable de vous clouer le bec en deux coups de louches !

C : Alors, c’est bien elle que tu regardais avec un sourire sur les lèvres ?

H : Et même si c’était elle que je regardais, en quoi cela te regarde ?

C : J’en étais sûr ! Tu es fou d’elle depuis le début avoue ? Depuis le jour où je vous ai vu ensemble pour la première fois j’en étais sûr !

H : Dis-moi qu’est-ce qui te fait dire des choses pareilles ? Mac et moi sommes juste amis !

De l’entendre me dire ça me fais incroyablement mal, elle a raison, je suis fou de Mac depuis le début, mais malheureusement depuis huit ans rien n’a évolué !

C : Tu veux mon avis, si vous n’êtes toujours que des amis tous les deux, c’est tout simplement parce que vous n’avez pas le cran de vous parlez !

H : Tu as peut-être raison… Bon écoute Chloé, j’aimerais changer de sujet si tu veux bien !

J’ai dis ça un peu sèchement et je m’en veux, alors doucement je prends sa main et je lui dis :

H : Excuse-moi Chloé, je ne voulais pas te parler comme ça…

C : C’est bon Harm, après tout je n’ai que ce que je mérite, vu ce que je t’ai dis au téléphone l’autre jour.

Tout à coup je me souviens de ses paroles « …tout ça c’est de ta faute… », c’est vrai qu’elles m’ont fait mal mais elles étaient pourtant vraies !

H : Tu avais raison Chloé, tout ce qui s’est passé est de ma faute, si je l’avais empêché de partir, rien de tout ça ne serait arrivé…

C : Hé ! Je t’interdis de dire ça, ce que je t’ai dis étais injuste parce que tu sais aussi bien que moi que rien, ni personne n’aurait pu dissuader Mac de partir !

H :…

Alors que j’ai le visage baisser par le remord Chloé le lève de sa main pour que je la regarde.

C : Crois-moi Harm, tu n’es en aucun cas responsable, au contraire, c’est grâce à toi si Mac est là aujourd’hui... c’est grâce à toi si je n’ai pas perdu ma sœur et je t’en remercie Harm, sincèrement !

Sans vraiment réfléchir je lui tends mes bras et nous nous étreignons pendant plusieurs secondes avant de nous séparer, sans avoir bien sûr oublié de lui souffler à l’oreille :

H : Merci à toi Chloé !

Vendredi 31 Janvier 2003, 23H15
Maison de l’Amiral Chegwidden

Après ma petite discussion avec Chloé, qui je dois l’avoué ma remonté le moral j’ai eu envie de prendre l’air, et voilà plusieurs minutes maintenant que je suis sous ce porche.

C’est fou comme deux ans plus tard je me souviens très bien des détails de ce que Mac et moi avons partagé ce-soir là, sous ce même porche. Je sens encore cette petite brise printanière qui me faisait frissonnait alors que ce baiser passionné que nous échangions me consumait, je me souviens de chaque centimètre carré de sa peau que mes mains ont exploré pendant cette tendre étreinte, je me souviens de ce désir qui montait en moi alors que nous ne contrôlions plus rien, je me souviens à quel point j’ai regrettais de ne pas l’avoir retenu, de ne pas lui avoir répondu quand elle me demandais si j’étais amoureux d’elle… parce que je l’étais… et je le suis encore !

Soudain je suis tiré de mes pensées par une main qui se pose su mon épaule, je me retourne et je la vois, Sarah, elle est devant moi.

Chapitre 12

Vendredi 31 Janvier 2003, 23H20
Maison de l’Amiral Chegwidden

M : Vous fuyez la fête ?

H : J’avais juste besoin de prendre un peu l’air.

Sans rien dire, elle m’imite et s’appuie sur la rambarde, son regard lui aussi perdu dans la nuit.

H : Vous avez réussi à lâcher Chloé ?

M : Elle est en grande discussion avec Tiner sur un film qui va sortir prochainement.

A cette remarque nous ne pouvons nous empêcher de rire, Tiner n’est encore qu’un gamin, même si je suis persuadé qu’il fera un très bon avocat un jour.

M : Vous avez dit vouloir me parler tout à l’heure !

H : Oh ça peut attendre vous savez, vous devriez profiter de Chloé !

M : Chloé va passer tout le week-end chez moi et je crois que nous avons assez attendu, pas vous ?

Alors qu’elle dit ça elle me regarde avec insistance pour me forcer à faire de même, je vois bien dans ses yeux qu’elle veut une réponse.

H : Oui, vous avez sans doute raison.

M : Alors, je vous écoute ?

H : Vous souvenez-vous du jour où vous êtes partis pour cette mission… vous souvenez-vous des minutes qui ont précédé votre embarquement pour l’Iran ?

M : Oui… oui je m’en souviens Harm.

Je sais qu’elle fait exprès de me laisser parler parce qu’elle veut que ce soit moi qui fasse le premier pas cette fois et je la comprends, seulement ça semble plus difficile que je ne l’imaginais. Lentement je reprends appui sur la rambarde alors qu’elle me fixe toujours, et avec hésitation je continue :

H : Ce que je vous ai dit ce soir-là je le pense encore Mac… mais je n’en peux plus d’attendre, je sais que vous venez de vivre quelque chose de très éprouvant et vous avez sûrement encore besoin de temps, mais… mais j’ai besoin de savoir… j’ai besoin de savoir si je dois vous oublier ou si nous avons encore une chance…

M : …

Alors qu’elle ne dit rien je comprends par son silence qu’il est trop tard et lors que je m’éloigne d’elle, je sens une main qui retient mon bras et pendant que l’angoisse me gagne, je la regarde droit dans les yeux pour y trouver des larmes.

M : Je ne veux pas que tu m’oublies…

H : Alors qu’est-ce que tu veux ?

Un silence s’installe alors que cette fois c’est elle qui détourne le regard.

M : J’ai cru que j’allais mourir Harm… j’ai cru que c’était la fin, et bizarrement ce qui m’effrayait le plus ce n’était pas la façon dont j’allais mourir, non… c’était la pensée que jamais plus je ne reverrais ton visage, ton sourire, que jamais plus tu ne me regarderais avec amour comme tu l’as fait à l’aéroport, j’avais peur de mourir sans ne t’avoir jamais dit ce que je ressens… et, et tu es arrivé, tu ma sauvé alors que je me croyais déjà perdu, une fois plus tu as été là pour moi…

H : …

Incapable de trouver une réponse à ce que je l’entends me dire, je continue de l’écouter alors qu’elle me fait de nouveau face.

M : Aujourd’hui je ne regrette qu’une chose Harm, je regrette d’avoir eu trop d’orgueil pour t’écouter, pour te pardonner… je regrette d’avoir joué avec toi, d’avoir voulu te faire souffrir comme j’ai souffert, je regrette parce qu’à cause de ça, j’ai failli mourir sans nous avoir laisser de chance, sans jamais t’avoir dit à quel point je t’aime…

Je n’en reviens pas de ce que j’entends, Sarah, la femme que j’aime plus que tout est en train de me dire qu’elle m’aime, elle est en train de me dire qu’elle est prête à nous donner une dernière chance ! Doucement j’essuie ses larmes de mon pouce et sans dire un mot je me penche sur elle et l’embrasse avec tout l’amour qu’il m’est possible de mettre ce baiser. Pendant plusieurs minutes nous nous embrassons en oubliant tout ce qui nous entoure, à cet instant il n’y a que nous, juste nous et toute cette passion refoulée depuis des années qui nous enflamme ! A regrets je mets fin à ce baiser et alors que je repose mon front contre le sien pour reprendre mon souffle je lui murmure quelque chose que j’aurais du lui dire il y a bien longtemps déjà :

H : Je t’aime Sarah… tu m’entends ? Je t’aime et je t’interdis de penser une seule seconde que tu es la seule responsable du temps qu’on a perdu… on est tous les deux responsables, et moi sans doute plus que toi, mais aujourd’hui on a la chance de pouvoir construire quelque chose de solide ensemble et je refuse de la laisser passer !

M : Alors on est d’accord…

Doucement je la prends dans mes bras et alors que nous laissons place au silence, je la berce tendrement dans mes bras et je réalise que j’ai enfin trouvé le bonheur…

Dimanche 2 Février 2003, 20H00

Appartement de Mac

Après notre mise au point sous le porche, Sarah et moi avons décidé de prendre le temps du week-end pour réfléchir à notre nouvelle relation et surtout pour savoir exactement ce que nous voulions faire ensemble, de toute façon avec Chloé chez Mac il aurait été difficile de se voir avant !

Comme prévu, me voilà chez elle à 20 heures piles, elle m’avait dit de ne pas venir avant car l’avion de Chloé repartait à 19 heures.

L’espace d’une seconde j’hésite à frapper, je ne sais pas vraiment quoi lui dire, je sais juste une chose, je veux qu’elle soit dans ma vie. Enfin je me décide à agir et quelques secondes plus tard elle se trouve en face de moi un sourire timide aux lèvres.

M : Bonsoir !

H : Bonsoir ! Euh… je peux entrer ?

M : Oui bien sûr, tu veux boire quelque chose ?

H : Oui, pourquoi pas un thé ?

M : D’accord je vais te préparer ça !

Alors qu’elle se dirige vers la cuisine je me rends compte que je n’ai aucune envie de boire, j’ai juste dit ça pour meubler, par habitude peut-être, mais je sais bien qu’on n’avancera pas si je n’agis pas, alors d’un pas décidé je la rejoins dans la cuisine. Sans faire de bruit je me place derrière elle et prends ses mains pour qu’elle repose les deux tasses. Lentement elle se retourne pour me faire face mais je ne lâche toujours pas ses mains, je sens que cette proximité entre nous la trouble, pour la rassurer, je me laisse porter par le désir et l’embrasse tendrement sur les lèvres. Ce baiser se transforme vite en une multitude de petits baisers un peu partout sur son visage, peu à peu je la sens se détendre et alors qu’aucun mot n’a encore était échangé je mets fin à ces douces caresses et prends son visage entre mes mains pour la regarder droit dans les yeux alors qu’elle me murmure :

M : Tu m’as manqué…

H : Toi aussi…

Après quelques instants de silence je sens que le moment et venu et je me lance.

H : Ecoute Mac, Sarah… J’ai bien réfléchi à ce que j’attends de nous et…

M : …Et ?

Ca semble tellement difficile à dire, pourtant je dois le faire, je l’ai tellement fait souffrir par le passé, je l’ai tellement fait attendre qu’elle le mérite, après un long soupir je reprends :

H : Ce que je vais te dire m’effraie au plus haut point, ça m’effraie parce que j’ai toujours redouté d’éprouver un jour ce sentiment, en fait j’ai toujours tout fait pour ne jamais le connaître parce que j’en avais trop peur… ce… ce que j’essaie de te dire Sarah, c’est que depuis le premier jour où tu es entrée dans ma vie je suis tombée fou de toi, je suis devenu dépendant de toi, tu comprends, j’ai toujours essayé de pouvoir m’en sortir tout seul, de ne jamais m’attacher à quoique ce soit ou à quiconque, mais tu es arrivé, tu as bouleversé ma vie et aujourd’hui je ne peux plus l’imaginer sans toi !

M : Oh, Harm…

Doucement je pose mon front contre le sien et après une nouvelle pose je continue:

H : Si tu savais comme j’ai peur Sarah, peur d’éprouver cette dépendance, peur de ne jamais pouvoir me passer de toi… peur de te perdre un jour comme j’ai perdu mon père…

M : Chut… Harm, tu ne me perdras pas, je te l’ai déjà promis une fois et je n’ai pas changé d’avis.

Lentement elle se serre à moi et alors que je l’embrasse dans les cheveux je l’entends me dire :

M : Tu n’es pas le seul à avoir peur Harm, je suis aussi terrifier que toi à l’idée qu’un jour tu ne fasses plus parti de ma vie, mais je trouve qu’on a vécu trop longtemps avec cette peur cachée et je refuse de gâcher ce qui est peut-être notre dernière chance parce que de toute façon je souffrirai de te perdre !

H : Alors ça veut dire que j’ai droit cette dernière chance ?

M : Ca veut dire que nous avons droit à cette dernière chance !

Sans plus attendre, c’est avec le sourire aux lèvres que je soulève Sarah dans mes bras et la porte vers la chambre pour ce qui s’annonce être une nuit d’amour, et avant de l’embrasser je la regarde une dernière fois dans les yeux pour lui dire avec tout mon amour :

H : Je t’aimerai toujours !

M : Je t’aimerai toujours Harm !

Epilogue

Vendredi 28 Novembre 2003, 19H00

Hôpital militaire de Bethesda

Mais qu’est-ce qu’ils font, ça fait plus d’une heure qu’on est là et toujours rien ! J’avais pourtant demandé à Sarah de ne pas aller au JAG aujourd’hui parce que le bébé était prévu pour dans une semaine mais comme d’habitude elle n’en a fait qu’à sa tête je l’entends encore me dire :

M : S’il doit naître au tribunal et ben il naîtra au tribunal mais il est hors de questions que je laisse Singer gagner cette affaire !

H : Mais tu pourrais me confier l’affaire, je te jure que je ne la laisserai pas gagner !

M : Oui, mais ça voudrait dire repousser l’audience jusqu’à lundi et lui laisser ainsi le temps de préparer une meilleure plaidoirie, je te le redis Harm il en est hors de questions !

En effet, la plaidoirie de Singer était loin d’être au point parce que Mac avait réussi à convaincre très facilement le jury, seul ombre au tableau, à peine sortie du tribunal elle avait ressenti les premières contractions et me voilà en train d’attendre avec la moitié du staff du JAG aux urgences de Bethesda ! Ils sont tous là, Bud, Harriet, l’Amiral, Sturgis et même Tiner, je dois d’ailleurs avouer que si l’Amiral ne m’avait conduit ici j’aurais été incapable d’arriver en un seul morceau avec ma voiture !

Soudain alors que l’heure commence à être tardive j’arrête de faire les cents pas et me dirige vers le groupe installé près de la machine à café.

H : Vous savez, je comprendrais si vous deviez partir !

A : Vous rigolez j’espère Capitaine, j’ai conduit ce Marine devant l’autel alors je serais là pour la naissance de son enfant !

B : Moi pareille Monsieur, je suis le témoin de mariage du futur père alors je reste.

Ha : Oui Monsieur on reste, de toute façon AJ est chez sa nourrice alors il n’y a rien qui nous empêche de rester !

S : Pas mieux Harm, comme l’a dit Bud, j’étais moi aussi le témoin du futur papa alors je reste !

T : Et moi non plus je n'ai rien de prévu Monsieur alors je reste aussi !

H : Merci à tous, vraiment, je ne sais pas ce que Mac et moi ferions sans vous !

Je suis très fier de les avoir pour amis et l’évocation de notre mariage provoque la formation d’un sourire sur mon visage ! C’est vrai, je l’oublie presque quand je regarde Sarah aujourd’hui alors que le 25 Août dernier je l’épousais dans une magnifique petite chapelle de Virginie ! Qui aurait cru qu’un jour, moi le pilote solitaire j’épouserai une femme que j’aime plus que ma vie et que je serais sur le point d’avoir un enfant ! Soudain je suis tiré de mes pensées par la voix de Webb qui court vers nous avant de s’arrêter en dérapage devant moi tout affolé.

W : Dis-moi qu’il n’est pas encore né !

H : Non Clay, Mac est toujours en salle de travail !

W : Ouf ! J’ai bien cru que je n’arriverais jamais, je m’en serais voulu de rater la naissance !

H : Tu sais, tu n’étais pas obligé de venir si vite, je suis sûr qu’ils avaient encore besoin de toi à la Compagnie !

W : Tu rigole, et louper l’arrivé de mon ou ma filleule !

Tout à coup nous sommes coupés par la voix d’un docteur qui arrive derrière nous.

D : Ce sera un filleul !

H : Vous, vous voulez dire que…

D : Que vous avez un fils Capitaine !

H : Oh mon Dieu, merci Docteur, vraiment merci !

Sans réfléchir je me tourne vers Clay et le prends dans mes bras en criant :

H : J’ai un fils !

D : Oui Capitaine vous avez un fils et je suis sûr que lui est sa maman sont impatient de vous voir !

H : Je… je peux les voir ?

D : Bien sûr, suivez-moi !

Pendant que je jette un dernier coup d’œil au groupe le docteur ouvre une porte et me fait entrer avant de la refermer derrière moi. Elle est là, un sourire aux lèvres et alors qu’elle me fait signe d’approcher, je regarde le petit être qu’elle tient dans ses bras. Doucement j’arrive au niveau du lit et je me penche sur Sarah pour l’embrasser tendrement puis, je pose mes yeux sur le bébé qu’elle me tend.

M : Tiens Harm, prend-le, c’est ton fils !

Lentement je le prends dans mes bras et je le regarde attentivement. Il est si petit que j’ai peur de lui faire mal, cependant je ne peux m’empêcher de me pencher pour embrasser sa tête déjà bien recouverte de cheveux bruns. Soudain je sens la main de Mac sur mon visage et c’est à ce moment que je me rends compte que des larmes coulent sur mon visage, tendrement elle les essuie et me dit avec un sourire :

M : Je crois qu’on s’en est plutôt bien sortit ?

H : Oui, il est magnifique, comme sa maman d’ailleurs !

Une nouvelle fois je me penche vers ma femme et nous échangeons un baiser plein de tendresse et d’amour.

H : Merci Sarah, tu viens de faire de moi le plus heureux des hommes !

M : Je te retourne le compliment !

De nouveau elle essuie les larmes de joie qui inondent mon visage et me dit :

M : Si tu savais comme je t’aime Fliboy… comme je vous aime !

Tendrement elle caresse le front de notre fils que je tiens toujours et je lui demande :

H : Et comment va-t-on appeler cette petite merveille ?

M : J’avais pensé à quelque chose mais je crois que l’avis du père s’impose !

H : Tant que ce n’est pas Jingo ça me va je crois !

Elle ne peut s ‘empêcher de sourire à ma remarque avant de continuer.

M : …Hammer, j’avais pensé à Hammer !

Touché par son attention je lui offre un magnifique sourire et m’assoie sur le bord du lit pour l’entourer tendrement de mon bras et lui dire pendant que nous posons tous les deux les yeux sur notre enfant :

H : Merci Sarah… Hammer c’est parfait.

Doucement je l’embrasse encore une fois et lui murmure :

H : Je t’aime Sarah, je vous aime tous les deux !

FIN.

Note de l’auteur : Voilà cette fic est finie, j’espère qu’elle vous a plus et que ce soit le cas ou non j’aimerais beaucoup avoir votre avis, et enfin j’aimerais remercier toutes les personnes qui mon encourager pendant l’écriture de cette histoire.

Angel.