28 mai 2003
15h32 heure locale
Harm ouvrit lentement les yeux et tenta de se réhabituer à la lumière du soleil. Il reprit ses esprits et se rappela ce qui s’était passé. Mac et lui étaient dans cet avion, ils avaient détruit le camion contenant les missiles. Mais, ils avaient été touchés et Harm n’avait pu éviter le crash. Harm eu soudain un sursautement : où était Mac et allait elle bien ? Il regarda devant lui mais Mac n’était plus à bord de l’appareil. Il tenta alors de s’extirper de la carlingue de l’engin mais ressentit une violente douleur dans tout le bras gauche. Visiblement, son épaule était démise. Harm parvint tout de même à se mettre debout mais faillit se retrouver à terre presque aussitôt. Il avait trébuché sur un étrange objet. En l’examinant de plus près, il réalisa qu’il s’agissait de la prothèse de femme enceinte que portait Mac lors de cette mission suicide avec Webb. Le choc avait du l’arracher.
Ces yeux balayèrent les environs, c’est alors qu’il l’a vit. Un profond sentiment d’inquiétude le traversa. Elle gisait inerte près de ce grand sapin. Le choc l’avait éjecté de l’appareil. Harm se précipita vers elle et s’agenouilla à ses côtés. Il fut rassuré de sentir sa respiration même si elle était plutôt faible. Un filet de sang parcourait son front, elle avait été touchée à la tête. Harm essaya de la redresser et lui tapota doucement les joues :
« _H : Mac..Mac ! Réveillez vous ! »
Il insista en la secouant avec plus de rudesse.
« _H : Mac ! Vous m’entendez ? cria t’il de plus en plus inquiet.
_M : Je vous entends mais ce n’est pas la peine de crier. J’ai l’impression que ma tête va exploser ! répondit elle d’une très faible . »
Harm fut soulagé d’entendre sa voix, il avait vraiment crut la perdre pendant un moment et cette idée lui était insupportable. Il l’a tenait dans ses bras, elle était toujours allongée par terre. Il essuya, d’un geste délicat, le sang qui avait coulé sur son front. Mac recouvrait petit à petit ses esprits et se souvint, à son tour, des événements qui les avaient conduit une fois de plus dans une situation invraisemblable.
Au même
moment,
Webb semblait de plus en plus faible, affalé sur le siège avant de la jeep. Gunny, qui conduisait le plus délicatement possible afin de le ménager, avait remarqué que sa respiration était de plus en plus saccadée.
« _G : Ca va aller monsieur ? demanda gentiment Gunny
_W : Ne vous en faites pas pour moi, j’en ai vu d’autres, répondit il d’une voix affaiblie par la douleur provoquée par les diverses tortures qu’il avait subit.
_G : Vous avez l’air particulièrement pensif, constata Gunny
_ H : Je me demande juste comment Rabb et Sarah s’en sortent… »
15h40
heure locale
« _H : Vous allez pouvoir vous lever ? demanda gentiment Harm
_M : Je pense que oui, déclara Mac sans grande conviction. »
Elle tenta de se lever mais une violente douleur dans la cheville droite la fit vaciller.
« _H : Que se passe t’il, où avez vous mal ? s’inquiéta Harm en l’aidant à se rallonger au sol.
_M : Ma cheville droite me fait souffrir, dit elle en grimaçant »
Harm releva le pantalon puis la chaussette de Mac et examina la blessure, ce qui ne manqua pas de déclencher un cri de douleur chez Mac.
« _ H : Excusez moi, lui dit il d’un air désolé.
_M : Au point où j’en suis ! dit Mac en souriant.
_H : Je pense que ce n’est pas grave, votre cheville est juste foulée. Je vais vous aidez à vous levez , dit Harm en la prenant par le bras. »
Mac se leva en s’appuyant sur le bras gauche de Harm. Sur la pression de la main de Mac, Harm ne pu retenir un cri de douleur.
« _M : Mais qu’est ce qui vous arrive, je vous ai fais mal ? demanda Mac d’un air peiné.
_H : Ce n’est rien, je survivrai.
_M : Tout va toujours bien avec vous ! Laissez moi regarder et c’est un ordre capitaine !
_H : Si vous voulez mais ce n’est pas la peine, je sais que mon épaule est démise Mac, répondit Harm d’un ton très ironique. » Il se disait que c’était probablement une des dernières fois qu’on le nommerait capitaine. Mac ne devait pas savoir qu’il avait démissionné, enfin pas tout de suite.
Mac dut admettre que, malheureusement, il avait raison. Sur ses conseils, elle l’aida à remettre son épaule en place, puis confectionna une écharpe afin qu’il puisse maintenir son bras en bandoulière.
« _M : Bien, où allons nous ? demanda Mac, tout à fait prête à lever le camp.
_H : Je ne pense que nous irons bien loin avec votre cheville ! rétorqua Harm, moqueur.
_M :Je vous connaissais sarcastique mais pas défaitiste capitaine ! Vous agiter le drapeau blanc avant même d’avoir engagé le combat ! se moqua Mac en souriant
_H : Le combat est engagé depuis longtemps colonel, répondit Harm en lui montrant du doigt l’épaisse fumée noire qui se dégageait des restes du camion dans la vallée. »
16h28
heure locale
Vallée
de guarani
Paraguay
La panique avait laissé place à la colère. La fumée continuait de s’échapper de la carcasse du camion et ne cessait de se répandre dans l’atmosphère. Tous les missiles avaient été détruits, cela représentait plusieurs millions de dollars. Des mois de travail venaient de partie en fumée à cause de ces deux américains. Tous ces hommes allaient devoir rendre des comptes à Sadik qui attendait qu’on lui livre les missiles. Le chef de la bande, Garcia s’exprima enfin :
« _G : Laissez tomber, il n’y a plus rien à faire, je vais prévenir Sadik, dit il en pianotant sur son téléphone portable.
_Ces américains nous le paieront ! déclara un des terroristes, la voix chargée de revanche »
17h43
heure locale
Forêt de las almas perdidas
Harm et Mac marchaient déjà depuis 2 heures dans la forêt et avançaient comme 2 escargots. Mac prenait appui sur l’épaule droite de Harm afin d’éviter au maximum de faire travailler sa cheville endolorie. Elle commençait à ressentir la fatigue et ralentit encore le pas.
« _ H : Fatiguée ? demanda Harm d’une voix douce
_ M : Pourrais t’on s’arrêter 2 minutes ? proposa t’elle alors que le marteau piqueur ne cessait de s’acharner sur ses tempes.
Sur ce, Harm l’aida à s’asseoir contre un tronc d’arbre et s’assit à ses côtés.
_M : Vous avez une idée de l’endroit où nous sommes ?
_H : Aucune et je vous rappelle que c’est vous qui étiez en mission dans ce pays ! rétorqua Harm avec un sourire ironique.
_M : On dirait que c’est un reproche ! répondit Mac en le regardant droit dans les yeux tout en essayant de contrôler cet épouvantable mal de crâne.
_H : Vous n’auriez jamais du accepter cette mission, c’était du suicide ! Webb a vraiment le chic pour nous embarquer dans ce genre d’aventure.
_M : J’étais volontaire, Webb ne m’a pas forcée ! Quand je pense tout ce qu’il a subit pour me sauver la vie ! » elle avait prononcé ces derniers mots avec passion, ce qui n’échappa pas à Harm.
_H : Et vous l’avez généreusement remercier pour cela, rétorqua Harm faisant allusion au baiser que Mac et Webb avait échangé quelques heures plus tôt.
_M : Ce n’est ni le lieu ni le moment pour ce genre de discussion ! conclut Mac qui avait très bien compris l’allusion. »
Mac se releva brutalement mais elle vacilla et retomba, inconsciente dans les bras de Harm qui ne comprenait pas ce qui se passait. Inquiet, il mit la main sur son front et constata qu’il était brûlant. Il s’en voulait de lui avoir parlé sèchement mais il ne savait pas trop quoi penser de ce baiser avec Webb. Tous ses repères avaient été bouleversés en si peu de temps : le départ de Mac, sa démission du JAG et ce baiser.
17h52
heure locale
Sur la route de chaco porbal
Gunny commençait à perdre patience, cela faisait bien 3o minutes que les soldats du barrage les harcelaient de questions et fouillaient leur véhicule, en vain. Ne trouvant pas de raisons valables pour les retenir plus longtemps, les soldats levèrent enfin le barrage.
« _G : Il était temps ! lacha Gunny, soulagé »
Webb ne répondit pas, il avait de plus en plus de mal à rester éveillé. Son voisin qui l’avait remarqué, le rassura :
« _G : Ne vous inquiéter pas Monsieur, vous arriverez vivant à l’hôpital de Ciudad del este. Tenez le coups !
_W : Roulez sergent, ne perdons pas de temps, dit il d’une voix très faible. »
20h14
heure locale
Fôret
de las almas perdidas
Harm était de plus en plus inquiet, cela faisait plus de deux heures que Mac avait perdu connaissance. La nuit était tombée depuis plus d’une heure et elle dormait maintenant. Cependant, elle semblait vraiment agitée probablement à cause de la fièvre qui ne tombait pas et des cauchemars provoqués par ses récentes mésaventures avec Webb. Harm avait allumé un feu et s’était assis à ses côtés. Tétanisé par la perspective de la perdre, il n’avait de cesse de repenser à la dernière phrase qu’elle avait prononcé avant son départ pour le Paraguay : « Pourquoi n’êtes vous comme ça que quand j’ai un pied dehors ? Votre intérêt disparaît dès que je peux y répondre. » Ces mots résonnaient plus que jamais dans sa tête. Il lui avait dit qu’il ne voulait pas qu’elle parte. Mais lorsqu’elle avait lâché ces mots, il n’avait rien pu répondre et elle s’en était allé.
Harm regarda Mac, recroquevillée sur elle même, s’agiter dans son sommeil, des gouttes de transpiration perlaient sur son front. Elle, qui d’ordinaire donnait l’image d’une personne forte, d’un valeureux marine des Etats-Unis, elle paraissait, à présent, totalement désemparée avec son teint blafard et ses frissons. D’un geste d’une infinie douceur, Harm épongea son front humide avec le peu d’eau qui restait dans sa gourde. Puis, il s’allongea près d’elle et la prit dans ses bras.
« _H : Tout ira bien, Mac, dit il en essayant de se convaincre lui même. »
Epuisé par l’accumulation des derniers événements, il ne tarda pas à s’endormir à son tour.
29 mai
2003
6h12
heure locale
Aux abords
de la forêt de las almas perdidas
Les terroristes étaient prêts à lever le camps. Ils avaient décidé de se reposer pour la nuit juste après avoir découvert la carcasse de l’avion, déserte. Ils savaient désormais que les deux américains étaient en vie et Sadik avait exigé qu’on les lui ramène morts ou vifs. Garcia motiva les troupes :
« _ Ne perdons pas de temps, ils n’ont que quelques heures d’avance et ils ne doivent pas avancer bien vite ! »
En effet, le morceau de tissu qui avait servi à éponger le sang sur le front de Mac ne leur avait pas échappé, pas plus que le faux ventre de Mac.
6h23
heure locale
La forêt s’éveillait alors que pointaient les premières lueurs du jour. Le feu était éteint, Harm et Mac, toujours enlacés, dormaient paisiblement. Un oiseau s’envola de l’arbre qui abritait leur étreinte. Réveillé par le claquement des ailes du rapace contre le feuillage, Mac se redressa, étonnée mais rassurée de trouver Harm si près d’elle. Harm ouvrit les yeux à son tour, observa Mac et demanda immédiatement en se redressant :
« _H : Comment vous sentez vous ?
_M : Bien, je crois, répondit elle d’une voix encore voilée par le sommeil, avant de bailler en s’étirant »
En effet, la fièvre semblait avoir disparu et son estomac criait famine, ce qui était plutôt bon signe.
« _H : Vous m’avez fait peur hier soir lorsque vous vous êtes évanouie. A croire que vous vous arrangez toujours pour que je m’inquiète pour vous. dit il avec un petit sourire au coin des lèvres.
_M : Je ne me rappelle pas m’être évanouie, répondit Mac avec sincérité, en mettant les deux mains sur son visage pour essayer de se souvenir.
Alors comme ça, vous vous êtes inquiété pour moi ? lui demanda t’elle en souriant à l’idée de le provoquer
_H : Si vous saviez ce que vous m’avez dit quand la fièvre vous faisait délirer ! rétorqua t’il, en espérant la provoquer à son tour et en évitant ainsi, la question indiscrète qu’elle venait de lui poser.
Comprenant que Harm la faisait marcher, Mac se leva en boitant et dit d’un air malicieux :
_M : Quand vous aurez fini de jouer Harm, nous pourrons peut être trouver de quoi nous nourrir et repartir. »
9h32
heure locale
Hôpital
de Ciudad del este, Paraguay
Gunny et Webb venaient enfin de franchir la porte du petit hôpital de Ciudad del este. Ils avaient été obligés de s’arrêter pour la nuit car Webb était trop fatigué pour supporter la route plus longtemps. Gunny se faisait beaucoup de soucis pour lui mais tout allait mieux maintenant. Les infirmières s’afféraient autour de Webb et Gunny décida d’aller prendre un bon café et de se remplir l’estomac.
11h07
heure locale
Forêt
de las almas perdidas
Cela faisait plusieurs heures que Harm et Mac avaient levé le camp. Devinant une fatigue évidente sur le visage de Mac, Harm lui suggéra de s’arrêter un instant. Mac s’empressa de refuser la proposition de Harm car elle ne voulait être le fardeau qui les retarderait. Sachant pertinemment que l ‘orgueil de la jeune femme risquait d’avoir le dessus sur sa santé, Harm tenta de la faire réagir :
_H : Mac soyez raisonnable, votre cheville est douloureuse, vous avez une blessure sérieuse à la tête et je doute que des racines avalées au petit déjeuné suffisent pour récupérer toutes vos forces.
Mac soupira, alors Harm poursuit en jouant la carte de la culpabilité :
_H : Moi aussi je suis fatigué, on marche depuis plus de 4 heures.
_M : En fait, cela fait seulement 3 heures et 56 minutes, répondit elle avec malice.
C’est bon, vous avez gagné ! dit elle d’un air résigné en s’asseyant contre ce gros rocher, bientôt imité par Harm. Elle dut admettre que finalement cette pause était la bien venue.
Cela faisait 15 minutes que Mac avait fermé les yeux pour vraiment se reposer. Durant ces 15 minutes, Harm l’avait observé avec une insistance rarement présente chez de simples amis. C’est cet instant qu’Harm choisit pour lui poser une des questions qui lui trottait dans la tête depuis le crash :
_H : Mac ?
_M : Oui ? dit elle en ouvrant les yeux
_H : Qu’est ce qui vous a pris d’accepter une mission de ce genre ? Que fuyez vous perpétuellement ? demanda t’il très sérieusement en la fixant droit dans les yeux
Elle voulut répondre « vous ! » met elle se ravisa et décida de répondre par une question tout aussi pertinente :
_M : Et pourquoi êtes vous venu me chercher ? Je doute que l’amiral vous en ai donné l’autorisation et encore moins l’ordre.
_ H : J’ai posé ma question d’abord, répondit Harm plus sérieux que jamais.
Se sentant piégé une fois de plus, Mac se leva d’un bond et rétorqua en s’éloignant :
_M : Ne gaspillons pas nos forces, nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir capitaine !
_H : Mac ! cria Harm en se relevant à son tour pour la rattraper.
Trop de questions restaient sans réponse et cela continuait à les perturber tous les deux. Harm ne savait pas qu’elle attitude adopter avec Mac. Il avait toujours de la retenue lorsqu’ils parlaient, effrayé à l’idée de souffrir ou pire de la faire souffrir. De son côté, Mac éprouvait une certaine difficulté à réprimer sa colère. Elle en avait plus qu’assez que Harm se défile perpétuellement. Elle décida de mettre ses sentiments de côté une bonne fois pour toutes.
11h26
heure locale
Orée
de la forêt de las almas perdidas,
Route
de Pozo grande
Paraguay
Les 5 terroristes n’était maintenant plus qu’à quelques minutes de Harm et Mac. Ils ne cessaient de se rapprocher dangereusement, armés jusqu’aux dents…
Loin de se douter qu’une menace était imminente, les deux collègues se réjouissaient d’avoir enfin traversé cette forêt. Ils s’étaient assis près de la route ou plutôt du chemin qui conduisait à Pozo grande. Le repos était plus que mérité.
« _H : Nous auront plus de chance de trouver des êtres humains en suivant ce chemin, remarqua Harm.
_M : Oui, et nous pourront enfin rentrer chez nous et reprendre une vie normale, dit Mac en soupirant.
_H : Oui, reprendre une vie normale. »
Harm n’avait pas pu cacher son profond regret, ce qui n’avait pas échapper à Mac.
« _M : Allez vous me dire ce qui ne va pas à la fin ? Je sens bien que vous me cachez quelque chose, dit elle avec une pointe de colère et d’agacement.
_H : Mac..implora t’il pour ne pas en révéler davantage.
_M : Harm, vous êtes mon meilleur ami, vous devez avoir confiance en moi !
_H : Très bien, dit il au bout d’un moment.
Disons que ma vie ne sera plus tout a fait « normale » lorsque nous rentrerons.
_M : Pourquoi dites vous cela ? demanda Mac ne sachant pas trop où il voulait en venir.
_H : J’ai démissionné Mac. »
Ces mots eurent l’effet d’une bombe. Mac se leva suivie par Harm. Elle était abasourdie par ce qu’elle venait d’entendre et, déjà, une multitude de questions se bousculaient dans sa tête.
« _M : Pour quelles raisons ? demanda Mac en faisant face à Harm.
_ H : Pour vous retrouver, je savais que vous étiez vivante.
_M : Non, je voulais dire pourquoi venir me chercher, en risquant votre vie et en sacrifiant votre carrière ?
_H : Vous savez pourquoi, répondit Harm en agaçant Mac de plus en plus.
_M : Non je ne sais pas. Dites le moi !
_H : Mac, je ne pouvais pas supporter l’idée de vous perdre. Vous êtes très importante pour moi, dit Harm en posant sa main sur son bras.
_M : Importante au point de sacrifier ce qui compte le plus pour vous : votre carrière?
_H : Non, ce n’est pas ce qui compte le plus pour moi, répondit Harm en la fixant droit dans les yeux. » Son regard suffisait à comprendre que c’était elle qui occupait la place la plus importante dans sa vie. Mac sentit à cet instant qu’il allait enfin se laisser aller.
« _H : Mac, je… »
Harm ne put finir sa phrase car les 5 terroristes les entouraient maintenant
en pointant leurs armes sur eux. Le moins que l’on pouvait dire c’est qu’il
n’avaient pas l’air content…
14h34
heure locale
Repère
des terroristes, près de Pozo grande
Paraguay
Harm et Mac se trouvaient maintenant dans un hangar, le sol était de la terre. Ils avaient les mains ligotées derrière le dos à un poteau, leurs chevilles étaient également fixement liées. Le hangar était de taille modeste et ne semblait rien contenir d’intéressant. Harm et Mac étaient attachés l’un en face de l’autre. Ils étaient tous deux épuisés par la marche que leur avaient imposé les terroristes. L’épaule de Harm le faisait horriblement souffrir de même que la cheville de Mac qui était trop série par la corde.
« _M : Dorénavant, j’y réfléchirai à deux fois avant d’accepter une mission avec Webb ! dit Mac d’un rire jaune.
Et vous réfléchirez avant de démissionner sur un coup de tête ! ajouta t’elle
_H : Mac, ce n’était pas un coup de tête ! dit Harm très sérieusement.
Mac ne répondit pas, ils parleraient plus tard s’ils s’en sortaient. Non ! pas « si » mais « Quand » ils s’en sortiraient ! Harm eut l’air de comprendre les pensées de la jeune femme et ne poursuivit pas cette conversation. Ils se demandaient bien comment ils allaient pouvoir s’en tirer cette fois…
Dehors, les terroristes attendaient les instructions pour la suite. Sadik devait les prévenir du lieu et de l’heure du rendez vous. Soudain la sonnerie d’un portable mis fin à cette attente. Les terroristes devaient conduire Mac et Harm à une vingtaine de kilomètres, sur la route de Ciudad del este, dans une ferme. Garcia s’adressa à l’un de ces hommes, d’un ton plutôt ironique :
« Vas donner à boire aux américains, ils doivent être en forme pour rencontrer Sadik ! »
L’homme s’exécuta sur le champ. Il se dirigea d’abord vers Harm, en dirigeant une bouteille d’eau vers sa bouche. Celui ci but volontiers, sa gorge était horriblement sèche. Mais l’homme ne lui donna que le strict minimum se dirigeant vers Mac : « A toi maintenant chérie ! dit il ». Mac ressentit un profond dégoût en entendant ces mots.
Il lui caressa la joue en disant : « Si tu es gentil avec moi, tu en aura peut être plus.. »
_H : Laissez la tranquille ! cria Harm qui jubilait.
_M : Je peux me défendre toute seule ! rétorqua Mac qui joignant ses gestes à la parole lui donna un violent coup dans les…dans l’entre-jambe !
L’homme se tordait de douleur en insultant Mac. Sacrée marines ! se disait Harm, elle ne sait pas dans quoi elle s’embarque ! Il eut raison car l’homme s’était relevé et s’apprêtait à la faire payer. Mais, Garcia l’interpella : « En route ! »
Ils partirent tous dans un vieux camion qui dégagea une épaisse fumée noire dès que le contact fut mis.
14h44
heure locale
Hôpital
de Ciudad del este, Paraguay
Gunny était venu rendre visite à Webb qui se remettait doucement des tortures qu’il avait subi. A présent, ils étaient tous les deux très inquiets de ne pas avoir de nouvelles du capitaine Rabb et du colonel Mackenzie. Cela faisait une journée qu’ils avaient disparus. Webb avait fait jouer son influence. Il avait envoyé un hélico pour les retrouver. Les agents avaient ainsi pu repérer la carcasse de l’avion, mais aucune trace de Harm et Mac.
« _W : J’attends un coup de fil d’un de mes agents qui a eu la chance de se trouver au bon endroit, au bon moment… Il est fort possible qu’il sache où se trouvent nos amis, dit Webb avec plein d’espoir
_G : Dans ce cas, tenez moi au courant, j’aimerais faire partie de l’équipe qui les ramènera, répondit Gunny se sentant impliqué dans cette affaire
15h23
heure locale
Ferme
de Galisa, au nord de Ciudad del este
Paraguay
Le camion qui contenait Harm, Mac, et les terroristes arriva sur le lieu du rendez-vous fixé par Sadik. C’était une petite ferme, isolé de toute civilisation, coupée du monde, idéal pour s’adonner à des trafics en tous genres. Harm et Mac furent dirigés vers la sortie du camion. Ils furent tout d’abord éblouis par la lumière du soleil mais une personne inattendue leur faisait maintenant cligner des yeux. Hardy, le chef de la section du Paraguay à la CIA, se tenait devant eux, droit comme un piquet. Cet homme les avait trahis et pire il était un traître pour son pays ! Il expliqua alors aux deux avocats que pendant des années il avait servi son pays au détriment de sa famille et que pour seule récompense, il avait été muté dans ce trou perdu ! Cet argent, il le méritait !
« _H : Vous êtes écœurant ! lui dit Harm avec un profond dégoût »
Cette remarque lui valut un violent coup de point dans l’estomac. Il se plia en deux sous la douleur.
« _M : Harm ! Ca va aller ? lui demanda t’elle en se penchant sur lui avec inquiétude
_Hardy : Que c’est touchant ! Il avait besoin de moi pour vous retrouvez et finalement c’est lui qui semble avoir besoin de vous maintenant ! remarqua ironiquement Hardy
Profitez-en, Sadik devrait arriver dans quelques minutes, et quelque chose me dit qu’il ne vous veux pas beaucoup de bien ! poursuivit Hardy avec un sourire cruel »
A cet instant, les deux collègues se regardèrent comme s’ils se souhaitaient bonne chance. Ce regard laissait transparaître l’attachement profond qui les unissait, ce lien si spécial qui semblait si solide et si fragile à la fois…
15h26
heure locale
Hôpital
de Ciudad del este
Toujours allongé dans son lit d’hôpital, Webb venait de raccrocher le téléphone. A la vue de l’expression de son visage, Gunny supposa que c’était une bonne nouvelle.
« _ W : Ils les ont enfin repérés ! Il sont dans une petite ferme à 30 kilomètres au nord de cette ville, dit Webb d’un air ravi
_G : Mais comment avez vous fait ?
_W : Vous le saurez bien assez tôt. Dépêchez vous, l’hélicoptère vous attend pour décoller !
Il ne fallu pas le lui répéter deux fois. Gunny venait de claquer la porte dans sa précipitation…
15h47
heure locale
Ferme
de Galisa
Paraguay
L’hélicoptère avait atterrit à un kilomètre de la ferme afin de bénéficier de l’effet de surprise. Gunny et les autres marchaient en direction de la ferme, armés jusqu’aux dents…
A la ferme, Sadik venait d’arriver. Il salua Garcia et Hardy qui avaient réussit à capturer les américains responsables de cette énorme perte financière. Puis, lentement, il se dirigea vers Harm et Mac qui avaient été agenouillés à même le sol, leurs mains solidement ligotées dans le dos.
« _S : Ainsi, c’est donc vous qui avez ruiné tous mes projets ! leur dit Sadik en les regardant droit dans les yeux.
Il est temps maintenant de payer ! ajouta t’il en dirigeant son révolver vers la tête de Mac. »
Alors que Harm et Mac croyaient vivre leurs derniers instants, Gunny et « ses hommes » surgirent en tirant des coups de feu. Ils allèrent se mettre hors de cette tuerie. Les terroristes, pris par surprise, ne résistèrent pas longtemps. Dans la bataille, Garcia et Hardy avaient été tués, Sadik était prisonnier. Gunny se dirigea vers ses amis pour les détacher.
« _M : Contents de vous voir sergent ! dit Mac soulagée
_G : Tout va bien ? demanda Gunny avec gentillesse
_H : Ca va allez. Merci Gunny, une fois encore votre timing était impeccable ! répondit Harm
Ne trainons pas ici ! ajouta t’il alors que Gunny détachait leurs liens »
Sur ces paroles, tous se dirigèrent vers l’hélicoptère. Harm tenait Mac par le bras car sa cheville la faisait toujours souffrir.
« _M : Encore une fois, tout est bien qui finit bien ! rétorqua Mac
_H : Oui, répondit Harm »
Enfin presque ! ajouta t’il à voie basse pensant à tous les détails que Mac et lui devaient encore régler.
Un des agents qui accompagnait Gunny était encore à la ferme, sur les lieux de l’assaut. Il se pencha sur le corps de Hardy, plongea la main dans la poche de son blouson et récupéra un petit téléphone portable, avant de rejoindre les autres…
19h22
heure locale
Hôpital
de Ciudad del este
Harm et Mac étaient soignés, lavés et changés, prêts à rentrer au pays. Cependant, Mac avait insisté pour rendre une dernière visite à Webb, ce qui n’était pas pour plaire à Harm. Mais, résigné, il l’avait suivit avec la ferme intention de les surveiller de près. Avec les soins qu’ils avaient du recevoir, leurs affaires à préparer, les personnes à rassurer, ils n’avaient pas encore eut le temps de parler.
Ils franchirent ensemble la porte du petit hôpital. Arrivée à la porte de Webb, Mac se tourna vers Harm et lui dit : « _M : Attendez moi ici, je dois lui parler. »
Harm accepta à contre cœur, jaloux que Mac veuille se retrouver seule avec Webb. Qu’avait elle à cacher ?
Mac frappa et rentra sur l’invitation de Webb. Le valeureux agent de la cia était assis sur son lit qui été redressé. Il avait plutôt bonne mine.
« _W : Sarah ! Ca me fait plaisir de vous voir, dit il avec un grand sourire
_ M : Comment vous sentez vous ?
_W : Mieux et vous ?
_M : Oh, ça va. J’ai juste une vilaine entorse, cela aurait pu être pire !
_W : Sarah, je m’en veux de vous avoir entraîner la dedans.
_M : Clay ! Combien de fois il faudra que je vous le dise : j’étais volontaire !
_W : Vous avez raison mais j’ai eu tellement peur de vous perdre, chérie ! dit il en jouant de nouveau au couple marrié.
_M : Mais je suis la et c’est grâce à vous selon Gunny. Comment avez vous fait ?
_W : Nous avons eu beaucoup de chance. J’avais des soupçons sur Hardy, je l’ai donc fait surveiller. Juste avant qu’il ne parte, un de nos agent a pu glisser son téléphone portable allumé dans sa poche. C’est grâce à cela que nous avons pu vous retrouver.
_M : Merci de toujours veillez sur nous Webb.
_W : Sarah, vous compter beaucoup pour moi et je vous avoue que ça n’a pas été très difficile de jouer votre mari…dit il en lui prenant la main
_M : Je vous aime beaucoup Clay mais nous ne pouvons pas parler de cela maintenant, j’ai un avion à prendre, répondit elle désireuse de prendre la fuite
Donnez moi de vos nouvelles dès votre retour, ajouta elle
_W : D’accord mais j’ai quand même le droit à un câlin ?
_M : Bien sûr, répondit elle en se logeant dans ses bras »
C’est ce moment que choisit l’infirmière pour apporter le plateau repas, elle était suivie de Harm qui sembla très désappointé de retrouver Mac dans les bras de Webb.
« _H : Excusez moi, mais notre avion doit bientôt décoller ! dit il, les lèvres pincées. »
A contre cœur, Webb laisser Mac sortir de ses bras.
« _H : Comment allez vous Webb ? demanda Harm pour être poli
_W : Je m’en remets. Et vous ?
_H : Ca va , merci. »
Le dialogue entre les deux hommes semblait plutôt froid, ce qui n’échappa pas à Mac.
« _M : Bon, nous allons vous laisser. Reposez vous.
_W : Merci Sarah, bon retour et à très bientôt… »
La dernière réplique de Webb provoqua un haussement de sourcil chez Harm. Comment ça « à très bientôt » ??? Mac et lui devaient absolument parler, il voulait savoir ce qu’il y avait entre eux !
Alors qu’ils allaient sortir de l’hôpital, la réceptionniste interpella Harm :
« Capitaine Rabb ?
« _H : oui ? »
« Votre femme au téléphone. »
« _H : Passez la moi, dit il sans préciser à Mac qu’il n’était pas vraiment marrié.
Catherine ?
…….
Oh, ça va, juste une épaule démise et quelques contusions.
………
Elle va bien. Dit il en parlant de Mac et en la toisant d’un regard insistant.
…….
Ecoute, je te laisse. Je te rappellerai à Washington. A très bientôt. » Il raccrocha le téléphone.
Harm avait volontairement utilisé les mêmes mots que Webb. Mac ne comprenait pas. Elle sentait une pointe de jalousie picoter dans son ventre. Harm était marié ?! Son Harm !!! Il semblait la faire marcher en reprenant les mots de Webb. Et qui était cette Catherine ?! Une mise au point semblait plus que nécessaire…