17 h 00
Quelques jours avant Noël
Mac avait
décidé d’aller se promener dans les rues de Washington, de faire un peu de
shopping et de terminer ses achats pour Noël. Elle s’arrêta un instant devant
la vitrine d’un magasin de jouets, observant les ours en peluche et les poupées
animées derrière la vitre. Elle sentit un souffle chaud dans ses cheveux. Elle
se retourna. Harm enleva son écharpe et la glissa autour du cou de Mac.
_
« Hey, vous allez attraper froid. » déclara-t-il.
_ « Merci. J’ai oublié la mienne dans la
voiture. »
Mac sortit
les mains de ses poches pour réajuster l’écharpe. Harm voulut l’aider et entra
en contact avec les mains de Mac.
_
« Vos mains sont gelées ! Donnez-les moi, je vais vous les chauffer. »
Joignant le
geste à la parole, il s’empara de ses mains et entreprit de les réchauffer en
les serrant dans les siennes.
_
« J’ai quelques achats à faire. Vous vous joignez à moi,
pilote ? »
_
« Pour rien au monde je ne laisserais mon marine adoré faire ses achats de
Noël toute seule. »
_
« Même pour une balade en F-14 ? » Demanda Mac en souriant.
_ «
Oui, même pour une ballade en F-14. »
Il
glissa sa main chaude dans la sienne et la guida vers l’entrée du magasin.
_ «
Vraiment je ne sais pas quelle couleur choisir. Ce bracelet en strass est très
beau en violet mais également en rose. C’est pour Chloé. »
Harm
se pencha par-dessus l’épaule de Mac.
_ «
Je pense que le violet lui plairait plus. Enfin, ce n’est que mon avis. »
_ «
Bien, je vais vous suivre, matelot. »
Mac
régla son achat et quitta le rayon.
_ «
Harm, je crois que j’ai encore froid aux mains. » Annonça Mac tandis
qu’ils prenaient les escaliers mécaniques.
Harm
lui décrocha son plus beau sourire et annonça :
_ «
Dites plutôt que vous voulez que je vous prenne la main. »
Mac
rougit et Harm le remarqua. Il ajouta :
_ «
Oh ! Mais c’est une idée qui me plait. »
Ils
passèrent dans le rayon de la lingerie main dans la main et Mac s’arrêta net
devant une nuisette en satin rouge foncé, brodée d’une rangée de strass grenat
juste au-dessus de la poitrine. Elle était très cintrée, bref, très sexy.
_ «
Elle vous plait ? » Chuchota Harm contre l’oreille de Mac.
_ «
Oui, beaucoup. Mais je ne suis pas venu ici pour me faire des cadeaux. Alors,
peut-être une autre fois. »
_ «
Oh ! Mac, il faut que j’achète un cadeau pour Sergee. »
_ «
Et moi pour mon petit A-J. On peut se retrouver au rayon des enfants. »
_ «
Bien. A tout à l’heure. »
Mac hésitait entre un pyjama avec le dernier
héros de dessin animé à la mode et un autre pyjama plus classique mais tout
aussi joli, lorsque Harm réapparut. Il se glissa doucement derrière elle et
passa un bras autour de sa taille.
_ «
Vous avez trouvé tous ce qu’il vous fallait ? » Demanda Mac
_ «
Oui. J’ai également un cadeau pour ma petite maman. »
_ «
Eh bien moi je n’arrive pas à me décider pour ce pyjama. »
_ «
Regardez comme c’est adorable. » Annonça Harm en montrant une grenouillère
blanche sur laquelle était brodée un petit avion bleu.
_ «
Oui c’est très mignon mais A-J est trop grand pour cela maintenant. »
_ «
Je ne parlais pas pour A-J. » Précisa Harm dont les yeux brillaient.
Mac
le regarda, elle venait de comprendre.
_ «
Vous voulez parler de notre contrat ? »
Harm
acquiesça.
_ «
Notre bébé serait adorable dans cette tenue. »
_ «
Je n’en doute pas mais nous avons encore du temps devant nous. »
_ «
Mais pas tant que cela. A-J fêtera ses 4 ans en mai. »
_ «
C’est vrai. Il grandit tellement vite. Vous vous sentez prêt à assumer la
paternité, Harm ? »
_ «
Je crois que oui surtout si vous êtes avec moi. »
Mac releva les yeux vers Harm. Celui-ci la prit par la taille et
la rapprocha de lui. Il percha son visage vers elle et déposa un baiser sur ses
lèvres.
Appartement
de Mac
Georgetown,
Washington DC.
19h30
_ «
Ouf, ces courses m’ont fatigué. » Annonça Mac en posant ses
paquets. « Vous dînez avec moi Harm ? »
_ «
Si vous acceptez de me supporter encore quelques heures. »
_ «
Je crois qu’il faut que je m’habitue à vous avoir près de moi car, à partir du
moment où j’attendrais notre bébé, nous resterons ensemble. C’est ce que vous
aviez prévu, non ? »
_ «
Bien sûr. Je veux rester avec vous, voir notre bébé se développer, vous voir
grossir d’un peu partout, vous plaindre sans arrêt. » Répondit Harm en
s’asseyant sur le canapé.
_ «
Oh, taisez-vous ! Je ne veux rien entendre. »
Mac
se jeta sur Harm pour le faire taire et appuya une main sur sa bouche. Harm
retourna la situation en repoussant Mac sur le canapé et la renversant sur le
dos. Mac éclata de rire tout en essayant de se relever. Mais Harm s’appuya plus
sur elle et elle cessa de bouger. Il approcha son visage du sien et l’embrassa sur les lèvres. Mac posa ses mains
sur les joues de Harm et s’apprêtait à
prolonger leur baiser mais celui-ci se libéra et l’attira contre lui.
_ «
Mac, je voudrais que nous changions notre contrat. »
_ «
Quoi ? »
_ «
Je ne me sens plus capable d’attendre jusqu’au 5 ans d’A-J. »
_ «
Donc je n’aurais pas mon bébé avec mon pilote. »
_ «
Mais si ! Seulement nous pourrions avancer la date. »
_ «
Oui pourquoi pas. Bon, je vais ranger mes achats. Vous pourriez mettre la table
en attendant ? »
_ «
A vos ordres colonel. »
_ «
Harm je crois que vous avez mis un de vos paquets avec les miens. »
_ «
Ah ? Vous êtes sûre ? »
_ «
Oui, je n’ai acheté aucun cadeau emballé dans une boîte argentée. »
Harm
entra dans la chambre et regarda la boîte posée sur le lit.
_ «
Vraiment je ne vois pas ce que c’est. Ouvrez la boîte. » Répondit Harm en
souriant.
_ «
D’accord. »
Mac souleva le
couvercle et écarta le papier de soie.
_ «
Harm, qu’est-ce que … ? »
_ «
C’est pour vous. C’est un petit cadeau de Noël en avance. Elle vous plaisait
tellement. »
Mac
sortit entièrement la nuisette de sa boîte.
_ «
Oh, elle est magnifique. Vous êtes un amour. »
_ »
J’espère que j’ai pris la bonne taille. »
_ «
On va savoir cela tout de suite. »
Mac
disparut quelques instants dans la salle
de bains.
_ «
Cela vous plait ? » Demanda -t-elle en tournant sur elle-même devant
Harm.
_ «
Vous êtes superbe. »
Elle
s’approcha d’Harm, prit ses mains qu’elle mit autour de sa taille et se blottit
contre lui. Harm posa un doigt sous le menton et releva son visage. Il observa
pendant quelques secondes ses grands yeux marron puis approcha ses lèvres. Mac
posa ses mains sur ses joues et l’invita à approfondir son baiser. Harm se
laissa porter par ses désirs et écarta les lèvres. Mac glissa sa langue dans la
bouche de son pilote et la mêla avec la sienne. Harm se retira du baiser pour
reprendre son souffle. Mac passa un doigt sur les lèvres de Harm pour lui
enlever son rouge à lèvres. Elle se détacha de ses bras et retourna dans la
salle de bains pour se changer. Elle en sortit en jeans et en soutien-gorge et
attrapa son téléphone qui s’était mis à sonner.
_ « Bonsoir Mac. C’est Harriet. J’ai un
petit problème avec A-J. Nous avions prévu de passer une soirée seuls Bud et
moi mais la baby-sitter vient de me laisser tomber. Vous savez que depuis
l’accident de Bud … »
_ «
Oui je sais. Vous n’avez pas eu beaucoup de temps pour vous deux. Je comprends.
Vous voudriez que je garde A-J ? »
_ «
Je ne veux pas vous déranger mais cela m’aiderait bien. »
_ «
C’est d’accord. Venez. Harm est avec moi. Je pense qu’à deux on y
arrivera. »
Mac
reposa le combiné. Elle se retourna et remarqua qu’Harm fixait son
soutien-gorge. Elle ne put s’empêcher de sourire.
_ «
Je vous trouble pilote ? »
_ «
Je… , euh non. C’est juste que je n’ai pas l’habitude de vous voir dans cette
tenue. »
_ «
D’accord. Harriet nous a demandé de garder A-J. J’ai accepté. »
_ «
C’est parfait. Avons-nous le temps de dîner avant l’arrivée du monstre ?
Je sais que le chemin qui mène au cœur
d’un marine passe par son estomac. »
_ «
Qu’insinuez -vous ? » Demanda Mac en enflant son pull.
_ «
Eh bien si je veux vous séduire il faut que je vous fasse ma meilleure
cuisine. »
_ «
Qui a dit que vous aviez encore besoin de me séduire ? »
Ils
se regardèrent et éclatèrent de rire.
Appartement de Mac
Georgetown,Washington DC
22h00
Mac
porta A-J qui s’était endormi dans ses bras et l’allongea dans le lit pliant
qu’Harriet avait installé dans son salon. Elle revint s’asseoir sur son canapé
et Harm l’attira contre lui.
Elle
se blottit contre son épaule.
_ «
Harm, j’aimerai que vous restiez ici cette nuit. »
_ «
Cela vous ferait plaisir ? »
_ «
Oui beaucoup. »
_ «
Alors c’est d’accord. Vous devriez aller vous coucher, vous tombez de
sommeil. »
Mac
se leva et tendit une main vers Harm.
_ «
Venez avec moi. »
_ «
Je ne vais pas dormir dans votre lit. Votre canapé est très confortable. »
_ «
Vous plaisantez ? J’ai froid et j’ai besoin de vous pour me réchauffer. Oh
Harm !! »
_ «
Vous obtenez toujours ce que vous voulez ? » Demanda-t-il en se
levant.
_ «
Non pas toujours. Par exemple, en Australie, je voulais que nous ayons une
aventure ensemble et cela ne s’est pas fait. »
Harm
baissa les yeux Mac le prit par la main et le mena dans sa chambre. Elle
commença à déboutonner sa chemise.
_ «
Mac. Non. Arrêtez !! »
_ «
Vous n’allez pas dormir tout habillé. Laissez moi faire. »
Harm
la laissa lui enlever sa chemise et il
lui enleva sa robe de chambre. Elle portait la nuisette qu’il lui avait offert.
_ «
Vous êtes très belle Sarah. »
_ «
Il faut dire que vous êtes pas mal vous aussi. »
Ils
eurent beaucoup de mal à retenir un fou rire.
Mac
souleva les draps et alla prendre place dans
le lit. Harm enleva son pantalon et la rejoignit.
_ «
C’est la première fois que je suis dans ce lit. » Annonça-t-il.
_ «
Ce ne sera peut être pas la dernière. »
Mac
se rapprocha d’Harm et lui caressa la joue. Elle sentit ses bras lui enlacer la
taille.
_ «
Je crois que je vais m’endormir dans vos bras pilote. »
_ «
Oh, mais pas avant cela. »
Avant que Mac ne
puisse réagir, Harm posa ses lèvres sur les siennes.
Elle
se serra contre lui, passa ses bras autour de son cou et écarta les lèvres pour
qu’il puisse l’embrasser plus passionnément. Elle laissa la langue d’Harm
caresser la sienne un moment avant d’y répondre avec la même intensité. Leurs
lèvres se séparèrent à contre-cœur.
_
« Ce baiser était… » Commença Mac.
_ «
Je suis désolé, je n’aurais pas
dû. » Continua Harm croyant que Mac n’avait pas apprécié.
_ «
Si vous regrettez déjà je crois que nous ne sommes pas prêts pour un
bébé. » Répondit Mac en se retournant.
_ «
Mac, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire » dit-il en l’enlaçant et en
collant son torse contre son dos. « Je croyais que vous n’aviez pas
aimé ce baiser. »
_ «
Il faudrait être difficile pilote » répondit-elle en souriant. Elle prit
les mains de Harm dans les siennes et les serra contre sa poitrine.
_
Bonne nuit pilote. »
_ «
Bonne nuit marine. »
Mac
tourna la tête et Harm déposa un baiser sur ses lèvres.
Deux heures plus tard.
_ «
Tatie Mac. »
Harm
et Mac se retournèrent et aperçurent
A-J sur le pas de la porte.
_ «
Qu’est-ce qui se passe mon poussin ? » Demanda Mac.
_ «
J’ai fait un cauchemar. J’ai peur. Je peux dormir avec toi ? »
_ «
Bien sûr mon petit cœur. »
Mac écarta les draps
et allongea A-J de son côté.
_ «
Pour quoi Harm dort avec toi ? »
Mac
ne sut que répondre et Harm vint à son secours.
_ «
Eh bien, on s’est dit que si je restais on serrait deux pour s’occuper de
toi. »
_ «
Mais ça dit pas pourquoi tu dors avec ma tatie ! »
_ «
C’est un peu compliqué pour toi A-J. » Annonça Harm.
_ «
Ben non. Tati Mac, c’est ton amoureuse, c’est tout. »
_ «
Pas vraiment trésor. » Ajouta Mac.
_ «
C’est beau ça, ça brille. » Dit A-J en touchant les strass de la nuisette
de Mac.
_ «
C’est un cadeau de Harm. » Précisa Mac.
_ «
Ben alors t’es vraiment son amoureuse, il te fait des cadeaux. »
_ «
Moi aussi je te fais des cadeaux A-J. » Précisa Mac.
_ «
Oui mais t’es ma tatie c’est pas pareil. »
_ «
Tu devrais dormir mon poussin il est tard. »
A-J
se blottit contre Mac et ferma les yeux. Harm se releva sur un coude et regarda
Mac caresser les cheveux du petit garçon endormi.
_ «
Notre bébé sera tout aussi beau. »Chuchota Harm.
_ «
J’espère qu’il aura vos yeux et votre sourire. » Répondit Mac.
_ «
J’aimerai qu’il soit déjà à cet endroit. » Murmura Harm en caressant le
ventre de Mac.
Appartement de Mac
Georgetown, Washington DC
Quelques jours plus tard, 24 Décembre 18h00.
_ «
Mac vous allez passer deux jours chez moi, ce n’est pas la peine d’emporter
toute votre armoire. »
_ «
Une femme a besoin de beaucoup plus de choses qu’un homme. » Répondit Mac
qui préparait son sac dans sa chambre.
_ «
Ne prenez pas tous vos produits de beauté, il n’y aura pas assez de place sur
l’étagère de ma salle de bains. »
_ «
Je ne prends que le nécessaire et cessez de critiquer. » Continua Mac en
revenant dans le salon. « On peut y aller. »
appartement de Harm
Union Station, Washington DC
18h30.
_ «
Installez-vous. Je reviens dans moins d’une heure. J’ai une course à
faire. »
Mac
posa son sac dans la chambre de Harm. Elle l’attrapa par le bras et le fit se
retourner.
_ «
Harm je sais que vous allez au mur. Laissez moi vous accompagner. »
_ «
Non je ne préfère pas. »
Harm
se libéra de son étreinte et se dirigea vers la porte. Mac le dépassa et
stoppa.
_ «
Je ne veux pas vous laisser seul. Je n’aime pas vous savoir malheureux. Laissez
moi vous accompagner. Harm, d’une certaine façon je fais partie de votre vie.
Enfin, pour moi vous faites partie de la mienne. »
Harm
regarda Mac. Il savait combien Mac tenait à lui et il ne voulait plus la rendre
malheureuse comme cela s’était produit dans le passé. Il l’aimait trop pour
cela.
_ «
Vous faites partie de ma vie Sarah et j’ai besoin de vous. »
_ «
Alors je viens ? »
_ «
Vous êtes têtue mais j’aime çà ! »
Mac
sourit, prit son visage dans ses mains et posa un baiser sur ses lèvres.
Plus
Harm s’approchait du mur et plus Mac le sentait tendu. Alors qu’ils n’étaient
plus qu’à quelques pas, Mac mit sa main dans la sienne et la serra. Harm réagit
en la serrant en retour. Elle savait
qu’il était très vulnérable en cette période de l’année mais il ne
voulait pas l’avouer. Mac connaissait son pilote par cœur et son amour pour lui
ne faisait qu’augmenter dans ces moments difficiles. Il ne lâchait pas sa main,
lui faisant ressentir combien il avait besoin d’elle à cet instant. Harm ne put
retenir très longtemps ses larmes qui coulèrent lentement sur ses joues. Mac le
remarqua et l’attira doucement contre elle. Il se retourna et se blottit dans
ses bras, cachant son visage dans son cou. Bien à l’abri contre Mac, respirant
son parfum et sa chaleur, il put se laisser aller et pleurer librement.
_ «
Chut…Calmez-vous. Je suis là. Cà va aller. Chut. » Chuchota Mac en lui
caressant les cheveux.
_ «
Ne me laisse pas. J’ai besoin de toi. Ne pars plus, reste pour toujours avec
moi. » Répondit Harm toujours blottit contre elle.
Mac
savait que cet excès de sentimentalisme ne ressemblait pas à son pilote mais
certaines circonstances peuvent faire avouer ce que l’on cache tout au fond de
son cœur.
_ «
Je suis là, je ne pars pas. Chut. » Murmura Mac.
Au
bout de quelques instants, Harm releva la tête et Mac sécha ses joues.
-« »
Venez, on va s’asseoir un peu. » Harm reprit Mac par la main et l’emmena
vers un banc.
_ «
Harm, si vous préférez rester seul ce soir je comprendrais. »
_ «
Non, nous allons passer Noël ensemble. Je veux vous apporter le petit déjeuner
au lit demain matin. Vous n’allez pas me priver de ce privilège ? »
_ «
Bien sûr que non. Je suis sûr que cela fait une éternité que vous n’avez pas
fait cela. »
_ «
La dernière femme à qui j’ai apporté le petit déjeuner c’était Diane. Je
l’avais invité à venir passer quelques jours de vacances chez ma mère avec moi.
Nous avions dormi ensemble. Ne me regardez pas comme cela, il ne s’était rien
passé. »
_ «
De toute façon cela ne me regarde pas…je…atchoum ! » Harm sortit un mouchoir de sa poche.
_ «
Vous n’allez pas être malade maintenant. »
_ «
Non …qu’est ce que c’est que cela ? » Demanda Mac en ramassant
une petite boite noire qui était aux pieds de Harm.
_ «
« Ne l’ouvrez pas … » Répondit Harm d’une voix à peine
audible.
_ «
Trop tard ! Oh, elle est belle. »
_ «
C’est la bague de fiançailles de ma grand-mère Sarah. Mon grand-père avait
économisé tous les mois sur sa solde pour pouvoir lui offrir. »
_ «
C’est un diamant ? Je n’en ai jamais eu entre les mains. »
_ «
Oui c’est un diamant. Mais je croyais que la bague de Mic… »
_ «
C’était un zirconium. Il m’avait promis un diamant pour nos un an de mariage.
Mais c’est du passé tout çà. Comment cela se fait-il que vous ayez cette
bague ? »
_ «
Ma grand-mère me l’a donné il y a quelques années. Elle m’a dit de l’offrir à
la femme que j’épouserais. Mais cela n’est pas arrivé. Vous voulez la
mettre ? »
_ «
Harm, je ne sais pas, c’est trop beau pour moi. »
_ «
Chut. Donnez-moi votre main. »
Inconsciemment
Mac tendit la main gauche et Harm passa la bague à son annulaire.
_ «
Elle est vraiment magnifique. » Annonça Mac en bougeant sa main pour faire
briller le diamant.
_ «
Vous pouvez la garder. Puisqu’elle vous plait, je vous l’offre. »
_ «
Non je ne peux pas accepter. »
Répondit Mac en essayant d’enlever la bague.
Harm
l’arrêta.
_ «
Gardez-la. Ma grand-mère serait heureuse de savoir qu’une Sarah porte sa
bague. »
_ «
Elle vous a dit de la donner à la femme que vous épouserez. »
_ «
Nous allons faire un bébé ensemble. C’est tout aussi important. Vous n’êtes pas
obligée de la porter tout le temps mais gardez-la. Je tiens beaucoup à vous,
Mac. »
_ «
Moi aussi. Je crois que je ne vais plus l’enlever. Ce serait dommage de laisser
un beau diamant dans une boîte. »
_ «
Je reconnais bien là les femmes ! »
Mac
sourit, se rapprocha de lui et prit son visage dans ses mains. Harm attrapa sa
taille et l’attira sur ses genoux. Ses lèvres rencontrèrent les siennes. Ce
fut d’abord quelques petits baisers du
bout des lèvres puis Mac invita Harm à écarter les lèvres. Il accueillit sa
langue dans sa bouche et la mêla avec la sienne. Leur baiser fut long et
sensuel et se termina par un soupir de plaisir venant de Mac avant que leurs lèvres ne se séparent.
Appartement de Harm
Union Station, Washington DC
20h00
_ «
Vous vous êtes noyé sous votre douche, matelot ? » Demanda Mac.
_ «
J’arrive. Vous pouvez commencer à manger sans moi. » Répondit Harm en
sortant de sa chambre vêtu d’un caleçon et d’un tee-shirt de l’US Navy.
Mac
était installée dans le canapé et faisait sécher les ongles de ses mains
qu’elle venait de vernir. Harm fut surpris de voir qu’elle avait enlevé la nuisette qu’elle portait tout à l’heure en
sortant de la douche et l’avait échangé contre une de ses chemises.
_ «
Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi est-ce que vous me regardez comme
cela ? »
_ «
Vous portez une de mes chemises. »
_ «
Je me suis permise de la prendre dans votre armoire pendant que vous étiez sous
la douche. D’ailleurs je tiens à vous dire que vous avez de très jolies petites
fesses pilote. »
_ «
Vous m’avez vu sous la douche ? »
_ «
Je ne voulais pas regarder mais la tentation était trop grande, alors… »
Répondit Mac en souriant.
_ «
J’ai peut-être le droit de voir quelque
chose de vous, non ? » Demanda Harm en lui offrant son
sourire « top gun » .
_ «
Je vais réfléchir, peut-être demain matin. »
_ «
Non, je veux voir maintenant. »
_ «
D’accord. Je sais exactement sur quoi vous fantasmez alors je vais vous faire
baver matelot. » Répondit Mac en le regardant dans les yeux.
Elle
se redressa dans le canapé et croisa les jambes. Puis elle déboutonna tout
doucement la chemise jusqu’à la moitié et la fit descendre très lentement de
ses épaules. Harm s’approcha d’elle. Sa chemise fortement échancrée laissait
voir deux seins fermes que l’on avait sur l’instant envie de faire jaillir de
la chemise ce qui ne semblait guère demander d’effort tant leur éclosion était
proche, retenue par le tissu satiné de la chemise. Harm était comme hypnotisé,
il tendit une main malhabile vers l’échancrure mais Mac s’écarta. Elle pouvait
lire dans ses yeux tout ce désir qu’il n’arrivait plus à cacher, elle le
rendait fou.
Mac
attendit encore quelques secondes avant de reboutonner la chemise avec la même
lenteur. Puis elle se leva, poussa Harm qui était sur son passage et alla
s’asseoir à table.
_ «
Qu’est-ce qu’il y a pour dîner ? »
Harm
la regarda et éclata de rire, elle l’étonnait tous les jours.
Deux heures plus tard,22h00.
Harm
allongea ses jambes sur le canapé et mit un coussin dan son dos. Mac mit une
cassette dans le magnétoscope et le rejoignit. Elle s’installa entre ses jambes
et posa sa tête contre son épaule. Harm les couvrit avec le plaid. Mac ne
savait pas pourquoi elle avait apporté « top gun ». Elle avait
l’habitude de regarder ce film lorsqu’elle avait le cafard et que Harm lui
manquait. Mais en ce moment elle était dans ses bras et s’y sentait vraiment
bien. Quelque chose de mouillé coula dans son cou. Elle l’essuya et releva la
tête. Harm pleurait. Mac se redressa et enroula ses bras autour de son cou.
_ «
Je ne voulais pas vous faire pleurer. Je ne savais pas que ce film… »
_ «
Cela n’a rien à voir avec l’histoire du film. C’est juste qu’il me rappelle
Diane. Nous étions allés le voir ensemble au cinéma à sa sortie en 1986. »
_ «
Je comprends. Si vous préférez, je peux arrêter la cassette. » Dit Mac en
séchant ses joues.
_ «
Non, ça va. Je suis juste un peu trop émotif en ce moment. Ça va passer. »
_ «
Je m’en veux. Je n’aime pas vous voir triste. »
_ «
Vous pouvez vous faire pardonner. » Répondit Harm en souriant.
_ «
Ah, oui ? Comment ? »
Au
lieu de lui répondre Harm lui adressa un autre sourire avant de rouler des yeux
d’une manière significative.
_ «
Harmon Rabb Jr ! » s’écria
Mac en riant. Elle s’empara d’un autre coussin et l’écrasa sur sa
figure, faisant mine de vouloir l’étouffer.
Harm
enleva le coussin et le jeta derrière lui : Mac approcha son visage et
posa son front contre le sien. Les mains d’Harm caressaient son dos à travers
la chemise.
Elle
posa un rapide baiser sur ses lèvres avant de se réinstaller contre lui. Mac se
replongea dans le film. Elle savait que viendrait bientôt la scène où les deux
personnages s’avoueraient leur amour et vivraient une nuit torride. Elle essaya
d’imaginer comment serait cette première nuit où Harm accepterait enfin de se
laisser aller et de lui faire l’amour. Mais elle savait d’avance qu’elle ne
serait pas déçue. Jordan Parker, l’ex de Harm, lui en avait dit assez sur ses
nuits avec Harm et Mac avait compris qu’il serait un amant très attentionné qui
s’assurerait que sa partenaire prenait autant de plaisir que lui, sinon plus.
Mac
sortit de sa rêverie lorsqu’elle sentit qu’une main, précédemment posée sur son
ventre, remontait doucement vers ses seins.
Sans
savoir pourquoi, elle ne l’arrêta pas. Mac retint pendant quelques secondes sa
respiration pendant que la main de Harm continuait ses caresses sur sa poitrine
avant de déboutonner lentement sa chemise et de glisser sur sa peau. La
respiration de Mac s’accéléra lorsque la deuxième main de Harm se promena sur
ses cuisses. Elle devait faire comprendre à Harm qu’elle avait envie de
continuer mais pas sur un canapé. Elle se redressa et se tourna vers lui.
Celui-ci
en profita pour faire descendre sa chemise et la jeter à côté du canapé. Il
s’assit et la prit sur ses genoux. Sans même réfléchir, Mac s’assit à cheval
sur lui et lui enleva son tee-shirt. Elle n’arrivait pas à se contrôler. Elle
le voulait, lui, ici, et maintenant. Elle avait attendu ce moment pendant trop
longtemps. C’était tout ce qu’elle avait imaginé et tellement plus encore. Les
mains de Harm se faisaient possessives et se promenaient sur son corps, lui
enlevant des soupirs de plaisir.
Mac
ouvrit les yeux et regarda autour d’elle. Les mains de Harm étaient toujours
posées bien à plat sur son ventre et elle portait sa chemise. Sur l’écran de la
télévision, le générique de fin défilait. Ce n’était qu’un rêve ? Cela lui
avait paru tellement réel.
Mac
rougit en pensant que Harm avait peut-être entendu les soupirs de plaisir
qu’elle avait prononcé en rêvant. Elle hésita un instant avant de relever la
tête. Harm dormait, sa tête légèrement tournée sur le côté. Mac le regarda
dormir pendant quelques instants puis elle sortit très doucement de ses bras et
éteignit la télévision. Elle couvrit Harm et l’embrassa sur les lèvres avant de
rejoindre la chambre.
Mac
s’allongea dans le lit de Harm et regarda une dernière fois en direction du
canapé avant de poser sa tête sur l’oreiller. Harm avait changé les draps avant
son arrivée. Le seul moyen de sentir sa présence était de prendre son oreiller.
Mac releva la tête et attrapa l’oreiller de Harm et y enfouit son visage.
_ «
Je crois que ceci est mon oreiller, marine. »
Mac
ouvrit les yeux. Harm était réveillé et se tenait à l’entrée de la chambre et
la regardait en souriant. Mac se sentit rougir.
_ «
Je … je ne voulais pas vous réveiller. Je me suis permise de venir me coucher
dans votre lit. »
_ «
Vous avez bien fait. D’ailleurs je vais vous rejoindre. » Harm s’installa
à côté de Mac.
_ «
Vous voulez reprendre votre bien ? » Demanda Mac en lui tendant son
oreiller.
_ «
Non, je vais prendre le votre. »
Mac sourit et lui mit sous la
tête. Harm lui prit les mains.
_ «
Vous êtes toujours gelée. Venez plus près, je vais vous réchauffer. »
_ «
N’en profitez pas pour promener vos mains n’importe où. »annonça Mac.
_ «
Moi ? je ne fais jamais rien sans un accord ! » répondit Harm en
prenant un air offensé.
Mac
éclata de rire suivie par Harm. Il frissonna quand Mac posa ses mains froides
autour de sa nuque. Elle les enleva rapidement, les posa sur son torse et
caressa machinalement son tee-shirt du bout des doigts. Son regard se posa sur
la bague qui brillait largement à son doigt.
Harm
prit sa main dans la sienne et entrelaça leurs doigts pendant que sa deuxième
main la prenait par la taille et l’attirait contre lui. Mac s’endormi
rapidement, bien au chaud dans les bras de son pilote.
Appartement de Harm
Union Station, Washington DC
10h00
Une
odeur de brioche chaude et de café réveilla Mac. Elle ouvrit les yeux. Harm
était assis sur le bord du lit à côté d’elle et il se pencha pour repousser
délicatement une mèche de cheveux qui tombait sur son front.
_ «
Alors réveillée marine ? »
_ «
Mmmh …Oui. » répondit Mac en s’étirant. Elle tendit les bras vers
Harm et s’empara de son visage qu’elle attira vers elle. Harm posa ses lèvres
sur celles de Mac et l’embrassa tendrement.
Mac
s’asseya dans le lit.
_ «
Joyeux Noël marine. » annonça Harm en lui tendant une petite boite rouge
rectangulaire.
_ «
Allez dans mon sac, il y a quelque chose pour vous. » répondit Mac.
Harm
revint avec une boite noire.
_ «
Joyeux Noël pilote. »
Harm
s’installa sur le lit en face de Mac. Elle ouvrit la petite boite et en sortit
une chaîne avec un pendentif en saphir.
_ «
Oh, Harm, c’est magnifique. »
_ «
Je suis content que cela vous plaise. »
Il
lui prit la chaîne des mains et lui attacha. Puis il ouvrit la boîte. Il en
sortit une gourmette en argent sur laquelle était gravé son prénom.
_ «
Je n’ai pas voulu faire graver « Harmon ». Je trouve que
« Harm » passe mieux. »
_ «
Merci Mac. Vous me l’attachez ? »
_ «
Bien sûr. J’ai fait graver un petit mot en dessous. »
Harm
retourna la gourmette et lut : « avec tout mon amour
SARAH. »
Harm
releva la tête et plongea son regard dans les grands yeux marrons de sa
partenaire. Mac rompit le silence.
_ «
Elle vous plait ? »
_ «
Oui. Beaucoup. J’ai eu une gourmette semblable il y a quelques années. »
_ «
Ah ? Je ne vous ai jamais vu la porter. »
_ «
C’était lorsque j’étais à l’Académie d’Annapolis. A ma sortie de l’école, je
l’ai donnée à Diane et elle, elle m’a donné la sienne. On savait que l’on
allait être séparés alors on voulait garder un petit quelque chose de l’autre.
Je crois que ses parents lui ont laissé quand… »
Harm
ne réussit pas à terminer sa phrase. Mac le prit dans ses bras et lui caressa
les cheveux.
_ «
Je sais que vous étiez très amoureux d’elle… »déclara Mac.
_ «
Oh oui… je pensais qu’avec les années je réussirais à l’oublier mais ce n’est
pas le cas… quand je vous vois… »
_ «
Je sais … vous voyez Diane… »
_ « Non.
Vous n’êtes pas Diane. Vous lui ressemblez physiquement mais pour tout le reste
vous êtes totalement différente et c’est comme ça que vous me plaisez. J’ai
perdu Diane beaucoup trop tôt. J’ai failli vous perdre aussi, pas de la même
façon mais le résultat aurait été le même. »
_ «
Mais maintenant je suis là… »
_ «
Je sais, c’est comme si une deuxième chance m’était donnée. Et celle-là je ne
dois pas la laisser passer. »
_ «
De toute façon je ne vous laisserais pas
faire n’importe quoi. »
_ «
J’oubliais que vous êtes mon ange gardien. »
_ «
Oui mais votre ange gardien a faim ! »
_ «
Oh, j’allais oublier le petit déjeuner au lit ! »
Mac
pouffa de rire et Harm la suivit.
Appartement de Harm
Union Station, Washington DC
11h30
Mac se leva
du canapé et se dirigea vers la fenêtre. Dehors la neige tombait en doux
flocons depuis plusieurs heures déjà et sur le sol s’était formé un délicat tapis blanc.
Harm
était à la cuisine et faisait mijoter le repas. Il jeta un coup d’œil en
direction de Mac.
Elle portait un tailleur veste-
pantalon gris clair avec un chemisier en satin blanc. Harm se dirigea vers
elle. Il glissa ses bras autour de sa taille et posa sa tête sur son épaule.
Mac répondit en mettant ses mains sur celles de Harm. Il releva la tête et l’embrassa
dans les cheveux.
_ « A quoi pensez vous
marine ? »
_ «
Je me disais juste que Noël prochain nous serons peut-être trois. »
_ «
Ou quatre. » commença Harm.
Mac
se retourna et le regarda.
_ «
Et bien oui, des jumeaux ça existe non ? » continua-t-il.
_ «
Ne me parlez pas de jumeaux ! Un
bébé ça demande beaucoup de travail, alors deux…. »
_ «
Mais il nous faut deux bébés ! Une fille pour les marines et un garçon
pour l’aéronavale. »
_ «
Et pourquoi ma fille ne pourrait pas être pilote ? »
_ «
C’est vrai, vous vous êtes bien débrouillée lorsque je vous avais permis de
piloter mon Stearman. »
_ «
J’aimerai bien recommencer. »
_ «
Eh bien dès que le temps sera favorable, c’est promis je vous emmène. »
_ «
A condition que mon état de santé le
permette. » répondit Mac en glissant ses bras autour du cou de Harm qui la
rapprocha de lui.
_ «
On fera attention…. »
Mac
se pressa plus contre Harm et leurs lèvres se joignirent, ce baiser reflétait leur amour mais aussi leur besoin
l’un de l’autre. Harm lui rendit le baiser avec la même ardeur, ses mains
explorant sa peau en se glissant sous le chemisier.
La
sonnette de la porte d’entrée mit fin à leur étreinte Harm se sépara à contre
cœur de Mac et alla ouvrir la porte.
_ «
Joyeux Noël, mon chéri ! »
Trish
sauta au cou de son fils.
_ «
Joyeux Noël maman. Je ne savais pas que tu devais venir. »
_ «
J’ai laissé un message sur ton répondeur, il y a quelques jours. Tu as oublié
de les écouter , n’est-ce pas ? C’est pas grave. Je te dérange pas
j’espère ? »
Sans
laisser à Harm le temps de répondre, Trish s’avança dans le salon et aperçu Mac
devant la fenêtre.
_ «
Bonjour madame. » annonça Mac en s’ avançant vers Trish.
_ «
Bonjour Mac. C’est un plaisir de pouvoir enfin vous rencontrer, depuis le temps
que Harm me parle de son marine. Mon fils ne s’était pas trompé, vous êtes très
belle. »
_ «
Merci madame. »
_ « Oh
pas de madame, c’est Trish. »
_ «
Franck n’est pas avec toi ? »Demanda Harm.
_ «
Non il a la grippe. Il a préféré rester à la maison. Il te passe le
bonjour. »
_ «
Tu veux rester déjeuner avec nous maman ? »
_ «
Si c’est toi qui fait la cuisine, j’accepte. »
_ «
Alors marché conclu. Les filles vous mettez la table. »
_ «
Eh, il veut faire le chef. Il oublie qu’il y a un marine ici. » Commença
Mac.
_ «
Oh, je ne risque pas de l’oublier. » Continua Harm en embrassant Mac sur
la joue.
Trish
aperçut la bague que Mac portait à la main gauche.
Elle
prit la main de Mac dans la sienne.
_ «
Je connais cette bague. »
_ «
C’est la bague de fiançailles de grand-mère. » Répondit Harm.
_ «
Vous êtes fiancés tous les deux ? »
Harm
regarda Mac avant de répondre.
_ «
Non. Je l’ai montrée à Mac et comme elle lui plaisait, je lui ai offert. »
_ «
Mmmh…je vois. Dommage… Je me demande si un jour je serais grand-mère.
Franchement, tu étais plus entreprenant avec les jolies filles il y a quelques
années. Je crois que la marine t’a un
peu changé. »
_ «
Maman tu sais très bien que cela n’a rien a voir. »
_ «
Mac, vous seriez un amour si vous alliez chercher les deux paquets, que j’ai
oublié dans la voiture. »
Trish
tendit les clefs à Mac.
_ «
Bien sûr. »
Mac
sentait que Harm voulait dire quelque chose à sa mère et que sa présence le
gênait. Elle sortit donc de l’appartement.
Trish
prit son fils par la main et l’assit sur le canapé.
_ «
quel est le problème ? Mac est belle, intelligente, adorable. Je vois
dans ses yeux qu’elle t’aime.
Laisse-lui une chance de te le montrer. Harm, ne fais pas l’idiot avec elle.
Elle a besoin de toi et tu as besoin
d’elle. Est-ce que tu l’aimes ? »
_ «
Maman… »
_ «
Je veux savoir si tu l’aimes. »
_ «
Oui je l’aime. Depuis le premier jour où je l’ai vu, je suis tombé amoureux d’elle.
J’aimerai l’épouser, lui faire des enfants. Mais je ne suis même pas capable de
lui dire que je l’aime. »
_ «
Mais pourquoi ? La situation est simple pourtant. »
_ «
Tu ne vois donc pas qu’elle le portrait de Diane ? »
_ «
Je sais Harm. Mais Diane fait partie du passé. Tu dois vivre dans le présent et
avec Mac. Diane aurait voulu que tu sois heureux. »
_ «
Je sais tout ça maman. Je voulais offrir cette bague à Mac en tant que bague de
fiançailles mais je n’ai pas réussi à le lui dire. J’ai tout de même réussi à
aborder l’idée de faire un enfant ensemble. »
_ «
Un enfant ? »
_ «
Oui Mac veut un bébé. Je lui ai proposé de lui faire cet enfant. L’idée lui a
plu. »
Au
même moment Mac frappa à la porte et entra dans l’appartement. Trish et Harm la
regardèrent.
_ «
Qu’est-ce qui se passe ? » Demanda Mac en posant les paquets.
_ «
J’ai dit à ma mère que nous avions l’intention de faire un bébé ensemble très
bientôt. »
_ «
En fait, je lui ai soutiré l’information. Il ne faut pas lui en vouloir. »
_ «
De toute façon je n’arrive jamais à lui en vouloir. Dès qu’il me regarde et me
fait son sourire « top gun », je pardonne…. » Précisa Mac.
Trish
ne put s’empêcher de rire.
Après
avoir déjeuné, ils retournèrent s’asseoir dans le salon.
_ «
Harm, en réalité je suis à Washington depuis avant hier déjà. Je suis allée au
mur. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais besoin de me rapprocher de ton père.
Il me manque tellement. Je sais bien que j’ai Franck mais c’est très différent.
La semaine dernière je suis allée dans le grenier pour faire un peu de ménage.
J’ai retrouvé toutes les lettres que ton père m’avait écrites lorsque nous
nous sommes connus. J’avais 18 ans et
lui 22. J’ai l’impression que c’était hier. »
Harm
écoutait sa mère avec attention et essuya ses larmes lorsqu’elle se mit à
pleurer.
_ «
Maman, calme-toi. Ne pleure plus. Ca va aller. »
Mac
essayait de contenir ses larmes. Elle se leva du canapé et alla près de la
fenêtre.
_ «
Mon chéri, va la chercher. » Chuchota Trish en désignant Mac du regard.
Harm
obéit. Il prit Mac par la taille et la ramena avec lui.
_ «
Je ferais peut-être mieux de rentrer chez moi pour vous permettre de discuter
en famille » commença Mac.
_ «
Sarah, vous faites partie de la famille. Mon fils a beaucoup de chance de vous
avoir dans sa vie, même si la plupart du temps il se comporte comme un
imbécile. » Appuya Trish en regardant Harm.
Celui-ci
rougit et cela fit rire Mac.
En
tout cas, hier soir il s’est très bien comporté. » Précisa Mac.
_ «
Ah ? Vous avez passé la soirée ensemble ? » Demanda Trish.
_ «
Oui, j’ai dormi avec Harm. Saviez-vous que votre fils est une vraie bouillotte
vivante ? » Annonça Mac en pinçant gentiment la cuisse de son
partenaire.
_ «
Eh ! Un peu de respect ! Je vous ai offert ma chaleur hier soir. Vous
croyez que c’est facile de réchauffer un marine gelé ? » Répondit
Harm en entrant dans le jeu de Mac sous les yeux amusés de Trish.
_ «
Dites donc pilote, vous avez réchauffé une femme, ce n’est pas quelque chose de
désagréable à faire ! »
_ «
Sauf quand c’est une marine. On n’ose pas poser les mains n’importe où sans
autorisation préalable au risque de se retrouver en bas du lit avec un coup de
pieds dans les fesses. C’est tout de même un travail risqué non ? »
_ «
Mais vous aimez prendre des risques pilote ? »
_ «
Juste quand je suis avec vous marine. »
Mac
se tourna vers Trish.
_ «
Je crois que nous formons une vraie équipe tous les deux ! »
Trish
resta encore un peu chez son fils avant de partir prétextant un besoin de se
reposer avant de reprendre l’avion dans la soirée. Harm se retrouva donc seul
avec Mac. Il lui proposa une ballade sous la neige. Ils se rendirent à
Lafayette Park et marchèrent main dans la main au milieu des flocons.
Lorsqu’ils rentrèrent, Harm prépara un chocolat chaud et Mac alla dans la chambre pour ranger ses
affaires.
_ «
Mac, vous êtes obligée de partir maintenant ? »
Mac
posa son sac dans l’entrée.
_ «
Je prends ce chocolat et je file. J’ai des dossiers à relire pour
demain. »
_ «
Ah, je pensais que nous aurions pu dîner ensemble. »
_ «
Cela m’aurait fait très plaisir mais j’ai vraiment beaucoup de travail. »
_ «
Oh, mais vous pourriez ramener vos dossiers ici et je vous aiderais. »
_ «
Vous croyez peut-être que je pourrais travailler correctement assise sur vos
genoux ? »
_ «
C’est une idée qui me plairait bien pourtant… »
_ «
A moi aussi. »
Ils
sourirent et Harm se rapprocha de Mac.
_ «
Ne me regardez pas comme cela, je ne peux vraiment pas rester. »
_ «
Vous me manquez déjà ! »
_ « Je
ne suis pas encore partie… Je pensais que vous seriez plus convaincant pour me
retenir. »
Harm
prit brusquement Mac par la taille et
l’embrassa fougueusement sur les lèvres.
_ « Je
crois que j’ai besoin d’étudier plus longuement la signification de ce
baiser. » Commença Mac.
_ «
Alors cela veut dire que vous restez ? »
_
Oui je reste mais à une seule condition. »
_ «
Laquelle ? »
-« Que
vous m’embrassiez encore mais plus lentement cette fois. »
_ «
A vos ordres. »
Harm
prit Mac dans ses bras et l’emmena vers le canapé. Il s’y assit et installa Mac
sur ses genoux. Elle l’étudia un moment du bout des doigts avant de poser ses
lèvres sur les siennes. Leurs langues se caressèrent longuement offrant à Harm
et à Mac l’occasion de se laisser aller à des soupirs de plaisir. Au bout de
quelques instants Mac se détacha lentement des lèvres de Harm.
_ «
Sarah, je crois que nous sommes vraiment en train de nous rapprocher et je
pense que le vouvoiement n’est plus utile. »
_ «
Tu as raison. Alors on vient de franchir une étape importante. »
_ «
Ca se fête. »
Harm
reprit les lèvres de Sarah entre les siennes et s’en suivit un autre long
baiser passionné.