Article : David James Elliott
La vie de David James Elliott parait très brillante
Vous le connaissez presque plus pour son rôle à couper le souffle dans la série à succès de CBS, "JAG". Mais David James Elliott est probablement un des acteurs les plus versatile d'Hollywood. David peut captiver son public et faire croire aux télespectateurs en son personnage quelque soit le type de rôle qu'il joue. De son rôle dans "Seinfield" à vous faire vous rouler par terre de rire à son interprétation du petit ami joueur de foot accroc au sexe dans "Melrose Place". Quand j'ai parlé avec David, je l'ai trouvé en un chef de famille chaleureux avec les pieds sur terre et un grand sens de l'humour, dévoué à ses passions et à la vie. Il est tout ce que vous pensiez qu'il puisse être et plus encore ! Voici quelques pensées de David sur tout, des bas de la perte de son frères aux hauts d'une vie saine et d'un Ironman.
FCL: Quel âge avez-vous?
DJE: Si je vous le disais, je devrais vous tuer (rires). J'ai 46 ans mais j'ai l'impression d'en avoir 28. Mon pote n'arrête pas de me dire qu'il a 28 ans quand il en a réellement 47 et je lui dit qu'il a dû vivre 28 dures années ( rires).
FCL: Quand vous travaillez, est-ce que vous vivez à Los Angeles ?
DJE: Oui. J'ai des enfants et ils vont à l'école alors je reste ici autant que possible. Mais j'irai quelque soit l'endroit où j'ai besoin d'aller. On m'avait proposé une série l'an passée qui se tournait à Vancouver et j'ai dit : les gars, je ne peux pas. Je viendrai et ferai une saison si vous me promettez que vous la ramènerez mais sinon, mes enfants sont à l'école et je ne peux pas les éloigner. Je ne leur ferais jamais ça. Je leur ai dit que si ça restait là-haut, alors j'allais devoir renoncer. Ils ne pouvaient pas m'assurer qu'ils la ramèneraient à LA pour la seconde saison alors j'ai renoncé (NDT: il s'agissait de la série "Men in Trees").
FCL: Dix ans comme star de JAG...Quand vous êtes parti en 2005, vous avez tout de suite fait une autre production. J'ai entendu que votre frère est mort juste à cette prériode. Vous étiez très proche de lui, n'est-ce pas ? Comment avez-vous négocié cela ?
DJE: Je faisais un film à cette période. Je ne l'avais pas vu depuis un moment mais on s'était parlé au téléphone. Il est venu et m'a rendu visite environ 5 jours avant qu'on ne commence à tourner. On est resté ensemble à l'hôtel, on est sorti dîner, et on a trainé en prenant du bon temps. Puis, il est allé chez ma mère deux jours avant qu'on ne commence à tourner. Il est mort cette nuit-là. Le jour suivant, j'ai reçu un appel de ma mère et je ne savais pas ce que j'allais faire. Le film était programmé pour commencer et je jouais dedans, je le portais. C'était un rôle très émotionnel sur un gars impliqué dans un accident de voiture et qui tombe dans le coma (c'est basé sur une histoire vraie.) Il en sort; ils disent que son cerveau est mort et qu'il ne sera jamais plus le même. Il s'agit de son combat pour un retour à la normalité et bien qu'il ne retrouve jamais ses souvenirs, il est capable de fonctionner en tant qu'être humain. Il apprend ses souvenirs mais ils ne lui sont plus attachés. Son histoire et celle de sa famille, et bien, c'était quelque chose de fort pour moi à cette période. Le 1er jour, je suis simplement resté assis dans ma caravane. J'étais une ruine. Je ne pensais pas que j'allais être capable de le faire. Mais alors, j'ai réalisé que je devais faire avec et continuer.
FCL: Alors maintenant, vous êtes dans Close To Home (NDT: qui vient d'être annulée). Vous n'avez pas à porter le poids du show comme vous l'avez fait sur JAG. Alors, est-ce que ça vous rend la vie plus facile ?
DJE: Je suis là davantage pour mon fils plus que je ne l'ai été pour ma fille. J'étais partagé entre porter un autre rôle ou ce que j'allais faire après. Quand j'ai été approché pour CTH, ils ont décrit un personnage qui était intéressant et qui semblait très amusant à faire. J'y ai réfléchit et ai dit oui.
FCL: C'est fascinant comment les acteurs traduisent un personnage du papier à la réalité dans un show. Donc, ma question suivante est : comment comparez-vous le développement du personnage de Conlon avec celui de Harm ?
DJE: Vous savez, j'ai parlé longuement aux auteurs au sujet de ce personnage. Tout d'abord, quand vous développez un personnage vous allez dans son passé et écrivez ce passé pour lui. Il y a une croyance qui s'installe bien elle-même dans ce procédé : que les gens développent des périodes de 7 ans jusqu'à leurs 40 ans et ensuite, ça saute à des périodes de 15 ans; donc il y a certaines facettes de votre personnalité qui sont d'abord développées dans les 7 premières années et puis dans les 7 suivantes, et encore les 7 suivantes et ainsi de suite. Vous êtes alors capable de saisir ces traits de personnalité et de les intégrer dans votre personnage. C'est ce que j'essaye de faire.
FCL: Et vous faites ça bien. Quels autres intérêts spéciaux avez-vous en dehors de la comédie et du théâtre ?
DJE: Je joue de la guitare, j'aime pêcher, j'aime passer du temps avec ma famille et jouer au golf. J'ai joué au golf en Floride mais l'herbe est différente de celle du désert. Quand je jouais là-bas avant, je n'étais pas un aussi bon golfeur que maintenant alors l'herbe compliquait vraiment mon jeu. Elle attrapait la tête du club et la plantait dans le sol (rires). Je suis un bien meilleur joueur maintenant alors j'aimerai rejouer en Floride.
FCL: Vous et Nanci êtes mariés depuis presque 15 ans. Vous êtes un des rares couples de célébrités qui êtes resté ensemble plus que quelques années.
DJE: Et bien, on y travaille. Vous connaissez cet axiome : ou bien vous vieillissez ensemble ou bien vous vieillissez chacun de votre côté. C'est vrai. On continue à travailler sur nous-même. Ca a été un processus d'apprentissage. On ne savait pas grand chose au début mais on a continué à travailler sur nous-même. Mais vous devez aussi avoir une vie en dehors de cette relation. C'est important d'avoir vos propres amis et puis des amis que vous avez ensemble. Pour avoir une relation saine.
FCL: Quand vous avez l'occasion de voyager, où appréciez-vous d'aller à part aux Bahamas ?
DJE: En Italie. On y a été pas mal de fois. On aime l'histoire, les gens, la nourriture et l'art. On construit une maison actuellement, une villa Toscane classique. Durant nos voyages en Italie, on a acheté un tas d'antiquités, des choses qui relient vraiment tout ensemble. Nous serons finalement dans la nouvelle maison en juin. On la construit depuis 3 ans, ici à L.A.
FCL: Vous courez des marathon depuis longtemps. Qu'est-ce qui vous a intéressé dans le fait de courir ?
DJE: J'étais toujours un gars de piste et de terrain au collège. Le défi de la distance : j'étais toujours dans la crainte de quiconque pouvait courrir n'importe quelle distance en n'importe quel temps. La 1ère fois que j'ai courru pendant 5 mn sans m'arrêter, je pensais que j'avais dépassé certaines barrières et que j'étais devenu Superman. Wow ! J'ai courru 5mn sans m'arrêter ! Maintenant, je cours pendant des heures et des heures à la fois. J'ai fais près de 15 marathons. J'ai fais l'Ironman il y a 2 ans et je vais en faire un autre bientôt. J'aime le triathlon parce que quand vous vous entrainez, vous travaillez trois disciplines différentes. Votre corps n'est pas sollicité de la même façon tous les jours. Mais vous développez toujours de petits problèmes. Je viens juste de passer une IRM du genoux il y a 20 mn, j'ai un petit problème au tendon, mais je suis sûr que ça ne va pas me laisser sur le carreau. Entre temps, j'ai nagé et fait du vélo. L'idée était de rester en forme pour le boulot. J'ai découvert que si je me fixe un but, je vais aller plus probablement au gymnase que si je m'entraine juste pour une question d'esthétique. J'ai tendance à me forcer à me lever et à y aller parce que je sais que le jour de la course va arriver. J'ai un pote avec qui j'en fais la plus grande partie et nous sommes assez compétitifs. C'est bien d'avoir un partenaire d'entrainement. C'est vraiment important. Ca vous aide à pousser un petit peu plus fort.
FCL: Comment trouvez-vous le temps pour la routine intense de fitness qui vous permet de concourrir dans un Ironman ?
DJE: C'est dur. Vous prenez sur votre sommeil. J'ai aussi des responsabilités familliales. Chaque jour est un défi différent. Je dis : où est ma fenêtre d'opportunité pour y arriver aujourd'hui ? Pour le 1er Ironman, avant de le faire ou d'accepetr de le faire, j'ai du aller trouver ma femme et m'assurer qu'elle me soutiendrait. Parce que près de la fin, dans les deux derniers mois, vous sortez pour un entrainement de 8 à 9 heures. On roule 50 miles et puis on court 17 miles; puis vous rentrez à la maison et vous êtes lessivé. Vous voulez faire un somme de 3 heures mais elle est comme : écoute, j'ai eu le bébé pendant 9h d'affilées...Vous jonglez avec les choses. J'appartiens à deux clubs de gym. L'un à côté de la maison et un près du travail. Je garde un vélo chez un ami à Valancia et un autre chez un ami à Redondo Beach. Ils sont tous les deux à environ 40ou 50 miles de chez moi. Et j'ai un vélo chez moi. J'ai mis une ligne rapide dans ma piscine et le week-end, on nage dans l'océan donc, où que je sois ou quelque fenêtre d'opportunité que j'ai qui puisse correspondre avec une de quelqu'un d'autre, j'y vais.
FCL: Votre vie bien remplie doit causer du stress. Quel est votre moyen le plus efficace de l'évacuer ?
DJE: J'utilise des narcotiques (rires). Non, je plaisante, je ne le fais pas. Mon entrainement de forme est ce qui me sert à garder mon niveau de stress bas. Et j'essaye de bien manger. J'essaye d'être "dans le moment" . Ce n'est pas toujours facile d'essayer de devenir un maître Zen (rires).
FCL: Quels sont certains de vos buts personnels de fitness ?
DJE: Je suis intéressé par la nage dans des eaux ouvertes. Il y a une nage entre Catalina et le continent, une nage de 26-miles, j'aimerai faire ça mais je ne veux pas le faire seul parce qu'il y a des requins là-bas. J'aimerai peut-être faire le Molokai, qui va de Maui à Molokai. C'est une nage de 5-miles. J'aimerai être impliqué dans des nages en mer plus importantes. J'aimerai faire la course de Frisco à LA pour le SIDA. Et puis, j'aimerai faire quelques défis écologiques. Ils ont l'air très amusants.
FCL: Que pense votre famille de votre engagement à l'entrainement santé et au style de vie fitness ?
DJE: Ma femme est athlétique. Ma fille est dans une équipe de natation. Avec de l'espoir, mon fils sera impliqué. Je pense juste que c'est une bonne discipline. J'ai toujours trouvé cela quand je me fixe un but et que j'y parviens : que le plus souvent vous faites cela, le plus souvent vous vous habituez à finir ce que vous avez commencé et à être combatif. Je pense que ça trouve assez bien sa place pour parvenir au succès dans les autres parties de votre vie.
FCL: Si je demandais à Nanci les trois choses qu'elle préfère en vous, que pensez-vous qu'elle dirait ?
DJE: J'espère que ça serait que je suis une personne fiable, un bon père et un mari aimant.
FCL: Quelles sont quelques unes de vos bêtes noires ?
DJE: Euh, je ne supporte pas bien les idiots ni la bureaucratie.